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Projet de loi autorisant l'approbation de l'accord de partenariat pour la coopération culturelle, scientifique et technique et pour le développement entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République d'Irak

14 janvier 2015 : Accord France-Irak : coopération culturelle, scientifique et technique ( rapport - première lecture )

C. DES RÉSULTATS MITIGÉS

Jusqu'à présent, l'aide internationale a surtout fait appel à une coopération avec les institutions irakiennes, et les résultats ont généralement été mitigés. En effet, le niveau d'appropriation des programmes par les autorités a été plutôt faible, avec une tendance à considérer parfois les opportunités offertes par les programmes de coopération, notamment les formations en Europe, comme une récompense des personnes choisies par le gouvernement comme récompense pour service rendu que comme un investissement. En outre, les actions en faveur d'une plus grande transparence, se sont heurtées à la pratique du pouvoir de l'ancien Premier ministre irakien, M. Nouri Al-Maliki.

Très peu de projets ont été orientés vers les ONG et la société civile, en dehors d'un programme du Fonds social de développement (FSD) français et de quelques lignes de crédits prévues pour les ONG par certains pays, notamment les Etats-Unis, l'Allemagne et la Suède, ou encore par l'Union européenne.

Enfin, la dégradation de la situation sécuritaire freine les projets en cours et ne permet pas d'en lancer de nouveaux.

D. DES RELATIONS ÉCONOMIQUES POTENTIELLEMENT IMPORTANTES

Avant le déclenchement de la crise actuelle, l'Union européenne était déjà le deuxième partenaire commercial de l'Irak, après les États-Unis. En 2012, les échanges bilatéraux avaient atteint un montant total de 17,5 milliards d'euros - 4,7 milliards d'euros d'exportations de l'Union européenne vers l'Irak23(*), 12,8 milliards d'euros d'importations, dominées à 99,7% par le pétrole. L'excédent commercial de l'Irak avec l'Union européenne a atteint 8,1 milliards d'euros en 2012.

Sur le marché irakien, l'Union européenne est devancée par la Turquie (26%), qui s'impose comme le principal fournisseur en produits de consommation courante, et concurrencée par la Chine dont la part de marché ne cesse d'augmenter (15%). Les États-Unis (5%), le Japon et la Corée du sud sont des partenaires importants.


* 23 Constituées essentiellement de machines, d'équipements de transport, de produits chimiques, de denrées alimentaires et d'animaux vivants.