B. UN CONCOURS D'AUTRES ADMINISTRATIONS, EN PARTICULIER LA GENDARMERIE NATIONALE

La police nationale ne disposant pas de flotte héliportée propre, elle recourt aux hélicoptères de la gendarmerie pour les missions auxquelles les avions ou les drones ne peuvent répondre dans des conditions équivalentes. La préfecture de police de Paris peut, pour sa part, solliciter les hélicoptères de la gendarmerie basés à Villacoublay, notamment pour les missions d'ordre public et la gestion des mouvements dans la profondeur.

Ce concours est encadré par un protocole entre la police nationale et la gendarmernie nationale. En 2025, les hélicoptères de la gendarmerie ont ainsi réalisé 1 114 heures de vol au profit de la police nationale et de la préfecture de police. Cette prestation donne lieu à facturation34(*). Le recours à ces moyens a toutefois diminué au cours des dernières années, puisqu'il s'établissait à environ 1 400 heures en 2023, en raison, selon la police nationale, du recours à des avions équipés de moyens optroniques et de la montée en puissance des drones.

Par ailleurs, la police nationale peut s'appuyer sur d'autres moyens ministériels, en particulier les avions et hélicoptères relevant de la sécurité civile, et interministériels, relevant notamment du ministère des armées - en particulier le « groupement d'intervention hélicoptères » (GIH) - et des douanes35(*).


* 34 Voir infra.

* 35 Idem.

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