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COLLOMB Francisque

Ancien sénateur du Rhône

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 22 septembre 1968
  • Réélu le 25 septembre 1977
  • Réélu le 28 septembre 1986
  • Fin de mandat le 1er octobre 1995 (ne se représente pas)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Secrétaire de la commission des affaires économiques

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre du Groupe de l'Union Centriste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

COLLOMB (Francisque)

Né le 19 décembre 1910 à Saint-Rambert-en-Bugey (Ain) Décédé le 24 juillet 2009 à Lyon (Rhône)

Sénateur du Rhône de 1968 à 1995

Septième enfant d'une famille modeste, Francisque Collomb voit le jour le 19 décembre 1910 dans l'Ain, à Saint-Rambert-en-Bugey. Il a neuf ans lorsqu'il perd son père, ouvrier textile. Après avoir fréquenté le collège Lamartine de Belley, il se voit contraint de travailler dès l'âge de quinze ans pour aider sa famille, lui qui, enfant, avait déjà été berger : il est employé comme aide-comptable dans la coopérative de sa commune natale.

En 1927, il quitte le Bugey pour s'installer à Lyon où il devient ouvrier-miroitier avant d'entrer dans une société de matières colorantes. Il poursuit son ascension sociale en reprenant en 1942 un fonds de papeterie et de presse qu'il revend ensuite en 1945 afin de racheter Chimicolor, une entreprise spécialisée dans la gravure chimique pour la fabrication de plaques métalliques.

Convaincu par Charles Béraudier, son ami d'enfance, il s'engage tardivement dans la vie politique : âgé de quarante-neuf ans, il se présente sur la liste gaulliste que conduit Jacques Soustelle, ministre chargé du Sahara et des départements et territoires d'outre-mer, aux élections municipales à Lyon en mars 1959 contre le maire sortant de centre-droit Louis Pradel. Élu conseiller municipal, il devient adjoint au maire. De nouveau candidat aux élections municipales en 1965, il figure cette fois sur la liste de Louis Pradel.

Le premier magistrat lyonnais le prend alors sous son aile et le pousse à solliciter un mandat de sénateur du Rhône. Francisque Collomb se présente ainsi le 22 septembre 1968 sur la liste pour l'expansion économique, le progrès social et le développement régional, soutenue par Louis Pradel et dirigée par le conseiller politique privilégié du maire de Lyon Léon Chambaretaud. Parvenue en tête des résultats avec 790 des 2 023 suffrages exprimés, cette liste obtient deux sièges dont l'un revient à Francisque Collomb. Ce dernier se voit également confier à partir de 1969 la présidence de la Foire internationale de Lyon, après l'avoir vice-présidée depuis 1962, ainsi que celle du marché gare de Lyon. Il entre en outre en 1973 au conseil régional de Rhône-Alpes, qu'il vice- préside de 1977 à 1986.

Puis, le 5 décembre 1976, l'enfant du Bugey, adjoint chargé des affaires économiques depuis 1971, devient maire de Lyon contre toute attente : à la suite du décès le 27 novembre précédent de Louis Pradel, premier édile depuis 1957, il est choisi à l'unanimité pour administrer la troisième ville de France. N'apparaissant que comme un maire de transition, il est pourtant réélu en 1977 et 1983 et conserve le fauteuil de premier édile jusqu'en 1989. Il préside également la communauté urbaine de Lyon, à laquelle il siège depuis sa création en 1969, et les hospices civils de Lyon, tout en vice-présidant l'association des maires des grandes villes de France à partir de 1977.

En dépit d'une personnalité effacée, Francisque Collomb marque durablement de son empreinte la capitale des Gaules. Il est notamment à l'origine de l'expansion du métro, de la construction du centre des congrès Eurexpo, de la gare de la Part-Dieu et de l'Institut Lumière ainsi que du lancement de la Cité internationale et de l'installation du siège d'Interpol. Son action à Lyon lui vaut de recevoir une Marianne d'or en 1986.

Parallèlement à sa carrière municipale, il siège au Parlement européen de 1979 à 1984. Il conserve en outre son fauteuil de sénateur du Rhône à deux reprises. Le 25 septembre 1977, la liste d'Union pour la défense

et le développement des collectivités locales qu'il conduit recueille en effet 1 050 des 2 299 suffrages exprimés et trois sièges. Il est également réélu le 28 septembre 1986 : avec 954 des 2 628 suffrages exprimés, sa liste de l'Union pour la démocratie française obtient trois élus.

Au Palais du Luxembourg, il siège d'abord parmi les sénateurs non inscrits avant d'être rattaché administrativement au groupe de l'Union centriste à partir de 1986. Membre de la commission des affaires économiques pendant tous ses mandats, il en est le secrétaire de 1977 à 1995.

Cet industriel se voit confier la charge de rapporteur pour avis le budget de l'industrie de 1971 à 1994. Ainsi, lors de la présentation de son rapport annuel s'exprime-t-il sur la situation générale de l'industrie française et plus particulièrement sur la crise qui l'affecte. Ses observations portent aussi sur les différents secteurs industriels : l'automobile, la sidérurgie, le textile ou la construction navale. Il rapporte par ailleurs en 1971 un texte sur la limitation de l'extension des locaux à usage de bureaux et à usage industriel dans la région parisienne.

En pleine crise pétrolière, il s'intéresse aussi aux questions énergétiques : il dépose une proposition de loi en 1979 visant à détaxer les carburants utilisés par les chauffeurs de taxi et est membre du groupe d'étude sénatorial de l'énergie à partir de 1980.

Le maire de Lyon intervient en outre régulièrement lors de la discussion des textes concernant l'administration communale. Il est l'auteur de plusieurs amendements au projet de loi réformant l'urbanisme et la politique foncière en 1975 et à celui aménageant la fiscalité directe locale en 1978. Il s'exprime également au sujet de l'organisation administrative de Paris, Lyon et Marseille en 1982, et de la répartition des compétences entre les communes, les départements, les régions et l'État en 1983.

Il dépose par ailleurs, avec des collègues, à plusieurs reprises, une proposition de loi tendant à rétablir le

« mérite combattant », de même qu'une autre, en 1987, sur la réparation des préjudices subis par les Français pendant la guerre d'Algérie. Il appartient aussi aux commissions sénatoriales d'enquête sur les abattoirs de Paris- La Villette (1970), les services relevant du ministère de l'Intérieur (1990) et les conditions d'admission en France du Palestinien Georges Habache (1992).

Il vote la loi portant création et organisation des régions (1972), la loi Royer d'orientation du commerce et de l'artisanat (1973), la loi fixant à dix-huit ans l'âge de la majorité, la loi Veil relative à l'interruption volontaire de grossesse (1974), la loi portant réforme du divorce (1975), la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes (1980), la loi Deferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions, la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage (1982), la loi relative au revenu minimum d'insertion (1988), la loi constitutionnelle ajoutant à la Constitution un titre : « De l'Union européenne » (1992) et la loi relative aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale (1993). Il se prononce en revanche contre la loi portant abolition de la peine de mort (1981).

Après vingt-sept années consécutives passées sur les bancs du Sénat, il ne se représente pas aux élections du 24 septembre 1995. Son départ du Palais du Luxembourg marque son retrait de la vie politique puisque la même année il avait déjà quitté le conseil municipal de Lyon au sein duquel il siégeait continûment depuis 1959. Il avait auparavant perdu son fauteuil de premier magistrat de Lyon en 1989, battu aux élections municipales par le député RPR du Rhône et ancien ministre du commerce extérieur Michel Noir, qu'il avait auparavant défait en 1983.

Officier de la Légion d'honneur, Francisque Collomb s'éteint le 24 juillet 2009, à l'âge de quatre-vingt- dix-huit ans, dans la ville qu'il a longtemps administrée.

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Photo de M. Francisque COLLOMB, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de l'Union Centriste
Etat-civil
Né le 19 décembre 1910
Décédé le 24 juillet 2009
Profession
Industriel
Département
Rhône