B. FRANCE TÉLÉCOM

1. La situation financière de France Télécom

France Télécom, conformément à l'article 1 er de la loi du 26 juillet 1996 relative à l'entreprise nationale France Télécom, est une entreprise nationale dont l'Etat détient directement plus de la moitié du capital social.

Le tableau ci-après retrace les résultats de France Télécom (maison-mère) de 1994 à 1997.



En 1997, le chiffre d'affaires a progressé de +1,6 %. Les produits des services de téléphonie fixe enregistrent l'impact de la progression du volume de trafic (+6,6 %) et, en sens inverse, la poursuite des baisses de prix des communications téléphoniques nationales et internationales. Les produits des mobiles accélèrent leur rythme de progression (près de 48 % en 1997 ; 38 % en 1996) du fait de la très forte croissance d'Itinéris.

La progression du coût des services et produits vendus traduit la forte croissance de l'activité dans le domaine des mobiles ainsi que la croissance des reversements aux opérateurs tiers domestiques liée à l'augmentation du trafic fixe et mobile vers les réseaux de ces opérateurs.

La forte croissance des coûts commerciaux traduit le redéploiement des effectifs vers les fonctions commerciales et la forte progression des mobiles en particulier dans le marché grand public.

Sous l'effet de la progression des coûts commerciaux, le résultat opérationnel courant est en baisse de 9 %.

Les éléments spécifiques et non récurrents nets comprennent diverses charges liées à l'ouverture du capital et à son report, ainsi que l'abondement accordé au personnel dans le cadre de l'offre d'actions réservée.

Le résultat opérationnel, qui s'élève à 26.704 millions de francs, soit 20 % du chiffre d'affaires, n'est pas comparable à celui de l'exercice précédent, compte tenu des écritures comptables exceptionnelles liées au changement de statut de France Télécom et enregistrées dans les éléments non récurrents nets en 1996.

L'évolution de la dette de France Télécom est la suivante :



Depuis le 1 er janvier 1997, les charges financières enregistrent la provision passée au titre de l'actualisation de la provision pour congés de fin de carrière. Hors cette dotation, le résultat financier s'améliore de 18,6 % par rapport à l'exercice précédent. En effet, l'impact de la hausse de l'endettement moyen lié au financement de la soulte versée à l'Etat au titre du régime de retraite des fonctionnaires a pu être compensé par la baisse des taux d'intérêts et par une gestion active de la dette.

Après la prise en compte de l'impôt sur les bénéfices d'un montant de 6,5 milliards de francs, et pour la première fois d'une charge relative à la participation des salariés aux résultats de l'entreprise (893 millions de francs), le résultat net ressort à 14 milliards de francs.

En 1997, France Télécom maison-mère a réalisé 24 milliards de francs d'investissements techniques et 4,2 milliards de francs en participations financières.

Les investissements techniques de France Télécom maison-mère concernent principalement :



L'augmentation des investissements techniques en 1997 est liée principalement au développement des réseaux de téléphonie mobile ainsi qu'au développement et à la modernisation du système d'information (applications commerciales, tarification à la seconde, interconnexion des autres opérateurs). Les investissements relatifs aux réseaux de téléphonie fixe ont continué de décroître avec l'achèvement de certains grands programmes de modernisation du réseau et la baisse du prix des équipements.

Les investissements opérationnels devraient légèrement augmenter en 1998. Ils porteront notamment sur la poursuite du développement de l'infrastructure des mobiles et sur la modernisation du réseau dans le domaine de la transmission à hauts débits.

Le montant de 4,2 milliards de francs pour les investissements financiers en 1997 représente principalement le prêt de France Télécom à FT1CI dans le cadre des opérations liées au rachat de la participation de Thomson CSF dans le capital de SGS Thomson.

L'évolution du chiffre d'affaires et du résultat net consolidé du Groupe France Télécom est indiquée ci-dessous :

Le résultat net part du groupe de France Télécom s'élève à 14,9 milliards de francs pour l'exercice clos le 31 décembre 1997. Le résultat net part du groupe en 1996 s'expliquait par l'impact des éléments spécifiques et non récurrents liés au changement de statut de France Télécom.

L'endettement net des disponibilités baisse de 5,6 milliards sur l'exercice 1997. Il atteint 101 milliards de francs au 31 décembre 1997 contre 106,6 milliards un an auparavant (y compris la soulte).

Le ratio de charges financières nettes sur chiffre d'affaires atteint 3,1 % en 1997 (hors dotation pour actualisation des CFC) contre 3,3 % en 1996, du fait de la baisse des taux et d'une gestion active de la dette.

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