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Projet de loi de finances pour 2003 : Commerce extérieur

 

B. LA PLUS MAUVAISE PERFORMANCE DEPUIS 20 ANS POUR LE COMMERCE DES MARCHANDISES COMME POUR CELUI DES SERVICES

 En valeur, le commerce mondial de marchandises a diminué de 4 % (après une augmentation de 12,5 % en 2000), ce qui représente la plus importante baisse depuis 1982, et celui des services a également reculé de 1 %, ce qui constitue son premier recul depuis 1983.

CROISSANCE DU VOLUME DES EXPORTATIONS MONDIALES DE MARCHANDISES ET DU PIB MONDIAL
1990-2000

(Variation annuelle en pourcentage)

Source : rapport annuel de l'OMC 2002

L'Amérique du Nord est, de toutes les régions du monde, celle dont le volume des exportations de marchandises aura accusé en 2001 la plus forte baisse, soit 5 %. De façon assez étonnante, les exportations ont fléchi davantage que les importations, ce qui tient à plusieurs facteurs : outre la croissance anémique de ses principaux partenaires commerciaux, l'Amérique du Nord a souffert de la vigueur du dollar américain, qui a fait perdre aux Etats-Unis des parts de marché dans le secteur des marchandises à l'intérieur du pays et à l'étranger. Par ailleurs, si les importations de produits de l'industrie automobile ont diminué de 3 % en volume, les exportations de cette catégorie de produits ont chuté de 7,5 %. Enfin, les importations de biens de consommation ont encore progressé de 1,5 % et celles de pétrole de 4 % alors que les exportations correspondantes marquaient un recul.

En Amérique Latine, la croissance économique globale ayant été modérée, le volume des importations de marchandise est resté stable, tandis que celui des exportations est en hausse de près de 3 %, tiré par le Brésil.

L'atonie de la croissance économique en Asie et sur ses principaux marchés d'exportation (Amérique du Nord et Union européenne), conjuguée à la contraction de la demande globale de la principale catégorie de produits d'exportation de l'Asie -le matériel de bureau et de télécommunication- a provoqué la première baisse des exportations asiatiques en plus de 25 ans.

 Le recul des échanges de services (- 1 %) vient du fait que la diminution de la valeur des services de transport et de tourisme (respectivement - 2 % et - 3 %) n'a pas été totalement compensée par l'augmentation de la valeur des autres services commerciaux, parmi lesquels figurent les services de communication, les services d'assurance et les services financiers, ainsi que les redevances et les droits de licences.

Si les services commerciaux ont toutefois relativement mieux résisté dans le contexte déprimé qui a caractérisé l'économie mondiale l'an dernier, c'est peut-être aussi parce que la baisse des prix a été plus faible pour les services que pour les marchandises et que le commerce des services n'est pas soumis aux importantes variations cycliques de stocks qui ont contribué à l'affaiblissement du commerce des marchandises en 2001.

Source : rapport annuel de l'OMC 2002

Les effets du ralentissement des échanges des services commerciaux ont été très différents selon les régions. La chute la plus brutale des taux de croissance a pu être observée, en la matière, pour les exportations de l'Amérique Latine (- 4 %), du Moyen-Orient et de l'Asie (hormis l'Inde), et, pour les importations, de l'Amérique du Nord (- 7 % après + 16 % en 2000).

En Europe occidentale, les échanges de services ont stagné en 2001 après avoir légèrement progressé l'année précédente. En revanche, le commerce des services commerciaux des économies en transition a poursuivi sa vigoureuse expansion, les exportations comme les importations progressant de près de 10 % en 2001.