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DIDIER Emile

Ancien sénateur des Hautes-Alpes

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 26 septembre 1971
  • Réélu le 28 septembre 1980
  • Fin de mandat le 1er octobre 1989 (ne se représente pas)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Vice-Président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées

Fonctions antérieures

  • Député

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées
  • Membre du Groupe du Rassemblement Démocratique et Européen

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

DIDIER (Emile)

Né le 30 septembre 1909 à Embrun (Hautes-Alpes) Décédé le 28 janvier 2000 Gap (Hautes-Alpes)

Député des Hautes-Alpes de 1967 à 1968 et de 1968 à 1971 Sénateur des Hautes-Alpes de 1971 à 1989

Emile Didier est né le 30 septembre 1909 à Embrun, petite commune des Hautes-Alpes située entre Gap et Briançon où son père tient une épicerie. Il est l'aîné d'une famille de quatre enfants qui connaît le deuil en 1917 avec la mort du père au champ d'honneur. Le jeune homme s'éloigne une première fois de son département d'origine pour suivre des études au lycée Mignet à Aix-en-Provence puis à la faculté de médecine et de pharmacie à Marseille dont il sort diplômé en pharmacie. Il revient alors dans ses Hautes-Alpes natales, à Gap où il ouvre en 1935 une officine. Cherchant à « s'aérer » selon ses propres termes, Emile Didier se fait élire au conseil municipal de la ville en 1939 sur une liste de gauche. Mobilisé la même année, il est affecté sur la ligne Maginot comme pharmacien-chimiste pour lutter contre les gaz. Après l'armistice, il revient à Gap mais il ne siège plus au conseil municipal dissout par le régime de Vichy. A la Libération, Emile Didier retrouve son mandat à la mairie : de 1945 à 1947, il est adjoint au maire de Gap, Robert Bidault, puis, dès 1947, il prend la tête de la mairie, fonction qu'il conservera pendant vingt-quatre ans. La ville est profondément modernisée sous son impulsion, notamment par sa volonté de régler deux problèmes majeurs : la pénurie de logements et l'alimentation en eau potable.

A partir de 1945, Emile Didier conforte également son implantation locale avec un mandat de conseiller général du canton de Barcillonnette succédant à Auguste Muret, ancien député-maire de Gap. Il restera fidèle à ce canton jusqu'en 1988, présidant l'assemblée départementale de 1968 à 1982. Enfin, Emile Didier exerce de nombreuses responsabilités locales comme la présidence du syndicat départemental des pharmaciens jusqu'en 1983, celle de l'office HLM des Hautes-Alpes de 1953 à 1992 ou encore celle de l'association syndicale autorisée du canal de Gap de 1982 à 1996.

En 1967, la carrière politique d'Emile Didier prend une envergure nationale : le maire de Gap, investi par la fédération de la gauche démocrate et socialiste à l'occasion des élections législatives, est élu député de la première circonscription des Hautes-Alpes. Il siège à la commission de la défense nationale et des forces armées pour la durée de la législature. Après la dissolution de l'Assemblée nationale à la fin du mois de mai 1968, Emile Didier sollicite le renouvellement de son mandat, qu'il obtient de justesse au deuxième tour malgré la vague gaulliste. De retour au Palais-Bourbon, il retrouve le groupe socialiste et la commission de la défense nationale dont il est membre pendant toute sa carrière parlementaire. Ses interventions en séance sont d'ailleurs essentiellement consacrées aux questions militaires mais également aux questions relatives à l'éducation nationale et, bien sûr, à celles touchant les Hautes-Alpes. En avril 1971, Emile Didier est par ailleurs désigné secrétaire de l'Assemblée nationale.

Cette même année, il est battu aux élections municipales par le candidat divers droite Bernard Givaudan alors qu'il venait d'accomplir son quatrième mandat consécutif de maire. Cet échec ne le décourage nullement : Emile Didier se présente aux élections sénatoriales de septembre 1971. Pour lui, « si l'action d'un député est par nature essentiellement politique sur le plan national et orientée vers sa seule circonscription, le sénateur, lui au

contraire, travaille à l'échelle de l'ensemble du département ». Emile Didier est élu au second tour après avoir recueilli 173 voix contre 147 au candidat UDR Marcel Lesbros. Il abandonne alors son mandat de député pour celui de sénateur. En 1980, il est réélu plus confortablement dès le premier tour avec 203 suffrages sur 338 exprimés contre 111 à Marcel Lesbros.

Membre du parti radical et adhérent, depuis 1973, du Mouvement des radicaux de gauche (MRG) dont il est longtemps le président départemental, Emile Didier s'inscrit au groupe de la Gauche démocratique devenu par la suite le Rassemblement démocratique européen. Il siège à la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées dont il assure la vice-présidence à partir de 1977 et jusqu'en 1989. Il intervient sur le projet de loi relatif aux laboratoires d'analyse et de biologie médicale en juin 1976, sur le projet de loi portant modifications du code de la santé publique relative aux préparateurs en pharmacie et aux règles générales de la pharmacie d'officine en mai 1977, et sur le projet de loi relatif à l'enseignement hospitalier des étudiants en pharmacie en octobre 1978. Le sénateur des Hautes-Alpes s'impose également comme l'un des spécialistes des questions de décentralisation et de la montagne. Il intervient à de nombreuses reprises sur ces sujets notamment en décembre 1978, en février 1980, en octobre 1984 et en juin 1986. Ses autres domaines d'intervention au Palais du Luxembourg sont variés : l'architecture en 1973, la fiscalité en 1976, la gratuité des actes de justice en 1977, la gestion des HLM en 1982 ou encore la télévision en 1986. Par ailleurs, de 1974 à 1979, Emile Didier est élu par le Sénat délégué à l'assemblée unique des Communautés européennes devenue, en 1975, le Parlement européen.

Il vote la loi Royer d'orientation du commerce et de l'artisanat en 1973, la loi abaissant l'âge de la majorité à 18 ans en 1974, la loi portant création du divorce par consentement mutuel et la loi légalisant l'avortement en 1975, la loi portant abolition de la peine de mort en 1981, la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage l'année suivante. En revanche, il s'oppose à la loi portant création des régions en 1972, à la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes en 1980. Enfin, il s'abstient lors des votes de la loi Defferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions en 1982, et de la loi créant le RMI en 1988.

En 1989, alors âgé de 80 ans, Emile Didier décide de ne pas se représenter aux élections sénatoriales pour se consacrer exclusivement à son mandat de conseiller général et à ses fonctions dans les organismes de logements sociaux.

Il s'éteint le 28 janvier 2000 à l'âge de 90 ans. Il était officier de la Légion d'honneur, commandeur de l'ordre national du Mérite, officier des Palmes académiques et chevalier du Mérite de l'ordre souverain de Malte.

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Photo de M. Emile DIDIER, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe du Rassemblement Démocratique et Européen
Etat-civil
Né le 30 décembre 1909
Décédé le 28 janvier 2000
Profession
Pharmacien
Département
Hautes-Alpes