B. UNE OFFRE DE SOINS SPÉCIALISÉS INSUFFISANTE

En ville, si la densité médicale est dans la moyenne nationale, elle masque d'importants déséquilibres territoriaux. De nombreuses spécialités sont en sous-effectif, en dépit des besoins du territoire (neurologie, rhumatologie, dermatologie, endocrinologie...). En outre, les effectifs connaissent un vieillissement marqué : un quart des médecins a plus de 65 ans.

À l'hôpital, si l'offre de soins est de plus en plus structurée et coordonnée, de nombreuses spécialités sont sous tension (gériatrie, neurologie, chirurgie pédiatrique...) ou inexistantes (chirurgie cardiaque, greffes, grands brûlés, soins critiques pédiatriques...). L'offre de prise en charge des patients atteints de cancer apparaît largement insuffisante, avec une absence de centre de cancérologie, de pet-scan et de plusieurs types de radiothérapie.

La Corse est la seule région
de France métropolitaine
à ne pas disposer de CHU

La France compte 32 CHU répartis sur le territoire, à raison de deux à quatre par région métropolitaine et quatre dans les outre-mer.

Ces établissements assurent une triple mission de soins, de formation et de recherche.

 

C. DE NOMBREUX DÉPLACEMENTS MÉDICAUX SUR LE CONTINENT, DES RENONCEMENTS AUX SOINS ET DES PERTES DE CHANCE

Les patients corses sont contraints de se déplacer sur le continent pour de nombreux soins spécialisés : 18 % des séjours hospitaliers de résidents corse en chirurgie et 15 % en médecine sont réalisés sur le continent.

L'absence de prise en charge sur l'île, les délais d'attente ou la nécessité de se déplacer sur le continent engendrent des phénomènes de renoncement aux soins, pour des raisons financières et logistiques, ainsi que des pertes de chance, du fait de retards de diagnostic ou de traitement, voire d'absence totale d'accès aux soins, en particulier chez les patients âgés, isolés ou précaires.

35 000 déplacements médicaux sur le continent chaque année, pour 13 500 patients, dont les 2/3 sont atteints d'une ALD.

À 75 % à destination de Marseille, 22 % de Nice et 1% de Paris.

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