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Le nouvel « âge d'or » des fonds souverains au Moyen-Orient

 

II. UN STOCK CONSIDÉRABLE DE LIQUIDITÉS EN RECHERCHE D'AFFECTATION OPTIMALE

La région constitue le plus grand gisement de liquidités au monde, grâce aux « pétrodollars » dont le volume est poussé à la hausse par le cours actuel élevé du pétrole6(*). Le PIB de la zone du Moyen-Orient est estimé à plus de 990 milliards de dollars.

A titre comparatif, le tableau suivant présente les PIB de certains Etats les plus riches du monde.

 

PIB (en milliards de dollars en PPA*)

Etats-Unis

13.185

Japon

4.885

Allemagne

3.108

Royaume-Uni

2.549

France

2.230

Espagne

1.309

Canada

1.233

Source : ministère des affaires étrangères (données 2006)

Croissance mondiale

Source : rapport 2006 de la Commission permanente de concertation pour l'industrie (CPCI)

* PPA= parité de pouvoir d'achat

A. UN NOUVEL « ÂGE D'OR » PÉTROLIER APRÈS LES CHOCS DE 1973 ET 1979 ET LE CONTRECHOC DES ANNÉES 1990

Evolution des cours du pétrole en dollars courants

Source : données de l'Observatoire de l'économie de l'énergie et des matières premières

1. Les deux chocs pétroliers des années 1970 et leurs répercussions

A la suite du déclenchement de la guerre du Kippour, le 5 octobre 1973, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) lance un embargo pétrolier envers les Etats occidentaux soutenant Israël, provoquant ainsi le premier choc pétrolier. Entre les mois d'octobre 1973 et mars 1974, le prix du baril est quadruplé, passant de 2,59 à 11,65 dollars.

Le deuxième choc pétrolier trouve son origine dans la révolution iranienne de 1979 et la guerre Iran-Irak qui l'a immédiatement suivie : la diminution des exportations de ces deux Etats entraîne une flambée du cours qui atteint 35 dollars en 1981.

2. Une forte diminution des prix de 1981 à 1986

Les répercussions de ces deux chocs sur la consommation d'hydrocarbures dans le monde occidental, sont, comme chacun le sait, considérables : la demande et l'intensité pétrolière ne cessent, dès lors de diminuer, phénomène favorisé à la fois par une politique incitative de réduction de la consommation de pétrole que par la volonté de diversifier la production énergétique par le développement du secteur nucléaire. Après une baisse progressive, l'année 1986 voit le cours du brut s'effondrer en deçà de 10 dollars le baril.

Intensités pétrolières : consommation de pétrole en milliers de barils jour par unité de PIB

Source : OCDE

* 6 Sur l'ensemble de ces questions, se reporter également au rapport n° 105 (2005-2006) de nos collègues Joseph Kergueris et Claude Saunier sur « La hausse des prix du pétroles, une fatalité ou le retour du politique » au nom de la délégation du Sénat pour la planification.