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Réussir le cluster de Paris-Saclay

23 mai 2016 : Réussir le cluster de Paris-Saclay ( rapport d'information )

C. LE REFUS DE L'ÉCOLE DES MINES DE PARIS DE DÉMÉNAGER À SACLAY CONSTITUE UNE DÉCISION DOMMAGEABLE

Alors que le plateau de Saclay est de loin le moteur de la recherche scientifique et technologique de la région Île-de-France et que des écoles parmi les plus prestigieuses de notre pays, telles que l'école Centrale ou AgroParisTech, ont choisi d'y déménager pour se rapprocher de celles qui y étaient installées de longue date comme l'École polytechnique et Supélec, l'École des Mines de Paris a fait le choix de demeurer à l'écart de ce mouvement historique en refusant de quitter le Quartier Latin où elle était historiquement implantée.

Pourtant, le Gouvernement s'était prononcé dès 2010 en faveur de ce déménagement qui bénéficiait d'un plan de financement d'environ 100 millions d'euros et aurait permis de regrouper, sans doute à Palaiseau, les différentes implantations de l'École des Mines (boulevard Saint-Michel à Paris, Fontainebleau, Évry).

Cette situation paraît d'autant plus dommageable que l'Institut Mines-Telecom, auquel est rattaché l'École des Mines de Paris, et Telecom ParisTech ont pour leur part décider de venir s'installer à Saclay, ce qui conduit l'Institut Mines-Telecom à faire partie de l'université Paris-Saclay alors que l'École des Mines est associée aux membres de Paris Sciences et Lettres, où l'on retrouve notamment l'ENS Ulm, le Collège de France, l'École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris (ESPCI) et l'université Paris-Dauphine, qui, s'ils sont des établissements de premier plan, n'en demeurent pas moins plus éloignés des champs de recherche de l'École des mines que l'École polytechnique ou Centrale-Supélec.

Dès lors, à l'instar de Bernard Attali dans son rapport L'X dans une nouvelle dimension, votre rapporteur spécial ne peut qu'appeler de ses voeux une relance des discussions sur un possible déménagement de l'École des Mines sur le plateau de Saclay, qui devrait être appuyé par un engagement fort de son ministère de tutelle, le ministère de l'économie, de l'industrie et du numérique.

Recommandation n° 3 : relancer les discussions sur la venue de l'École des Mines de Paris sur le plateau de Saclay.