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Hongrie, la facture du mensonge politique

 

II. LA FRANCE BIEN IMPLANTÉE DANS UNE ÉCONOMIE OUVERTE

L'année 2005 a été déclarée « Année économique de la Hongrie en France » : lancée le 24 mars 2005 en présence de M. Christian Poncelet, Président du Sénat et du ministre hongrois de l'économie, cette manifestation devrait permettre de mieux faire connaître le marché hongrois aux exportateurs et aux investisseurs français.

A. DES ÉCHANGES ÉQUILIBRÉS DÉSORMAIS STABILISÉS

Les échanges France-Hongrie 2000-2005

(en milliards d'euros)

 

2000

2001

2003

2004

2005

Exportations de la France (FAB)

1,6

1,8

1,9

2,0

2,2

Importations de la France (CAF)

2,0

2,0

2,1

2,1

2,3

Solde commercial

- 0,4

- 0,2

- 0,2

- 0,1

- 0,1

La France était en 2004 le 6ème partenaire commercial de la Hongrie avec 5 % de la part de marché (le volume des échanges commerciaux franco-hongrois a été multiplié par 4,6 en 10 ans).

La concentration sectorielle de nos échanges bilatéraux (les biens industriels représentent 95 % des échanges commerciaux) s'est confirmée ces deux dernières années : l'industrie automobile, la pharmacie et les biens de consommation constituent l'essentiel de nos exportations, tandis que les équipements électroniques représentent près de la moitié de nos importations.

B. UNE ÉCONOMIE OUVERTE AUX CAPITAUX ÉTRANGERS ET NOTAMMENT FRANÇAIS

Grâce à la privatisation des sociétés publiques, lancée dans les années 1990, la Hongrie a transféré aux investisseurs étrangers la charge de la modernisation de son outil de production.

Aujourd'hui, le pays tire avantage de cette situation. Trois secteurs industriels clés (industrie automobile, pharmaceutique, électrique et électronique) organisés autour d'un secteur services performant (70 % du PIB), constituent les moteurs de l'investissement en Hongrie (+ 8 % en 2005) et participent largement à la forte croissance des exportations.

Forts de cette situation et du positionnement géographique de leur pays au centre de l'Europe, les pouvoirs publics hongrois développent par ailleurs un discours autour de l'attractivité de leur territoire : « la Hongrie, base régionale pour les investisseurs étrangers ».

Après la phase des privatisations (45 milliards d'euros d'IDE entre 1990 et 2002), la Hongrie attire de nouveau les investisseurs étrangers et principalement asiatiques dans la période récente.

Le pays est ainsi par exemple sur le point de devenir le premier producteur de pneumatiques du centre de l'Europe avec l'implantation de Bridgestone (Japon) en 2004 et Hankook (Corée du sud) en 2005 (Michelin est déjà présent en Hongrie à travers 2 usines).

Cette réorganisation de l'économie locale a par ailleurs favorisé l'émergence progressive de « poids lourds hongrois » qui appuient leur développement sur une stratégie d'investissements dans la région.

La France, qui compte 240 filiales en Hongrie, est au 5ème rang des investisseurs étrangers avec 8,4 % du stock d'investissements directs étrangers (IDE) (3,5 milliards d'euros environ), notamment derrière l'Allemagne (34 %), les Pays-Bas (15 %) et les Etats-Unis (11 %).

Plus de 20 % du stock des investissements français en Europe centrale sont réalisés en Hongrie, les flux annuels étant estimées à 200 millions d'euros. Parmi les grands groupes français présents en Hongrie, on trouve notamment Carrefour, Auchan, Danone, Michelin, Vivendi, Suez, EDF, GDF ou Bouygues, ainsi que des entreprises de services.