I. LA BRANCHE VIEILLESSE

A. LES COMPTES DE LA BRANCHE VIEILLESSE

Les dépenses de la branche vieillesse qui entrent dans le champ de la loi de financement correspondent à l'ensemble des régimes de retraites comptant plus de 20.000 cotisants actifs ou retraités titulaires de droits propres, à l'exception des régimes complémentaires obligatoires 37( * ) .

1. Les objectifs de dépenses de la branche (article 44)

L'objectif de dépenses de la branche vieillesse-veuvage est fixé par l' article 44 du présent projet de loi de financement à 140,35 milliards d'euros pour 2003 , en droits constatés. Ainsi, la branche vieillesse-veuvage représentera en 2003 42,6 % du total des objectifs de dépenses par branche, fixé par l'article 45 du présent projet de loi de financement.

Cet objectif de dépenses progresse de 3,2 % par rapport à celui de 2002 : cette augmentation devrait donc être plus modérée que celle constatée au cours des deux dernières années, soit + 3,9 % en 2001 et 2002. Depuis 2000, l'objectif de dépenses de la branche a crû de 11,5 %, soit 14,5 milliards d'euros supplémentaires.

Cet objectif global doit toutefois être analysé au regard de l'évolution très contrastée des différents régimes de retraite 38( * ) . Le rapport de la commission des comptes de la sécurité sociale de septembre 2002 note ainsi que « les pensions versées aux fonctionnaires connaissent également des évolutions rapides », soulignant la progression des effectifs de pensionnés civils. Ainsi, en 2003, la plus forte progression de charges de la branche vieillesse-veuvage-invalidité-décès est celle du régime de la CNRACL 39( * ) (+ 5,6 %, à 8,35 milliards d'euros) suivie par celle du régime des fonctionnaires (+ 4,3 %, à 31,91 milliards d'euros).

Le graphique ci-dessous retrace, depuis 2000, l'évolution des charges de différents régimes constituant les régimes de base de la branche vieillesse-veuvage-invalidité-décès :

Ce graphique illustre le dynamisme des charges du régime général et des régimes spéciaux (fonctionnaires et agents des entreprises publiques). Les charges du régime général ont ainsi progressé, entre 2000 et 2003, de 12,6 %, soit au même rythme que celles des régimes spéciaux. En revanche, les charges des autres régimes évoluent moins rapidement, soit + 8,7 % pour les régimes des non salariés non agricoles et + 3,7 % pour les régimes agricoles.

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