2. Les progrès du cinéma français en Chine


• La Chine compterait près de 2 500 écrans et, selon le Bureau du Film, 200 millions de billets auraient été vendus en 2004. Le cinéma chinois reste une activité sous monopole d'Etat ; l'organisme China Film Group en contrôle la production, l'importation, la distribution et l'exploitation. De nouveaux acteurs émergent cependant, notamment des distributeurs.


• Le nombre de films étrangers proposés au public reste certes extrêmement limité. En 2002, un seul film français avait trouvé le chemin des écrans chinois : en 2004, 9 films français ont été diffusés, réunissant deux millions de spectateurs ; en 2005, on compte 7 films pour 1,5 million de spectateurs.

Les films français sont davantage diffusés à la télévision. Il n'empêche que l'évolution est positive.

A l'occasion de l'année de la France en Chine, une rétrospective du cinéma français en Chine a été organisée entre février et avril 2005, qui a accueilli plus de 25 000 spectateurs.

Plus récemment, en février dernier, Unifrance a lancé la troisième édition du « Panorama du cinéma français » à Pékin, afin de poursuivre les actions engagées depuis 2003 pour amplifier la distribution de films français dans ce pays. Parrainée par Jean Reno, cette opération a rencontré un grand succès.

Il ne faut toutefois pas négliger l'action de la censure. C'est ainsi qu'en février dernier, les autorités chinoises ont décidé de repousser sine die la projection du film « Mémoires d'une geisha » (film américain, réalisé par Rob Marshall et coproduit par Steven Spielberg, avec la participation de deux comédiennes chinoises, Gong Li et Zhang Ziyi, dans des rôles de geishas), qui devait sortir dans les salles le 9 février.

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