AVANT PROPOS
Les rassemblements illégaux à des fins récréatives que sont les rodéos motorisés et les free parties sont symptomatiques d'une défiance persistante à l'égard de l'autorité de l'État et de la réglementation. Sous couvert de performance automobile acrobatique dans le cas des rodéos motorisés ou de célébration de cultures musicales alternatives dans le cadre des free parties, ces deux phénomènes mettent à mal les règles élémentaires en matière de sécurité et de tranquillité publiques.
Ils tendent d'ailleurs à échapper aux limites de l'espace public pour se développer de plus en plus sur des emprises privées (parkings, friches industrielles, terrains agricoles...) - c'est du reste désormais très largement le cas des rave-parties - en emportant avec eux un lot de nuisances et de préjudices qui nourrissent l'exaspération des riverains, désarme les élus locaux, mobilise une part conséquente de nos forces de sécurité intérieure et contribue, de fait, à détourner ces dernières d'autres priorités dans la préservation de la sécurité et de la tranquillité de nos concitoyens. Si ces deux phénomènes diffèrent dans leur nature, leurs revendications, leur sociologie et leurs dynamiques propres, ils ont en commun de remettre en cause les règles qui régissent l'ordre, la sécurité et la tranquillité publics et ont pour conséquence, en définitive, de porter gravement préjudice à la qualité de vie de nos concitoyens.
L'arsenal juridique pour lutter contre ces occupations ou rassemblements illégaux à des fins récréatives est pourtant relativement ancien : le cadre juridique applicable aux rassemblements festifs à caractère musical remonte à la loi n° 2001-1062 du 15 novembre 2001 relative à la sécurité quotidienne, tandis que la lutte contre les rodéos motorisés a connu un tournant avec leur délictualisation par la loi n° 2018-701 du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les rodéos motorisés. À cela s'ajoutent de nombreuses circulaires et instructions ministérielles qui se sont succédé pour renforcer la réponse pénale contre ces phénomènes, le recours à des moyens de télésurveillance comme les drones ou encore la mise en place de dispositifs ad hoc de coordination entre les maires, les préfectures, les parquets et les forces de sécurité intérieure comme les « cellules anti-rodéos ».
Toutefois, ces phénomènes demeurent difficiles à endiguer et continuent d'alimenter chez nos concitoyens un sentiment d'impuissance des pouvoirs publics. D'autant que les organisateurs de rassemblements motorisés (rodéos, runs, tuning...) ou de rave-parties illégales redoublent d'ingéniosité pour contourner les arrêtés d'interdiction pris à titre préventif, chaque fois que le lieu d'organisation du rassemblement a pu être identifié en amont, par les maires ou les préfets. Les évènements en cause sont désormais en grande partie lancés sur les réseaux sociaux et les lieux de leur organisation ne sont révélés qu'au dernier moment et aux seules personnes admises dans des « boucles » de messageries instantanées cryptées. D'où une réelle difficulté pour les pouvoirs publics à anticiper ces évènements et à se mobiliser efficacement en amont pour empêcher ou, du moins, réguler leur tenue.
Au terme de 20 auditions et à la suite d'un déplacement dans le département de l'Essonne, particulièrement touché par les rodéos motorisés, les rapporteurs de la mission d'information ont entendu poser un diagnostic partagé de la sociologie de ces phénomènes et des difficultés juridiques et opérationnelles rencontrées par les pouvoirs publics pour les combattre. Ils formulent ainsi 28 propositions articulées autour d'une conviction forte : l'efficacité de la réponse publique face à ces phénomènes repose sur la mobilisation coordonnée de trois leviers, à savoir la prévention, le renforcement des capacités opérationnelles d'intervention des forces de l'ordre et une sévérité accrue dans la répression des organisateurs comme des participants.
Convaincus qu'il y a une place pour une pratique des rodéos motorisés dans un cadre sécurisé et respectueux de l'ordre et de la tranquillité publics, ils appellent au développement de circuits adaptés à cette pratique et à multiplier les démarches de sensibilisation à destination en particulier des jeunes, notamment mineurs. Les rapporteurs ont également exploré les pistes susceptibles de renforcer l'effet dissuasif de la réponse répressive en mettant notamment l'accent sur l'optimisation des techniques de repérage et des procédures de confiscation des engins motorisés utilisés à des fins de rodéo.
Enfin, s'agissant des rave-parties illégales, les rapporteurs préconisent, outre un abaissement du seuil de déclaration obligatoire de ces rassemblements, une responsabilisation accrue des organisateurs, assortie d'une plus grande sévérité dans la répression grâce à l'institution d'un délit d'organisation d'un rassemblement festif à caractère musical illégal, qui renforcera les moyens d'enquête judiciaire. À l'égard de ceux des participants qui ont conscience de prendre part à un rassemblement musical illégal, ils privilégient une contraventionnalisation, plus proportionnée et pragmatique pour sa mise en oeuvre par les forces de l'ordre.
C'est au prix de ces évolutions, dont le projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et tranquillité de nos concitoyens, dit projet de loi « RIPOST », doit pouvoir servir de véhicule législatif, que les pouvoirs publics gagneront en crédibilité face à des situations encore trop souvent vécues comme une fatalité par les Français.
I. LES RODÉOS MOTORISÉS : EN FINIR AVEC UN PHÉNOMÈNE QUI SUSCITE L'EXASPÉRATION DE NOS CONCITOYENS
A. UN PHÉNOMÈNE DIFFICILE À ENDIGUER, QUI S'ÉTEND AUX ZONES RURALES
Si les termes de « rodéos motorisés » se sont progressivement imposés dans l'opinion publique au fur et à mesure de la diffusion du phénomène sur le territoire national, ils renvoient néanmoins à des pratiques très diverses, en fonction notamment du caractère collectif ou individuel de l'évènement, des véhicules utilisés, de la zone géographique où se tient le rodéo ou encore de son éventuelle dimension sportive. Des tentatives plus ou moins abouties visant à structurer des pratiques légales de rodéos motorisés ont certes pu être identifiés par la mission d'information. Pour autant, celles-ci demeurent marginales et la grande majorité des rodéos sont aujourd'hui délibérément organisés en-dehors de tout cadre légal et dans une optique de défi vis-à-vis des autorités publiques. La mission d'information a dès lors concentré ses travaux spécifiquement sur cette dernière catégorie de rodéos, qui concentre les problématiques vis-à-vis des autorités publiques comme des riverains.
La lutte contre les rodéos motorisés constitue en effet de longue date une priorité pour la puissance publique, eu égard à l'augmentation exponentielle d'un phénomène qui ne se cantonne plus aux zones urbaines ou périurbaines et qui s'accompagne d'inquiétantes dérives. Outre les risques manifestes pour la sécurité routière engendrés par les rodéos motorisés, on doit également évoquer les importantes nuisances, notamment sonores, subies par des riverains bien souvent excédés. En d'autres termes, la croissance des rodéos motorisés met les pouvoirs publics face à un double défi tenant à la fois au maintien de l'ordre public et à la préservation de la qualité de vie de nos concitoyens.
D'importants efforts ont été consentis par l'État, le législateur et les élus locaux pour combattre le phénomène. En atteste l'adoption de la loi n° 2018-701 du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les rodéos motorisés. Force est malheureusement de constater que cet engagement n'a jusqu'à présent pas suffi à endiguer le phénomène, bien au contraire. Les outils juridiques et opérationnels à la disposition des pouvoirs publics demeurent insuffisants pour combattre des pratiques difficiles à détecter en amont et pratiquement impossibles à interrompre sur le moment, sauf à prendre des risques inconsidérés pour l'intégrité physique des forces de l'ordre intervenantes ou des participants.
Juridiquement, le phénomène apparaît particulièrement délicat à caractériser, tandis que le cadre répressif est par trop timide pour revêtir un réel effet dissuasif. En définitive, le constat établi il y a huit ans par la rapporteure Jacqueline Eustache-Brinio, du projet de loi renforçant la lutte contre les rodéos motorisés précité lors de son examen au Sénat est hélas toujours d'actualité : « pour lutter contre ce phénomène en pleine expansion, notre arsenal législatif se révèle, dans la pratique, bien pauvre ; il serait erroné de dire que rien n'existe, mais les outils dont nous disposons actuellement sont soit difficiles à mettre en oeuvre, soit insuffisamment dissuasifs »1(*).
Près de huit ans après le dernier travail sénatorial d'ampleur sur le sujet, la mission d'information s'est donc donnée trois objectifs principaux : faire un état des lieux détaillé de l'ampleur des rodéos motorisés illégaux en France (1) ; identifier les lacunes du cadre juridique issu de la loi du 3 août 2018 et de la réponse opérationnelle mise en oeuvre par les forces de l'ordre (2) ; établir des recommandations concrètes pour améliorer ces dispositifs, y compris au niveau législatif en prévision de l'examen au Sénat du projet de loi « RIPOST » précité (3).
1. Les « rodéos motorisés », un phénomène protéiforme qui renvoie à des réalités de terrain variées
a) Les « rodéos motorisés », une terminologie unique pour des réalités contrastées en pratique
Si la dénomination générique de « rodéos motorisés » s'est imposée dans le débat public et désigne désormais prioritairement les rassemblements motorisés organisés en-dehors de tout cadre légal et vecteurs de nombreuses nuisances et préjudices, elle renvoie en réalité à des pratiques d'une grande hétérogénéité et dont toutes ne suscitent pas les mêmes difficultés.
D'une part, il existe des rodéos, certes marginaux, à vocation essentiellement sportive et dont les adeptes souhaitent autant que faire se peut s'inscrire dans un cadre légal, en particulier en cantonnant la pratique à des circuits sécurisés. Cette discipline importée des États-Unis est alors fréquemment désignée sous le terme de « cross-bitume ». Celle-ci ne suscitant pas ou peu de difficultés, elle n'a été étudiée que de manière indirecte par la mission d'information, afin d'identifier les obstacles à son développement et les leviers pour réorienter les participants aux rodéos illégaux vers cette alternative respectueuse de la règlementation.
D'autre part, les rassemblements motorisés illégaux sont eux-mêmes particulièrement divers, en dépit d'une définition juridique et une d'acception politique et médiatique unique. Dans la pratique, le terme « rodéo motorisé » peut ainsi autant désigner des comportements isolés à visée récréative dans un espace isolé, des démarches visant à revendiquer l'occupation d'un espace et à le partager abondamment sur les réseaux sociaux ou encore des grands rassemblements collectifs organisés sur la voie publique ou des parkings attenants avec, pour finalité, l'exhibition publique de son véhicule ou l'organisation de courses entre les différents participants.
Lors de son audition par la commission des lois le 3 mars 2026, Michel Lavaud, directeur de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne de la préfecture de police de Paris, a ainsi établi une distinction entre les « rodéos de quartier », où la question de l'occupation du territoire et de l'espace prime, et les « runs », ces rassemblements, potentiellement très importants, organisés autour du véhicule et se déroulant dans une zone industrielle ou commerciale abandonnée le week-end ou durant la nuit.
Les rodéos motorisés illégaux peuvent par ailleurs être associés à des événements festifs tels que des processions de mariage sur la voie publique ou la réalisation de contenus diffusés sur les réseaux sociaux comme des clips de rap, sans autorisation préalable.
Enfin, cette diversité des rodéos motorisés illégaux se retrouve également dans leur répartition géographique, qui n'épargne aujourd'hui plus aucun territoire. En milieu urbain et périurbain, ils se déroulent principalement sur la voie publique - routes, avenues composées de longues lignes droites, places -, mais également sur des parkings de centres commerciaux, dans des zones industrielles ou au coeur des quartiers d'habitation. En zones péri-urbaines et rurales, ils ont lieu sur des routes, chemins ou terrains de campagne propices à la pratique du motocross.
b) Néanmoins, des traits caractéristiques communs
Au-delà de cette diversité, les témoignages et remontées de terrain recueillis par les rapporteurs au cours de leurs travaux ont mis en évidence cinq fortes tendances communes ayant trait à la saisonnalité du phénomène, au profil sociologique des auteurs, à leur motivation ainsi qu'aux lieux et modes opératoires qu'ils privilégient.
Premièrement, le phénomène des rodéos motorisés ne présente pas de saisonnalité strictement définie, dans la mesure où les pratiques se manifestent sur l'ensemble du territoire dès que les conditions météorologiques le permettent. Néanmoins, les forces de l'ordre ont confirmé au cours de leurs audition qu'une hausse répétée des faits était observée au printemps et en été, à partir du mois d'avril, en lien avec l'amélioration généralisée des conditions météorologiques, l'allongement des journées ainsi que les périodes de vacances scolaires et les week-ends prolongés.
Concernant deuxièmement le profil sociologique des auteurs, le rodéo motorisé est une pratique essentiellement masculine, 98 % des mis en cause étant des hommes selon les données transmises par la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) pour 2025. Les auteurs sont également très jeunes ; près de 93 % des mis en cause ont moins de 35 ans, 53 % sont âgés de 18 à 25 ans, et près d'un quart sont mineurs.
Les intéressés sont le plus souvent issus des quartiers populaires ou défavorisés, où ces pratiques peuvent relever à la fois d'une logique de divertissement et de recherche de sensations fortes pour les passionnés de sports mécaniques, mais aussi de défiance vis-à-vis de l'autorité. À cet égard, la DGPN a indiqué aux rapporteurs que « généralement, les participants se produisent dans des quartiers populaires où le véhicule n'est pas qu'un moyen de transport mais également un vecteur de défi de l'autorité et un moyen de divertissement. Ils agissent plutôt avec une culture de la compétition et de la vitesse et l'envie de provoquer en bravant les interdits ».
Le rapport d'information de la commission des lois de l'Assemblée nationale du 8 septembre 2021 sur l'évaluation de l'impact de la loi du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les rodéos motorisés2(*) relevait également la présence d'une forte « culture de la compétition et [de] l'envie de braver les interdits, ainsi que la volonté de se mettre en scène ». Il précisait que, de manière inédite, « les rodéos motorisés se singularisent de la plupart des autres délits par l'importante publicité qui en est faite, ces pratiques étant généralement filmées et partagées sur Internet, où elles peuvent être regardées des milliers de fois - ce qui participe inéluctablement de leur promotion ».
Dans d'autres cas, les pratiques de rodéo s'inscrivent dans des formes d'apprentissage ou de rite de passage liés à la conduite à risque.
Lorsqu'ils existent, les organisateurs présentent quant à eux un profil proche de celui des participants, à savoir des hommes jeunes, souvent issus de milieux modestes, utilisant les réseaux sociaux pour mobiliser les participants et spectateurs, et bénéficiant d'une certaine reconnaissance au sein de leur groupe.
Troisièmement, l'organisation des rodéos urbains est généralement limitée et peu structurée. Cela tient à la fois à leur nature fondamentalement transgressive et, pour les quelques personnes désireuses de s'inscrire dans un cadre légal, à la complexité de la règlementation applicable et des démarches administratives qu'elle implique.
Les acteurs entendus par les rapporteurs s'accordent sur un même constat : le phénomène repose intrinsèquement sur une logique de transgression, de facto incompatible avec le recours aux possibilités légales d'organisation de la pratique3(*). Comme l'a souligné la préfecture des Pyrénées-Orientales au cours de son audition, il n'existe ainsi « aucun recours aux possibilités légales [de rodéo] car c'est précisément la pratique illégale qui intéresse les auteurs : moto-cross sur les routes, sans casque, en roue arrière, en utilisant un véhicule volé etc. ». Intervenant dans le même sens, la préfecture des Hauts-de-Seine a rappelé que la pratique du rodéo motorisé illégal « repose sur l'appropriation illégale de l'espace public », arguant que « l'aspect " sauvage" et le défi à l'autorité - de même que l'idée de liberté que s'en font les auteurs - font partie intégrante de cette pratique ».
Les quelques organisateurs qui souhaitent s'inscrire dans un cadre respectueux de la loi, font face à des contraintes administratives et financières qui sont parfois de nature à décourager leur démarche. Les organisateurs d'une manifestation motorisée sur la voie publique sont en effet tenus de procéder à la demande d'autorisation prévue par les articles L. 331-8 du code du sport et L. 411-7 du code de la route auprès de l'autorité de police compétente dans le département du lieu de la manifestation dans un délai de trois mois précédant l'évènement. Ils doivent également présenter auprès de l'administration des garanties potentiellement coûteuses4(*).
Le quatrième trait commun des rodéos concerne ensuite les véhicules servant à la conduite. Il s'agit majoritairement de véhicules deux-roues de type moto-cross, cyclomoteur ou motocyclette. Dans une moindre proportion, les saisies réalisées montrent que des voitures, des quads et des minimotos peuvent être utilisés.
Une grande partie de ces engins sont des véhicules non-homologués qui n'ont pas vocation à circuler sur la voie publique ; ils sont dès lors dépourvus de plaque d'immatriculation et donc difficilement identifiables. D'autres véhicules, bien qu'autorisés à la circulation, ont été volontairement dépossédés de leur plaque d'immatriculation afin d'entraver les contrôles et d'empêcher l'identification de leur propriétaire. D'après la DGGN, la plupart des véhicules utilisés appartiennent au conducteur ou à un membre de son entourage, qui soit n'en a pas été averti soit l'a prêté en connaissance de cause. Selon les données recueillies par les rapporteurs, des véhicules sont également régulièrement loués dans le seul objectif de participer à un rodéo motorisé. Une part très minoritaire est enfin volée dans ce but, en dehors de toute autre utilisation pour un acte délictueux.
La cinquième et dernière caractéristique commune à ces pratiques tient aux dérives qui sont associées à la pratique et aux nuisances subies par les riverains. Le constat est ici unanime : la typologie du rodéo motorisé illégal n'a aucune incidence sur la nature et la gravité de ces risques pour la tranquillité publique.
Les rodéos motorisés sont tout d'abord une problématique de sécurité routière majeure, avec des risques importants tant pour les forces de l'ordre intervenantes - dans la mesure où les protagonistes refusent le plus souvent d'obtempérer aux injonctions qui leur sont faites - que pour les autres usagers de la route et les participants eux-mêmes.
Les données communiquées par la DGPN au cours de son audition sont à cet égard particulièrement préoccupantes. Les rodéos motorisés ont ainsi causé la mort de deux personnes en zone police en 2025, soit un chiffre identique à celui de l'année 2024. Par ailleurs, 42 policiers ont été blessé lors d'opérations de lutte contre les rodéos motorisés, (+ 13 % par rapport à l'année précédente). La DGPN a également rappelé que « cette pratique constitue également un risque important pour les auteurs, parmi lesquels 24 blessés ont été recensés en 2025, soit une hausse de 13 % par rapport à l'année passée ».
Les riverains sont exposés à des nuisances importantes et bien souvent répétées, notamment sur le plan sonore. Largement désarmés face à la multiplication des rodéos dans leur quartier, ils éprouvent un sentiment de dépossession de leur espace de vie et d'abandon de la part de pouvoirs publics perçus dans le meilleur des cas comme incapables de mettre un terme au phénomène et dans le pire des cas comme indifférents à la problématique.
Focus sur le phénomène des rodéos motorisés dans les Hauts-de-Seine
Le département des Hauts-de-Seine, dont le préfet a été entendu par les rapporteurs, constitue un territoire emblématique à la fois de l'expansion du phénomène des rodéos motorisés et des efforts engagés par les pouvoirs publics pour en assurer la maîtrise.
Entre 2018 et 2023, le nombre de rodéos enregistrés par la direction territoriale de la sécurité de proximité (DTSP) du département a considérablement augmenté chaque année, passant de 18 faits en 2018 à 111 en 2023.
Depuis 2024, une décrue du phénomène semble engagée, avec 94 faits de rodéo motorisé illégal constatés en 2024, et 68 faits en 2025. Par ailleurs, 18 rassemblements automobiles sauvages type tuning et runs ont été recensés en 2025, au cours desquels des rodéos motorisés illégaux peuvent être commis. -
D'après la préfecture, les faits sont en grande majorité constatés dans les communes les moins favorisées du département, avec des quartiers présents en densité. Ils ont principalement eu lieu dans les communes de Nanterre, Bagneux, Châtenay-Malabry et Gennevilliers. Ils sont généralement observés lorsque les conditions météorologiques le permettent ou en marge de festivités comme les mariages.
Le bureau de la sécurité intérieure (BSI) relève que sur 56 procédures pour des faits de rodéos qui lui ont été transmises en 2025, 42 concernaient des individus majeurs jusqu'à 32 ans, et 14 des mineurs. Dans 59 % des cas, les mis en cause n'étaient pas titulaires du permis de conduire.
Source : préfecture des Hauts-de-Seine
Focus sur le phénomène des rodéos motorisés dans les Pyrénées-Orientales
D'après les données fournies par la préfecture des Pyrénées-Orientales, 71 rodéos motorisés illégaux ont été constatés entre le 1er janvier 2021 et le 31 janvier 2026 dans ce département, dont près de la moitié dans la commune de Perpignan.
Dans ces cas, l'infraction systématiquement relevée est la conduite d'un véhicule compromettant la sécurité des usagers ou la tranquillité publique (au titre de l'article L. 236-1 du code de la route), à laquelle s'ajoutent parfois d'autres délits :
- refus d'obtempérer, dans 33 % des faits constatés ;
- outrage ou rébellion, dans 10 % des faits constatés ;
- détention de stupéfiants, conduite en état alcoolique ou sous l'emprise de stupéfiants, seulement à la marge.
Le nombre de participants moyen est plutôt faible, entre 2 et 4 véhicules par rodéos. Si la moyenne d'âge des participants s'élève à 22 ans, 64 % des mis en cause à Perpignan sont mineurs.
Les engins utilisés sont pour la très grande majorité des deux roues type moto-cross et quelques scooters. En zone urbaine, des rodéos ont été observés dans des lieux variés :
- avenues composées de longues lignes droites ;
- places ou esplanades ;
- parking de centres commerciaux ;
- à l'intérieur des cités ;
- sur des terrains plus excentrés et propices à la pratique du moto-cross.
Hors Perpignan, les rodéos sont majoritairement constatés en milieu périurbain sur la voie publique ou sur les chemins de campagne.
Ces rodéos ont causé un blessé en 2023 après qu'un participant a percuté le véhicule d'un tiers dans sa fuite et deux blessés graves en 2025.
Source : préfecture des Pyrénées-Orientales
2. Une expansion quantitative et géographique préoccupante sur la période récente
a) Une augmentation significative des rodéos motorisés constatées
Déjà en 2018, Jacqueline Eustache-Brinio constatait dans son rapport sur la proposition de loi renforçant la lutte contre les rodéos motorisés5(*) que ceux-ci connaissaient « une nette progression sur notre territoire ». Loin de ralentir, cette tendance s'est malheureusement accélérée depuis lors, jusqu'à atteindre des proportions particulièrement inquiétantes. Les données recueillies par les rapporteurs sur la période 2019-2025 ont ainsi permis d'établir un accroissement massif des rodéos motorisés illégaux, malgré leur délictualisation par la loi du 3 août 2018.
Cette tendance se retrouve d'abord dans les faits de rodéos motorisés constatés, soit ceux qui ont effectivement donné lieu à la constatation effective du délit de rodéo motorisé prévu à l'article L. 236-1 du code de la route ou à une verbalisation :
- en zone police nationale, le nombre de rodéos motorisés dits « de quartier » constatés a presque doublé, passant de 1 361 en 2019 à 2 683 en 2025 selon les chiffres de la direction générale de la police nationale (DGPN). Le léger reflux constaté entre 2023 et 2024 n'a pas été confirmé en 2025, où un nouveau pic a été franchi. Le nombre de personnes mises en cause pour infraction de rodéo motorisé s'est également accru sur cette période, avec 1 320 personnes recensées en 2025 contre 697 en 2019. Les « runs » ont également connu une progression exponentielle, avec des faits constatés d'organisation et de participation à des courses non autorisées qui sont passés de 43 en 2016 à 178 en 2020 et 1 049 en 20256(*).
- en zone gendarmerie nationale, les faits de rodéos motorisés ont quasiment quadruplé selon les données communiquées par la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN), passant de 588 faits constatés en 2019 à 2 041 en 20257(*).
En revanche, les faits d'incitation directe, d'organisation et de promotion des rodéos, n'ont été que peu relevés depuis la création de ces délits par la loi du 3 août 2018. Seuls 15 faits d'incitation directe à l'infraction de rodéo, 21 faits d'organisation et 22 faits de promotion des rodéos motorisés ont été constatés par les forces de sécurité intérieures en 2024, soit des chiffres qui restent stables depuis les années 2020 d'après la délégation à la sécurité routière (DSR).
Rodéos motorisés constatés par la DGPN et la DGPN (2019-2025)
Source : commission des lois à partir des données communiquées par la DGPN et la DGGN
Des tendances similaires sont ensuite observées pour les interventions conduites par les forces de l'ordre8(*), cette dernière catégorie intégrant également les interventions pour rodéos motorisés n'ayant pas pu donner lieu à la constatation d'une infraction. De manière générale, la DGGN a indiqué que seules 10 % de ses interventions environ donnaient lieu à la constatation d'une infraction. Dans le détail :
- en zone police nationale : la DGPN a constaté une hausse de près de 70 % de ses interventions sur la période récente, passées de 10 055 en 2021 à 17 073 en 2025. Les variations annuelles sont symétriques à celles observées sur le nombre de faits constatés, avec un léger reflux en 2023 et 2024 et une reprise de la dynamique haussière en 2025 ;
- en zone gendarmerie nationale : le nombre d'intervention de la DGGN a quant à lui doublé entre 2019 et 2025 (9 556 contre 21 561).
Interventions pour rodéos motorisés illégaux réalisées par la DGPN et la DGGN (2019-2025)
Source : commission des lois à partir des données communiquées par la DGPN et la DGGN
Les statistiques communiquées à la mission d'information ne permettent pas de déterminer précisément la proportion de rodéos motorisés illégaux ayant par ailleurs donné lieu à un refus d'obtempérer8(*). Pour autant, la DGPN et la DGGN comme les services de terrain auditionnés par les rapporteurs ont unanimement mis en avant l'importance du phénomène. De manière générale, les participants de ces rodéos privilégient la fuite, au mépris des règles élémentaires de circulation, de leur propre sécurité et de celle des autres usagers de la route.
Ces chiffres doivent être analysés avec précaution, dès lors que cette tendance haussière peut pour partie s'expliquer par l'accélération des efforts de lutte contre le phénomène déployés par le gouvernement à partir de 2018, lesquels ont permis d'améliorer les moyens de détection et de multiplier les interventions sur le terrain.
Elle est aussi la conséquence d'une médiatisation croissante du phénomène conduisant à sa popularisation auprès d'un public jeune. Selon la délégation à la sécurité routière (DSR), l'essor des rodéos motorisés ces dernières années s'explique aussi par le rôle structurant des réseaux sociaux et des messageries instantanées éphémères. Ces outils permettent à la fois la diffusion de contenus viraux valorisant ces pratiques, l'organisation de rassemblements, et l'élargissement de leur audience grâce à des plateformes favorisant l'anonymat et la réactivité. Les auteurs atteignent parfois une certaine notoriété en ligne à travers la publication de vidéos diffusant ces pratiques délictuelles et périlleuses. L'exemple du groupe de rappeurs lyonnais spécialistes des rodéos urbains, dit « des Dalton », dans le département du Rhône est à cet égard parlant.
b) Un phénomène en mutation géographique
Au-delà de cet aspect quantitatif, l'expansion des rodéos motorisés illégaux est également géographique. D'abord cantonné aux espaces urbains des grandes villes, ce phénomène s'est diffusé dans les villes périphériques, les villes moyennes, et jusque dans les petites villes et en zone rurale, en atteste la nette progression des interventions de la gendarmerie nationale sur sa zone de compétence (cf. infra).
Outre cette extension géographique, les formes que prennent ces pratiques ont radicalement évolué. Les rodéos illégaux, qui se déroulaient de nuit, dans des espaces relativement isolés, éloignés des habitations et de la population, à l'instar des zones industrielles, ont progressivement imposé leur présence dans le quotidien des riverains. Ils sont désormais pratiqués en plein jour, sous le regard des passants sur des voies de circulation fréquentées, voire sur des zones piétonnes ou sur des grandes places de centres-villes. Il convient également de noter que le phénomène dépasse l'espace public. Des propriétés privées comme des parkings abandonnés ou des zones agricoles sont également investies par ces rodéos en plein essor.
Ces pratiques ont un impact significatif sur la population et les pouvoirs publics qui font état d'un « ras-le-bol » généralisé. Ils provoquent d'importantes nuisances sonores et sont vecteurs d'une insécurité routière grave pour l'ensemble des usagers de la route.
3. Des dispositifs de sensibilisation aux effets marginaux et un déficit d'alternatives légales
a) Des actions de sensibilisation nombreuses mais aux effets limités
La prévention des rodéos repose en premier lieu sur une démarche de sensibilisation des jeunes en milieu scolaire, en particulier les collégiens et lycéens, sur le caractère illégal des rodéos motorisés et sur les risques qui leur sont associés. Comme l'a rappelé la DSR au cours de son audition, ces actions théoriques et pratiques de sensibilisation s'inscrivent essentiellement dans le cadre de la préparation aux attestations scolaires de sécurité routière de niveau 1 et 2 respectivement délivrées en classes de 5e et de 3e. Des actions spécifiques sont en outre conduites par des associations spécialisées dans les établissements des quartiers particulièrement exposés aux rodéos, y compris des quartiers prioritaires de la politique de la ville, le cas échéant en collaboration avec les forces de l'ordre9(*).
Les forces de l'ordre prennent une part active dans cet effort de diffusion d'un message préventif dès le plus jeune âge. À titre d'exemple, la DGPN a cité trois initiatives déployées par ses services en la matière :
- auprès des plus jeunes, les « permis piétons et vélos ». Selon les données transmises par la DGPN, 1 330 actions ont été menées au niveau local en 2025 dans les écoles pour le permis piéton et 1 561 pour le permis vélo, conduisant à la sensibilisation de respectivement 38 230 et 36 622 enfants ;
- auprès des adolescents et jeunes adultes, le club motocycliste de la police nationale (CMPN). Celui-ci « oeuvre pour sensibiliser à la prévention routière et à la pratique des deux-roues motorisés tout en valorisant l'image de la police nationale et favorisant le rapprochement police-jeunes dans les zones de sécurité prioritaires ». Pour l'année 2025, la DGPN a fait état d'un bilan d'activité positif avec 327 formations au permis de conduire AM10(*) option cyclomoteur dispensées auprès de jeunes adolescents, la participation de 550 personnes à des actions d'initiation ou sensibilisation à la sécurité routière et la réalisation de 29 formations B/12511(*) et 9 passerelles A2/A12(*) pour adultes, soit un total de 915 formations sur l'année ;
- dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPPV), les centres de loisirs des jeunes (CLJ). Il existe 28 CLJ associatifs dirigés par des policiers et établis principalement dans les QPPV. Ceux-ci prennent en charge des jeunes de 9 à 17 ans pour leur proposer des activités ludiques, sportives et culturelles. Des actions de prévention routière y sont réalisées, parfois en collaboration avec des associations spécialisées dans la sécurité routière. En 2025, 2 890 adolescents ont ainsi suivi une formation spécifique à la conduite des deux roues motorisés. Celles-ci permettent de sensibiliser les jeunes à l'illégalité de la pratique du rodéo, à ses conséquences judiciaires, ainsi qu'aux risques d'accidents et aux troubles à l'ordre public qu'elle engendre. En d'autres termes, il s'agit, selon la DGPN, « de déconstruire la banalisation du rodéo et de rétablir la réalité pénale ».
La DGPN a également doté depuis 2025 chaque circonscription de police d'un ou plusieurs officiers de prévention chargés spécifiquement du développement d'actions de sensibilisation et de prévention sur le territoire, avec un fort accent mis sur le sujet des rodéos motorisés illégaux.
À ce panel d'action de sensibilisation s'ajoutent par ailleurs l'intégralité des initiatives déployées au niveau local par les différents niveaux de collectivité.
Les rapporteurs ne peuvent que saluer les efforts engagés par l'État, les collectivités et les associations pour sensibiliser dès le plus jeune âge sur les effets délétères des rodéos motorisés illégaux. Ces actions doivent être encouragées et renforcées autant que possible13(*). Il convient pour autant d'être lucide sur le fait que la démarche de sensibilisation en amont comporte des limites et ne pourra endiguer à elle seule la croissance d'un phénomène puni par la loi, et qui appelle en conséquence des réponses d'une particulière fermeté.
b) La difficulté à réorienter les quelques pratiquants de bonne volonté vers des dispositifs légaux et encadrés
Pour être efficace, la politique de prévention des rodéos motorisés illégaux pourrait utilement inclure un renforcement des alternatives légales offertes à ceux des adeptes de la discipline souhaitant sincèrement s'inscrire dans un cadre sécurisé et homologué. Si la mission d'information ne sous-estime pas le fait que la grande majorité des rodéos sont réalisés précisément dans le but de défier l'autorité publique, ses travaux ont confirmé qu'une part minoritaire de participants aspiraient à respecter la loi.
Force est cependant de constater qu'en dépit de ces « bonnes intentions », l'organisation de rodéos motorisés se heurte aujourd'hui à des obstacles juridiques et administratifs souvent rédhibitoires. Comme l'a notamment rappelé la DSR au cours de son audition, deux possibilités s'offrent principalement aux intéressés, selon le lieu d'organisation du rodéo motorisé.
La première possibilité est le recours à la procédure d'autorisation d'organisation d'une course de véhicules à moteur sur la voie publique14(*). Dans ce cas, l'organisateur doit soumettre sa demande au préfet de département au plus tard trois mois prévue avant la date prévue pour la manifestation. Le préfet saisit alors pour avis les autorités locales investies du pouvoir de police, ainsi que la commission départementale de sécurité routière. Ce n'est qu'à l'issue de ces consultations que le préfet délivre l'autorisation, le cas échéant en l'associant à des mesures complémentaires prescrites dans l'intérêt de la circulation, de la sécurité ou de la tranquillité publiques, et de l'environnement.
Cette procédure pensée prioritairement pour les manifestations sportives de droit commun est toutefois peu adaptée aux rodéos motorisés, du fait de sa durée, du formalisme exigé et de son coût. Comme l'a rappelé la DSR, « les mesures imposées à l'organisateur pour assurer la sécurité des coureurs et des spectateurs de la manifestation, notamment l'obligation d'assurance et le respect des règles des fédérations sportives, engendrent [en effet] un coût financier élevé ». De plus, « [les délais d'instructions de la procédure] et le nombre d'acteurs impliqués susceptibles d'imposer à tout moment des contraintes nouvelles d'organisation peuvent être ressentis comme dissuasifs », qui plus est dans le cas d'une pratique souvent spontanée et effectuée dans une optique davantage ludique que compétitive.
La deuxième possibilité est d'organiser le rodéo en-dehors de la voie publique sur un circuit permanent homologué. L'action « SOS Rodéos » entendue par les rapporteurs, affiliée à la fédération française de motocyclisme, s'investit notamment sur tout le territoire national pour offrir des « heures de roulage sécurisées » sur des circuits dédiés aux adeptes du « cross-bitume ». Si ces initiatives vont indéniablement dans le bon sens, les rapporteurs ont néanmoins été alertés sur les nombreuses difficultés des acteurs pour les faire prospérer. Au-delà d'une forme de défiance parfois ressentie par leurs promoteurs dans leurs relations avec les autorités publiques ou les gestionnaires de circuits, les circuits homologués sont peu nombreux, souvent saturés et particulièrement onéreux à la location.
In fine, l'offre disponible pour la pratique légale et encadrée du rodéo motorisé est singulièrement réduite. S'il n'est pas aisé de la quantifier précisément, cet état de fait alimente de l'avis général le déport vers des pratiques illégales de ceux, minoritaires, des pratiquants qui souhaitaient pourtant à l'origine respecter la règlementation.
* 1 Jacqueline Eustache-Brinio, rapporteur au nom de la commission des lois sur la proposition de loi renforçant la lutte contre les rodéos motorisés, séance du 3 août 2018.
* 2 Assemblée nationale, Rapport d'information n°4434 fait au nom de la commission des lois par Mme. Natalia Pouzyreff et M. Robin Reda sur l'évaluation de l'impact de la loi du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les rodéos motorisés, 8 septembre 2021.
* 3 À savoir principalement le recours à des circuits dédiés, la déclaration de rassemblements de véhicules sur la voie publique ou encore l'obtention d'autorisations préfectorales pour l'organisation de courses motorisées
* 4 Frais d'étude et de visite pour l'homologation d'un terrain, assurance, prise en charge de mesures d'ordre et de sécurité publics etc.
* 5 Rapport n° 678 (2017-2018) fait par Mme Jacqueline Eustache-Brinio au nom de la commission des lois sur la proposition de loi renforçant la lutte contre les rodéos motorisés, 18 juillet 2018.
* 6 La DGPN précise que cet indicateur est toutefois imparfait en ce qu'il repose essentiellement sur les faits en lien avec la participation à ces courses. Or, plusieurs participants peuvent être sanctionnés pour la participation à un même rassemblement.
* 7 Contrairement à la DGPN, les données communiquées par la DGGN n'établissent pas de distinction entre les faits de rodéo motorisés illégaux et les faits de participation à des courses non autorisées.
* 8 Ceux-ci sont relativement stable sur les cinq dernières années autour de 14 000 en zone gendarmerie et de 19 000 en zone police.
* 9 En application de l'article D. 312-45 du code de l'éducation.
* 10 La catégorie AM permet de conduire dès 14 ans des cyclomoteurs (motocyclettes de moins de 50 cm3) et des voiturettes (quadricycles légers).
* 11 Formation pratique obligatoire de 7 heures en moto-école pour conduire une moto ou un scooter de 125 cm3.
* 12 Elles permettent aux titulaires du permis A2 depuis au moins deux ans d'obtenir le permis A pour toutes cylindrées sans repasser d'examen, après suivi d'une formation complémentaire et labellisée de 7 heures.
* 13 Voir I. C. 1.
* 14 Voir les articles L. 411-7 et R. 411-29 du code de la route ainsi que l'article L. 331-8 du code du sport.

