ANNEXES

ANNEXE 1
LA MOBILITÉ GÉOGRAPHIQUE DES CANDIDATS ULTRAMARINS À L'ENTRÉE DANS LES ÉTUDES SUPÉRIEURES

A. LES DONNÉES DE PARCOURSUP PERMETTENT D'ÉTUDIER LES SOUHAITS GÉOGRAPHIQUES DES CANDIDATS À L'ENTRÉE DANS LES ÉTUDES SUPÉRIEURES

Parcoursup est la plateforme nationale qui permet notamment aux élèves de Terminale de formuler des souhaits d'orientation pour leur première année dans l'enseignement supérieur. Chaque candidat formule des voeux pour les formations dans les établissements qu'il a identifiées. Les établissements acceptent ou non les voeux du candidat : si l'établissement accepte, le voeu devient « confirmé ». Le candidat choisit alors un voeu parmi ceux qui sont confirmés : le voeu devient « accepté » et le candidat peut s'inscrire dans cette formation. À noter, qu'il n'y a pas de classement des voeux par le candidat.

Les bases de données mises à disposition par la sous-direction des systèmes d'information et des études statistiques (SIES) du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche permettent d'étudier en particulier la mobilité géographique des candidats à l'entrée dans l'enseignement supérieur, en comparant l'académie d'origine du candidat (celle où il passe le baccalauréat) et l'académie de l'établissement dans lequel il formule un voeu.

L'étude ci-dessous est réalisée à partir de la base de données Parcoursup de 2024, sur le champ des candidats néo-bacheliers ayant validé au moins un voeu dans Parcoursup. Les territoires ultramarins sont ici composés de La Réunion, la Guadeloupe, la Martinique, Guyane, Mayotte et la Polynésie française. Afin de comparer la mobilité entre métropole et outre-mer, les analyses sont faites ici au niveau de la région académique350(*) et non de l'académie : ainsi un étudiant sera considéré comme mobile s'il change de région académique, et non s'il change seulement d'académie. Cela permet d'identifier des mobilités plus significatives en termes de distance et d'avoir une meilleure comparabilité entre métropole et outre-mer : un étudiant ultramarin qui change d'académie accomplit une mobilité toujours significative, là où un étudiant métropolitain qui change d'académie tout en restant dans la même région académique réalise une mobilité généralement moins contraignante. Le changement de région académique est donc retenu ici comme critère de la mobilité.

B. LES NÉO-BACHELIERS ULTRAMARINS FORMULENT DAVANTAGE DE VoeUX EN DEHORS DE LEUR RÉGION D'ORIGINE QUE LES AUTRES

Les régions académiques ultramarines sont, avec la Corse, les plus petites régions académiques en nombre de candidats (tableau 1). La Réunion est la plus grande des régions académiques d'outre-mer avec plus de 10 000 néo-bacheliers ayant validé au moins un voeu sur Parcoursup en 2024.

Tableau 1 : Candidats et voeux par région académique

Région académique du candidat

Nombre de candidats

Nombre de voeux

Ile-de-France

133 912

2 429 539

Auvergne-Rhône-Alpes

74 730

1 035 422

Hauts-de-France

54 908

589 782

Occitanie

52 477

728 414

Nouvelle-Aquitaine

50 028

602 872

Grand-Est

47 718

523 859

Provence-Alpes-Côte d'Azur

46 429

676 897

Pays de la Loire

34 241

389 200

Bretagne

31 871

412 585

Normandie

29 001

319 686

Bourgogne-Franche-Comté

23 568

289 520

Centre-Val-de-Loire

22 525

282 457

La Réunion

10 572

98 634

Mayotte

5 454

71 511

Guadeloupe

4 990

51 707

Martinique

3 566

38 095

Guyane

3 204

31 924

Corse

2 514

26 198

Polynésie française

2 373

16 657

Total outre-mer

30 159

308 528

Total France

634 081

8 614 959

Champ : Candidats néo-bacheliers en 2024 ayant validé au moins un voeu sur Parcoursup.

Source : données Parcoursup 2024, calculs Sénat

La part des voeux des candidats hors de leur région d'origine relève de fortes disparités selon les régions : celles qui sont le plus peuplées (Ile-de-France, Hauts-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes) sont aussi celles dont les candidats formulent le moins de voeux dans une autre région que leur région d'origine (graphique 1). Par exemple, en Ile-de-France, 18 % des voeux des candidats sont des voeux pour des formations en dehors de l'Ile-de-France. À l'inverse, les régions les moins peuplées voient leurs élèves formuler davantage de voeux hors de leur région. C'est le cas notamment de l'outre-mer qui, hormis La Réunion avec un taux proche des régions métropolitaines, ont des taux de voeux hors de la région d'origine particulièrement élevés. Mayotte voit ses élèves néo-bacheliers formuler 76 % de leurs voeux en dehors de Mayotte.

Graphique 1 : Part des voeux hors de la région académique d'origine
des candidats, selon la région académique d'origine

Champ : Candidats néo-bacheliers en 2024 ayant validé au moins un voeu sur Parcoursup

Lecture : Les voeux des candidats originaires de Mayotte sont à 76 % des voeux pour des formations hors de Mayotte.

Source : données Parcoursup 2024, calculs Sénat

C. LES NÉO-BACHELIERS ULTRAMARINS QUITTENT DAVANTAGE LEUR RÉGION D'ORIGINE QUE LES AUTRES, MAIS LA SITUATION EST COMPARABLE À PLUSIEURS RÉGIONS MÉTROPOLITAINES

Lorsqu'un candidat a formulé ses voeux, les établissements décident de lui faire, ou non, une proposition d'admission. Le candidat accepte alors une formation parmi celles auxquelles l'établissement a répondu favorablement. Le candidat pourra s'inscrire à cette formation qu'il a acceptée.

Sur l'ensemble de la France, 16 % des candidats acceptent au final une formation en dehors de leur région d'origine (graphique 2). Dans les DROM-COM, ils sont presque deux fois plus à quitter leur région (31 %). Toutefois, hormis Mayotte qui a un taux particulièrement élevé, les DROM-COM présentent des taux assez proches de plusieurs régions métropolitaines, notamment du Centre-Val-de-Loire et de la Bourgogne-Franche-Comté. Une fois encore, La Réunion se distingue avec un taux de candidats qui quittent leur région d'origine très proche de la moyenne nationale.

Graphique 2 : Part des candidats ayant accepté une formation hors de leur région académique d'origine, selon la région académique d'origine

Champ : Candidats néo-bacheliers en 2024 ayant accepté une proposition de formation dans Parcoursup.

Lecture : Parmi les candidats originaires de Mayotte ayant accepté une formation, 69 % ont choisi une formation hors de Mayotte.

Source : données Parcoursup 2024, calculs Sénat

En moyenne sur l'ensemble du territoire, les candidats qui obtiennent une mention « Bien » (B) ou « Très Bien » (TB) au baccalauréat sont 21 % à quitter leur région, contre 14 % pour les autres. Le taux de départ pour les candidats avec mention B et TB est donc 1,5 fois plus élevé que pour les autres (tableau 2).

Il y a ici une disparité importante entre les DROM-COM : à Mayotte et en Guadeloupe, l'écart entre le taux de départ de ceux avec mention B et TB et le taux de départ des autres est assez contenu, et en-dessous de la moyenne nationale. À l'inverse, cet écart est particulièrement élevé à la Réunion et en Polynésie française : les candidats avec mention B et TB quittent plus de deux fois plus souvent leur région que ceux qui ont une mention « Assez Bien » (AB) ou pas de mention. Cela indique, pour ces deux territoires, une plus forte attraction au départ pour les meilleurs élèves.

Tableau 2 : part des candidats quittant leur région académique d'origine selon la mention obtenue au baccalauréat

Région académique du candidat

% de candidats quittant leur région parmi ceux obtenant une mention Assez Bien ou pas de mention

(1)

% de candidats quittant leur région parmi ceux ayant obtenu une mention Bien ou Très Bien

(2)

Ratio

(2) / (1)

Polynésie française

15 %

32 %

2.2

La Réunion

13 %

27 %

2.1

Grand-Est

9 %

17 %

1.9

Provence-Alpes-Côte d'Azur

14 %

26 %

1.9

Hauts-de-France

8 %

15 %

1.9

Corse

24 %

45 %

1.8

Normandie

15 %

26 %

1.7

Guyane

28 %

46 %

1.7

Nouvelle-Aquitaine

17 %

28 %

1.7

Bourgogne-Franche-Comté

21 %

34 %

1.6

Occitanie

13 %

20 %

1.6

Bretagne

16 %

25 %

1.6

Martinique

26 %

39 %

1.5

Centre-Val-de-Loire

28 %

40 %

1.4

Pays de la Loire

20 %

28 %

1.4

Auvergne-Rhône-Alpes

12 %

16 %

1.4

Guadeloupe

26 %

34 %

1.3

Mayotte

68 %

75 %

1.1

Ile-de-France

9 %

10 %

1.0

Total outre-mer

29 %

36 %

1.3

Total France

14 %

21 %

1.5

Champ : Candidats néo-bacheliers en 2024 ayant accepté une proposition de formation dans Parcoursup

Lecture : 15 % des candidats originaires de Polynésie française et n'ayant pas obtenu de mention ou ayant une mention Assez Bien ont accepté une formation en dehors de Polynésie française ; 32 % des candidats originaires de Polynésie française et ayant obtenu une mention Bien ou Très Bien ont accepté une formation en dehors de Polynésie française.

Source : données Parcoursup 2024, calculs Sénat

D. LES NÉO-BACHELIERS ULTRAMARINS QUI QUITTENT LEUR RÉGION INTÈGRENT SOUVENT UNE FORMATION QUI N'A PAS D'ÉQUIVALENT DANS LEUR RÉGION D'ORIGINE

Une raison qui pourrait expliquer le départ vers une autre région académique est le déficit dans la diversité des formations proposées dans la région d'origine. En moyenne en France, pour seulement 17 % des candidats qui quittent leur région d'origine, il n'existait pas, dans leur région d'origine, de formation équivalente351(*) à celle qu'ils ont acceptée (graphique 3). Mais ce taux est nettement supérieur pour les DROM-COM : 50 % des candidats qui partent ne disposaient pas de formation similaire dans leur région d'origine. En Polynésie française, 68 % des candidats qui partent ne disposaient d'une formation équivalente en Polynésie française.

Graphique 3 : Part des candidats quittant leur région académique d'origine
qui ne disposaient pas d'une formation équivalente dans leur région d'origine, selon la région académique d'origine

Champ : Candidats néo-bacheliers en 2024 ayant accepté une proposition de formation dans Parcoursup hors de leur région académique d'origine

Lecture : 68 % des candidats originaires de Polynésie française qui quittent la Polynésie française ne disposaient d'une formation équivalente dans cette région.

Source : données Parcoursup 2024, calculs Sénat

Parmi les candidats qui partent et qui pourtant disposaient d'une formation équivalente dans leur région d'origine, 30 % n'y ont pas postulé en moyenne sur l'ensemble du territoire (graphique 4). Toutefois, ces taux sont plus élevés pour les DROM-COM, et même proches de 50 % ou plus pour la Polynésie française, Mayotte, la Guyane et la Guadeloupe. Cela peut illustrer une certaine volonté au départ plus importante pour ces candidats dans les DROM-COM que dans les autres régions académiques, indépendamment de l'offre de formation.

Graphique 4 : Part des candidats quittant leur région d'origine et disposant d'une formation équivalente dans leur région mais qui n'y ont pas postulé, selon la région académique d'origine

Champ : Candidats néo-bacheliers en 2024 ayant accepté une proposition de formation dans Parcoursup hors de leur région académique d'origine et disposant d'une formation équivalente dans leur région d'origine.

Lecture : Parmi les candidats de Polynésie française qui quittent leur région et qui disposent d'une formation équivalente dans leur région, 60 % n'y ont pas postulé.

Source : données Parcoursup 2024, calculs Sénat

E. PEU DE CANDIDATS ARRIVENT EN OUTRE-MER À L'ENTRÉE DANS LES ÉTUDES SUPÉRIEURES

Toutes les régions voient partir des candidats, mais elles voient également des candidats arriver d'autres régions. En moyenne, 19 % des candidats d'une formation donnée viennent d'une autre région (tableau 3). Toutefois, ces taux sont nettement plus faibles dans les DROM-COM, voire quasi-nuls à Mayotte et en Guyane, montrant une faible attractivité de ces régions pour les néo-bacheliers.

Tableau 3 : Candidats arrivant dans une région académique

Région académique de la formation

Nombre de candidats ayant accepté une formation dans la région

Dont venant d'une autre région

%

Mayotte

1 091

12

1 %

Guyane

1 579

23

1 %

Polynésie française

1 408

56

4 %

Guadeloupe

2 915

226

8 %

Martinique

2 134

198

9 %

Corse

1 420

157

11 %

La Réunion

7 603

855

11 %

Provence-Alpes-Côte d'Azur

32 974

5 020

15 %

Normandie

20 627

3 146

15 %

Grand-Est

38 149

6 317

17 %

Bourgogne-Franche-Comté

15 975

2 795

17 %

Ile-de-France

106 241

18 917

18 %

Bretagne

25 369

4 951

20 %

Auvergne-Rhône-Alpes

58 960

11 517

20 %

Hauts-de-France

46 628

9 127

20 %

Nouvelle-Aquitaine

37 614

7 654

20 %

Centre-Val-de-Loire

14 618

3 115

21 %

Occitanie

44 307

10 455

24 %

Pays de la Loire

26 367

6 501

25 %

Total outre-mer

16 730

1 370

8 %

Total France

485 979

91 042

19 %

Champ : Candidats néo-bacheliers en 2024 ayant accepté une proposition de formation dans Parcoursup.

Lecture : 1 091 candidats ont accepté une formation à Mayotte en 2024, dont 12 n'ont pas passé le baccalauréat à Mayotte, soit 1 %.

Source : données Parcoursup 2024, calculs Sénat

F. LES DROM-COM VOIENT UNE BAISSE IMPORTANTE DES EFFECTIFS NETS AU MOMENT DE L'ENTRÉE DANS LES ÉTUDES SUPÉRIEURES

Des néo-bacheliers quittent leur région d'origine à l'entrée dans les études supérieures, quand d'autres arrivent dans cette même région. Le solde net des départs et des arrivées donne des indications sur l'attractivité des régions pour les néo-bacheliers. Ainsi, les Hauts-de-France, l'Occitanie ou encore l'Ile-de-France voient leurs effectifs augmenter de plus de 10 % au moment de l'entrée dans les études supérieures, là où les DROM-COM ont des effectifs en baisse, voire nettement en baisse : à Mayotte le solde net est en baisse de 69 % montrant des volumes importants de départ pour peu d'arrivées.

Tableau 4 : arrivées et départs des candidats

Région académique

Nombre de candidats originaires de la région

Nombre de candidats ayant accepté une formation dans la région

% évolution effectif

Hauts-de-France

41 807

46 628

12 %

Occitanie

40 177

44 307

10 %

Ile-de-France

96 523

106 241

10 %

Auvergne-Rhône-Alpes

54 724

58 960

8 %

Grand-Est

36 118

38 149

6 %

Pays de la Loire

25 721

26 367

3 %

Bretagne

25 255

25 369

0 %

Nouvelle-Aquitaine

37 777

37 614

0 %

Provence-Alpes-Côte d'Azur

34 289

32 974

-4 %

Normandie

21 560

20 627

-4 %

La Réunion

8 177

7 603

-7 %

Bourgogne-Franche-Comté

17 757

15 975

-10 %

Centre-Val-de-Loire

16 913

14 618

-14 %

Polynésie française

1 694

1 408

-17 %

Martinique

2 731

2 134

-22 %

Guadeloupe

3 745

2 915

-22 %

Corse

1 858

1 420

-24 %

Guyane

2 268

1 579

-30 %

Mayotte

3 502

1 091

-69 %

Étranger

13 744

361

-97 %

Total outre-mer

22 117

16 730

-24 %

Total

486 340

486 340

 

Champ : Candidats néo-bacheliers en 2024 ayant accepté une proposition de formation dans Parcoursup

Lecture : 41 807 néo-bacheliers sont originaires des Hauts-de-France ; 46 628 candidats ont accepté une formation dans les Hauts-de-France, soit une hausse de l'effectif de 12 %.

Source : données Parcoursup 2024, calculs Sénat

G. SYNTHÈSE DES CONSTATS

L'analyse des voeux exprimés par les néo-bacheliers de 2024 dans Parcoursup permet d'établir les constats suivants :

- Les candidats ultramarins formulent plus souvent des voeux en dehors de leur région d'origine (61 % des voeux) que la moyenne nationale (35 %) ;

- Ils quittent au final presque deux fois plus leur région (31 % de départs) que la moyenne nationale (16 %) ;

- Dans toutes les régions de France, les néo-bacheliers qui ont obtenu des mentions Bien ou Très Bien au baccalauréat quittent plus souvent leur région que les autres. Cette tendance est particulièrement forte en Polynésie française et à la Réunion, où les candidats avec mention Bien et Très Bien partent deux fois plus souvent que les autres ;

- Hormis à la Réunion, les candidats ultramarins qui quittent leur région ne disposaient pas pour plus de la moitié d'entre eux de formation équivalente dans leur région d'origine, ce qui soulève la question de la diversité de l'offre de formation disponible ;

- Toutefois, en Polynésie française, à Mayotte, en Guyane et en Guadeloupe, les candidats qui partent et qui pourtant disposaient d'une formation équivalente dans leur région, n'ont pour au moins la moitié d'entre eux pas postulé à cette formation équivalente. Ainsi le manque de formation dans les régions ultramarines ne saurait expliquer à lui seul le départ vers d'autres régions ;

- Peu voire très peu de néo-bacheliers arrivent en outre-mer à l'entrée dans les études supérieures, notamment à Mayotte et en Guyane, puisqu'ils représentent 1 % des candidats ayant accepté une formation dans ces deux territoires ;

- En outre-mer, des départs nombreux et peu d'arrivées entraînent une baisse de près d'un quart des effectifs entre la terminale et l'entrée dans les études supérieures ;

- Mayotte est dans une situation particulière, avec près de 70 % de ses néo-bacheliers qui la quittent, nettement plus que tous les autres DROM-COM, et sans différence notable selon la mention obtenue au baccalauréat. Et parmi ceux qui quittent Mayotte, ils sont 60 % à ne pas avoir postulé à une formation équivalente à Mayotte lorsqu'il en existe ;

- La Réunion, avec son nombre important de néo-bacheliers, est moins impactée par ces départs vers d'autres régions : ils sont 17 % à partir, alors que la moyenne nationale est à 16 %. La Réunion connaît également un nombre non négligeable de candidats qui y arrivent à l'entrée dans les études supérieures, entraînant une érosion moindre des effectifs entre la terminale et les études supérieures (- 7 %) que dans les autres DROM-COM, et même que dans certaines régions métropolitaines (- 10 % en Bourgogne-Franche-Comté, - 14 % en Centre-Val-de-Loire).


* 350 Une région académique regroupe généralement plusieurs académies. Toutefois, certaines régions académiques sont composées d'une seule académie : c'est le cas des régions d'outre-mer (Guadeloupe, Guyane, La Réunion, Mayotte, Martinique, Polynésie française) mais aussi de certaines régions de métropole (Bretagne, Centre-Val-de-Loire, Corse, Normandie, Pays de la Loire).

* 351 Une formation équivalente correspond à un intitulé identique (licence en droit, D.E Infirmier, classe préparatoire scientifique MPSI, BUT Techniques de commercialisation, etc.).

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