1. Le rapport d'audit rappelle la progression à venir des trafics
L'audit s'est fondé sur les prévisions
d'évolution de trafics figurant dans les schémas de services
collectifs de transports
, soit 50 % minimum d'augmentation pour la route
sur la période 2001-2020 et une augmentation équivalente pour le
trafic ferroviaire de voyageurs (sous réserve de la construction de
lignes à grande vitesse) alors que le trafic ferroviaire de fret a
été revu à la baisse.
Globalement, la mission estime que de 1996 à 2020,
les
déplacements des personnes et des marchandises en France devraient
augmenter au minimum de moitié et «
assez vraisemblablement
des deux tiers
».
En effet elle souligne que, quelles que soient les hypothèses de cadrage
retenues, la croissance des trafics devrait se poursuivre au cours des vingt
années à venir.
L'audit rappelle également que pour les voyageurs, la route supporte
près de 89 % des déplacements de personnes en 2001 soit une part
sensiblement identique à celle de 1999. Les modes aériens
(environ 2 % des trafics intérieurs) et ferroviaire (9 % des
trafics intérieurs) n'ont pas connu d'évolution marquée de
leur part dans le transport global.
Pour les transports de marchandises, la part du mode routier,
déjà déterminante à la fin des années 80, a
connu depuis une croissance importante : elle est ainsi passée
entre 1990 et 2001 de 77 % à 83 % du trafic total
intérieur hors oléoducs exprimé en milliards de
tonnes-kilomètres. A contrario, il convient de souligner
l'érosion continue de la part du fret ferroviaire qui ne contribue plus
en 2001 qu'à hauteur de 15 % de ce trafic global, et le
caractère résiduel des échanges fluviaux (2 %).
Source : commission des comptes des transports
de la Nation