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Projet de loi de finances pour 2003 : Commerce extérieur

 

2. Le Centre français du commerce extérieur (CFCE), recentré sur sa mission d'information sur les marchés étrangers 

Le CFCE a pour mission de mettre à disposition des entreprises, en particulier des PME, l'information nécessaire pour leur développement international.

A cet effet, le CFCE diffuse l'information publique produite par le réseau des missions économiques à l'étranger. Chargé d'en assurer une diffusion la plus large possible, il s'est doté pour cela depuis 1998 :

- d'une direction commerciale, visant une fidélisation accrue de la clientèle et un développement significatif du chiffre d'affaires moyen par client (passé de 488 euros en 1998 à 671 euros en 2001) ;

- d'un système d'information en ligne comprenant une chaîne de traitement numérisé et une base de données et proposant plus de 40.000 références et des services personnalisés en ligne. Aujourd'hui, 7 à 10 % de l'activité commerciale du CFCE se fait en ligne.

Quatre orientations majeures concourant à la modernisation du CFCE ont été retenues et mises en oeuvre en 2002 :

- un nouveau positionnement sur Internet : le CFCE déploie sur son site à la fois une approche marketing, par la constitution d'une plate-forme de e-commerce, une approche métier par la création d'espaces sectoriels et une approche de communication et de relais vers les sites des missions économiques qui assurent l'intégralité de la couverture géographique (futur site Planetexport) ;

- une programmation éditoriale resserrée autour de familles de produits standardisés et fondée sur la demande;

- une démarche de certification, lancée en octobre 2001 et visant à obtenir la certification ISO 9001 de l'ensemble des activités du CFCE en une seule étape à l'horizon 2003 ;

- la mise en oeuvre de la convention d'objectifs et de moyens (COM) signée en janvier 2002 avec la DREE pour la période 2002-2005.

Pour répondre aux grands enjeux de la COM, le CFCE a été conduit, dès 2002, année expérimentale, à revoir son organisation interne. Ainsi, le département communication a organisé ses ressources autour du projet du service d'information sur les marchés extérieurs (SIME), projet pilote retenu dans le cadre du e-ministère

La nouvelle structure d'accueil et d'information (SIME), si elle se situe dans la continuité de l'expérience du Fil de l'Export (service téléphonique d'accueil des entreprises désireuses de s'internationaliser), affiche des ambitions, une architecture et des moyens nouveaux : conçue à terme comme le point d'entrée unique de la première demande adressée au réseau public d'aide à l'internationalisation (CFCE, réseau des missions économiques et DRCE), la plate-forme traite l'ensemble des premières demandes d'orientation et d'information, quels qu'en soient les supports de réception (e-mail, téléphone ou télécopie), dans la logique de la première réponse gratuite et personnalisée définie dans l'instruction de service aux entreprises. Elle prend appui sur les bases documentaires du CFCE (médiathèque, ancien pôle documentaire du CFCE) et de la DREE pour formuler ses premiers avis. Au-delà des premières réponses, elle oriente vers les pôles d'expertise du CFCE et du réseau de la DREE les demandes qui appellent un traitement plus approfondi. L'ensemble de ces contacts sera retracé dans la base de données clients (gratuits et payants) commune pour l'ensemble du réseau et attachée à l'application ATHENA.

Votre rapporteur pour avis souligne l'opportunité de cette démarche, qui va permettre aux entreprises de bénéficier de la simplicité d'un portail unique pour accéder à une offre de soutien à l'export multiforme donc morcelée.

Par les innovations qu'elle apporte et les mutations en profondeur qu'elle sous-tend dans les relations du CFCE avec la DREE, la convention d'objectifs et de moyens marque une étape fondamentale dans le développement et le positionnement futur du CFCE au sein du dispositif du commerce extérieur. Votre rapporteur pour avis s'en félicite.

La politique d'information française soutient favorablement la comparaison internationale, en termes tant d'abondance et de qualité des informations mises à disposition des entreprises que de satisfaction des clients. Toutefois, elle pêche essentiellement sur un point, que votre rapporteur pour avis tient à souligner : le faible nombre de possibilités d'affaires portées à la connaissance des entreprises, alors que ce service est très développé -y compris en ligne, moyennant authentification- par nos concurrents, singulièrement britanniques, mais également américains, canadiens ou encore espagnols.

En outre, comme le suggèrent MM. Jean Lévy et Bernard Testu16(*), la politique d'information française gagnerait à se structurer sur un mode déjà éprouvé, qui consisterait à proposer des unités d'information de base ou « briques » -gérées en une seule base de données- que les entreprises regrouperaient selon leurs besoins informatifs, selon une formule de « sur-mesure industriel ». Ceci impliquerait que le CFCE soit désigné comme centralisateur de l'information produite, y compris par le réseau de la DREE, et soit doté de la capacité d'expertise pour gérer cette base de données.

* 16 Dans leur rapport de mission remis en octobre 2002 au ministre et évaluant les services rendus aux entreprises par les organismes d'appui au commerce extérieur.