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CHEVALIER Michel

Ancien sénateur du Second Empire

  • IInd Empire

    Ancien sénateur du
    Second Empire

Election

  • Elu le 14 mars 1860
  • Fin de mandat le 4 septembre 1870

Autres mandats

  • Chambre des députés du 25 janvier 1845 au 6 juillet 1846

Extraits de la table nominative :

Biographie

avant 1889  (Extrait du «Robert et Cougny»)

avant 1889

CHEVALIER (MICHEL), député de 1845 à 1846, sénateur du Second Empire, né à Limoges (Haute-Vienne), le 13 janvier 1806, mort à Lodève (Hérault), le 28 novembre 1879, était le fils d'un modeste marchand de droguets et de flanelles de Limoges, qui lui fit donner une solide instruction. Admis, à 18 ans, à l'École polytechnique, Michel Chevalier en sortit élève de l'École des mines, et fut nommé ingénieur des mines dans le département du Nord quelques jours avant la révolution de Juillet. Entraîné vers les doctrines saint-simoniennes, il quitta bientôt son poste pour venir prendre à Paris la direction du journal le Globe, où il mit au service de la cause sa verve infatigable, ses connaissances acquises et une grande puissance de travail. Quand la police eut fermé la maison de la rue Monsigny où se tenaient les soirées saint-simoniennes, l'apôtre Michel Chevalier suivit le Père suprême dans sa retraite de Ménilmontant, puis devant la Cour d'assises, où la secte était traduite sous la prévention d'offense à la morale publique et de réunion illégale. Ses articles du Globe valurent à Michel Chevalier un an de prison, dont le gouvernement lui fit remise de moitié. A l'expiration de sa peine, il demanda au ministre des travaux publics d'être remis en fonctions; on l'envoya alors (novembre 1832) en mission aux États-Unis pour y étudier le système de communications par eau et par terre, et surtout les chemins de fer. Son voyage dura deux ans, pendant lesquels il adressa au Journal des Débats une série de Lettres sur l'Amérique du Nord, qui furent très remarquées. En 1836, il alla faire les mêmes études en Angleterre, et il publia, en 1838, sous le titre des Intérêts matériels en France, un ouvrage dans lequel un vaste programme de travaux publics ouvrait à la prospérité nationale les horizons les plus séduisants. En 1840, il fut nommé conseiller d'État et professeur d'économie politique au collège de France, à la place laissée vacante par Rossi. Peu après, il fit paraître sa Lettre à M. Molé, contre les fortifications de Paris; il exposait en même temps, dans son cours au collège de France, la thèse théorique de la liberté industrielle et commerciale. Le 25 janvier 1845, il fut, avec l'appui du gouvernement, élu député dans le 1er collège électoral de l'Aveyron (Rodez) par 244 voix sur 385 votants, contre M. de Séguret, ancien député, 136 voix, Il siégea au centre, et ne prit la parole que dans les questions de sa compétence spéciale; mais, aux élections générales du 1er août 1846, les mineurs de l'Aveyron, peu partisans du libre-échange, firent échouer sa candidature, et il n'obtint que 194 voix contre 238 accordées à M. Cabrol, élu, M. Chevalier prit alors ouvertement, avec Bastiat, la direction du mouvement libre-échangiste qui agita le pays surtout en 1847. La révolution de février vint arrêter ce mouvement, d'abord en ramenant les esprits vers la politique, puis en donnant aux doctrines Saint-simoniennes oubliées un crédit nouveau et quasi officiel. M. Chevalier, destitué de ses fonctions de conseiller d'État et de professeur au collège de France, attaqua en face le socialisme d'État qui tenait ses assises au Luxembourg, dans ses Questions des travailleurs, parues dans la Revue des Deux Mondes, et dans ses Lettres sur l'organisation du travail, au Journal des Débats. Il entra à l'Académie des sciences morales et politiques en 1851, et, l'année suivante, le prince président le rappela au conseil d'État, et lui rendit sa chaire au collège de France; aussi, en septembre 1852, ce fut lui qui, au nom du Conseil général de l'Hérault, félicita le prince, à Lunel, et salua d'avance l'avènement prochain de l'empire. Il fut promu peu après au grade d'ingénieur en chef des mines. Comme conseiller d'État, il défendit, en 1854, devant le Corps législatif, la loi sur les livrets d'ouvriers ; l'Exposition de 1855, dont il présida le jury, lui valut la plaque de commandeur de la Légion d'honneur (14 novembre) ; l'empereur le nomma sénateur le 14 mars 1869. Dans la haute Assemblée, il ne cessa de défendre la liberté des banques. Vice-président du jury de l'exposition de Londres en 1862, il se prononça contre les brevets d'invention. Chargé de diriger la publication des Rapports officiels sur l'Exposition de 1867, il écrivit, pour ce travail, une Introduction remarquable. En juin 1869, il présida la Ligue internationale de la paix, et rentra dans la vie privée après la révolution du 4 septembre 1870. Grand officier de la Légion d'honneur du 1er janvier 1861, et décore d'un grand nombre d'ordres étrangers. Ses principaux ouvrage sont : Histoire et description des voies de

communication aux États-Unis (1840); Cours d'économie politique (1842-1850); La liberté aux États-Unis (1849); Examen du système protecteur (1851); Le Mexique ancien et moderne (1863); Le Monopole et la Liberté (1867); Comment une nation rétablit sa prospérité (1871); Des moyens pour un État de refaire ses finances (1875); etc., etc.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Robert et Cougny (1889)

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Photo de M. Michel CHEVALIER, ancien sénateur
Etat-civil
Né le 13 janvier 1806
Décédé le 28 novembre 1879
Profession
Ingénieur
  • Mis à jour le 15 janvier 2019