C. LA CRÉATION D'UNE JOURNÉE NATIONALE D'HOMMAGE AUX ENFANTS TRANSPLANTÉS ET D'UN LIEU DE MÉMOIRE
La création de lieux de mémoire « joue un rôle essentiel dans les processus de reconnaissance des violations passées, de restauration de la dignité des victimes et de transmission de l'histoire aux générations futures. Elle permet de transformer une expérience longtemps marginalisée ou invisibilisée en un élément reconnu du patrimoine historique commun »9(*).
L'article 1er prévoit la création d'un lieu de mémoire consacré aux anciens mineurs transplantés, situé dans la Creuse.
Ce lieu de mémoire doit jouer un rôle clé. Il s'inscrit pleinement dans le propos tenu lors d'une audition menée par la rapporteure : « Un lieu de mémoire ne doit pas être conçu comme un simple espace commémoratif, mais comme un outil de transmission des savoirs et de compréhension historique. L'un des principaux défis des politiques mémorielles consiste précisément à permettre l'appropriation sociale des événements passés par les générations qui ne les ont pas vécus »10(*).
L'article 1er prévoit également la création d'une journée nationale d'hommage aux enfants transplantés.
La mise en oeuvre d'une politique mémorielle suppose des moments de reconnaissance publique. En effet, « une journée nationale permet de rendre hommage aux victimes, de reconnaître officiellement la gravité des atteintes subies et d'inscrire cette histoire dans la mémoire collective »11(*).
L'adoption d'une journée d'hommage le 18 février permettra d'entretenir la mémoire de la transplantation des mineurs de La Réunion.
Cette journée doit être un moment de vérité, de reconnaissance, de transmission et de cohésion nationale.
* 9 Réponse de J-P. Massias au questionnaire de la rapporteure.
* 10 Réponse de J-P. Massias au questionnaire de la rapporteure.
* 11 Réponse de J-P. Massias au questionnaire de la rapporteure.
