ANNEXE 17
LES
GRANDES CATASTROPHES NATURELLES OUTRE-MER
Les grandes catastrophes naturelles les plus meurtrières outre-mer depuis 1900
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Type de catastrophe naturelle |
Territoire ultramarin |
Nombre de victimes |
Date |
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Éruption de la montagne Pelée |
Martinique |
28 000 morts |
1902 |
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Cyclone Okeechobee |
Guadeloupe |
2 000 morts |
1928 |
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« Cyclone du siècle » |
La Réunion |
165 morts |
1948 |
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Ouragan Inez |
Guadeloupe |
28 morts |
1966 |
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Tempête Dorothy |
Martinique |
44 morts |
1970 |
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Ouragan Hugo |
Guadeloupe |
16 morts |
1989 |
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Ouragan Irma |
Saint-Barthélemy et Saint-Martin |
11 morts (à Saint-Martin) |
2017 |
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Cyclone Chido |
Mayotte |
39 morts et plusieurs milliers de blessés |
2024 |
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Cyclone Garance |
La Réunion |
5 morts |
2025 |
Sources : délégation aux outre-mer du Sénat ; Cour des Comptes.
Les principaux risques naturels actuels dans les territoires ultramarins
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Territoires |
Risques naturels |
Effets du changement climatique |
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Saint-Pierre-et-Miquelon |
Tempêtes hivernales ; Érosion côtière ; submersion marine |
Accélération de l'érosion ; disparition du phénomène de « pied de glace », monticule de glace, qui, l'hiver, protège une partie de l'archipel contre l'érosion366(*) |
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Guadeloupe |
Risques : cycloniques ; sismiques et mouvements de terrain ; volcaniques (volcan de la Soufrière) ; tsunamis (d'origine sismique), érosion côtière et inondations ; sargasses |
Augmentation du nombre de cyclones de catégories 4 et 5 (> à 209 km/h) ; augmentation des jours de chaleur extrême ; diminution des cumuls de précipitation ; montée des eaux, accélération de l'érosion côtière ; disparition des récifs coralliens |
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Saint-Barthélemy |
Risques : cycloniques ; submersion marine et inondations ; sismiques et mouvements de terrain ; sargasses |
Augmentation du nombre de cyclones de catégories 4 et 5 ; montée des eaux, accélération de l'érosion côtière ; disparition des récifs coralliens |
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Saint-Martin |
Risques : cycloniques ; submersion marine et inondations ; sismiques et mouvements de terrain ; sargasses |
Augmentation du nombre de cyclones de catégories 4 et 5 ; montée des eaux, accélération de l'érosion côtière ; disparition des récifs coralliens |
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Martinique |
Risques : cycloniques ; sismiques et mouvements de terrain ; volcaniques (la Montagne Pelée) ; tsunamis (d'origine sismique), érosion côtière et inondations ; sargasses |
Augmentation du nombre de cyclones de catégories 4 et 5 (> à 209 km/h) ; augmentation des jours de chaleur extrême ; diminution des cumuls de précipitation ; montée des eaux, accélération de l'érosion côtière ; disparition des récifs coralliens |
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Guyane |
Sécheresses ; submersion marine, inondations et érosion côtière ; sargasses |
Augmentation des jours de chaleur extrême ; baisse de la pluviométrie ; montée des eaux, accélération de l'érosion côtière |
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La Réunion |
Risques : cycloniques ; volcaniques (Piton de la Fournaise) ; submersion marine, inondations et érosion côtière ; sismiques et mouvements de terrain ; feux de forêt |
Augmentation de la température et vagues de chaleur plus fréquentes et plus longues ; des jours de forte chaleur ; pas de tendance significative de diminution des pluies ; poursuite de l'érosion côtière |
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Mayotte |
Risque cycloniques ; activité du volcan sous-marin Fani Maoré, qui peut provoquer des submersions marines, et des séismes ; inondations ; feux de forêt |
Hausse du niveau de la mer (risque de submersion marine accru) ; pluies plus violentes ; sécheresse |
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Nouvelle-Calédonie |
Risques : cycloniques ; sismiques et mouvements de terrain ; submersion marine et inondations ; feux de forêt |
Augmentation de la température et vagues de chaleurs plus fréquentes et plus intenses ; précipitations moins abondantes ; réchauffement de l'océan ; élévation du niveau de la mer |
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Wallis-et-Futuna |
Risques : cycloniques ; sismiques ; submersions marines ; érosion côtière |
Hausse de températures ; pas de variation significative sur les pluies ; poursuite de l'érosion côtière |
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Polynésie française |
Submersion marine et érosion côtière ; cyclones ; inondations ; séismes et mouvements de terrain |
Hausse de températures ; élévation et réchauffement de l'océan ; poursuite de l'érosion côtière |
Sources : préfectures des territoires concernés ; région Guadeloupe ; ADEME ; Météo France
Le régime français d'indemnisation des catastrophes naturelles
Le régime français de « catastrophes naturelles » dit « Cat Nat »
Les catastrophes naturelles occasionnent de lourds dégâts matériels. Le régime d'indemnisation des catastrophes naturelles « Cat-Nat » repose sur la solidarité nationale en permettant d'indemniser les particuliers, les entreprises et les collectivités.
Les communes touchées par un phénomène naturel dévastateur peuvent demander une reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle auprès du préfet dans un délai maximum de 24 mois après l'évènement. Cette requête remonte alors jusqu'au Gouvernement, seul habilité à reconnaître cette situation. En pratique, la reconnaissance d'état de catastrophe naturelle se fait par un arrêté interministériel, « qui détermine les zones et les périodes où s'est située la catastrophe ainsi que la nature des dommages résultant de celle-ci couverts par la garantie [contre les effets des catastrophes naturelles]»(article L. 125-1 du code des assurances). C'est cette parution au Journal officiel qui va permettre aux victimes d'être indemnisées.
Si une personne est victime d'un évènement climatique exceptionnel, elle doit faire une déclaration de sinistre auprès de son assureur par lettre recommandée avec accusé de réception, et demander à sa mairie de solliciter un classement en zone de catastrophe naturelle auprès du préfet du département. La déclaration de sinistre auprès de l'assureur doit intervenir au plus tard dans les 30 jours après la publication de l'arrêté de catastrophe naturelle au Journal Officiel.
* 366 « Gestion des risques côtiers et adaptation au changement climatique à Saint-Pierre-et-Miquelon », article de Mme Xénia Philippenko, Bulletin de l'association des géographes français, 102-2, 2025.