b) Aucune décision prise sur d'autres ouvertures de capital

A ce jour, ASF est la seule société française concessionnaire d'autoroutes cotée à la bourse de Paris (Euronext) et malgré l'intérêt que cette société suscite chez certains groupes de bâtiment et travaux publics (BTP), en particulier VINCI (2 ème actionnaire après l'Etat), son capital reste majoritairement détenu par l'Etat et l'établissement public national Autoroutes de France.

Le ministère de l'équipement indique que l'évolution de cette société ne peut être envisagée indépendamment de celle du secteur autoroutier concédé dans son ensemble et aucune opération d'ouverture de capital d'une société d'économie mixte concessionnaire d'autoroutes (SEMCA) n'est décidée à ce jour.

Depuis l'ouverture du capital d'ASF, de nombreuses études ont été réalisées par les administrations pour évaluer l'opportunité de poursuivre la respiration capitalistique du secteur autoroutier. Les trois principales problématiques touchent au risque de concentration sectorielle, à la maîtrise de la concurrence sur les marchés de travaux publics et aux aménagements des contrats de concession à mettre en oeuvre pour en assurer une bonne exécution.

c) Les enjeux des privatisations

La valorisation de la participation de l'Etat dans les sociétés concessionnaires d'autoroutes est aujourd'hui estimée à 8 milliards d'euros : 2,8 milliards d'euros pour les 51 % d'ASF, 2 milliards d'euros pour la SANEF, 2 milliards d'euros pour la SAPRR et 1,2 milliard d'euros pour AREA.

Cette évaluation ne tient pas compte d'ATMB dont la valeur devrait être quasiment nulle après allongement de la durée de concession du tunnel, de la SFTRF dont le besoin de recapitalisation est de l'ordre de 540 millions d'euros et de la SAPN dont la valeur est de 285 millions d'euros après la mise en oeuvre du plan de recapitalisation.

Or, selon les informations fournies à votre rapporteur spécial, alors que la valeur de la part de l'Etat dans les sociétés concessionnaires s'élève aujourd'hui à 8 milliards d'euros, les sociétés devraient dégager un total de dividendes de près de 34 milliards d'euros sur la durée des concessions , en euros courants, soit 24 milliards d'euros constants.

Votre rapporteur spécial est opposé à la privatisation des sociétés concessionnaires d'autoroutes. Il souhaite que les dividendes de ces sociétés soient utilisés pour financer les infrastructures dont notre pays a besoin.

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