B. UN LEVIER DE TRANSFORMATION DE L'OFFRE SOCIALE ET MÉDICO-SOCIALE
1. Un objectif de transformation de l'offre sociale et médico-sociale d'actualité
L'offre sociale et médico-sociale présente différents écueils qui ont trait aux modalités d'accompagnement : de nombreuses personnes demeurent sans solution de prise en charge ; les personnes cumulant plusieurs vulnérabilités (personnes handicapées vieillissantes, enfants handicapés relevant de l'aide sociale à l'enfance, personnes handicapées en situation de vulnérabilité sociale...) manquent de solutions adaptées à leurs besoins ; le processus de désinstitutionalisation demeure trop timide pour satisfaire la volonté des personnes de vivre à domicile et d'évoluer en milieu dit « ordinaire » ; et les solutions de répit à destination des proches aidants sont peu nombreuses.
Dans ce contexte, les structures expérimentales se révèlent particulièrement pertinentes pour impulser la transformation de l'offre. Elles innovent par exemple sur le plan des populations accompagnées, en mélangeant des populations sans avoir, comme le droit commun l'imposerait, à solliciter plusieurs autorisations auprès des autorités.
2. Des structures expérimentales reconnues pour leur pertinence et leur utilité
Au cours des auditions menées par la rapporteure, l'ensemble des parties prenantes ont loué la pertinence et l'utilité des initiatives expérimentales pour moderniser le secteur social et médico-social et améliorer la prise en charge des personnes concernées.
Plusieurs exemples illustrent l'utilité et le caractère novateur de ces structures à l'instar du Village Landais Alzheimer, dans les Landes, qui accueille en hébergement temporaire ou permanent près de 120 personnes dans une structure organisée comme un village, doté d'une place centrale et d'une variété de services et commerces (médiathèque, auditorium, salon de coiffure, épicerie, brasserie, centre de santé...). Les structures expérimentales peuvent aussi s'avérer pertinentes pour développer des solutions de répit, en réponse aux rigidités de la réglementation actuelle et à la réticence des familles de confier leurs proches à des établissements médico-sociaux « classiques ».