Appartenance politique :
Membre du Groupe Union Centriste
État civil :
Né le 12 février 1915
Décédé le 3 janvier 2008
Profession :
Négociant
Département :
Loiret
Vème République

Ancien sénateur de la Ve République


Travaux parlementaires

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

MALECOT (Kléber)

Né le 12 février 1915 à Neuville-aux-Bois (Loiret)

Décédé le 3 janvier 2008 à Neuville-aux-Bois (Loiret)

Sénateur du Loiret de 1974 à 2001

Chef d'une entreprise éponyme d'engins de travaux publics qu'il a lui-même fondée, Kléber Malécot s'engage en politique dès la fin de la Seconde guerre mondiale en intégrant le conseil municipal de sa ville natale, Neuville-aux-Bois. Située entre la forêt d'Orléans et la Beauce, cette commune du Loiret compte alors un peu plus de 2 000 habitants. Devenu maire en 1947 sur une étiquette MRP (Mouvement républicain populaire), Kléber Malécot conserve la confiance de ses administrés et son mandat pendant près de cinquante ans. En 1958, il est élu par les électeurs du canton de Neuville-aux-Bois au Conseil général du Loiret. Il en devient le vice- président à partir de 1970. Egalement président à l'échelle départementale de l'association des maires, de la société d'économie mixte pour l'équipement, du syndicat intercommunal pour l'équipement des communes et vice-président de l'Office départemental d'HLM (Habitation à loyer modéré), c'est fort logiquement que Kléber Malécot décide de se porter candidat aux élections sénatoriales de septembre 1974 sur une liste « de représentation des collectivités locales ». Il est d'ailleurs aisément élu au premier tour en compagnie de son colistier, le maire de Gien, Louis Boyer. Les grands électeurs du département reconduisent les deux hommes en compagnie du maire RPR (Rassemblement pour la République) d'Estouy, Paul Masson, dès le premier tour lors des renouvellements de 1983 et de 1992.

Au Palais du Luxembourg, le sénateur du Loiret est inscrit au groupe de l'Union centriste des démocrates de progrès (UCDP), puis à partir de 1984 à celui de l'Union centriste (UC), dont il devient le vice-président à compter de 1995. La même année, il quitte la commission des affaires culturelles pour rejoindre celle des affaires économiques. De 1980 à 1998, le sénateur Malécot est choisi par ses collègues pour siéger à la Haute Cour de justice. Homme de conviction, il s'est efforcé durant ces trois mandats de sénateur de défendre les intérêts des collectivités locales et du monde rural. En 1975, il demande ainsi au ministre de la Santé, Simone Veil, quelles mesures elle compte prendre pour améliorer les conditions d'exercice de la médecine en milieu rural, et recommande le développement de la médecine de groupe. Fort de son expérience d'entrepreneur, il intervient de nombreuses fois en séance pour demander des aides supplémentaires pour les PME. En 1998, il dénonce avec force l'inadaptation des trente-cinq heures aux PME de moins de 20 salariés. Le sénateur du Loiret se préoccupe aussi des questions relatives à l'enseignement, en particulier la formation des enseignants, les conséquences de la loi Haby de 1975, ou encore le coût des transports scolaires.

Kléber Malécot a soutenu par son vote les grandes lois des années 1970, 1980 et 1990 comme celle de 1974 portant réforme du divorce, celle de 1982 relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions, celle de 1988 relative au revenu minimum d'insertion ou encore celle de 1999 relative au pacte civil de solidarité. Il a cependant voté contre la loi Veil de 1975 relative à l'interruption volontaire de grossesse et contre la loi de 1981 portant abolition de la peine de mort. En sa qualité de doyen d'âge, il préside la séance du 1er octobre 1998 durant laquelle se déroule l'élection du nouveau président du Sénat, Christian Poncelet. A cette occasion, lors d'une brève allocution, il définit la Chambre haute comme étant « l'expérience au service de la démocratie moderne ». En parallèle de son action politique nationale, le sénateur Malécot renforce son ancrage local. Toujours maire de Neuville-aux-Bois, il est élu président du Conseil général du Loiret en 1979, succédant à Pierre Pagot. La fin de sa carrière politique est cependant ternie par deux affaires. En juin 1996, il est en effet condamné par le tribunal correctionnel d'Orléans à dix mois de prison avec sursis et 10 000 francs d'amende pour « favoritisme » et « ingérence » dans le cadre de l'attribution de marchés publics passés sous sa présidence du Conseil général du Loiret. Dix-sept mois plus tard, le tribunal de grande instance de Paris lui inflige trois mois de prison avec sursis et 20 000 francs d'amende pour avoir harcelé téléphoniquement quatre habitants de sa commune. Dans ce contexte, il décide de ne pas se représenter aux élections cantonales de 1994, municipales de 1995 et sénatoriales de 2001.

Kléber Malécot était chevalier des Palmes académiques, du Mérite social et du Mérite agricole.

Elu le 22 septembre 1974
Réélu le 25 septembre 1983
Réélu le 27 septembre 1992
Fin de mandat le 30 septembre 2001 (ne se représente pas)

Membre de la commission des affaires économiques
Membre du Groupe Union Centriste

Extrait de la table nominative

Résumé de l'ensemble des travaux parlementaires
de Kléber MALÉCOT

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