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LUCOTTE Marcel

Ancien sénateur de la Saône-et-Loire

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Devenu Sénateur le 29 octobre 1971 (en remplacement de M. Marcel LEGROS, décédé)
  • Elu le 25 septembre 1977
  • Réélu le 28 septembre 1986
  • Fin de mandat le 1er octobre 1995 (ne se représente pas)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Vice-Président de la commission des affaires économiques

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires culturelles
  • Président du Groupe des Républicains et Indépendants

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

LUCOTTE (Marcel)

Né le 16 janvier 1922 à Autun (Saône-et-Loire)

Décédé le 28 décembre 2000 à Autun (Saône-et-Loire) Sénateur de la Saône-et-Loire de 1971 à 1995

Fils de cheminot, Marcel Lucotte naît au coeur de la Bourgogne en 1922. Très tôt amoureux de sa région et de ses traditions, de sensibilité littéraire, il commence sa carrière professionnelle après la guerre comme journaliste au sein de La Gazette de Saône-et-Loire dont il deviendra par la suite le directeur.

La carrière politique de Marcel Lucotte débute en 1959 lorsqu'il entre au conseil municipal de la ville d'Autun. Son engagement s'accroît progressivement et c'est en 1969 qu'il devient premier magistrat de la ville, poste qu'il occupera durant 26 années, jusqu'en 1995. Ses efforts se portent sur la nécessité de fixer le niveau de population par l'installation de nouvelles entreprises compensant la fermeture des mines de schistes. Son mandat municipal le pousse à échanger avec ses pairs, notamment au sein de l'Association des maires de France, dont il est 1er vice-président de 1986 à 1995. Son parcours le mène également à l'Assemblée départementale dès 1970.

Il est ainsi élu, systématiquement au 1er tour, conseiller général de sa ville (Autun-sud) de 1970 à 1988, date à

laquelle il décide de ne pas se représenter. En tant que parlementaire, il intègre le Conseil régional de Bourgogne dès 1973. Il en assume la présidence sous les couleurs de l'UDF et du PR de 1978 à 1979 et de 1985 à 1989. Les problèmes liés aux différents pouvoirs des collectivités territoriales deviennent centraux pour cet élu local et national. Il s'implique alors, en devenant le président de l'assemblée de 1975 à 1980, dans le Conseil national des économies régionales et de la productivité (CNERP), organisme fédérant l'ensemble des Comités d'expansion régionaux et départementaux. En avril 1989, la loi sur le cumul des mandats le conduit à quitter la présidence régionale.

Suppléant du sénateur Républicain indépendant Marcel Legros depuis 1968, Marcel Lucotte le remplace à sa mort en octobre 1971. Si, lors des élections sénatoriales de 1977, seulement 33 voix lui permettent de l'emporter au 2e tour contre le candidat communiste, il est élu dès le 1er tour, 9 ans plus tard, avec 934 suffrages sur 1 679. Au Palais du Luxembourg, Marcel Lucotte s'inscrit au groupe des Républicains et Indépendants (UREI de 1979 à 1992), dont il assumera la présidence de 1985 à la fin de son dernier mandat. Il est également nommé à la commission des affaires économiques et du Plan de 1971 à 1986, dont il est vice-président de 1974 à

1983. Puis, à partir de 1986, il rejoint la commission des affaires culturelles. Ce domaine retenait déjà son attention, comme le prouve l'étude sur les métiers d'art et le fonctionnement du marché de l'art contemporain que lui confie, de janvier à mai 1981, le ministre de la culture et de la communication. D'avril à octobre 1977, il est vice-président du Sénat. Durant ses 24 ans de mandat, Marcel Lucotte fournit un travail parlementaire important. Il est régulièrement nommé rapporteur pour avis lors des discussions des projets de loi de finances sur les crédits consacrés au Plan (de 1972 à 1980) et à l'énergie (de 1981 à 1986). En lien avec cette dernière spécialisation, il est membre du Comité consultatif de l'énergie de 1982 à 1989. Le maire d'Autun est aussi rapporteur sur des textes relatifs à l'économie sociale (1983) et à l'urbanisme (1972, 1984, 1985). En 1984, il signe un rapport dénonçant la progression de la dette extérieure de la France depuis 1981. La question de la maîtrise des finances publiques et du désendettement du pays occupe alors une place de premier rang dans son activité parlementaire.

Marcel Lucotte intervient en séance publique et par l'intermédiaire de ses questions au Gouvernement sur une grande diversité de thèmes. Il prend la parole lors des discussions de projets de loi portant sur les collectivités locales, la promotion des villes moyennes (1972), le code des communes (1977) et la fiscalité, ainsi que sur la dotation globale de fonctionnement du Sénat (1978, 1985, 1986, 1988, 1991). La communication moderne capte également son attention, spécialement lors de l'examen des lois régulant les libertés du secteur audiovisuel (1972, 1982, 1988). Les questions touchant à la conscience morale de chacun font réagir l'élu bourguignon : il exprime ainsi son opposition à la loi Veil sur l'IVG « portant atteinte à la vie » (1974) et son approbation de la loi relative à l'utilisation du corps humain (1994). Fort de sa grande expérience d'élu local et national, Marcel Lucotte intervient lors des débats concernant les modalités de la vie politique. Le changement de mode de scrutin pour l'élection des députés sous le gouvernement Fabius (1985) et le redécoupage de leur circonscription (1986) le font réagir. Les lois sur la transparence financière de la vie politique (1988) et sur la prévention de la corruption bénéficient de son soutien afin de « conforter l'honneur des élus ».

En 1972, Marcel Lucotte vote la loi créant et organisant les régions, puis la loi Royer sur la préservation du petit commerce et de l'artisanat en 1973. Il soutient l'abaissement de la majorité à 18 ans en 1974. En 1975, il approuve la loi facilitant le divorce. Comme son groupe, il est favorable à la loi Peyrefitte sur la sécurité intérieure du printemps 1981. L'abrogation de la peine de mort bénéficie de son soutien la même année. En

1982, il vote la loi Defferre sur la décentralisation et la loi réformant les prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage. A l'automne 1988, il approuve la création du RMI. En 1993, il soutient la réforme des pensions de retraite et de la sécurité sociale voulue par le gouvernement d'Edouard Balladur.

En tant que président de son groupe parlementaire, c'est à lui que revient la charge de s'exprimer après chaque déclaration de politique générale du Gouvernement et de lui apporter soutien ou critiques. Il s'exprime également sur les sujets relatifs à l'actualité internationale. En 1981, il exprime toute sa solidarité au peuple polonais en lutte pour sa liberté et, en 1991, il prend la parole au moment de la Guerre du Golfe pour appeler à une union nationale dans la fermeté face à la crise et soutenir l'action du Gouvernement. En 1992, au Sénat et lors du Congrès du Parlement, il défend avec vigueur la modification de la Constitution résultant de la ratification du traité de Maastricht.

Chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur et de l'ordre national du Mérite, Marcel Lucotte ne se représente pas aux élections sénatoriales de 1995. Il décède dans sa ville natale cinq ans plus tard.

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Photo de M. Marcel LUCOTTE, ancien sénateur
Appartenance politique
Président du Groupe des Républicains et Indépendants
Etat-civil
Né le 16 janvier 1922
Décédé le 28 décembre 2000
Profession
Journaliste
Département
Saône-et-Loire