B. LE POIDS DES DÉPENSES DE PERSONNEL ET DES DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT RÉDUIT STRUCTURELLEMENT LES MARGES DISPONIBLES POUR LES INVESTISSEMENTS

La structure budgétaire des programmes « Police nationale » et « Gendarmerie nationale » laisse aujourd'hui des marges limitées pour financer les investissements capacitaires. En 2026, les dépenses de personnel représentent 85 % des crédits de paiement cumulés des deux programmes, soit 87 % pour la police nationale et 82,5 % pour la gendarmerie nationale. Cette prépondérance structurelle des dépenses dites de « titre 2 » traduit la nature intensive en effectifs des missions de sécurité intérieure. Elle limite toutefois globalement la part des crédits susceptible d'être consacrée au renouvellement et à la modernisation des équipements.

La dynamique des crédits renforce cette contrainte. À titre d'exemple, en 2026, les dépenses de personnel doivent augmenter de 368 millions d'euros pour la police nationale et de 167 millions d'euros pour la gendarmerie nationale. Elles absorbent ainsi entre 83 % et 84 % de la hausse globale accordée aux deux programmes dans les crédits initiaux. Si les crédits hors titre 2 prévus en 2026 s'élèvent à environ 3,7 milliards d'euros pour les deux forces, ils demeurent très majoritairement constitués de dépenses de fonctionnement, à hauteur de 2,84 milliards d'euros, contre 862 millions d'euros de dépenses d'investissement.

Dans ces conditions, apparaît une concurrence entre investissements devenus simultanément urgents, à l'image de l'immobilier, des moyens mobiles et des moyens aériens. Les acquisitions sont, dans ces conditions, régulièrement différées pour couvrir des besoins plus immédiats.

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