C. COVID LONG ET ACCÈS AU DROIT À LA SANTÉ

L'Assemblée parlementaire a déploré, le vendredi 31 janvier 2025, que les millions de patients atteints de « Covid long » - maladie chronique pouvant être lourdement invalidante - soient devenus « un énorme angle mort », les responsables politiques et le secteur de santé se concentrant sur d'autres problèmes de santé. Elle regrette qu'aucune solution n'ait été trouvée à ce jour pour assurer la guérison des patients, la recherche en étant encore à ses débuts.

Face à cette situation préoccupante, l'APCE a proposé un ensemble de mesures, préconisant « une approche fondée sur les droits humains dans la lutte contre le « Covid long ». En adoptant une résolution sur le rapport de Mme Carmen Leyte (Espagne - PPE/DC), elle a notamment appelé les États membres à « adopter des politiques publiques coordonnées au niveau national », pour répondre aux besoins médicaux, sociaux et professionnels des patients, et garantir l'accès aux soins. À cette fin, les États membres devraient mettre en place des centres de compétences transdisciplinaires.

Les États devraient également assurer un financement suffisant pour la recherche biomédicale, afin que des traitements efficaces soient disponibles pour réduire les incapacités à long terme, souligne le texte adopté. En outre, l'APCE estime qu'une définition plus claire et commune du « Covid long » pourrait améliorer la gestion clinique et mieux cibler les politiques.

Selon la résolution, le « Covid long » devrait entrer dans le champ d'application de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées « afin de permettre un accès à la sécurité sociale, aux prestations d'invalidité et aux aides de compensation ».

Enfin, les parlementaires ont proposé de promouvoir des politiques flexibles pour les malades sur le lieu de travail et dans les établissements éducatifs, et de mener en partenariat avec la société civile, des campagnes de sensibilisation auprès du grand public afin de réduire la stigmatisation.

D. METTRE FIN À LA DISCRIMINATION DES PERSONNES ÂGÉES FONDÉE SUR L'ÂGE

L'APCE a exhorté, le vendredi 31 janvier 2025, les États membres à prendre des mesures concrètes pour lutter contre la discrimination fondée sur l'âge à l'encontre des personnes âgées, en soulignant que les droits humains ne devraient pas diminuer avec l'âge. Reconnaissant que l'âgisme est profondément ancré dans la société et qu'il affecte tous les aspects de la vie, y compris l'accès aux soins de santé, aux services financiers et à l'emploi, l'APCE a appelé à un changement de paradigme en faveur d'une « approche du vieillissement « fondée sur les droits de l'homme ». »

Adoptant une résolution sur le rapport de Mme Andrea Eder-Gitschthaler (Autriche - PPE/DC), l'Assemblée a dénoncé la discrimination dont sont victimes les personnes âgées, soulignant que « l'âgisme - qui désigne les stéréotypes, les préjugés et les pratiques discriminatoires liées à l'âge - renforce la perception que les inégalités et la discrimination à l'égard des personnes âgées sont naturelles ou inévitables, ce qui n'est pas le cas. ». L'Assemblée a souligné que, dans de nombreux pays, le cadre juridique actuel n'offrait pas le même niveau de protection contre la discrimination fondée sur l'âge que contre d'autres formes de discrimination, et a appelé à des réformes urgentes.

L'APCE a appelé les États membres à revoir leur législation afin d'interdire explicitement la discrimination fondée sur l'âge, de modifier ou d'abroger les lois discriminatoires et de veiller à ce que les organismes de promotion de l'égalité soient habilités à traiter ces cas de discrimination. Elle a exhorté les gouvernements à promouvoir la solidarité intergénérationnelle, à fournir un accès égal aux technologies numériques et à combattre les stéréotypes par des campagnes d'éducation et de sensibilisation. « Les personnes âgées devraient bénéficier des droits, des ressources et des structures nécessaires leur permettant de demeurer des membres à part entière de la société », ont déclaré les parlementaires.

Enfin, l'Assemblée a soutenu les efforts déployés au niveau des Nations Unies pour renforcer la protection internationale des personnes âgées et a salué des initiatives telles que la Campagne mondiale contre l'âgisme. Elle a encouragé les gouvernements à participer activement à ces efforts pour éliminer l'âgisme et veiller à ce que les personnes âgées soient traitées comme des « titulaires de droits indépendants et non comme de simples bénéficiaires de soins ».

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