C. L'ATTRACTIVITÉ DE L'UNIVERSITÉ FRANÇAISE : LE RISQUE DU DÉCROCHAGE
L'attractivité de l'enseignement supérieur français se mesure notamment par sa capacité à attirer les meilleurs profils d'étudiants et d'enseignants-chercheurs étrangers. L'amélioration de cette attractivité est une nécessité dans un environnement caractérisé par une concurrence de plus en plus forte pour attirer les meilleurs étudiants et chercheurs.
1. Une attractivité en recul relatif pour les étudiants
a) Une moindre performance de la France par rapport à ses principaux concurrents
D'après les statistiques de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco)151(*), le nombre d'étudiants inscrits dans l'enseignement supérieur dans le monde est passé d'environ 100 millions en 2000 à 269 millions en 2024, soit 43 % de la population en âge de suivre des études supérieures (18-24 ans). Ce chiffre pourrait encore doubler durant la prochaine décennie, tout comme la mobilité internationale, qui concernait 7,3 millions d'étudiants à l'étranger en 2023, contre 2,1 millions en 2000.
L'accueil des étudiants étrangers est considéré comme un indicateur permettant de mesurer l'attractivité de l'enseignement supérieur du pays hôte. Par exemple, le Royaume-Uni a formulé l'objectif d'accueillir près de 600 000 étudiants internationaux d'ici 2030, objectif atteint dès 2022152(*).
La France subit un recul constant dans le classement des pays les plus attractifs pour les étudiants internationaux. En 1980, la France était le deuxième pays d'accueil, derrière les États-Unis. Aujourd'hui, la France est le huitième pays d'accueil des étudiants internationaux, alors qu'elle était au septième rang en 2022 et au quatrième en 2017153(*). Ce recul relatif intervient malgré une hausse des effectifs accueillis entre 2018 et 2023 (+ 20 %), inférieure à la dynamique mondiale sur la même période (+ 27 %)154(*).
L'OCDE indique que l'augmentation du nombre d'étudiants internationaux en France demeure nettement inférieure à celle observée ailleurs, notamment en Allemagne (+ 115 %), au Canada (+ 157 %), aux Pays-Bas (+ 166 %), en Australie (+ 87 %) et au Royaume-Uni (+ 80 %)155(*).
Pays accueillant le plus d'étudiants internationaux
|
Rang 2023 |
Pays |
Effectifs en 2023 |
Évolution 2018 - 2023 |
Part des étudiants internationaux parmi les étudiants |
|
1 |
États-Unis |
956 923 |
- 3 % |
5 % |
|
2 |
Royaume-Uni |
748 461 |
+ 66 % |
23 % |
|
3 |
Australie |
467 074 |
+ 5 % |
27 % |
|
4 |
Allemagne |
423 197 |
+ 13 % |
13 % |
|
5 |
Canada |
389 181 |
+ 36 % |
21 % |
|
6 |
Russie |
336 453 |
+ 5 % |
5 % |
|
7 |
Turquie |
301 634 |
+ 141 % |
4 % |
|
8 |
France |
276 217 |
+ 20 % |
10 % |
|
9 |
Émirats arabes unis |
237 034 |
+ 19 % |
70 % |
|
10 |
Chine |
200 892 |
0 % |
1 % |
|
Autres pays |
3 010 820 |
- |
- |
|
|
Total |
7 288 073 |
+ 27 % |
3 % |
|
Source : Unesco156(*)
Les universités françaises accueillent la majorité des étudiants internationaux inscrits dans l'enseignement supérieur français : 272 000 (63 %) en 2025, contre 62 000 (15%) dans les écoles de commerce et 32 000 (6 %) dans les écoles d'ingénieur en 2025157(*). C'est toutefois dans ces deux dernières catégories que la dynamique est la plus importante entre 2019 et 2024, le nombre d'étudiants internationaux accueillis dans les universités augmentant de 9 % sur la période (contre + 52 % dans les écoles de commerce et + 26 % dans les écoles d'ingénieurs).
Le développement de formations en langue anglaise, susceptibles d'attirer de plus nombreux candidats, explique en grande partie l'attractivité renforcée des écoles de commerce et d'ingénieurs.
Le taux de rétention des étudiants étrangers nouvellement diplômés, c'est à dire le taux d'étudiants qui souhaitent rester sur le territoire national pour y travailler, est bas. Ainsi, dix ans après leur premier titre de séjour en France, près de 81 % des étudiants sont repartis, tandis que ce taux n'est que de 56 % au Canada158(*).
Comme l'exprime El Mouhoub Mouhoud, président de l'université PSL : « La bataille technologique se mènera non seulement par la recherche et la production de l'innovation, mais aussi par l'attraction des talents. C'est absolument fondamental. C'est ce qui a fait la force des États-Unis, qui ont puisé sans cesse dans les stocks de connaissances mondiales. Leur taux de rétention, c'est-à-dire la part des étudiants internationaux qui restent aux États-Unis après y avoir obtenu leur diplôme, est d'environ 75 %, contre 60 % pour l'Allemagne et 30 % pour la France. Retenir des talents dans la recherche et l'innovation est un facteur clé »159(*).
D'après plusieurs enquêtes de perception menées à l'étranger par Campus France auprès d'étudiants internationaux, « la qualité académique de la France est insuffisamment connue »160(*). Beaucoup d'étudiants étrangers identifient spontanément la France comme une grande destination culturelle, mais connaissent mal ses universités, ses laboratoires, ses chercheurs ou ses performances scientifiques.
b) Un signal-prix négatif à l'égard de certains publics
La quasi-gratuité des formations dispensées par les universités françaises constitue, paradoxalement, un frein à leur attractivité auprès de certains publics.
Pour les étudiants originaires de pays d'Asie ou d'Amérique latine notamment, le coût des études constitue en effet, parmi d'autres critères, un indicateur de la qualité de l'établissement fréquenté. La gratuité peut ainsi être perçue comme le signe d'un moindre niveau d'exigence ou d'accompagnement161(*). Ces étudiants privilégient le paiement de droits d'inscription plus élevés, dès lors que celui-ci s'accompagne de prestations tangibles, telles que l'hébergement, le tutorat, ou le suivi individualisé propre à garantir la réussite universitaire162(*).
À l'appui de ce constat, Antoine Petit, ancien président directeur-général du CNRS, exposait ainsi que lors d'un déplacement du Président de la République au Vietnam, « Une étudiante vietnamienne l'a interrogé : " Monsieur le Président, vous nous invitez à faire nos études en France, mais si j'ai bien compris, c'est gratuit. Comment peuvent-elles être de qualité ? " Il faut rappeler que ce n'est pas gratuit : un étudiant, en France, coûte 12 000 euros »163(*). De même, dans un discours prononcé en Inde en février 2026, le Président de la République a dû préciser, « après plusieurs échanges avec des étudiants », que le faible montant des droits d'inscription en France, très inférieurs à ceux des universités anglo-saxonnes, « résulte d'un choix collectif mais n'est pas le signe d'une qualité moindre »164(*).
Frais de scolarité annuels pouvant être facturés par les établissements publics d'enseignement supérieur aux étudiants étrangers durant l'année scolaire 2022 - 2023
(en dollars parité de pouvoir d'achat)
|
Canada |
20 876 |
|
Australie |
20 880 |
|
États-Unis |
20 328 |
|
Pays-Bas |
20 328 |
|
France |
5 592 |
|
Pologne |
5 195 |
|
Suisse |
3 159 |
|
Italie |
2 864 |
|
Espagne |
2 447 |
|
Autriche |
2 085 |
Source : OCDE165(*)
Donatienne Hissard, directrice générale de Campus France, a souligné que ces droits différenciés « sont une pratique courante des plus grands pays d'accueil - c'est particulièrement le cas des systèmes anglo-saxon, britannique, canadien, australien, mais aussi d'un certain nombre de pays européens, y compris proches du nôtre, comme les pays nordiques, qui maintiennent une quasi-gratuité pour leurs nationaux. Les droits différenciés constituent désormais une démarche bien comprise et assimilée par les étudiants internationaux : lors de l'introduction de ces droits en France, après une réaction initiale dans certains pays, il y a eu une assimilation du processus, et l'on ne peut pas dire que l'attractivité étudiante en chiffres a reculé »166(*). Comme le rappelaient l'inspection générale des finances (IGF) et l'IGÉSR à partir des données des universités ayant mis en oeuvre ces droits différenciés, il n'est pas démontré que leur application effective se traduirait par une baisse d'attractivité167(*).
Plusieurs présidents d'université ayant récemment mis en oeuvre les droits différenciés, ou réduit les possibilités d'exonération dans le cadre de la mise en oeuvre du décret du 19 mai 2026 (cf. infra), ont d'ailleurs indiqué n'avoir observé aucune baisse du nombre de candidatures d'étudiants internationaux.
2. Les universités ne parviennent plus à attirer et conserver les meilleurs enseignants-chercheurs
a) La nécessité d'attirer les meilleurs chercheurs étrangers
L'amélioration de l'excellence académique au sein de l'enseignement supérieur français nécessite de pouvoir compter sur les chercheurs les plus compétents et réputés.
Les enseignants-chercheurs et chercheurs étrangers participent de l'excellence de la recherche française. Antoine Petit, ancien président directeur-général du CNRS, indique à ce propos : « Quand on considère les performances du CNRS, on se rend compte que ces chercheurs étrangers remplissent largement leur part et même plus. C'est du reste assez normal, parce que ce sont des gens qui ont quitté leur zone de confort, qui sont dynamiques. Par conséquent, quand on leur dit de candidater auprès du Conseil européen de la recherche (ERC), ils le font ; quand il faut monter des projets, ils les montent, etc. Se priver de ces gens-là affaiblirait la recherche française de manière générale, ce serait une mauvaise chose »168(*).
Pourtant, de nombreux obstacles empêchent les universités de procéder à de tels recrutements. Philippe Aghion indique par exemple : « Nous n'arrivons pas à offrir des conditions de recherche attractives [...]. Il faut quand même pouvoir attirer des gens de talent, ce qui nécessite des salaires et des moyens pour la recherche »169(*). Christophe Testelin, directeur de recherche au CNRS, et ancien directeur d'une UMR, a mis en avant les difficultés d'attirer des chercheurs étrangers chevronnés, principalement pour des raisons de financement de la recherche et de rémunération170(*).
L'attractivité des universités françaises pour les enseignants-chercheurs internationaux peut être mesurée par leur part dans les effectifs et les recrutements, leur répartition par corps, discipline, type d'établissement et origine géographique, ainsi que par la capacité des établissements à attirer des profils d'excellence grâce à des dispositifs d'accueil et des financements compétitifs. Interrogée sur ce point, la Dgesip a indiqué à la commission d'enquête ne pas pouvoir distinguer au sein des données disponibles celles relatives aux universités.
Elle indique toutefois qu'en 2020, année pour laquelle les statistiques sont les plus complètes, 4 138 enseignants-chercheurs étrangers étaient recensés, sur 55 369 titulaires, soit 7 % d'enseignants-chercheurs étrangers171(*). Leur part atteignait 11 % dans les grands établissements et assimilés, 10% dans les universités de lettres et sciences humaines, 7 % dans les universités de droit et économie, et 6 % dans les universités scientifiques ainsi que dans les universités pluridisciplinaires et de santé. Cette proportion atteint 23,5 % dans les organismes de recherche172(*).
En 2023, les deux tiers des enseignants-chercheurs étrangers étaient originaires de l'Union européenne. Les pays d'origine les plus représentés en 2020 étaient l'Italie, l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, l'Algérie, la Tunisie et le Maroc173(*).
La Cour des comptes relevait qu'« entre 2016-2017 et 2022-2023, les nouveaux inscrits en doctorat ont diminué de façon plus prononcée pour les étrangers (- 18 % soit 2 900 nouveaux inscrits) que pour les Français (- 3 %, soit 12 800 nouveaux inscrits) », cette baisse s'expliquant « par la diminution du nombre de doctorants ne disposant d'aucun financement pour leur thèse »174(*).
Les différentes initiatives visant à attirer les scientifiques étrangers
« Choose France for Science » est un programme opéré par l'Agence nationale de la recherche (ANR) dans le cadre de France 2030, lancé en avril 2025 par le Président de la République, et visant à mettre en avant la France comme destination d'accueil des chercheurs menacés dans l'exercice de leurs libertés académiques.
Fin janvier 2026, près de 2 000 dossiers avaient été envoyés à la plateforme créée dans cet objectif. 46 lauréats ont été retenus, dont 41 en provenance des États-Unis, et dont la majorité travaille sur des thématiques en lien avec le climat, la santé, l'agriculture, l'intelligence artificielle ou le spatial. Le CNRS reçoit quinze lauréats, Aix-Marseille Université douze lauréats et l'institut Pasteur trois. Le programme est doté d'un budget de 100 millions d'euros et est appelé à se poursuivre.
Le programme « Safe Place for Science » s'adresse aux enseignants-chercheurs installés aux États-Unis et travaillant sur des thématiques en lien avec le climat, la santé, les humanités et les sciences humaines et sociales, afin de les encourager à venir effectuer leurs recherches en France. Initié en mars 2025 par Aix-Marseille Université, le programme s'est élargi à d'autres établissements d'enseignement supérieur. Aix-Marseille Université propose un programme d'hébergement de trois ans, budgété à hauteur de 15 millions d'euros pour environ 31 nouveaux enseignants-chercheurs. Le programme a reçu près de 600 candidatures.
b) L'enseignement supérieur et la recherche confrontés à une fuite de cerveaux
Il est frappant de constater que si la France compte de nombreux lauréats de prix Nobel, nombre d'entre eux se sont formés en France pour ensuite effectuer leurs recherches à l'étranger, notamment dans les pays anglo-saxons.
Philippe Aghion pointait à cet égard le « grand défi » qui est « d'inverser le drainage des cerveaux. Nous voulons faire revenir en France et en Europe les meilleurs, notamment des personnes qui sont parties parce qu'elles disposaient de moyens supérieurs dans d'autres universités et qu'elles n'avaient pas les ressources pour continuer leurs recherches en France »175(*).
Or, dans de nombreuses situations, les jeunes docteurs cherchent plutôt un poste à l'étranger qui sera mieux rémunéré et plus facile d'accès qu'un emploi de post-doctorat en France ou de maître de conférences. Une expérience à l'étranger après avoir effectué sa thèse en France est naturellement bénéfique pour l'excellence académique en ce qu'elle émule la recherche, mais encore faudrait-il que ces chercheurs reviennent un jour en France, ce qui n'est pas toujours le cas. Les interlocuteurs de la commission d'enquête ont insisté sur les obstacles que représentaient les faibles rémunérations proposées en France et les difficultés d'obtention d'un poste pérenne (par exemple, de maître de conférences).
La commission d'enquête n'a pas pu obtenir de données récentes permettant de suivre les parcours de doctorants ou de jeunes docteurs partis à l'étranger176(*).
Les enquêtes d'insertion professionnelle des docteurs menées par le Mesre font apparaître que, parmi les docteurs diplômés en 2018 et en emploi trois ans après leur diplôme, 18 % travaillent à l'étranger177(*). Ce chiffre global masque des disparités importantes en fonction des disciplines : la part de docteurs français travaillant à l'étranger s'élève à 31 % pour ceux diplômés en sciences de la terre et de l'univers, à 26 % en physique et à 25 % dans les sciences du vivant (biologie, médecine, santé et sciences agronomiques et écologiques). Elle est en revanche beaucoup plus réduite en sciences humaines (10 %) et en sciences sociales, sociologie et démographie (5 %).
Le « solde migratoire » des auteurs de publications scientifiques calculé par l'OCDE, soit le solde des auteurs scientifiques ayant quitté un laboratoire étranger pour s'affilier à un laboratoire français, et des auteurs ayant connu le mouvement inverse, s'élève pour la France à -2,4 pour 1 000. Si ce solde tend à s'améliorer par rapport au mitan des années 2010, il demeure inférieur à celui constaté pour l'Allemagne (4,3), l'Espagne (4,1) et l'Italie (0,1) qui ont mis en place des stratégies d'attractivité des chercheurs étrangers et vu leur nombre de chercheurs en université augmenter178(*).
Les docteurs de nationalité étrangère formés en France ne s'y maintiennent que minoritairement à moyen terme. Les docteurs diplômés en 2018 sont à hauteur de 42 % de nationalité étrangère. Parmi les docteurs étrangers, seuls 53 % des diplômés en emploi trois ans après (soit en 2021) exerçaient encore en France, 28 % étant retournés dans leur pays d'origine et 19 % s'étant installés dans un pays tiers179(*). Ainsi, près d'un docteur étranger sur deux (47 %) quitte le territoire français dans les trois années suivant l'obtention de son diplôme.
* 151 Unesco, Rapport sur les tendances mondiales de l'enseignement supérieur, 2026.
* 152 Cour des comptes, Une évaluation de l'attractivité de l'enseignement supérieur français pour les étudiants internationaux, Rapport public thématique, mars 2025, p. 46.
* 153 Ibid.
* 154 Réponse du Mesre au questionnaire de la rapporteure.
* 155 OCDE, International Students in Higher Education, avril 2026.
* 156 Institut de statistique de l'Unesco, 2026.
* 157 Réponse de Campus France au questionnaire de la rapporteure.
* 158 Campus France, Comparaison des conditions de séjour post-études des diplômés internationaux dans les grands pays d'accueil, mai 2025, p. 3.
* 159 Audition du 31 mars 2026.
* 160 Réponse de Campus France au questionnaire de la rapporteure.
* 161 L'accueil des étudiants étrangers en France : l'université, un enjeu international pour la France, rapport d'information n° 446 de Mme Monique Cerisier-Ben Guiga et M. Jacques Blanc fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, 20 juin 2005, p. 18.
* 162 Ibid.
* 163 Audition du 23 juin 2026.
* 164 Discours du Président de la République lors des Rencontres universitaires et scientifiques de haut niveau sur l'avenir de la coopération franco-indienne, 18 février 2026.
* 165 OCDE, Regards sur l'éducation 2025, 9 septembre 2025.
* 166 Audition du 2 juin 2026.
* 167 Inspection générale des finances, inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche, Modèle économique des établissements publics de l'enseignement supérieur, janvier 2025, annexe V, p. 23.
* 168 Audition du 13 juin 2026.
* 169 Audition du 16 avril 2026.
* 170 Réponse au questionnaire de la rapporteure.
* 171 Réponse au questionnaire de la rapporteure.
* 172 Idem.
* 173 Idem.
* 174 Cour des comptes, Rapport public thématique. Une évaluation de l'attractivité de l'enseignement supérieur français pour les étudiants internationaux, mars 2025, p. 44.
* 175 Audition du 16 avril 2026.
* 176 En 2019, le Mesre observait que deux docteurs français sur dix occupaient un emploi à l'étranger trois ans après l'obtention de leur doctorat en France, in Sies, Mobilité internationale des jeunes docteurs en emploi, note n° 19.13, octobre 2019.
* 177 Sies, L'état de l'emploi scientifique en France, mai 2025, p. 147.
* 178 Ibid, p. 150. Ainsi que le souligne le Sies, la méthode de l'OCDE appelle plusieurs biais liés à l'utilisation la base bibliométrique Scopus, qui couvre mal les publications scientifiques dans une autre langue que l'anglais ; le Sies souligne que « les jeunes doctorants en SHS publiant plus souvent en langue locale, il est possible que cette base sous-estime davantage les sorties des pays non anglo-saxons (depuis la France par exemple) que les entrées, et donc les soldes migratoires de ces pays ».
* 179 Ibid., p. 147.