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NEUWIRTH Lucien

Ancien sénateur de la Loire

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 25 septembre 1983
  • Réélu le 27 septembre 1992
  • Fin de mandat le 30 septembre 2001 (non réélu)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Questeur honoraire du Sénat
  • Secrétaire de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes

Fonctions antérieures

  • Député

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires sociales
  • Membre du Groupe du Rassemblement pour la République
  • Membre de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

NEUWIRTH (Lucien)

Né le 18 mai 1924 à Saint-Étienne (Loire)

Décédé le 26 novembre 2013 à Paris

Député de la Loire de 1958 à 1981

Sénateur de la Loire de 1983 à 2001

Fils d'artisans fourreurs, Lucien Neuwirth voit le jour le 18 mai 1924 à Saint-Étienne. Il effectue ses études au lycée de la préfecture de la Loire. Il a seize ans lorsqu'il entend l'appel du général de Gaulle lancé le 18 juin 1940. Cet appel le décide à s'engager rapidement dans la Résistance. Il participe notamment à la publication d'un journal clandestin. Afin de fuir la menace d'une arrestation, il décide de rejoindre l'Angleterre. Il franchit les Pyrénées en décembre 1942 mais, arrêté par la police espagnole, passe huit mois dans un camp d'internement. Libéré, il se rend à Gibraltar d'où il gagne l'Angleterre. Il s'engage alors dans les Forces françaises libres en 1943. Intégrant les parachutistes SAS français, il s'entraîne en Angleterre et en Écosse.

Parachuté en août 1944 en Bretagne, il participe alors aux combats contre l'armée allemande jusque dans les Ardennes belges où il est blessé par une mine durant l'hiver 1944-1945. En avril 1945, il est fait prisonnier après un parachutage aux Pays-Bas. Condamné à être fusillé, il échappe miraculeusement à la mort grâce aux pièces de monnaie qui, dans son portefeuille, ont fait obstacle à la balle qui devait l'achever. Ses faits de guerre ont été récompensés par la Médaille militaire, la Croix de guerre 1939-1945, la Rosette de la Résistance, la Médaille des évadés et la médaille américaine Medal of freedom. Il livrera le récit de cette période dans son livre de souvenirs, Ma guerre à seize ans - du fournil au peloton d'exécution, paru en 1986.

Il rejoint le Rassemblement pour le peuple français (RPF) dès sa fondation par le général de Gaulle en avril 1947. Il se présente ensuite aux élections municipales d'octobre 1947 à Saint-Étienne sur la liste conduite par Alexandre de Fraissinette. Élu conseiller municipal, Lucien Neuwirth exerce ce mandat jusqu'en 1965. À partir de 1953, il devient maire adjoint, chargé notamment des affaires sociales. Il subit cependant trois revers électoraux successifs. En 1951 et 1958, il échoue à conquérir le canton de Saint-Étienne-Nord-Ouest. Il se présente également en vain aux élections législatives du 2 janvier 1956 dans la Loire sous les couleurs des Républicains sociaux, mouvement alors créé pour soutenir l'action du général de Gaulle malgré son retrait de la vie publique. Parallèlement à sa carrière politique, il gère un commerce à Saint-Étienne.

Présent en Algérie où il effectue une période comme officier de réserve, il devient membre du Comité de salut public d'Alger formé le 13 mai 1958 pour réclamer le retour au pouvoir du général de Gaulle. Une fois celui-ci effectif, le nouveau ministre de l'Information Jacques Soustelle nomme Lucien Neuwirth délégué permanent en Algérie et directeur de la Radiodiffusion-Télévision française en Algérie et au Sahara, de juin à novembre 1958.

Membre fondateur de l'Union pour la nouvelle République (UNR), parti créé en octobre 1958, il se porte candidat sous ses couleurs aux premières élections législatives de la Ve République, les 23 et 30 novembre 1958, dans la deuxième circonscription de la Loire. En tête dès le premier tour avec 16 645 des 45 929 suffrages exprimés, il est élu au second tour avec une très large avance : il réunit 32 942 des 42 836 suffrages exprimés contre seulement 9 894 pour le conseiller municipal communiste de Saint-Étienne, Michel Olagnier.

Il sera réélu au Palais-Bourbon à cinq reprises, à chaque fois au second tour. En novembre 1962, il obtient 23 284 des 42 775 suffrages exprimés contre 19 491 pour l'ancien secrétaire d'État socialiste Michel Soulié. En mars 1967, il réunit 27 758 des 52 433 suffrages contre 24 675 pour Charles Hernu, candidat de la Fédération de la Gauche démocrate et socialiste (FGDS). En juin 1968, Lucien Neuwirth est réélu triomphalement sous l'étiquette de l'Union pour la défense de la République avec 26 150 des 48 350 suffrages exprimés contre 14 070 pour le communiste Serge Gaillard. Il est reconduit, en mars 1973, avec 29 182 des 52 326 suffrages exprimés contre 23 144 au communiste Louis Arnaud puis, en mars 1978, avec 33 744 des 62 631 suffrages exprimés contre le communiste François Tomas, adjoint au maire de Saint-Étienne, qui n'obtient que 28 887 voix.

Au Palais-Bourbon, il est membre des différents groupes gaullistes qui s'y sont succédé : l'Union pour la nouvelle République de 1958 à 1967, dont il est secrétaire général de 1959 à 1962, l'Union démocratique pour la Ve République en 1967 et 1968, l'Union des démocrates pour la République (UDR) de 1968 à 1976 et enfin le Rassemblement pour la République (RPR), de 1976 à 1981. Lucien Neuwirth assume d'importantes responsabilités au sein des mouvements gaullistes. À l'UNR, il est membre de la commission politique de 1958 à 1961 et de 1964 à 1967, adjoint au secrétaire général en 1961 et 1962 et membre du bureau exécutif en 1967. Puis à l'UDR, il est membre du comité central de 1967 à 1976, secrétaire général adjoint chargé de la coordination en 1974-1975 et, en 1975, chargé des relations extérieures, des problèmes des sports et des fonctions de porte-parole. Au RPR, il siège au comité central à partir de 1977.

Il est par ailleurs secrétaire de l'Assemblée nationale de 1958 à 1961, puis questeur de 1962 à 1975. Au cours de ses mandats successifs, il est nommé membre de la commission de la production et des échanges (1959-1961), des finances (1961), de l'économie générale et du Plan (1961-1962), des lois (1962-1964), des affaires étrangères (1964), des lois (1964-1967), des affaires culturelles, familiales et sociales (1967-1968), des lois (1968-1971), de la défense nationale et des forces armées (1971), des lois (1971-1974), des affaires culturelles, familiales et sociales (1974-1976), et des finances (1976-1981).

La grande oeuvre de Lucien Neuwirth à l'Assemblée nationale est la loi autorisant la contraception, en 1966-1967. Il dépose en effet le 18 mai 1966, jour même de son quarante-deuxième anniversaire, une proposition de loi « tendant à modifier les articles 3 et 4 de la loi du 31 juillet 1920 concernant la prophylaxie anticonceptionnelle », qui deviendra la loi n° 67-1176 relative à la régulation des naissances et abrogeant les articles L. 648 et L. 649 du code de la santé publique.

Sensibilisé à la question de la contraception féminine depuis son séjour en Angleterre durant la Seconde Guerre mondiale, séjour pendant lequel il a découvert la mise en vente libre d'un contraceptif, la « gynomine », et par la prise de conscience, en tant qu'élu municipal à Saint Étienne, de la détresse de femmes confrontées au fardeau de grossesses non désirées, il décide de proposer la modification de la loi du 31 juillet 1920 réprimant la provocation à l'avortement et à la propagande ýanticonceptionnelle, qui à la fois pénalise l'avortement et interdit la propagande en faveur de toute forme de contraception. Le texte de Lucien Neuwirth suscite cependant l'hostilité de nombreux députés de sa propre famille politique. Le député de la Loire est notamment accusé d'être le « fossoyeur de la France ». Reçu à l'Élysée, il rallie pourtant à sa loi le général de Gaulle, initialement réticent. Ce soutien s'avère décisif pour convaincre une partie des députés gaullistes.

Avec l'ancienne ministre Jacqueline Thome-Patenôtre, députée de la FGDS, Lucien Neuwirth perturbe par des rappels au règlement la séance du 30 juin 1967 à l'Assemblée nationale afin d'obtenir l'inscription de sa proposition de loi à l'ordre du jour avant la fin de la session. Le texte est ainsi examiné en première lecture à l'Assemblée nationale le 1er juillet 1967. Présentant son rapport au nom de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales, Lucien Neuwirth déclare : « Nous estimons que l'heure est désormais venue de passer de la maternité accidentelle et due souvent au seul hasard, à une maternité consciente et pleinement responsable ». La proposition de loi, adoptée par le Sénat en première lecture le 5 décembre 1967, est ensuite examinée en deuxième lecture au Palais-Bourbon le 14 décembre 1967, puis par le Sénat le 15 décembre1967. Malgré des débats houleux et de nombreux amendements visant à réduire sa portée, elle est adoptée définitivement par les deux assemblées, à main levée, le 19 décembre 1967, par une partie de la majorité gaulliste et par l'ensemble des parlementaires de gauche. La loi relative à la régulation des naissances, dite « loi Neuwirth », est promulguée par le général de Gaulle le 28 décembre 1967 depuis Colombey-les-Deux-Églises. Ses décrets d'application ne paraissent toutefois qu'entre 1969 et 1972.

Par la suite, Lucien Neuwirth, désormais surnommé le « père de la pilule », se préoccupe du devenir de sa loi et cherche à la compléter. Soucieux d'améliorer l'information des femmes sur cette question, il dépose en 1972 une proposition de loi tendant à créer un Office national d'information et d'éducation familiale. Le Conseil supérieur de l'information sexuelle, de la régulation des naissances et de l'éducation familiale voit ainsi le jour en 1973. Il en devient aussitôt membre. Il rapporte en outre en 1974 le projet de loi portant diverses dispositions relatives à la régulation des naissances qui complète la loi de 1967. Ce texte permet notamment le remboursement de la contraception par la Sécurité sociale. Louis Neuwirth défend également la loi Veil relative à l'interruption volontaire de grossesse en 1974 : il estime qu'elle prendra « place dans l'arsenal législatif qui permettra une maternité heureuse » et substituera « une politique d'accueil à une politique de répression ».

Très actif au cours de son long séjour au Palais-Bourbon de 1958 à 1981, il s'intéresse également à de nombreux autres sujets qui témoignent de l'éclectisme de ses préoccupations. Il présente des rapports sur des questions très diverses. Rapporteur spécial du budget des constructions scolaires et universitaires de 1977 à 1980, il rapporte aussi des textes sur : la protection des animaux (1963), la création d'une commission de contrôle sur l'Office de radiodiffusion-télévision française (1971) et la création d'une commission d'enquête parlementaire sur la pollution du littoral méditerranéen (1973). Il dépose également des propositions de loi sur l'organisation des élections un jour ouvrable (1973) et la répression des infractions à la législation économique (1978).

Plusieurs questions retiennent cependant plus particulièrement son attention, à commencer par l'Algérie au cours des premières années de son mandat. Il est ainsi rapporteur pour avis du budget du Sahara en 1959 et 1960. Il s'exprime en outre en 1959 pour affirmer son refus d'une négociation avec les chefs du FLN et en 1960 pour plaider en faveur d'une meilleure information destinée à « faire connaître l'oeuvre de la France en Algérie ». La même année, il vote la loi autorisant le Gouvernement à prendre, par application de l'article 38 de la Constitution, certaines mesures relatives au maintien de l'ordre, à la sauvegarde de l'État, à la pacification et à l'administration de l'Algérie.

L'ancien commerçant intervient en outre longuement lors de l'examen des projets de loi portant réforme de l'assurance vieillesse des travailleurs non-salariés, des professions artisanales, industrielles et commerciales en 1972, et du projet de loi d'orientation du commerce et de l'artisanat en 1973. Il s'intéresse aussi à la rémunération des stagiaires de la formation professionnelle (1968), à l'apprentissage et à l'éducation professionnelle (1971).

Le député de la Loire exprime également ses craintes quant aux difficultés économiques de sa terre élective, qu'il s'agisse de celles du bassin houiller ou d'entreprises comme Manufrance. Le logement retient aussi son attention : il dépose des propositions de loi relatives à la construction en 1966 et 1967 et intervient à plusieurs reprises en séance publique sur les problèmes du logement.

Il vote la loi portant création et organisation des régions en 1972 et la loi Royer d'orientation du commerce et de l'artisanat en 1973. En revanche, il ne prend pas part au vote de la loi portant réforme du divorce en 1975 ni à celui de la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes en 1980.

Parallèlement à son mandat de député, il poursuit une carrière locale. Il est ainsi conseiller général du canton de Saint-Étienne-Sud-Ouest à partir de 1967. Succédant à Antoine Pinay, il exerce la présidence du conseil général de la Loire de 1979 à 1994. Il échoue en revanche à devenir maire de Saint-Étienne en 1971, puis de Cannes en 1977, ville où il avait été « parachuté ».

Victime de la « vague rose » qui suit la victoire de François Mitterrand à l'élection présidentielle du 10 mai 1981, Lucien Neuwirth perd son siège de député aux élections législatives des 14 et 21 juin 1981. Le président du conseil général de la Loire, candidat du RPR, arrive pourtant nettement en tête au premier tour avec 45,4 % des suffrages exprimés contre 33,4 % à l'adjoint au maire socialiste de Saint-Étienne, Bruno Vennin. Mais il ne progresse que faiblement au second tour et n'obtient que 47,7 % des suffrages exprimés, contre 52,3 % pour Bruno Vennin qui devient député. Il quitte ainsi le Palais-Bourbon vingt-trois ans après y avoir fait ses débuts de parlementaire. Dès le 25 septembre 1983, il devient sénateur de la Loire, élu dès le premier tour à la tête de la liste d'Union de l'opposition, qui réunit 833 des 1 619 suffrages exprimés. Il conserve ensuite son siège sénatorial aux élections du 27 septembre 1992. Il est même le seul sortant à être réélu dès le premier tour, avec 979 des 1 699 suffrages exprimés.

Au Palais du Luxembourg, il siège au groupe du RPR dont il est vice-président de 1986 à 1989. Il exerce les fonctions de questeur du Sénat de 1989 à 1998. Membre de la commission des affaires économiques (1983-1985), des affaires sociales (1985-1986), des finances (1986-1989), des lois (1989-1990), des affaires étrangères (1990), des lois (1990-1993), des affaires sociales (1993), des lois (1993-1994), et des affaires sociales (1994-2001), il est également membre de la délégation française aux assemblées consultatives du Conseil de l'Europe et de l'Union de l'Europe occidentale de 1998 à 2001. Président du groupe sénatorial d'amitié France-Québec, il préside aussi le groupe d'études sénatorial démographie et populations et celui sur la politique spatiale française et européenne. Il représente le Sénat au sein de la commission de la télématique en 1987 et du conseil d'administration de l'établissement public Autoroutes de France de 1987 à 1989.

Au Sénat, il s'engage pour une meilleure prise en charge de la douleur par une médecine alors insuffisamment sensibilisée à ce problème en France. Dans un premier temps, il dépose en novembre 1994 un amendement au projet de loi portant diverses dispositions d'ordre social obligeant les établissements de santé à mettre en oeuvre tous les moyens nécessaires pour prendre en charge la douleur d'un patient. Cette obligation est ainsi inscrite dans la loi n° 95-116 du 4 février 1995 portant diverses dispositions d'ordre social.

Lucien Neuwirth milite ensuite pour la reconnaissance du droit aux soins palliatifs. Dès 1990, il dépose une proposition de loi visant à la création d'une allocation pour les situations de dépendance résultant d'un état de sénescence. Membre titulaire au titre du Sénat du Comité national d'évaluation des dispositifs expérimentaux d'aide aux personnes âgées dépendantes de 1995 à 2001, il présente en février 1999 un rapport d'information sur les soins palliatifs et cosigne une proposition de loi tendant à favoriser leur développement. Il est ainsi à l'origine de la loi n° 99-477 du 9 juin 1999 visant à garantir le droit à l'accès aux soins palliatifs, qu'il a lui-même rapportée. Cette loi garantit un droit à l'accès aux soins palliatifs et à un accompagnement pour toute personne en fin de vie. Il cosigne également en 2000 une proposition de loi qui institue un congé et une allocation en cas de maladie d'un enfant ou de fin de vie d'un proche. En outre, il présente en 2001 un rapport d'information sur la politique de lutte contre le cancer. Il déplore l'insuffisance de cette politique et appelle de ses voeux un dépistage systématique du cancer du sein.

L'amélioration des conditions de la contraception demeure par ailleurs au coeur de ses préoccupations à la Haute Assemblée. Rapporteur de la proposition de loi relative à la contraception d'urgence en 2000, l'auteur de la loi de 1967 sur la régulation des naissances défend la gratuité de la pilule du lendemain pour les mineures défavorisées. Son avant-dernière intervention au Sénat, en mai 2001, porte d'ailleurs symboliquement sur la contraception : il plaide une nouvelle fois en faveur d'une véritable politique d'éducation à la sexualité et d'information sur la contraception, jugeant que « l'État a failli » dans ce domaine.

Le sénateur de la Loire se soucie plus largement de l'amélioration de la condition féminine. Il est ainsi membre de la délégation sénatoriale aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes de 1999 à 2001, dont il est secrétaire en 2000 et 2001. Il cosigne en 2000, avec son collègue sénateur Gérard Cornu, une proposition de loi relative à l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives dans les élections professionnelles.

Au Sénat comme à l'Assemblée nationale, Lucien Neuwirth s'intéresse également aux sujets les plus divers. L'ancien résistant et Français libre se fait notamment le défenseur des anciens combattants. Nommé représentant du Sénat au conseil d'administration de la Fondation de la Résistance en 1993, il rapporte en 1991 la proposition de loi d'Yves Guéna et de plusieurs autres collègues tendant à permettre aux associations d'anciens combattants d'ester en justice. Il est aussi rapporteur du projet de loi créant le Conseil national des communes « Compagnon de la Libération » en 1999.

Rapporteur des comptes spéciaux du Trésor de 1986 à 1988, il rapporte également des textes sur le développement du mécénat (1987), l'organisation d'une assistance juridique du Sénat au profit des collectivités locales (1992) et l'adoption (1996). Il dépose aussi des propositions de loi sur l'aide aux entreprises en difficulté (1984), la suspension administrative du permis de conduire (1990), la préservation des paysages ruraux (1991), la contribution de la France à la lutte contre la faim (1991 et 1993) ou les élections aux caisses d'assurance vieillesse (1997).

Il vote la loi relative au revenu minimum d'insertion en 1988, la loi relative aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale en 1993, la loi d'orientation et d'incitation relative à la réduction du temps de travail en 1998, la loi relative au pacte civil de solidarité et la loi constitutionnelle relative à l'égalité entre les femmes et les hommes en 1999. En revanche, il se prononce contre la loi constitutionnelle ajoutant à la Constitution un titre : « De l'Union européenne » en 1992.

Lors du renouvellement sénatorial du 23 septembre 2001, Lucien Neuwirth n'est pas réélu. La liste divers droite qu'il conduit dans la Loire ne recueille en effet que 155 voix sur les 1 715 suffrages exprimés et n'obtient aucun siège. Cette défaite met un terme à une carrière parlementaire longue de quarante et une années.

Commandeur de la Légion d'honneur et grand officier de l'ordre national du Mérite, Lucien Neuwirth se retire alors de la vie politique. Il avait déjà renoncé en 1998 au mandat de conseiller général de la Loire qu'il avait détenu sans discontinuer pendant trente et un ans. Peu après son départ du Palais du Luxembourg, en octobre 2001, il est nommé membre du Conseil économique et social et y siège à la section des affaires sociales. Il s'éteint le 26 novembre 2013 à Paris, à l'hôpital Sainte-Périne, à l'âge de quatre-vingt-neuf ans, des suites d'une infection pulmonaire.

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Photo de M. Lucien NEUWIRTH, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe du Rassemblement pour la République
Etat-civil
Né le 18 mai 1924
Décédé le 26 novembre 2013
Profession
Administrateur Conseil
Département
Loire