B. UNE NOMENCLATURE BUDGÉTAIRE QUI N'IDENTIFIE PAS LES DÉPENSES DÉCONCENTRÉES
Cependant, la nomenclature budgétaire ne permet toujours pas d'identifier les dépenses déconcentrées.
1. C'est le Premier ministre qui décide de la répartition des crédits non contractualisés
Si l'on
connaît le montant des crédits affectés au financement des
contrats de plan, c'est le Premier ministre qui décide
15(
*
)
, de manière
discrétionnaire, de la répartition des crédits restants
entre la partie non contractualisée de la section locale
16(
*
)
et la section générale.
Le mécanisme de répartition des crédits entre les
différentes sections est donc le suivant.
La
répartition des crédits du FNADT entre sections
Loi de finances initiale
|
Crédits CPER
|
Autres crédits |
|||
|
|
|
|
|
|
|
|
Premier ministre |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Section
générale
|
Section locale libre d'emploi (environ 20 % des crédits) |
||
2. Faut-il identifier en loi de finances les crédits de la section locale non contractualisée ?
Dans son
rapport d'enquête sur la section générale du FNADT (1998),
l'inspection générale des finances juge nécessaire de
distinguer, dans la nomenclature budgétaire, «
les
crédits de la section locale et de la section générale du
FNADT
». Dans son rapport public sur l'année 2001, la Cour
des comptes estime qu'en l'absence d'une telle réforme,
«
la nomenclature budgétaire du FNADT n'aide pas à
clarifier les règles d'utilisation des crédits ni à en
établir les comptes rendus. Aussi bien en ce qui concerne le chapitre
44-10 que le chapitre 65-00, elle ne distingue pas les dépenses
déconcentrées de celles qui ne le sont pas (...). La
création du FNADT avait pour ambition d'apporter plus de
lisibilité ; le résultat n'est pas atteint
».
Cependant, selon la DATAR, «
une pré-affectation des
crédits opérée sur la base d'une nomenclature
budgétaire ad hoc viendrait rigidifier la ventilation des crédits
en début d'exercice budgétaire et serait en tout état de
cause contraire à la finalité du FNADT, instrument ayant une
capacité d'adaptation forte grâce, notamment, à sa
souplesse d'utilisation
».
Il semblerait donc opportun, plutôt que d'identifier en loi de finances
les crédits de la section locale libre d'emploi, d'augmenter le montant
minimal des subventions de la section générale et des
opérations qu'elle finance.