B. LE RECUL DES MALADIES CARDIO-NEURO-VASCULAIRES PASSE PAR LA PRÉVENTION DES FACTEURS DE RISQUE

• La prévalence des MCNV est influencée par des facteurs de risques comportementaux et métaboliques qui peuvent être modifiés grâce à une prévention renforcée.

32 % des Français se déclarent fumeurs ;

41 % des adultes ont un niveau de sédentarité élevée ;

30 % de la population souffre d'hypertension artérielle ;

6 % de la population est reconnue diabétique.

 

L'exposition à ces facteurs de risques est fortement corrélée aux inégalités socio-économiques, chez les adultes comme chez les enfants. Les femmes présentent en outre des facteurs de risques hormonaux spécifiques (contraception, diabète gestationnel, ménopause).

• Toutefois, la vulnérabilité au risque cardio-neuro-vasculaire est aujourd'hui largement sous-évaluée.

45 % des hypertendus méconnaissent leur risque, 43 % des personnes souffrant d'hypercholestérolémie l'ignorent et 25 % des personnes diabétiques ne sont pas détectées. En conséquence, 23 % des insuffisants cardiaques sont actuellement diagnostiqués avec une exacerbation aiguë, et 28 % des diabétiques au stade d'une complication.

• L'absence de stratégie nationale de prévention en faveur de la santé cardio-neuro-vasculaire ne permet pas d'enrayer la « bombe épidémiologique » que constitue l'augmentation de la prévalence des pathologies cardio-neuro-vasculaires.

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