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BIMBENET Jacques

Ancien sénateur de Loir-et-Cher

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Devenu Sénateur le 10 septembre 1986 (en remplacement de M. Charles BEAUPETIT, décédé)
  • Elu le 27 septembre 1992
  • Fin de mandat le 30 septembre 2001 (non réélu)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Vice-Président de la commission des affaires sociales

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires sociales
  • Membre du Groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République


BIMBENET (Jacques)

Né le 2 juillet 1928 à Contres (Loir-et-Cher)

Décédé le 17 mai 2018 à Blois

Sénateur de Loir-et-Cher de 1986 à 2001

Jacques Bimbenet voit le jour le 2 juillet 1928 à Contres, à l'ouest de la Sologne. Il n'a que dix-sept ans lorsqu'il reprend le cabinet d'assurances de son père. Il exerce dès lors la profession d'agent d'assurances jusqu'en 1997.

De sensibilité centriste, il s'engage en politique en étant élu maire de Contres en 1971. Réélu à quatre reprises, il administre sa commune natale durant trente ans. Il est également conseiller général du canton de Contres de 1971 à 2001.

En 1983, il devient suppléant de Charles Beaupetit, réélu sénateur du Loir-et-Cher. Aussi, à la suite de la disparition de celui-ci, le 9 septembre 1986, J. Bimbenet le remplace au Sénat. Il est ensuite réélu dès le premier tour du scrutin sénatorial du 27 septembre 1992 : candidat sous l'étiquette de l'Union pour la démocratie française, mouvement dont il est adhérent, il obtient 497 des 889 suffrages exprimés, devançant Roger Goemaere, le président RPR du conseil général (265 voix), et son vice-président UDF, Pierre Fauchon (333 voix).

Au Palais du Luxembourg, il se rattache administrativement au groupe de la Gauche démocratique, devenu à partir de 1989 celui du Rassemblement démocratique et européen. Il siège tout au long de son mandat sénatorial au sein de la commission des Affaires sociales dont il est vice-président de 1989 à 2001. Au nom de cette commission, il cosigne des rapports d'information sur le service public de l'emploi en Suède (1993), le système de santé aux États-Unis (1994) et celui au Danemark (1997). Il est également membre de la délégation parlementaire pour les problèmes démographiques (1989-1995 et 1998-2001), de l'Office parlementaire d'évaluation des politiques publiques (1996-2001) et du conseil de surveillance de la Caisse nationale d'assurance vieillesse des travailleurs salariés (1996-2001). Membre suppléant du comité directeur du Fonds d'investissement pour le développement économique et social des territoires d'outre-mer (1989-2001) et de la commission consultative chargée d'émettre un avis sur la modification de la valeur du point de pension (1992-2001), on lui confie, en 2000-2001, la vice-présidence de la commission d'enquête sénatoriale sur les conditions d'utilisation des farines animales dans l'alimentation des animaux d'élevage.

Rapporteur pour avis du budget du logement social de 1992 à 2000, il présente plusieurs textes législatifs concernant la prévention et la répression des infractions sexuelles (1997), la Mutualité sociale agricole (1998) et la solidarité et le renouvellement urbains (2000).

Lui-même ancien sapeur-pompier volontaire, puis chef du centre de secours communal de Contres et président du Service départemental d'incendie et de secours du Loir-et-Cher, il s'attache particulièrement, au Sénat, à défendre les soldats du feu volontaires. En 1996, il défend l'adoption du projet de loi sur le développement de leur corps, regrettant la « faible importance1 » de la législation qui leur a été consacrée jusque-là. En 1998, il se montre favorable à l'attribution d'une allocation de vétérance aux sapeurs-pompiers volontaires, estimant que ceux-ci « méritent bien ce modeste témoignage de reconnaissance2. » En 2000, il présente le rapport d'une évaluation de la départementalisation des services d'incendie et de secours au sein de l'Office parlementaire d'évaluation des politiques publiques.

Le sénateur du Loir-et-Cher s'inquiète par ailleurs régulièrement de la désertification des territoires ruraux et du « repli des services », jugeant qu'« au contraire leur présence devrait être renforcée3 ». Aussi plaide-t-il par exemple pour le maintien d'une desserte postale sur l'ensemble territoire (1990) et pour le développement de propharmaciens en l'absence de pharmacies officines (1991). Il se fait également l'avocat régulier des agriculteurs, plaidant pour le versement d'aides en leur faveur en cas de calamités naturelles (1986) ou plus largement pour le soutien de leur activité (1991).

La protection sociale compte aussi au nombre de ses préoccupations principales à la Haute Assemblée. Il demande ainsi une meilleure prise en compte des travailleurs handicapés (1987), des personnes hospitalisées pour troubles mentaux (1990) et de tous ceux qui n'ont pas accès aux soins (1999). S'il approuve la loi relative aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale en 1993, il exprime régulièrement ses craintes quant à l'avenir du système de retraites.

Il se soucie en outre de la sécurité routière. Auteur en 1995 d'une proposition de loi visant à améliorer la sécurité des transports scolaires, il intervient souvent pour défendre les mesures destinées à faire baisser le nombre d'accidents de la route. Il prend par ailleurs la parole en séance publique sur des questions aussi diverses que les décharges sauvages (1990), la création d'une agence de l'eau (1991), la transparence financière de la vie politique (1988), les zones franches urbaines (1996), l'immigration clandestine (1997) ou la protection de la santé des sportifs (1998).

Il approuve la loi relative au revenu minimum d'insertion en 1988, la loi constitutionnelle ajoutant à la Constitution un titre : « De l'Union européenne » (Maastricht) en 1992 et la loi d'orientation et d'incitation relative à la réduction du temps de travail en 1998. Il ne prend pas part au vote de la loi constitutionnelle relative à l'égalité entre les femmes et les hommes en 1999.

Il se représente aux élections sénatoriales du 23 septembre 2001. Mais victime d'une forte concurrence au sein de la droite - deux autres candidats UDF et un RPR briguent les deux sièges sénatoriaux à pourvoir dans le Loir-et-Cher -, il est battu. Quatrième à l'issue du premier tour, avec 208 des 923 suffrages exprimés, il n'obtient que 72 des 865 suffrages exprimés au second. Les deux sièges sont remportés par Jacqueline Gourault, maire UDF de La Chaussée-Saint-Victor, élue dès le premier tour, et par le sortant Pierre Fauchon, élu au second.

J. Bimbenet perd donc son dernier mandat électif. Il avait en effet renoncé à solliciter en mars 2001 le renouvellement de ceux de maire et de conseiller général. Il conserve néanmoins la présidence du syndicat intercommunal de distribution d'énergie de Loir-et-Cher jusqu'en 2008, date à laquelle il cesse toute activité publique.

Il s'éteint le 17 mai 2018, dans sa quatre-vingt-dixième année. Il était chevalier de la Légion d'honneur, de l'Ordre national du Mérite et du Mérite agricole.

1 : Journal Officiel, comptes rendus des débats du Sénat, séance du 16 janvier 1996, p. 17.

2 : Journal Officiel, comptes rendus des débats du Sénat, séance du 10 décembre 1998, p. 6300.

3 : Journal Officiel, comptes rendus des débats du Sénat, séance du 9 avril 1991, p. 417.

Sources

Archives du Sénat : dossier personnel de sénateur ; tableau des élections.le 27 vril 2013.

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Photo de M. Jacques BIMBENET, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen
Etat-civil
Né le 2 juillet 1928
Décédé le 17 mai 2018
Profession
Agent d'assurances
Département
Loir-et-Cher