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LEJEUNE Max

Ancien sénateur de la Somme

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 25 septembre 1977
  • Réélu le 28 septembre 1986
  • Fin de mandat le 1er octobre 1995 (ne se représente pas)

Fonctions antérieures

  • Ministre
  • Député

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées
  • Membre du Groupe du Rassemblement Démocratique et Européen

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

LEJEUNE (Max)

Né le 19 février 1909 à Flesselles (Somme)

Décédé le 23 novembre 1995 à Abbeville (Somme)

Député de la Somme de 1936 à 1942

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Somme)

Député de la Somme de 1946 à 1977

Ministre des Anciens combattants et victimes de guerre du 16 décembre 1946 au 22 janvier 1947

Secrétaire d'État aux Forces armées du 24 novembre 1947 au 7 février 1950, du 12 juillet 1950 au 11 août 1951 et du 1er février 1956 au 13 juin 1957

Ministre du Sahara du 13 juin 1957 au 14 mai 1958

Ministre d'État du 14 mai au 1er juin 1958

Ministre du Sahara du 1er juin 1958 au 8 janvier 1959

Sénateur de la Somme de 1977 à 1995

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome VI, p. 2225 ; et dans le dictionnaire des parlementaires français 1940-1958, tome V, p. 154-156)

Député depuis 1936, Max Lejeune se représente en novembre 1958 dans la quatrième circonscription de la Somme. Alors ministre du Sahara au sein du dernier gouvernement de la IVe République, il est aisément réélu dès le premier tour avec 26 461 voix sur 45 277 suffrages exprimés. Il retrouve ensuite constamment son siège de député jusqu'en 1977, à chaque fois lors du second tour. En 1962, avec 19 803 des 43 437 suffrages exprimés, il bat le gaulliste André Pascal qui obtient 15 037 voix. En 1967, le maire socialiste d'Abbeville connaît une réélection plus confortable : il recueille 30 059 des 44 616 suffrages exprimés contre 14 557 pour André Pascal. En 1968, dans un contexte national favorable aux gaullistes, sa victoire est plus difficile : il obtient 25 483 des 47 782 suffrages exprimés contre 22 299 pour le candidat de l'Union pour la défense de la République (UDR) Jacques Dezoteux. Au Palais Bourbon, il siège jusqu'en 1973 au sein du groupe socialiste, qui le présente en 1958 et 1968 à la présidence de l'Assemblée nationale. Il devient vice-président de celle-ci à deux reprises, en 1967-1968 et en 1970-1971. Il siège à la commission des finances de 1959 à 1968, à celle de la production et des échanges en 1968-1969, et à celle de la défense à partir de 1969.

Hostile au Programme commun avec les communistes, Max Lejeune est exclu du Parti socialiste (PS) en décembre 1972. Après avoir immédiatement fondé le Mouvement démocrate socialiste de la Somme, il se représente lors des élections législatives de mars 1973. Son exclusion du PS ne l'empêche pas d'être réélu avec près du double des voix obtenues par le communiste Albert Bécard - 30 027 des 45 833 suffrages exprimés contre 15 806. Max Lejeune crée ensuite, en décembre 1973, le Mouvement démocrate-socialiste, formation centriste qu'il dirige, qui intègre l'Union pour la démocratie française (UDF) en 1978 et devient le Parti social-démocrate en 1982.

À l'Assemblée nationale, il s'apparente désormais au groupe des réformateurs démocrates sociaux, qu'il préside de 1974 à 1977. Continuant de siéger à la commission de la défense, il est également juge titulaire à la Haute Cour de justice de 1973 à 1977.

De 1959 à 1961, l'ancien ministre du Sahara se voit confier le rapport spécial sur le budget de ce territoire. Hostile à l'indépendance algérienne au nom de l'indivisibilité de la République, Max Lejeune vote pour la loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures relatives au maintien de l'ordre, à la sauvegarde de l'État, à la pacification et à l'administration de l'Algérie en février 1960. Proche de certains des défenseurs les plus radicaux de l'Algérie française, il signe, en juin 1960, le manifeste du comité de la gauche pour le maintien de l'Algérie dans la République française, aux côtés de Robert Lacoste ou d'André Morice. Après l'indépendance algérienne, il exprime régulièrement son inquiétude au Palais Bourbon sur la situation des rapatriés, ainsi que son souhait de voir amnistiées les infractions commises en lien avec la guerre d'Algérie.

Également rapporteur du budget de la gendarmerie de 1973 à 1976, ce résistant intervient par ailleurs à l'Assemblée nationale à propos de la retraite des anciens combattants (1974) ou de la commémoration du 8 mai 1945 (1975). Il s'exprime en outre aussi bien sur les habitations à loyer modéré (HLM) (1962) que sur la protection du littoral contre le pétrole (1967), la réforme de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) (1969) et la programmation militaire (1970).

Il vote la motion de censure du 4 octobre 1962, ainsi que la loi Royer d'orientation du commerce et de l'artisanat en 1973, la loi Veil relative à l'interruption volontaire de grossesse en 1974 et la loi portant réforme du divorce en 1975. Il vote en revanche contre la loi portant création et organisation des Régions en 1972.

En septembre 1977, il quitte le Palais Bourbon afin de se présenter aux élections sénatoriales à la tête d'une liste d'Union démocratique et sociale pour la défense des communes picardes. Obtenant 847 voix sur 1 649 suffrages exprimés, il est élu sénateur de la Somme dès le premier tour. Il voit son mandat reconduit en septembre 1986 au premier tour, avec 896 voix sur 1 678 suffrages exprimés.

Au Palais du Luxembourg, il s'inscrit au groupe de la Gauche démocratique. Membre de la commission des affaires étrangères de 1977 jusqu'à son décès, il rapporte le budget de la Marine. Très actif, il intervient souvent à propos de questions diverses : l'emploi (1979), l'immigration (1981) ou la police nationale (1985). Il prend aussi systématiquement la parole au cours des débats portant sur la Nouvelle-Calédonie.

Il approuve la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes en 1980, la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage en 1982, la loi sur le revenu minimum d'insertion en 1988 et la loi relative aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale en 1993. S'il s'abstient sur la loi portant abolition de la peine de mort en 1981, il vote contre la loi Deferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions en 1982 et contre la loi constitutionnelle ajoutant à la Constitution un titre : « De l'Union européenne » en 1992.

À partir de la fin des années 1980, Max Lejeune abandonne progressivement ses mandats. En 1988, afin de respecter la loi sur le cumul de ceux-ci, il quitte la présidence du Conseil général de la Somme qu'il occupait sans discontinuité depuis 1945. Il se retire également du Conseil régional de Picardie, qu'il avait présidé en 1978-1979. Battu par le socialiste Jacques Becq lors des élections municipales de mars 1989, il est en outre contraint d'abandonner la mairie d'Abbeville après l'avoir dirigée durant quarante-deux ans.

Hospitalisé de longs mois à Abbeville, il renonce à son dernier mandat, celui de sénateur, en septembre 1995. Peu après, le 23 novembre 1995, Max Lejeune s'éteint à l'âge de quatre-vingt-six ans. Ainsi disparaît le dernier survivant de la Chambre des députés du Front populaire, un parlementaire dont la carrière s'est étendue sur cinquante-neuf années.

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Photo de M. Max LEJEUNE, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe du Rassemblement Démocratique et Européen
Etat-civil
Né le 19 février 1909
Décédé le 23 novembre 1995
Profession
Professeur
Département
Somme