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SEMPE Abel

Ancien sénateur du Gers

Election

  • Elu le 26 avril 1959
  • Réélu le 23 septembre 1962
  • Réélu le 26 septembre 1971
  • Réélu le 28 septembre 1980
  • Fin de mandat le 1er octobre 1989 (ne se représente pas)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires culturelles
  • Membre du Groupe du Rassemblement Démocratique et Européen

Extraits de la table nominative :

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1940-1958

SEMPE (Abel)

Né le 24 janvier 1912 à Sabazan (Gers)

Sénateur du Gers de 1955 à 1958

Abel Sempé est né en 1912 à Sabazan dans le Gers. Son père fut maire de cette commune pendant quinze ans.

Après son certificat d'études primaires, Abel Sempé suit des cours par correspondance puis se voit délivrer par l'Ecole universelle plusieurs diplômes en rédaction, administration et journalisme, secrétariat et diplomatie commerciales et technologie des marchés. Il s'établit ensuite à Aignan pour y exercer la profession de viticulteur et de négociant en Armagnac.

Militant dans les rangs de la SFIO depuis l'âge de seize ans, il siège au conseil d'arrondissement de sa commune de 1937 jusqu'à sa démission en 1939.

Mobilisé à la déclaration du second conflit mondial, Abel Sempé participe ensuite à la Résistance avec l'Armée Secrète. Sa brillante conduite lui vaut la Croix de guerre 1939-1945 ainsi que plusieurs témoignages de satisfaction des gouvernements anglais et américains. C'est tout naturellement qu'il présidera par la suite la section départementale des anciens combattants volontaires de l'Armée Secrète.

Dans la dynamique de la Libération, sa carrière politique prend son plein essor. En 1945, Abel Sempé est élu maire de sa commune puis il conquiert dans la foulée le canton d'Aignan, mandats dans lesquels il sera reconduit régulièrement. Cette bonne implantation locale contribue à son élection au Conseil de la République au second tour du scrutin du 19 juin 1955, en deuxième position derrière par Paul-Emile Descomps, sur la liste socialiste qui remporte les deux sièges à pourvoir ; lui-même obtient 389 voix des 753 suffrages exprimés.

Inscrit au groupe socialiste, Abel Sempé est membre, durant toute la durée de son premier mandat à la Haute Assemblée (1955-1959), des commissions des affaires économiques et des boissons ; il siège également à celles de l'intérieur, de la presse (1955-1956) et de l'agriculture (1957-1958). Enfin, il est nommé en novembre 1957 à la commission de coordination et de contrôle chargée de suivre l'exécution et l'application du traité de communauté européenne du charbon et de l'acier.

L'un de ses premiers actes au Parlement est de rédiger un avis, en 1955, au nom de la commission des affaires économiques, sur le projet de loi portant institution d'un fonds national de solidarité qui lui donne l'occasion d'intervenir en séance publique.

Mais le sénateur du Gers, par ailleurs toujours à la tête de la société éponyme «Armagnac Sempé», se consacre par la suite à la défense des intérêts de sa profession et du monde rural C'est ainsi qu'il dépose en 1957 une proposition de résolution, suivie d'un rapport sur le même sujet au nom de la commission des boissons en 1958, sur l'aide à accorder aux viticulteurs dont le vignoble est atteint par la flavescence dorée et deux autres propositions invitant le gouvernement à doter de ressources supplémentaires la section viticole du fonds national de solidarité agricole (1957) et à modifier le décret instituant le plan céréalier pour les campagnes (1958).

L'intérêt d'Abel Sempé ne se limite pas aux questions viticoles et agricoles. Le 18 février 1958 par exemple, en tant qu'ancien résistant, il rédige une proposition de résolution visant à modifier les conditions générales d'attribution de la carte de combattant volontaire de la Résistance au titre de la Résistance métropolitaine. Comme sénateur du Gers, il attire l'attention du ministre de la reconstruction et du logement, dans sa question orale du 18 mai 1958, sur le manque de crédits alloués à l'Office municipal HLM d'Auch ne lui permettant de construire que 18 des 54 logements sociaux initialement prévus.

En séance publique, Abel Sempé s'exprime sur le projet de loi relatif à la propriété littéraire et artistique le 31 octobre 1956 pour accorder des réductions de redevances aux communes pour leurs fêtes locales et publiques et aux sociétés d'éducation populaire. Dans la discussion du projet de loi de finances pour 1957, il fait part de ses observations sur les crédits destinés aux réalisations des plans d'équipement industriel et technique, la politique d'expansion économique régionale et l'aide à l'exportation. Il est par ailleurs entendu au cours du débat sur les questions orales concernant les prêts aux collectivités locales le 11 avril 1957 et dans la discussion de la proposition de loi portant élévation du maximum des dépôts dans les caisses d'épargne le 25 février 1958.

Le 2 et 3 juin 1958, il vote pour la reconduction des pouvoirs spéciaux en Algérie mais ne vote pas les pleins pouvoirs au gouvernement ni la révision constitutionnelle.

Sous la Ve République, aux élections sénatoriales du 26 avril 1959, Abel Sempé est reconduit dans son mandat de sénateur du Gers qu'il conservera encore pendant près de trente ans.

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Photo de M. Abel SEMPE, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe du Rassemblement Démocratique et Européen
Etat-civil
Né le 24 janvier 1912
Décédé le 22 février 2006
Profession
Viticulteur négociant
Département
Gers