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GERBAUD François

Ancien sénateur de l'Indre

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 24 septembre 1989
  • Réélu le 27 septembre 1998
  • Fin de mandat le 30 septembre 2008 (ne se représente pas)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Secrétaire du Sénat
  • Secrétaire du Sénat
  • Secrétaire de la commission des affaires économiques
  • Vice-Président de la délégation à l'aménagement et au développement durable du territoire

Fonctions antérieures

  • Député

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre du Groupe Union pour un Mouvement Populaire
  • Membre de la délégation à l'aménagement et au développement durable du territoire

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

GERBAUD (François)

Né le 10 avril 1927 à Châteauroux (Indre) Décédé le 14 janvier 2010 à Châteauroux (Indre)

Député de l'Indre de 1967 à 1973

Sénateur de l'Indre de 1989 à 2008

François Gerbaud, dont le père est chirurgien, naît à Châteauroux dans l'Indre le 10 avril 1927. Très attaché à son Berry natal, il passe avant guerre ses vacances d'été à Bouges-le-Château, une commune rurale située à une trentaine de kilomètres de Châteauroux. Il reviendra s'y installer plus tard à l'occasion de son parcours politique. Après des études de droit, François Gerbaud se lance dans le journalisme au début des années

1950. Il commence par la presse écrite comme collaborateur au journal Centre-Eclair, puis devient rédacteur au quotidien La Nouvelle République du Centre-Ouest. En 1954, il passe à la radio comme secrétaire de rédaction, puis grand reporter et enfin au début des années 1960 chef de service des informations générales à Europe n°1. Il fait partie, aux côtés de Maurice Siegel, de l'équipe fondatrice de cette station périphérique. Un court passage en

1957 à la Télé-Monte-Carlo lui donne le goût de la télévision alors balbutiante dans une France largement sous- équipée en postes. En 1962, il se fait engager à l'ORTF Télévision comme chef des reportages et des informations. Il s'occupe bientôt des Actualités télévisés en étant à la fois rédacteur en chef adjoint et présentateur du Journal télévisé sur l'unique chaîne de télévision. Il fixe les règles de l'exercice aux côtés de Léon Zitrone et de Georges de Caunes qui présentent le journal vespéral en alternance avec lui.

Mais François Gerbaud est aussi engagé politiquement. Fervent gaulliste, il appartient à l'UNR de l'Indre. Sa notoriété comme sa fidélité militante lui valent d'être choisi par le parti gaulliste comme candidat dans la première circonscription de l'Indre lors des législatives de mars 1967. Elu de justesse au second tour face au député socialiste sortant Louis Deschizeaux (devancé de seulement 19 voix), il est confirmé dans son mandat lors des législatives de juin 1968. Il bat Charles Hernu soutenu par François Mitterrand. François Gerbaud s'inscrit au groupe UDR et siège à la commission des affaires culturelles. En 1968 et 1969, il est rapporteur pour avis du budget de l'ORTF lors de la discussion des projets de lois de finances. En 1972, il devient membre de la délégation parlementaire consultative pour l'ORTF. Elu en mars 1970 conseiller général UDR du canton de Levroux, il est candidat aux municipales de mars 1971 à Châteauroux mais ne parvient pas à s'emparer de la mairie. Pendant six ans, il bataille pour accélérer la reprise économique de l'Indre touchée par la fermeture des bases américaines de l'OTAN.

Battu aux législatives de 1973 par Charles Hernu en raison d'une triangulaire provoquée par les centristes, il quitte l'Assemblée pour les cabinets ministériels. Il devient, en mai 1973, chargé des relations avec la presse au ministère de l'Information tenu par Philippe Malaud. En octobre suivant, il suit ce dernier au ministère de la Fonction publique. En mars 1974, il est nommé conseiller technique de René Tomasini, secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, avant de quitter les cabinets ministériels et pour redevenir journaliste télé : en 1975, il entre à France 3.

Réélu en 1976 conseiller général de l'Indre et élu conseiller régional de la région Centre, il entre à l'Association pour le développement économique de la région Centre où il se passionne pour les questions

d'aménagement en relation avec les problèmes de transport. Il devient en mars 1977 conseiller municipal de

Bouges-le-Château dont il sera élu maire en 1983.

Le 24 septembre 1989, c'est en militant expérimenté et en notable bien implanté que François Gerbayud se présente aux élections sénatoriales. Il est élu au second tour par 375 voix sur 710 suffrages exprimés. Il s'inscrit au groupe RPR et siège à la commission des affaires économiques et du Plan. En 1998, il est réélu sous l'étiquette RPR au second tour par 348 voix sur les 676 suffrages exprimés. Il retrouve le groupe RPR et siège à la commission des affaires économiques et du plan. Il concentre son travail sur les questions d'aménagement du territoire et de communication.

Il vote la loi constitutionnelle du 25 juin 1992 ajoutant à la Constitution un titre : « De l'Union européenne », la loi du 22 juillet 1993 relative aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale, la loi du 13 juin 1998 d'orientation et d'incitation relative à la réduction du temps de travail. Il s'oppose à la loi du 13 juin 1998 relative à la réduction du temps de travail. Il vote la loi du 15 novembre 1999 relative au pacte civil de solidarité, la loi constitutionnelle du 8 juillet 1999 relative à l'égalité entre les hommes et les femmes, la loi constitutionnelle du 28 mars 2003 relative à l'organisation décentralisée de la République, la loi constitutionnelle du 1er mars 2005 modifiant le titre XV de la Constitution (Constitution européenne), la loi du

13 février 2008 autorisant la ratification du traité de Lisbonne, et la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 pour

la modernisation des institutions de la Ve République.

En septembre 2008, François Gerbaud ne sollicite pas le renouvellement de son mandat sénatorial, estimant après « 92 années de mandats cumulés » qu'il était temps de « tourner la page sans fermer le livre ». Il quitte la même année la présidence de l'association des maires de l'Indre.

Il décède le 14 janvier 2010 à Châteauroux. Il était officier de l'Ordre national du Mérite et titulaire de la médaille d'honneur de la SNCF.

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Photo de M. François GERBAUD, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Union pour un Mouvement Populaire
Etat-civil
Né le 10 avril 1927
Décédé le 13 janvier 2010
Profession
Journaliste
Département
Indre