3. Une plus grande emprise des crédits consacrés à la coopération au sein du budget des affaires étrangères

La hausse de la part de la coopération dans les crédits budgétaires du ministère des affaires étrangères repose sur le différentiel positif entre la croissance des actions multilatérales intégralement affectées à la coopération et celle des crédits du ministère, en particulier sur la hausse des crédits affectés au FED (en augmentation de 13,9 %, alors que le budget du ministère augmente de 2,5 %) et des contributions volontaires à des fonds multilatéraux (hausse de 11,5 %) ; et également sur la forte augmentation de certaines actions bilatérales, également intégralement prises en compte au titre de la coopération, telles que les concours financiers (+ 28,7 %), les dotations du Fonds de solidarité prioritaire (+ 25 %) et de l'Agence française de développement (+ 13,5 %).



Evolution des crédits « coopération et aide au développement »
au sein du budget du MAE

(en %)

Pourcentage des crédits du MAE affectés à la coopération (DO+CP)

LFI 2003

PLF 2004

I - ACTIONS BILATERALES

45,9

47

I - 1 - Coûts des services centraux

14,9

13,6

31-12-11. Administrations centrales - Indemnités et allocations diverses

8,9

8,9

31-90-01/11. Rémunérations principales

16

13,9

31-98-11. Autres rémunérations

11,4

11,4

33-90-11. Cotisations sociales

17,1

17,4

33-91-11. Prestations sociales

21,5

30,4

37-90-11/87/88. Moyens généraux des services

15,3

14,3

57-10-11. Equipement administratif

9,7

7,1

I - 2 - Coût des services déconcentrés et établissements à l'étranger

15,7

14,7

31-12-21/31. Indemnités et allocations diverses

36,3

91,2

31-90-21. Rémunérations des personnels

18,7

19,5

33-90-21. Cotisations sociales

33,8

43,7

33-91-21. Prestations sociales

45,6

17,6

37-30. Dotations globalisées : expérimentations du budget-pays

-

5,7

37-90-21/23/41/43. Moyens généraux des services

6,9

5,9

57-10-21. Equipement administratif

29,7

24,1

I - 3 - Coût des établissements à l'étranger

33,5

33,6

31-90-31. Rémunérations des personnels

29,1

28,2

36-30. Subventions aux établissements publics

28,4

28,4

37-95. Etablissements culturels, de coopération et de recherche

73,5

73,5

57-10-25/31/32/61. Equipement administratif

51,4

74,4

I - 4 - Dépenses d'intervention

72,5

74,4

41-43. Concours financiers

100

100

42-13. Appui à des initiatives privées et décentralisées

98

99,1

42-14. Subventions à des opérateurs de l'action audiovisuelle

12,2

12,2

42-15. Coopération internationale et au développement

70

70,5

42-26. Transport aide alimentaire et aide d'urgence

100

100

42-29. Coopération militaire et de défense

69,5

69,5

42-37. Autres interventions de politique internationale

65,2

65,4

68-80. Subventions d'aide extérieure

91,1

90,9

68-91. Fonds de solidarité prioritaire

100

100

68-93. Dons AFD

100

100

 
 
 

II - ACTIONS MULTILATERALES

35,6

39,1

II - 1 - Coût des délégations auprès d'organisations intergouvernementales

7,4

7,3

31-12-21. Services à l'étranger - Indemnités et allocations diverses

4,5

4,3

31-90-21. Rémunérations des personnels

0,8

0,8

33-90-21. Cotisations sociales

2,1

2,5

37-90-21/23/41/43. Moyens généraux des services

0,5

0,4

II - 2 - Contributions de la France aux organisations intergouvernementales

52,5

55,2

42-31. Contributions obligatoires

11,7

11,8

42-32. Contributions volontaires

101,5

101,4

42-32. Fonds multilatéral unique (francophonie)

97

97,6

68-02. Participation de la France au FED

100

100

Source : commission des finances du Sénat, à partir des « bleus » et « jaunes » annexés aux PLF 2003 et 2004

Au total les crédits du ministère des affaires étrangères consacrés à la coopération et au développement sont en augmentation de 7,5 % par rapport à la loi de finances initiale pour 2003 . Les crédits gérés par la DGCID, qui constitue le principal opérateur du ministère en matière de coopération mais recouvre un périmètre plus vaste, passent de 2,03 milliard d'euros à 2,16 milliards d'euros en 2004, soit une hausse de 6,2 % (23,8 % en 2003). La hausse globale des crédits de coopération est toutefois ramenée à 2,9 % si on exclut le FED et les concours financiers du périmètre , dont ils représentent 35,6 % de la masse budgétaire.

S'agissant des crédits de la DGCID, aucune mesure nouvelle n'a été attribuée pour les programmes d'aide au développement de cette direction. Parmi les priorités pour 2004, il convient de signaler :

- l'appui à la mise en oeuvre du NEPAD ;

- le financement des initiatives retenues au Sommet de Johannesburg, en particulier pour l'eau, l'énergie et la forêt ;

- le maintien de l'aide apportée aux politiques de lutte contre la pauvreté, notamment par la mise en place des contrats de désendettement-développement dans les pays concernés ;

- l'amplification de la lutte contre le Sida ;

- l'amélioration des processus de gouvernance démocratique ;

- la contribution au financement de politiques sectorielles dans le domaine de l'éducation ;

- une meilleure prise en compte des situations de post-conflit.

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