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ESTIER Claude

Ancien sénateur de Paris

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 28 septembre 1986
  • Réélu le 24 septembre 1995
  • Fin de mandat le 30 septembre 2004 (ne se représente pas)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Vice-Président de la délégation pour l'Union européenne

Fonctions antérieures

  • Député

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées
  • Président du Groupe socialiste
  • Membre de la délégation pour l'Union européenne

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

ESTIER (Claude)

Né le 8 juin 1925 à Paris

Décédé le 10 mars 2016 à Paris

Député de Paris de 1967 à 1968 et de 1981 à 1986

Sénateur de Paris de 1986 à 2004

Claude Estier, de son vrai nom Claude Ezratty, voit le jour le 8 juin 1925 à Paris. Ses parents, d'origine grecque, s'étaient établis en France avant la Première Guerre mondiale. Claude Estier fait ses études au lycée parisien Carnot. C'est dans ses murs qu'au début de 1942 il entre dans un petit groupe de résistants. Face à la menace d'une arrestation imminente, il se réfugie à Lyon. Il étudie alors au lycée du Parc où il obtient son baccalauréat en octobre 1942 avant de s'inscrire en classe préparatoire à l'École des hautes études commerciales. Il continue dans le même temps ses activités résistantes, transportant journaux clandestins et armes dans la capitale des Gaules.

Début 1945, il fait ses débuts dans le journalisme au sein de l'équipe française de la BBC, à Londres. Puis il devient correspondant du Progrès de Lyon à Paris. Il couvre notamment le procès du maréchal Pétain. Parallèlement, il étudie à l'École libre des sciences politiques dont il sort diplômé en 1946.

Il s'engage aussi en politique. Tenté un moment par le Parti communiste, il adhère à la Section française de l'Internationale ouvrière à l'automne 1945. Il entre également au service politique du quotidien socialiste Le Populaire au début de l'année 1947. Il est toutefois exclu de la SFIO, et licencié par là-même du Populaire, dès la fin de l'année, en même temps que les membres de la tendance de la Bataille socialiste à laquelle il appartient : il paie ses critiques contre la répression des grévistes de l'automne 1947 par le ministre de l'Intérieur socialiste Jules Moch.

Claude Estier abandonne alors la politique active jusqu'au milieu des années 1960 pour se consacrer pleinement au journalisme. Toujours collaborateur au Progrès de Lyon, il entre aussi dans plusieurs journaux engagés à gauche. Il devient ainsi rédacteur à L'Observateur dès sa fondation en 1950 et collabore longtemps à cet hebdomadaire devenu France-Observateur en 1954 puis Le Nouvel Observateur en 1964. Il est également rédacteur au service politique du Monde à partir de 1955. Il quitte cependant Le Monde début juin 1958 : opposé au retour au pouvoir du général de Gaulle, il n'accepte pas la prise de position de la rédaction du quotidien en sa faveur. Claude Estier, qui entretient des relations personnelles avec des membres du Front de libération nationale, s'engage du reste activement pour la cause de l'indépendance algérienne. À son départ du Monde, il rejoint Libération dont il devient rédacteur en chef jusqu'à la disparition du journal d'Emmanuel d'Astier de La Vigerie en novembre 1964. Tout en continuant à écrire pour Le Nouvel Observateur, il publie en 1965 L'Égypte en révolution, ouvrage consacré au pays gouverné par Gamal Abdel Nasser où il a séjourné.

Après s'être tenu écarté de la vie politique partisane depuis 1947, il s'engage aux côtés de François Mitterrand au milieu des années 1960. Membre de la Convention des institutions républicaines (CIR) à partir de 1964, il intègre l'équipe de campagne de François Mitterrand pour l'élection présidentielle de 1965. Il ne quitte dès lors plus la figure montante de la gauche. Il accompagne ainsi François Mitterrand dans l'aventure de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS) dès sa création en 1965 : de 1967 à 1968, il représente la CIR au comité exécutif de cette organisation qui vise à rassembler l'ensemble de la gauche non communiste.

Il se présente pour la première fois aux suffrages d'électeurs lors du scrutin législatif des 5 et 12 mars 1967. Il est candidat sous l'étiquette de la FGDS dans la vingt-cinquième circonscription de Paris, qui recouvre le quartier des Grandes-Carrières situé dans le dix-huitième arrondissement. En ne recueillant que 7 061 des 40 829 suffrages exprimés au premier tour, il est nettement devancé par le ministre des Anciens combattants et des victimes de guerre, Alexandre Sanguinetti, qui obtient 16 738 voix. Il se retrouve même derrière le communiste Urbain Nédélec qui réunit 10 124 voix. Claude Estier bénéficie cependant du désistement d'Urbain Nédélec en sa faveur dans le cadre des accords entre la FGDS et le Parti communiste français signés en décembre 1966. Il parvient ainsi à ravir son siège à Alexandre Sanguinetti au second tour avec seulement 166 voix d'avance : Claude Estier recueille en effet 19 805 des 39 444 suffrages exprimés contre 19 639 pour le député sortant gaulliste.

Au Palais-Bourbon, il siège au sein du groupe de la FGDS. Il est nommé secrétaire de ce groupe que préside Gaston Defferre. Membre de la commission des affaires étrangères, il s'intéresse aux sujets qui concernent Paris et sa région. Il dépose en 1967 une proposition de loi visant à sa réorganisation démocratique. La même année, il intervient également pour fustiger la prolongation du mandat des membres du conseil d'administration du district de la région parisienne et l'inoccupation de logements neufs dans la capitale. Par ailleurs, dès novembre 1967, à six mois des événements de Mai 68, il déplore les insuffisances de la faculté de lettres de Nanterre. Puis, alors que les manifestations d'étudiants ont débuté, il interpelle le ministre de l'Éducation nationale Alain Peyrefitte le 8 mai 1968 : il dénonce les brutalités policières contre les étudiants, demande la libération de ceux qui ont été arrêtés et le retrait de la police des locaux universitaires.

Il se représente aux élections législatives des 23 et 30 juin 1968 provoquées par la dissolution de l'Assemblée nationale décidée par le général de Gaulle. Comme beaucoup de députés sortants de gauche, il est emporté par la vague gaulliste dès le premier tour : le candidat de la FGDS n'arrive qu'en troisième position avec 6 254 des 37 430 suffrages exprimés, nettement devancé par le gaulliste de gauche Louis Vallon et par le communiste Urbain Nédélec. Malgré le nouveau désistement de ce dernier en sa faveur, Claude Estier perd son siège au second tour : il n'obtient en effet que 16 076 des 35 931 suffrages exprimés contre 19 855 voix au candidat de l'Union pour la défense de la République.

Après cet échec électoral, il succède en octobre 1968 à Louis Mermaz comme secrétaire général de la Convention des institutions républicaines, fonction qu'il exerce jusqu'en 1971. Dans le même temps, de 1968 à 1971, il est rédacteur en chef de la revue mensuelle de réflexion politique Dire, qu'il a fondée. Il retrouve ensuite un mandat électif lors des élections municipales de mars 1971 : candidat sur la liste d'Union de la gauche dans le dix-huitième arrondissement, il est élu conseiller de Paris. Il siège dès lors au conseil municipal de Paris sans discontinuer jusqu'en 1989.

Il joue également un rôle de premier plan aux côtés de François Mitterrand dans la refondation du Parti socialiste après le congrès d'Épinay en juin 1971 : il est nommé secrétaire national, chargé de la presse de 1971 à 1979 puis de l'information à partir de 1979. François Mitterrand lui confie aussi la tâche de relancer un organe de presse socialiste. Claude Estier fonde ainsi L'Unité en 1972. Il assure la direction de la rédaction de cet hebdomadaire national du PS de 1972 à 1981.

Dans le même temps, il tente à deux reprises de reconquérir le siège de député de la vingt-cinquième circonscription de Paris. Candidat de l'Union de la gauche socialiste et démocrate aux élections législatives des 4 et 11 mars 1973, il échoue au second tour contre le républicain indépendant Roger Chinaud après avoir recueilli 7 325 des 35 603 suffrages exprimés au premier tour. Malgré le soutien du PCF, le conseiller socialiste de Paris ne réunit que 17 400 des 35 547 suffrages exprimés au second tour contre 18 147 à son adversaire de droite. Sa défaite est encore plus nette aux élections législatives de mars 1978 : Claude Estier n'obtient que 16 854 des 37 027 suffrages exprimés au second tour contre 20 173 voix pour Roger Chinaud. Malgré ces deux revers, il poursuit l'implantation du PS dans le dix-huitième arrondissement de Paris, formant « la bande des quatre » avec Lionel Jospin, Daniel Vaillant et Bertrand Delanoë. Il est par ailleurs élu député européen en juin 1979. Siégeant au Parlement européen jusqu'en 1981, il y vice-préside le groupe socialiste européen.

En 1981, il est membre de l'équipe de campagne de François Mitterrand, candidat du PS à l'élection présidentielle. Puis, aux élections législatives des 14 et 21 juin 1981, il profite de la vague rose consécutive à la victoire de François Mitterrand pour retrouver l'Assemblée nationale. Une nouvelle fois candidat dans la vingt-cinquième circonscription de Paris, il remporte 15 781 des 31 119 suffrages exprimés au second tour après avoir recueilli 10 910 des 28 710 voix au premier tour. Il prend ainsi sa revanche sur Roger Chinaud qui ne réunit que 15 338 suffrages. Parallèlement à son mandat de député de Paris, il est également conseiller régional d'Île-de-France de 1981 à 1986.

Au Palais-Bourbon, Claude Estier, qui préside le comité directeur du PS de 1981 à 1994, s'inscrit au groupe socialiste dont il est le porte-parole. Membre de la commission des affaires étrangères, il vice-préside cette dernière de 1981 à 1983. Succédant à Maurice Faure, il est ensuite président de cette commission prestigieuse de 1983 à 1986. À ce titre, il conduit plusieurs délégations de l'Assemblée nationale au cours de déplacements à l'étranger et fait partie des délégations françaises qui participent aux sessions annuelles de l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies à New York. Il rapporte deux projets de loi autorisant la ratification de conventions européennes sur l'abolition de la peine de mort et l'extradition en 1985.

Ce journaliste, qui exerce la direction politique de L'Unité de 1981 à 1986, suit également de près à l'Assemblée nationale les questions concernant la presse et l'audiovisuel. Il préside de 1981 à 1983 la délégation parlementaire pour la radiodiffusion-télévision française, devenue délégation parlementaire pour la communication audiovisuelle en 1982, avant de la vice-présider de 1983 à 1985. Il se voit à se titre confier la présentation de son rapport d'information de 1981 à 1985. Également président de la commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi sur la communication audiovisuelle, il s'exprime au sujet du projet de loi portant dérogation au monopole d'État de la radiodiffusion en 1981 et 1982. Puis il intervient en 1983 sur le texte visant à limiter la concentration et à assurer la transparence financière et le pluralisme des entreprises de presse.

L'élu parisien prend aussi la parole en 1982 à propos de l'élection des membres du conseil de Paris et de l'attribution des logements sociaux dans la capitale. Par ailleurs, il vote les grands textes législatifs présentés par le gouvernement de Pierre Mauroy : la loi portant abolition de la peine de mort en 1981, la loi Deferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions en 1982 et la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage en 1982.

Non candidat aux élections législatives du 16 mars 1986, il se présente aux élections sénatoriales du 28 septembre de la même année. Il conduit la liste parisienne du PS qui, avec seulement 263 des 2 351 suffrages exprimés, remporte un seul siège. Il fait donc son entrée au Palais du Luxembourg. Il est ensuite réélu lors des élections sénatoriales du 24 septembre 1995 : sa liste d'union « Paris s'éveille », qui rassemble le PS, le PCF et le Mouvement des citoyens, réunit 868 des 2 281 suffrages exprimés et obtient cinq des douze sièges à pourvoir dans la capitale. Peu avant, en juin 1995, Claude Estier avait retrouvé son siège de conseiller de Paris.

Au Sénat, ce proche du président de la République François Mitterrand vice-préside le groupe socialiste de 1986 à 1988. Puis, après la nomination d'André Méric comme secrétaire d'État aux Anciens combattants, il préside ce groupe de 1988 à 2004. À plusieurs reprises, il se présente à la présidence de la Haute Assemblée, mais échoue à chaque fois contre les candidats présentés par la droite et le centre, alors majoritaires au Sénat : Alain Poher en 1989, René Monory en 1992 et 1995 et enfin Christian Poncelet en 1998 et 2001.

Très brièvement membre de la commission des lois en 1992, il siège au sein de celle des affaires étrangères durant tout son séjour au Palais au Luxembourg, de 1986 à 2004. Claude Estier continue en effet de suivre de près les questions internationales. Il vice-préside ainsi la délégation française à l'Assemblée parlementaire de l'Organisation sur la sécurité et la coopération en Europe de 1993 à 2004. Il est également membre des délégations françaises aux sessions annuelles de l'Organisation des Nations unies. Il est aussi responsable des relations internationales dans l'équipe de campagne de Lionel Jospin pour l'élection présidentielle de 2002.

Vice-président du groupe sénatorial d'amitié France-Russie, il rapporte plusieurs projets de loi sur l'approbation de la ratification de traités signés avec cet État. Il présente aussi en 2004 un rapport d'information sur la Russie et ses relations extérieures. Président du groupe sénatorial d'amitié France-Algérie, il rapporte de même des projets de loi autorisant la ratification d'accords avec ce pays en 1998 et 2001. Il ne cesse du reste de plaider en faveur d'une relation revisitée avec l'Algérie avec laquelle il a conservé de nombreux liens depuis la guerre. Il intervient en outre en séance publique sur différentes questions internationales : le massacre de la place Tian'an men (1989), le retrait de l'armée soviétique d'Afghanistan (1989), l'invasion du Koweït par l'Irak (1990), la situation au Kosovo (1999) ou la crise irakienne (2003).

Parmi les questions internationales, ce sont celles qui concernent l'Union européenne qui le préoccupent le plus à la Chambre haute. Vice-président de la délégation parlementaire du Sénat pour l'Union européenne de 1990 à 2004, ce fervent européen présente en son nom des rapports d'informations  sur l'aide communautaire aux pays d'Europe centrale et orientale (1990) et l'action collective des parlements nationaux au sein de l'Union européenne (1996). En 1990, il insiste en séance publique sur l'importance de la chute du mur de Berlin et de la réconciliation franco-allemande. En 1992, il vote la loi constitutionnelle ajoutant à la Constitution un titre : « De l'Union européenne » avant de défendre la ratification des traités d'Amsterdam en 1999 et de Nice en 2001. En 2003, il se félicite de l'élargissement de l'Union européenne aux pays d'Europe de l'Est. Il en profite alors pour rappeler les succès de la construction européenne : « Au total, quel chemin parcouru depuis cinquante ans ! Cela n'a été possible que parce que la force des idées et des convictions a été plus forte que tous les obstacles ».

L'action de Claude Estier au Sénat ne se limite pas aux questions internationales et européennes. La rénovation de la vie politique lui tient également à coeur. Il cosigne ainsi les propositions de loi déposées par son groupe politique sur l'attribution du droit de vote aux ressortissants étrangers pour les élections municipales (1989 et 1991) et sur la limitation du cumul des mandats et des fonctions électives (1994). Partisan d'une plus grande transparence de la vie politique française, il cosigne également des propositions de loi sur le financement des partis politiques et des campagnes électorales (1991) et sur le rétablissement des dispositions « anti-corruption » (1994).

Il se fait en outre l'avocat inlassable de la rénovation du Sénat. Il cosigne notamment une proposition de loi organique en 1998 visant à modifier le nombre de sénateurs élus : il s'agit d'adapter la composition de la Haute Assemblée à « la réalité sociopolitique du pays » ainsi que d'abaisser l'âge d'éligibilité des sénateurs à vingt-trois ans. Il en cosigne une autre en 2000 et 2003 qui vise à réduire la durée du mandat de sénateur de neuf à six ans.

L'ancien journaliste continue également de se soucier des médias. Il prend part en 1993 au dépôt d'une proposition de loi visant à modifier la loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication. Il intervient aussi en séance publique à propos des émissions publicitaires à caractère politique (1987) ou du Conseil supérieur de l'audiovisuel (1988). Outre ses sujets de prédilection, Claude Estier s'intéresse aux textes concernant la justice : la réforme de la procédure pénale (1992 et 1993), le projet de loi d'orientation et de programmation pour la justice (2002) ou celui portant adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité (2004).

Par ailleurs, il cosigne de nombreuses propositions de loi présentées par son groupe sur les sujets les plus divers, qu'il s'agisse des contrats de travail (1989), de l'instauration du 16 juillet comme journée nationale de commémoration des crimes commis par le régime de Vichy (1992) ou de la réforme du service national (1997). Le président du groupe socialiste mène par ailleurs la lutte contre les projets de loi présentés par le gouvernement de droite d'Édouard Balladur de 1993 à 1995.

Il vote la loi constitutionnelle relative à l'égalité entre les femmes et les hommes en 1999. En revanche, il se prononce contre la loi relative aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale en 1993, la loi d'orientation et d'incitation relative à la réduction du temps de travail en 1998, la loi relative au pacte civil de solidarité en 1999 et la loi constitutionnelle relative à l'organisation décentralisée de la République en 2002. Il s'abstient sur la loi relative au revenu minimum d'insertion en 1988.

Dix-huit ans après son élection au Sénat, il choisit de ne pas se représenter au scrutin du 26 septembre 2004. En quittant le Palais du Luxembourg, Claude Estier se retire de la politique active. Il avait en effet déjà renoncé à son mandat de conseiller municipal de Paris en 2001. Il est fait officier de la Légion d'honneur en décembre 2004.

Il s'adonne à alors l'écriture. Il avait déjà publié de nombreux ouvrages tout au long de sa carrière, parmi lesquels La Gauche hebdomadaire 1914-1962 (1962), Pour l'Algérie (1963), Khrouchtchev (1964), Journal d'un fédéré. La Fédération de la gauche au jour le jour, 1965-1969 (1970), La Plume au poing (1977), Mitterrand président (1981), Véridique histoire d'un septennat peu ordinaire (1987), De Mitterrand à Jospin. Trente ans de campagnes présidentielles (1995) et Dix ans qui ont changé le monde. Journal 1989-2000 (2000). Après son départ du Sénat, il publie une histoire du Parti socialiste, Un combat centenaire. 1905-2005 Histoire des socialistes français (2005), puis ses mémoires, J'ai tant vu (2008). Il chronique également les campagnes victorieuses de François Hollande à la présidence de la République en 2012 (François Hollande, journal d'une victoire) et d'Anne Hidalgo à la mairie de Paris en 2014 (Anne Hidalgo, maire de Paris. Journal de campagne).

Cette figure du Parti socialiste, fidèle de François Mitterrand, s'éteint le 10 mars 2016, à Paris, à l'âge de quatre-vingt-dix ans.

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Photo de M. Claude ESTIER, ancien sénateur
Appartenance politique
Président du Groupe socialiste
Etat-civil
Né le 8 juin 1925
Décédé le 10 mars 2016
Profession
Journaliste
Département
Paris