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VIRON Hector

Ancien sénateur du Nord

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Devenu Sénateur le 12 mai 1967 (en remplacement de M. Adolphe DUTOIT, démissionnaire)
  • Elu le 22 septembre 1974
  • Réélu le 25 septembre 1983
  • Fin de mandat le 1er octobre 1992 (ne se représente pas)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Secrétaire du Sénat
  • Vice-Président de la commission des affaires sociales

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires sociales
  • Membre du Groupe Communiste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

VIRON (Hector)

Né le 19 janvier 1922 à Lille (Nord)

Décédé le 25 décembre 2007 à Faches-Thumesnil (Nord) Sénateur du Nord de 1967 à 1992

Métallurgiste à l'usine de Lille-Fives, Hector Viron milite à la Confédération générale du travail (CGT). Il n'a que 25 ans lorsqu'il prend la tête du syndicat des métaux de la région lilloise et devient secrétaire de l'Union départementale des syndicats CGT du Nord. Adhérant au Parti communiste français (PCF), il dirige, de 1954 à

1973, la Fédération communiste du Nord.

Elu conseiller municipal de Lille en mars 1977, il occupe par la suite la fonction de maire adjoint de Lille et de vice-président de la Communauté urbaine. De 1983 à 1995, il est en charge des questions environnementales et de la propreté de la ville auprès du maire Pierre Mauroy.

Hector Viron est nommé sénateur le 12 mai 1967, à la suite de la démission d'Adolphe Dutoit dont il était le suivant de liste aux élections sénatoriales du 26 septembre 1965. Aux élections sénatoriales du 22 septembre

1974, il conduit la liste du Parti communiste en nette progression, obtenant 20,9% des voix contre 17,6% aux élections de 1965. Cette tendance se confirme aux élections sénatoriales du 24 septembre 1983 car la liste communiste qu'il dirige obtient 21,4 % des voix. Il intègre le groupe sénatorial communiste au Palais du Luxembourg.

Tout au long de ses mandats, il est membre de la commission des affaires sociales dont il devient secrétaire en octobre 1971 puis vice-président d'octobre 1974 à 1980, avant d'en redevenir secrétaire de 1980 à

1992. Le 5 octobre 1971, il est également nommé secrétaire du Sénat.

Les questions économiques et sociales sont au centre de ses interventions et de ses travaux parlementaires. Au cours des débats, il évoque à plusieurs reprises les problèmes liés à l'emploi et à l'indemnisation des chômeurs. En 1968, il dépose une proposition de loi tendant à assurer la garantie de l'emploi et à protéger les salariés contre les licenciements arbitraires. Dès la fin des années 70, il réclame une meilleure protection sociale des apprentis et une politique plus ambitieuse pour lutter contre le chômage des jeunes. En

1978, il est nommé membre de la commission mixte paritaire chargée de proposer un texte sur les dispositions restant en discussion du projet de loi relatif à l'emploi des jeunes. Face à la crise économique, il dépose plusieurs propositions de loi tendant à garantir une meilleure protection au salarié en travail temporaire et en contrat à durée déterminée. Il se montre très critique face aux mesures mises en place par les gouvernements successifs pour lutter contre la montée du chômage.

L'ancien syndicaliste défend en séance les acquis sociaux des salariés. Il est rapporteur de la commission des affaires sociales en 1968 et 1969 sur la proposition de loi tendant à porter à quatre semaines la durée minimale des congés payés annuels. Il défend également le principe d'une rémunération mensuelle minimale des salariés et dépose une proposition de loi en ce sens en 1978. En 1981, il rédige une proposition de loi, déposée avec plusieurs de ses collègues, tendant à fixer à 60 ans pour les hommes et à 55 ans pour les femmes et les travailleurs des métiers pénibles et insalubres l'âge auquel ils pourront bénéficier de la retraite à taux plein. Il soutient les réformes sociales mises en place au début du premier septennat de François Mitterrand, notamment l'abaissement de l'âge légal du départ à la retraite à 60 ans et la semaine de 39 heures. De 1987 à 1992, il est membre titulaire du conseil d'administration de l'Agence pour l'amélioration des conditions de travail. Il

s'intéresse notamment à la prévention et la prise en charge des accidents du travail et des maladies professionnelles au sein de plusieurs commissions. Lors de la discussion d'un projet de loi relatif à la prévention des accidents du travail, il demande à ce que la responsabilité de l'entreprise soit davantage prise en considération. Il dépose plusieurs propositions de loi dans les années 70 et 80 tendant à améliorer la protection sociale des travailleurs non-salariés des professions non agricoles et le fonctionnement des institutions mutualistes.

Hector Viron veille aussi à l'amélioration de la représentation syndicale des travailleurs au sein de leur entreprise. En 1982, il participe aux travaux des trois commissions spéciales chargées d'examiner les projets de lois Auroux relatives, respectivement, au développement des institutions représentatives du personnel, aux libertés des travailleurs dans l'entreprise, aux conditions de la négociation collective et au règlement des conflits du travail. Il dénonce à plusieurs reprises les entraves au droit syndical dans certaines entreprises. Il dépose plusieurs propositions de loi afin de donner des droits nouveaux aux salariés et à leurs représentants et visant à garantir les droits et les libertés des travailleurs immigrés et des étrangers en France.

Au Sénat, il interroge à plusieurs reprises le Gouvernement sur les difficultés économiques et sociales liées à la crise des industries traditionnelles dans la région du Nord. Il dénonce, dès 1968, les licenciements sans reclassement et, en 1975, il réclame l'application de mesures pour favoriser la création d'emplois. En 1980, il participe à la commission d'enquête sur les difficultés de l'industrie textile. Il dépose de nombreuses propositions de loi visant à l'amélioration de la situation des mineurs, de leur habitat, de leurs pensions de retraite ou d'invalidité, et de leur régime de sécurité sociale.

Parlementaire très actif, aussi bien en commission qu'en séance, il s'intéresse à des sujets variés, comme l'organisation du système de santé ou le bon fonctionnement du débat public. Il évoque également, dès 1967, les difficultés rencontrées dans les établissements primaires et secondaires de son département et, en 1972, l'insuffisance des crédits alloués aux universités lilloises. Au-delà de ces problèmes locaux, il dépose, en 1978, une proposition de loi relative à la gratuité et à l'aide sociale en matière scolaire, et participe à plusieurs commissions visant à réformer la formation professionnelle continue.

Hector Viron vote la loi Neuwirth relative à la régulation des naissances (1967), la loi fixant à 18 ans l'âge de la majorité (1974), la loi Veil relative à l'interruption volontaire de grossesse (1975), la loi portant réforme du divorce (1975), la loi portant abolition de la peine de mort (1981) et la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage (1982). Il s'oppose à la loi renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes (1981) qui, selon lui, viole la Constitution et risque d'entraîner des abus de répression contre les mouvements sociaux et syndicaux. Il vote également contre la loi portant création et organisation des régions (1972), contre la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes (1981), contre la loi constitutionnelle ajoutant à la Constitution un titre : « De l'Union européenne » (1992). Il s'abstient lors du vote de la loi Royer d'orientation du commerce et de l'artisanat (1973), lors du vote de la loi Deferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions (1982) et lors du vote de la loi relative au revenu minimum d'insertion (1988).

Âgé de 70 ans, Hector Viron n'est pas candidat aux élections sénatoriales du 27 septembre 1992, laissant son siège à une femme, Michelle Demessine. Il quitte ses fonctions de maire-adjoint de Lille en 1995 et se retire de la vie politique. Il meurt à 85 ans.

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Photo de M. Hector VIRON, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Communiste
Etat-civil
Né le 19 janvier 1922
Décédé le 25 décembre 2007
Profession
Ouvrier
Département
Nord