ANNEXE 4
ESPÉRANCE DE VIE DANS LES OUTRE-MER354(*)

Territoire/Année de référence

2000

2025

Guadeloupe

Femmes : 81,6

Hommes : 74,6

Femmes : 84,7

Hommes : 78,1

Saint-Barthélemy

Pas de statistiques

Femmes : 87,1

Hommes : 81,8

Saint-Martin

Femmes : 77

Hommes : 73

Femmes : 80 (2024)

Hommes : 77 (2024)

Martinique

Femmes : 82,2

Hommes : 75,3

Femmes : 85,1

Hommes : 77,5

Guyane

Femmes : 80,2

Hommes : 72,1

Femmes : 82,2

Hommes : 77,1

La Réunion

Femmes : 80,2

Hommes : 72

Femmes : 84,5

Hommes : 78,2

Mayotte

Pas de statistiques

Femmes : 76,4

Hommes : 73

Saint-Pierre-et-Miquelon

Pas de statistiques

Femmes : 81,9

Hommes : 73,3

Wallis-et-Futuna

Pas de statistiques

Femmes : 80

Hommes : 78,1

Nouvelle-Calédonie

Hommes : 71

Femmes : 77

Femmes : 81 (2024)

Hommes : 76 (2024)

Polynésie française

Femmes : 82

Hommes : 77

Femmes : 87

Hommes : 82

France hexagonale

Femmes : 82,8

Hommes : 75,3

Femmes : 85,9

Hommes : 80,4

France hexagonale (hors Ile-de France)

Femmes : 82,7

Hommes :

Femmes : 85,5

Hommes : 80

Sources : INSEE ; ISEE ; ISPF ; Banque mondiale

ANNEXE 5
LE CALCUL DE L'ESPÉRANCE DE VIE EN BONNE SANTÉ

ANNEXE 6
DES INÉGALITÉS TERRITORIALES D'ACCÈS AUX SOINS EN FRANCE DÉNONCÉES PAR LE SÉNAT

Les inégalités territoriales d'accès aux soins en France dénoncées par le Sénat
et la Fédération hospitalière de France (FHF)

En mars 2022, la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable publiait un rapport d'information sur les inégalités territoriales aux soins, qui dressait un état des lieux assez sombre. Cet état des lieux a été actualisé deux ans plus tard et a fait le constat d'une « situation devenue inacceptable et en voie de dégradation. »

Depuis 2022, en effet, la France est entrée dans une « décennie noire médicale ». En novembre 2024, notre pays avait ainsi perdu 2 500 praticiens généralistes (pour un nombre total de 99 500) et selon les estimations alors établies devait subir encore une diminution sensible de cet effectif jusqu'en 2028, pour atteindre un « seuil critique » de 92 500 généralistes.

En complément, un rapport demandé par la Fédération hospitalière de France (FHF), publiée en janvier 2026355(*), 40 % des Français déclarent qu'il est compliqué d'obtenir des soins là où ils vivent et plus d'un tiers des Français déclarent habiter dans un « désert médical ». Près de la moitié des Français (47%) estiment également qu'il est difficile d'avoir accès à un médecin généraliste près de chez eux. Ce taux monte à 63 % pour l'accès à un spécialiste (dermatologue ; ophtalmologue ; dentiste...).

En cause notamment, le « numerus clausus » qui, pendant des années, a limité le nombre d'étudiants en médecine, avant sa suppression en 2020, l'insuffisante territorialisation des études de santé et la difficulté à concilier liberté d'installation des médecins et nécessité d'assurer les soins dans les « déserts médicaux ».

Sources : Sénat et rapport de l'observatoire des élections municipales (FHF ; Verian ; Fondation Jean Jaurès ; l'Opinion)


* 354 Source : Direction générale de la santé ; réponse au questionnaire écrit de la commission d'enquête.

* 355 « Observatoire des élections municipales : les Français et la santé locale » ; rapport final ; janvier 2026 ; Fédération hospitalière de France (FHF), en partenariat avec Verian, la Fondation Jean Jaurès et l'Opinion.

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