Mardi 23 juin 2026

- Présidence de Mme Muriel Jourda, présidente -

La réunion est ouverte à 9 h 30.

Projet de loi portant simplification des normes applicables aux collectivités territoriales - Examen des amendements au texte de la commission

Mme Muriel Jourda, présidente. - Nous débutons ce matin l'examen des amendements au texte de la commission sur le projet de loi portant simplification des normes applicables aux collectivités territoriales. Nous commençons par l'examen des amendements des rapporteurs.

EXAMEN DES AMENDEMENTS DES RAPPORTEURS

Article 3 bis

L'amendement rédactionnel et de coordination n°  490 est adopté.

Article 3 ter

L'amendement n°  491 est adopté.

Article 3 quinquies

L'amendement de coordination n°  492 est adopté.

Après l'article 4

L'amendement n°  493 est adopté.

Après l'article 6

L'amendement n°  494 est adopté.

Article 8

L'amendement rédactionnel n°  495 est adopté.

Article 9

L'amendement de suppression n°  496 est adopté.

Après l'article 10

L'amendement n°  497 est adopté.

Après l'article 17 (supprimé)

L'amendement n°  498 est adopté.

Article 26 bis

L'amendement n°  499 est adopté.

Article 26 quater

L'amendement rédactionnel n°  500 est adopté.

Article 26 septies

L'amendement n°  501 est adopté.

Article 27

L'amendement rédactionnel n°  502 est adopté.

Après l'article 29 (supprimé)

L'amendement n°  503 est adopté.

Article 29 quater

L'amendement n°  504 est adopté.

Article 32 bis

L'amendement n°  505 est adopté.

Article 33 bis

L'amendement n°  506 est adopté.

Article 35

L'amendement rédactionnel et de coordination n°  507 est adopté.

Article 38

L'amendement rédactionnel n°  508 est adopté.

Article 39

L'amendement n°  509 est adopté.

EXAMEN DES AMENDEMENTS AU TEXTE DE LA COMMISSION

M. Marc-Philippe Daubresse, rapporteur. - J'indique à titre liminaire que nous donnerons un avis défavorable à tous les amendements de suppression d'article.

Les sorts des amendements du rapporteur examinés par la commission sont retracés dans le tableau suivant :

Auteur

Objet

Sort de l'amendement

Article 3 bis

MM. DAUBRESSE et ARNAUD, rapporteurs

490

Amendement rédactionnel et de coordination outre-mer

Adopté

Article 3 ter

MM. DAUBRESSE et ARNAUD, rapporteurs

491

Maintien en fonction de l'ensemble des membres du bureau de l'EPCI jusqu'à l'installation du nouveau conseil communautaire

Adopté

Article 3 quinquies

MM. DAUBRESSE et ARNAUD, rapporteurs

492

Amendement de coordination outre-mer

Adopté

Article additionnel après l'article 4

MM. DAUBRESSE et ARNAUD, rapporteurs

493

Possibilité pour les communes de moins de 1 000 habitants d'ajouter un point à l'ordre du jour du conseil municipal en cas d'urgence

Adopté

Article additionnel après l'article 6

MM. DAUBRESSE et ARNAUD, rapporteurs

494

Participation conjointe d'une commune et de son EPCI au capital d'une société ayant pour objet la production d'énergies renouvelables

Adopté

Article 8

MM. DAUBRESSE et ARNAUD, rapporteurs

495

Amendement rédactionnel et de coordination avec l'amendement 482

Adopté

Article 9

MM. DAUBRESSE et ARNAUD, rapporteurs

496

Suppression de l'article (coordination)

Adopté

Article additionnel après l'article 10

MM. DAUBRESSE et ARNAUD, rapporteurs

497

Représentation minimale des élus locaux au sein de la CDPNAF

Adopté

Article additionnel après l'article 17 (Supprimé)

MM. DAUBRESSE et ARNAUD, rapporteurs

498

Prolongation du dispositif de promotion interne des secrétaires généraux de mairie de catégorie C vers la catégorie B

Adopté

Article 26 bis

MM. DAUBRESSE et ARNAUD, rapporteurs

499

Simplifier la procédure applicable au changement de destination des bâtiments situés en zone agricole ou naturelle

Adopté

Article 26 quater

MM. DAUBRESSE et ARNAUD, rapporteurs

500

Amendement rédactionnel

Adopté

Article 26 septies

MM. DAUBRESSE et ARNAUD, rapporteurs

501

Délivrance du certificat d'urbanisme dérogatoire après accord du maire de la commune d'implantation du projet 

Adopté

Article 27

MM. DAUBRESSE et ARNAUD, rapporteurs

502

Amendement de coordination

Adopté

Article additionnel après l'article 29 (Supprimé)

MM. DAUBRESSE et ARNAUD, rapporteurs

503

Prolongation pour une durée de cinq ans, de l'expérimentation de la procédure dite du « permis d'innover »

Adopté

Article 29 quater

MM. DAUBRESSE et ARNAUD, rapporteurs

504

Amendement rédactionnel

Adopté

Article 32 bis

MM. DAUBRESSE et ARNAUD, rapporteurs

505

Amendement rédactionnel

Adopté

Article 33 bis

MM. DAUBRESSE et ARNAUD, rapporteurs

506

Amendement rédactionnel

Adopté

Article 35

MM. DAUBRESSE et ARNAUD, rapporteurs

507

Amendement rédactionnel et de coordination

Adopté

Article 38

MM. DAUBRESSE et ARNAUD, rapporteurs

508

Amendement rédactionnel

Adopté

Article 39

MM. DAUBRESSE et ARNAUD, rapporteurs

509

Clarification relative à l'entrée en vigueur au 24 décembre 2025 de la majoration de durée d'assurance prévue à l'article L. 161-21-2 du code de la sécurité sociale

Adopté

La commission a également donné les avis suivants sur les autres amendements qui sont retracés dans le tableau ci-après :

Auteur

Objet

Avis de la commission

Article 1er

M. BENARROCHE

142

Suppression de l'article 

Défavorable

M. BENARROCHE

143

Doublement du nombre de suppléants au sein des commissions de délégation de service public et d'appel d'offres

Défavorable

M. BENARROCHE

148

Allongement du délai de convocation des commissions de délégation de service public et des commissions d'appel d'offres

Défavorable

M. BENARROCHE

144

Obligation de formation à la commande publique pour les suppléants au sein des commissions de délégation de service public et des commissions d'appel d'offres

Défavorable

Article additionnel après l'article 1er

M. DELCROS

376

Fixation d'un nombre plancher de délégués sénatoriaux dans les communes associées

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article 2 (Supprimé)

Le Gouvernement

366

Rétablissement de l'article 2

Défavorable

M. Vincent LOUAULT

349 rect.

Possibilité pour l'organe délibérant d'un EPCI de procéder à la modification des statuts sans l'accord des communes membres

Défavorable

Article additionnel après l'article 2 (Supprimé)

Mme Nathalie DELATTRE

465

Extension de l'expérimentation des antennes de pharmacie au sein des communes membres d'une commune nouvelle

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article additionnel après l'article 2 bis

Mme CUKIERMAN

263

Extension de l'expérimentation des antennes de pharmacie au sein des communes membres d'une commune nouvelle

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme CUKIERMAN

264 rect.

Modalités d'application de la présomption de complétude pour le conseil municipal d'une commune nouvelle

Favorable

Mme Nathalie DELATTRE

468

Modalités d'application de la présomption de complétude pour le conseil municipal d'une commune nouvelle

Favorable

Mme CUKIERMAN

265

Clarification du rang des maires délégués d'une commune nouvelle

Favorable

Mme Nathalie DELATTRE

470 rect.

Classification du rang des maires délégués

Favorable

Mme CUKIERMAN

266 rect.

Décision du conseil municipal pour se prononcer sur le maintien dans ses fonctions du maire délégué qui s'est vu retirer ses délégations

Favorable

Mme Nathalie DELATTRE

471 rect.

Décision du conseil municipal pour se prononcer sur le maintien dans ses fonctions du maire délégué qui s'est vu retirer ses délégations

Favorable

Mme CUKIERMAN

267

Création d'une procédure spécifique de défusion d'une commune nouvelle

Favorable

Mme Nathalie DELATTRE

472 rect.

Création d'une procédure spécifique de défusion d'une commune nouvelle

Favorable

Mme CUKIERMAN

262 rect.

Pouvoir préfectoral d'accord des dérogations temporaires à certaines obligations légales au bénéfice communes nouvelles pour limiter les effets de seuils

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. Cédric VIAL

323 rect.

Pouvoir préfectoral d'accord des dérogations temporaires à certaines obligations légales au bénéfice communes nouvelles pour limiter les effets de seuils

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme Nathalie DELATTRE

463 rect.

Pouvoir préfectoral d'accord des dérogations temporaires à certaines obligations légales au bénéfice communes nouvelles pour limiter les effets de seuils

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article 3

Mme CUKIERMAN

59

Suppression de l'article

Défavorable

M. Vincent LOUAULT

107

Élection des vice-présidents des EPCI au scrutin de liste

Défavorable

M. Vincent LOUAULT

106 rect.

Élection de l'ensemble du bureau de l'EPCI au vote à main levée

Défavorable

M. CANÉVET

136

Élection de l'ensemble du bureau de l'EPCI au vote à main levée

Défavorable

Article additionnel après l'article 3

M. LUREL

268

Fixation par le règlement intérieur d'une répartition équitable des temps de paroles entre groupes majoritaires et groupes d'opposition au sein de l'assemblée

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. MENONVILLE

54 rect.

Réforme du mode d'élection des VP et des membres du bureau des EPCI, avec droit d'option

Défavorable

Mme SOUYRIS

114 rect.

Parité dans la désignation des vice-présidents des EPCI 

Défavorable

M. KERROUCHE

182

Élection des vice-présidents des EPCI au scrutin de liste paritaire

Défavorable

Mme PATRU

303

Facilitation du retrait des membres et de la dissolution d'un syndicat de communes

Favorable

M. GENET

68

Faculté des comités de syndicats mixtes fermés d'allouer des indemnités de fonction à ses membres ayant reçu délégation 

Favorable si rectifié

M. LUREL

269 rect.

Passage à la prime majoritaire de 25 % lors des élections municipales

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. REYNAUD

351

Fixation d'un nombre plancher de délégués sénatoriaux dans les communes associées

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article 3 bis

M. KERROUCHE

215

Suppression de l'article 

Défavorable

M. Grégory BLANC

352

Suppression de l'article

Défavorable

Le Gouvernement

368

Suppression de l'article

Défavorable

M. KERROUCHE

216

Suppression du vote au scrutin secret pour l'adoption du budget et la fixation des taux de taxes

Défavorable

M. Grégory BLANC

353

Suppression du vote au scrutin secret pour l'adoption du budget et la fixation des taux de taxes

Défavorable

Article additionnel après l'article 3 bis

M. DELCROS

383

Assouplissement de l'usage de la vidéoconférence pour les réunions du conseil municipal

Défavorable

Article 3 ter

M. BENARROCHE

355

Suppression de l'article

Demande de retrait

M. KERROUCHE

435

Suppression de l'article

Défavorable

Article additionnel après l'article 3 quater

Mme BLATRIX CONTAT

65 rect.

Augmenter le nombre de conseillers communautaires dont bénéficient les communes nouvelles 

Défavorable

Mme SCHALCK

37

Extension de la date limite d'établissement des procurations électorales

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article 3 quinquies

M. BENARROCHE

356

Suppression de l'article 

Défavorable

M. KERROUCHE

436

Suppression de l'article.

Défavorable

Le Gouvernement

448

Possibilité d'organisation des réunions de groupements de communes de Nouvelle-Calédonie en visioconférence

Favorable

Article 4

M. FARGEOT

10

Suppression de l'article 

Défavorable

M. SAURY

105

Possibilité de réunir le conseil municipal en dehors du territoire de la commune

Défavorable

M. BENARROCHE

145

Obligation de procéder à l'élection du maire dans un délai de 45 jours à compter de la vacance

Défavorable

Article additionnel après l'article 4

Mme Nathalie DELATTRE

460

Interdiction d'être candidat aux fonctions d'adjoint au maire sur plusieurs listes

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. ROCHETTE

398 rect.

Dérogation à l'obligation de procéder à des élections partielles lorsqu'un maire est élu parlementaire

Défavorable

M. MENONVILLE

56 rect.

Modification du délai pour la désignation des délégués des conseils municipaux pour les élections sénatoriales

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. CANÉVET

139

Modification du délai pour la désignation des délégués des conseils municipaux pour les élections sénatoriales

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article 4 ter

M. BENARROCHE

147

Suppression de l'article

Défavorable

Article additionnel après l'article 4 ter

M. HUSSON

116 rect. ter

Possibilité d'obtenir le retrait d'une commune nouvelle d'un syndicat lorsqu'une ou plusieurs communes historiques n'appartenaient pas à ce même syndicat

Favorable

Article 5 (Supprimé)

Le Gouvernement

426

Rétablissement de l'article 5 visant à rehausser le seuil d'opposition des communes membres d'un EPCI au projet de PLUi

Défavorable

Article additionnel après l'article 5 (Supprimé)

M. SZCZUREK

311

Possibilité pour les communes membres d'un EPCI de se retirer d'un projet d'élaboration ou de révision d'un PLUi

Défavorable

Article additionnel après l'article 5 bis

Mme BORCHIO FONTIMP

18 rect. ter

Dérogation transitoire aux obligations de la loi SRU en cas de franchissement du seuil démographique

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme BORCHIO FONTIMP

17 rect. quater

Modification du régime de sanction en cas de substitution du préfet du fait de la carence d'une commune en matière de respect des obligations de la loi SRU

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article 6

Mme CUKIERMAN

60

Suppression de l'article

Défavorable

M. MASSET

87

Suppression de l'article

Défavorable

Article additionnel après l'article 6

Mme JOSENDE

330

Faculté de restitution aux communes des compétences exercées à titre obligatoire par un EPCI

Favorable

Mme Nathalie DELATTRE

464

Réforme complète de l'organisation de la répartition des compétences entre les communautés de communes et ses communes membres

Demande de retrait

Mme BELLUROT

2 rect.

Réforme complète de l'organisation de la répartition des compétences entre les communautés de communes, les communautés d'agglomération et leurs communes membres

Demande de retrait

Mme CUKIERMAN

259

Réforme complète de l'organisation de la répartition des compétences entre les communautés de communes, les communautés d'agglomération et leurs communes membres

Demande de retrait

M. LUREL

196 rect.

Faculté de restitution de la compétence tourisme aux communes des départements d'outre-mer

Demande de retrait

Article additionnel après l'article 7

M. BENARROCHE

146

Allongement des délais de convocation du conseil municipal

Défavorable

Article 8

Le Gouvernement

441

Rétablissement de la rédaction initiale de l'article 8, relatif aux délégations de compétence des organes délibérant des collectivités territoriales aux exécutifs

Défavorable

M. ROCHETTE

404 rect. bis

Permettre au maire de défendre la commune sans délégation préalable du conseil municipal

Défavorable

Le Gouvernement

374

Suppression de l'extension des possibilités de délégation au maire de compétence en matière de commande publique

Défavorable

Le Gouvernement

336

Limitation uniquement par les crédits budgétaires des créations d'emplois décidées par l'exécutif sur délégation de l'organe délibérant

Favorable

M. FARGEOT

9

Suppression de la possibilité de créer des emplois sans passer par l'organe délibérant

Défavorable

Mme GOSSELIN

482

Intégration des dispositions de l'article 9 au sein de l'article 8

Favorable

M. DELCROS

382

Simplifier les démarches de demande de subvention effectuées par les régions

Demande de retrait

M. MASSET

92 rect.

Permettre au conseil régional de déléguer l'attribution de subventions

Demande de retrait

M. UZENAT

222 rect.

Permettre au conseil régional de déléguer l'attribution de subventions

Demande de retrait

M. UZENAT

228 rect.

Délégation au président du conseil régional le pouvoir d'attribution de l'ensemble des aides et bourses en faveur des étudiants

Défavorable

Article additionnel après l'article 8

M. DELCROS

378

Délégation de compétences président du conseil régional ou départemental

Demande de retrait

Mme AESCHLIMANN

394 rect.

Substituer les termes de "mise à disposition" à celui de "louage" dans les compétences délégables au maire

Avis du Gouvernement

Article additionnel après l'article 9

M. Michaël WEBER

190

Expérimentation du transfert à la région Grand-Est d'une compétence de l'État en matière de coopération transfrontalière

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article 10

M. SZCZUREK

313

Suppression des conseils de développement

Défavorable

M. SZCZUREK

314 rect.

Possibilité de créer des conseils de développement

Défavorable

Le Gouvernement

451

Abaissement du seuil, correspondant au droit commun, pour qu'un groupement de communes de Nouvelle-Calédonie puisse créer une mission d'information et d'évaluation

Favorable

Article additionnel après l'article 10

Mme FLORENNES

162 rect.

Présence des présidents de conseil départemental au sein des conseils locaux et intercommunaux de prévention de la délinquance

Favorable

M. THÉOPHILE

416 rect. ter

Renforcement de la représentation des collectivités territoriales et de leurs groupements au sein des conseils de surveillance des grands ports maritimes ultramarins

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme JOSENDE

328

Assouplissement des règles de fonctionnement des commissions consultatives des services publics locaux (CCSPL)

Défavorable

Article additionnel après l'article 11

M. SZCZUREK

316

Intégration d'un volet "subventionnement des associations" dans le débat d'orientation budgétaire des collectivités

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. SZCZUREK

315

Publication des comptes annuels des associations bénéficiaires de subventions de collectivités territoriales

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article additionnel après l'article 12

Mme FLORENNES

274 rect.

Conciliation entre polices intercommunales et polices pluri-communales

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. KERROUCHE

219

Modification du calendrier de mise en conformité des aménagements de stationnement à proximité des passages piétons

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme Nathalie DELATTRE

466

Modification du calendrier de mise en conformité des aménagements de stationnement à proximité des passages piétons

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. UZENAT

227

Harmonisation de la définition de la notion de conflit d'intérêts dans le code général de la fonction publique

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. FOUASSIN

102 rect.

Suivi par les maires d'une session d'information sur le rescrit préfectoral

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme Nathalie DELATTRE

131

Suivi par les maires d'une session d'information sur le rescrit préfectoral

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme CUKIERMAN

250

Suivi par les maires d'une session d'information sur le rescrit préfectoral

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. DUROX

341

Suppression des services départementaux d'incendie et de secours

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. ROCHETTE

405 rect.

Suppression de l'obligation de déport des élus dans les SEML où ils représentent leur collectivité

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. GENET

69 rect.

Modalités de publicité électronique des actes des communes

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. GENET

70 rect.

Modalités de publicité électronique des actes des communes

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme Nathalie DELATTRE

132

Information préalable du maire par le préfet de son intention de déférer au tribunal administratif un acte communal

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. CANÉVET

140

Information préalable du maire par le préfet de son intention de déférer au tribunal administratif un acte communal

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme CUKIERMAN

251

Information préalable du maire par le préfet de son intention de déférer au tribunal administratif un acte communal

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme DEMAS

276 rect.

Information préalable du maire par le préfet de son intention de déférer au tribunal administratif un acte communal

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. Cédric VIAL

320

Information préalable du maire par le préfet de son intention de déférer au tribunal administratif un acte communal

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme CHAIN-LARCHÉ

433

Information préalable du maire par le préfet de son intention de déférer au tribunal administratif un acte communal

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme JOSEPH

439 rect. bis

Information préalable du maire par le préfet de son intention de déférer au tribunal administratif un acte communal

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme BORCHIO FONTIMP

12 rect. quater

Faculté pour le maire de faire procéder à l'enlèvement de dépôts sauvages de cartouches ou de bonbonnes de protoxyde d'azote

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. DUROX

340

Abrogation des zones à faibles émissions

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. Vincent LOUAULT

357 rect.

Rendre facultatif le contrôle des installations d'assainissement non-collectif par les communes

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. Vincent LOUAULT

358 rect.

Régime du contrôle des installations d'assainissement non collectif 

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. CANÉVET

371 rect.

Précisions sur l'obligation de déport

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. UZENAT

226

Prise en charge du recours aux services d'autopartage dans le remboursement des frais de déplacement des conseillers régionaux

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. DELCROS

381

Prise en charge du recours aux services d'autopartage dans le remboursement des frais de déplacement des conseillers régionaux

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. UZENAT

225

Définition des conditions et modalités de remboursement des frais de déplacement des élus par le conseil régional

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. KERROUCHE

192

Attribution d'espaces pour l'apposition d'affiches électorales aux seuls candidats ou listes de candidats ayant exprimé leur intention d'utiliser des affiches électorales

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. KERROUCHE

191

Délai limite pour l'enregistrement des procurations pour les élections nationales et locales

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. DELCROS

379

Possibilité pour la région de confier la maîtrise d'ouvrage aux lycées

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article additionnel avant l'article 13

Mme DI FOLCO

84

Suppression de la compétence des CAP pour les licenciements de fonctionnaires pour insuffisance professionnelle

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article 13

Mme CUKIERMAN

61

Suppression de l'article 

Défavorable

M. BENARROCHE

149

Suppression de l'article 

Défavorable

M. KERROUCHE

176

Suppression de l'article

Défavorable

Mme AESCHLIMANN

395 rect.

Modification du régime de déclaration de vacance d'emploi

Demande de retrait

Article 13 bis

Le Gouvernement

485

Suppression de l'article

Défavorable

Article additionnel après l'article 16

Mme DI FOLCO

85

Clarification législative sur l'obligation de création d'une formation spécialisée au sein des CST des centres de gestion et des CST communs

Favorable

M. ROCHETTE

403 rect. bis

Ouverture à toutes les communes de la faculté de recruter un DGS contractuel

Favorable

M. MICHALLET

391 rect.

Extension du recours aux agents contractuels sur les emplois fonctionnels de direction des communes et intercommunalités

Favorable si rectifié

M. POINTEREAU

297

Possibilité de désigner le médiateur parmi les agents de la collectivité 

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Le Gouvernement

511

Mise à disposition d'agents contractuels auprès d'organismes de droit privé gérant une mission de service public dans le domaine de l'art lyrique

Favorable

Article 17 (Supprimé)

Le Gouvernement

514

Rétablissement de l'article 17 et prolongation du dispositif de promotion interne des secrétaires généraux de mairie de catégorie C vers la catégorie B

Défavorable

Article additionnel après l'article 17 (Supprimé)

Mme PATRU

306

Prise en compte de la durée d'apprentissage dans la fonction publique pour le calcul de l'ancienneté nécessaire pour se présenter aux concours internes

Favorable

M. KERROUCHE

180

Modalités spécifiques d'appréciation de la valeur professionnelle pour certains agents de la fonction publique territoriale

Demande de retrait

M. KLINGER

309

Mécanisme indemnitaire de treizième mois pour les agents publics territoriaux

Avis du Gouvernement

M. Stéphane DEMILLY

36

Facilitation du remplacement des secrétaires de mairie par des services mutualisés ou des agents contractuels

Favorable

Mme PATRU

304

Délai octroyé pour la conclusion de convention de participation en matière de protection sociale complémentaire des agents publics territoriaux

Favorable

M. UZENAT

231

Demande de rapport au Gouvernement sur les modalités du transfert aux collectivités territoriales des secrétaires généraux d'établissement public local d'enseignement 

Défavorable

M. BOURGI

75

Simplification des procédures disciplinaires applicables aux agents publics territoriaux

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme PATRU

307

Possibilité de désigner le médiateur parmi les agents de la collectivité 

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Le Gouvernement

516

Permettre la désignation du médiateur parmi les agents de la collectivité

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme Nathalie DELATTRE

413

Possibilité de désigner le médiateur parmi les agents de la collectivité 

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. BOURGI

77

Limitation de l'inéligibilité aux seuls collaborateurs de cabinets de présidents de conseils départementaux ou régionaux ayant reçu une délégation de signature

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. Grégory BLANC

354

Limitation de l'inéligibilité aux seuls collaborateurs de cabinets de présidents de conseils départementaux ou régionaux ayant reçu une délégation de signature

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. GROSVALET

406

Limitation de l'inéligibilité aux seuls collaborateurs de cabinets de présidents de conseils départementaux ou régionaux ayant reçu une délégation de signature

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. UZENAT

232

Exonérer les rémunérations des agents des CREPS de la taxe sur les salaires 

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme PATRU

305

Extension des délégations de signature du président du CNFPT

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article 19

M. BLEUNVEN

442

Faculté pour l'État de notifier plus de 20 % des crédits alloués à la DETR et à la DSIL après la fin du premier semestre de chaque année

Demande de retrait

M. FARGEOT

8

Suppression de la faculté pour le préfet de réunir la commission DETR lorsque certains sièges sont vacants

Défavorable

Le Gouvernement

429

Simplification des procédures lors des renouvellement des membres de la commission DETR

Favorable

Article additionnel après l'article 19

Le Gouvernement

338

Faculté de dérogation aux règles relatives à la participation minimale du maître d'ouvrage en toute matière

Sagesse

M. KERROUCHE

174

Extension de 3 à 6 ans de la garantie d'éligibilité à la DETR dont bénéficient les communes nouvelles

Demande de retrait

Mme JOSENDE

331

Information de la commission DETR sur toutes les opérations ayant bénéficié des concours financiers obtenu par les communes et EPCI du département

Avis du Gouvernement

Mme BORCHIO FONTIMP

15 rect. ter

Départementalisation de la DSIL

Avis du Gouvernement

M. MASSET

89

Application du principe "dites-le nous une fois" aux demandes de subvention des communes

Demande de retrait

M. FOUASSIN

103 rect. bis

Application du principe "dites-le nous une fois" aux demandes de subvention des communes

Demande de retrait

M. HENNO

111

Application du principe "dites-le nous une fois" aux demandes de subvention des communes

Demande de retrait

M. CANÉVET

137

Application du principe "dites-le nous une fois" aux demandes de subvention des communes

Demande de retrait

M. COZIC

168

Application du principe "dites-le nous une fois" aux demandes de subvention des communes

Demande de retrait

Mme CUKIERMAN

252

Application du principe "dites-le nous une fois" aux demandes de subvention des communes

Demande de retrait

Mme DEMAS

277 rect. bis

Application du principe "dites-le nous une fois" aux demandes de subvention des communes

Demande de retrait

Mme JOSEPH

440 rect. bis

Application du principe "dites-le nous une fois" aux demandes de subvention des communes

Demande de retrait

M. MASSET

90

Faculté pour le préfet de déroger aux normes relatives aux pièces à produire à l'appui de demandes de subventions 

Demande de retrait

M. FOUASSIN

104 rect. bis

Faculté pour le préfet de déroger aux normes relatives aux pièces à produire à l'appui de demandes de subventions 

Demande de retrait

M. COZIC

169

Faculté pour le préfet de déroger aux normes relatives aux pièces à produire à l'appui de demandes de subventions 

Demande de retrait

Mme CUKIERMAN

253

Faculté pour le préfet de déroger aux normes relatives aux pièces à produire à l'appui de demandes de subventions 

Demande de retrait

Mme DEMAS

278 rect. bis

Faculté pour le préfet de déroger aux normes relatives aux pièces à produire à l'appui de demandes de subventions 

Demande de retrait

Mme BOURCIER

293 rect.

Faculté pour le préfet de déroger aux normes relatives aux pièces à produire à l'appui de demandes de subventions 

Demande de retrait

M. Cédric VIAL

322

Faculté pour le préfet de déroger aux normes relatives aux pièces à produire à l'appui de demandes de subventions 

Demande de retrait

Mme SCHILLINGER

423 rect.

Faculté pour le préfet de déroger aux normes relatives aux pièces à produire à l'appui de demandes de subventions 

Demande de retrait

Mme BORCHIO FONTIMP

13 rect. quinquies

Création d'un dossier unique et application du principe de "dites-nous une fois" aux demandes de subvention des communes de moins de 3 500 habitants

Demande de retrait

Article additionnel après l'article 20

M. MASSET

94

Accès des opérateurs de distribution de l'eau dans les parties communes des immeubles collectifs 

Demande de retrait

Le Gouvernement

437

Accès des agents des services assainissement aux propriétés privées pour contrôler les raccordements au réseau public

Favorable

Article 21

Mme PETRUS

407

SDIS de Saint-Martin

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article additionnel après l'article 21

M. COZIC

172

Hausse du plafond des crédits qui peuvent être engagés avant le vote du budget

Défavorable

M. GILLÉ

39

Rapport sur la suppression du chèque comme mode d'encaissement des recettes publiques locales

Défavorable

M. GILLÉ

283

Accès des opérateurs d'assainissement aux propriétés privées

Demande de retrait

Mme Nathalie DELATTRE

458 rect.

Hausse du plafond des crédits qui peuvent être engagés avant le vote du budget

Défavorable

M. KERROUCHE

218 rect.

Hausse du plafond de dépenses d'investissement pouvant être engagées avant l'adoption de son budget par une collectivité

Défavorable

Article additionnel après l'article 21 bis

M. PILLEFER

386

Parité dans la composition des bureaux des SDIS

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article additionnel après l'article 24

M. LUREL

121

Part minimal des marchés publics accordée aux PME locales

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article additionnel après l'article 25

M. MAUREY

31

Prise en compte par le préfet des conséquences financières, urbanistiques et économiques du règlement départemental de défense extérieure contre l'incendie 

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article 26

M. BENARROCHE

150

Compétence de l'organe délibérant pour la fixation des modalités de l'enquête publique, tant lors de la validation des PLU(i) que pour leurs modifications

Défavorable

M. BLEUNVEN

443

Empêcher d'identifier dans le schéma de cohérence territoriale les agglomérations et villages soumis à la loi Littoral ne pouvant autoriser les constructions

Défavorable

Article additionnel après l'article 26

Mme JOSENDE

326

Ouvrir le champ de l'opposition au raccordement aux réseaux d'une construction, d'une installation ou d'un terrain

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. Vincent LOUAULT

365 rect.

Rendre caduques les dispositions d'un SCOT lorsque le territoire de ce SCOT est intégralement couvert par un ou des PLU(i)

Défavorable

Mme JOSENDE

329

Dispense d'autorisation d'urbanisme pour certains projets mineurs définis par le règlement 

Favorable

Mme JOSENDE

327

Favoriser le contrôle des constructions irrégulières

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme JOSENDE

325

Faciliter la constatation des infractions aux règles d'urbanisme

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme JOSENDE

324

Faciliter l'évacuation et la démolition d'installations irrégulières

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. GENET

71

Repousser les échéances de mise en compatibilité au zéro artificialisation nette à 2031 pour les SCoT et à 2036 pour les PLU

Défavorable

Article 26 bis

M. BENARROCHE

151

Suppression de l'article

Défavorable

Mme LINKENHELD

204 rect.

Suppression de l'article

Défavorable

Le Gouvernement

384

Suppression de l'article

Défavorable

Le Gouvernement

452

Permettre à l'Office de développement de l'économie agricole d'outre-mer d'intervenir par voie de convention en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie

Favorable

Article 26 ter

M. BENARROCHE

152

Suppression de l'article

Défavorable

Mme LINKENHELD

205 rect.

Suppression de l'article

Défavorable

Le Gouvernement

483

Suppression de l'article

Défavorable

Article 26 quater

M. BENARROCHE

153

Suppression de l'article

Défavorable

Article 26 quinquies

M. BENARROCHE

154

Suppression de l'article

Défavorable

Article 26 sexies

M. BENARROCHE

155

Suppression de l'article

Défavorable

Mme LINKENHELD

206 rect.

Suppression de l'article

Défavorable

Article 26 septies

Le Gouvernement

385

Suppression de l'article

Défavorable

Article 26 nonies

M. BENARROCHE

156

Suppression de l'article

Défavorable

Article 26 decies

M. BENARROCHE

157

Suppression de l'article

Défavorable

Mme LINKENHELD

207 rect.

Suppression de l'article

Défavorable

Article additionnel après l'article 26 decies

M. LUREL

195

Préciser le rôle du schéma d'aménagement régional

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme BORCHIO FONTIMP

16 rect. quater

Articulation pour les communes soumises simultanément aux dispositions relatives au littoral et à la montagne

Favorable

Mme BORCHIO FONTIMP

19 rect. quinquies

Précisions relatives à la subsidiarité en matière de documents de planification et d'urbanisme

Demande de retrait

Mme BORCHIO FONTIMP

20 rect. quinquies

Faire du plan local d'urbanisme le seul document opposable aux demandes d'autorisations d'urbanisme

Demande de retrait

Article 27

M. FÉRAUD

220

Permettre la signature électronique des conventions APL

Défavorable

Mme CUKIERMAN

64

Permettre la signature électronique des conventions APL

Défavorable

Le Gouvernement

479

Faciliter la gestion des résidences universitaires et des résidences hôtelières à vocation sociale dans les départements et régions d'outre-mer 

Favorable

Le Gouvernement

478

Application du permis de louer dans les départements et régions d'outre-mer 

Favorable

Article additionnel après l'article 27

Mme LINKENHELD

208 rect.

Prolongation du dispositif expérimental d'encadrement des loyers 

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme LINKENHELD

213

Prolongation du dispositif expérimental d'encadrement des loyers jusqu'en 2028

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme LINKENHELD

209 rect.

Encadrement des loyers

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme LINKENHELD

210 rect.

Obligation d'information de l'ancien locataire à la suite d'un congé pour vente ou pour reprise

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme LINKENHELD

211 rect.

Exclure le complément de loyer du calcul de la révision des loyers

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme Sylvie ROBERT

28 rect. ter

Prolongation jusqu'en 2032 de l'expérimentation relative à la fixation dérogatoire des loyers des logements HLM

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article 28

M. VERZELEN

46

Abaisser à 7 ans le délai de droit commun d'acquisition des biens sans maîtres

Défavorable

M. VERZELEN

43

Abaisser à dix ans le délai de droit commun d'acquisition des biens sans maîtres

Défavorable

Mme PETRUS

408

Permettre l'Agence foncière de Saint-Martin (AFSM), d'établir des actes de notoriété dits « renforcés » 

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Le Gouvernement

447

Permettre la cession gratuite par l'État de dépendances de son domaine privé de plus de 150 hectares en Guyane

Favorable

Article additionnel après l'article 28

Mme CUKIERMAN

163 rect. ter

Précisions sur le régime des biens de retour en matière de concession sur les services de casino

Avis du Gouvernement

Le Gouvernement

428

Faciliter l'expropriation par les communes de logements vacants

Favorable

M. PIEDNOIR

115 rect. ter

Précisions sur le régime des biens de retour en matière de concession sur les services de casino

Avis du Gouvernement

M. THÉOPHILE

449 rect. quater

Précisions sur le régime des biens de retour en matière de concession sur les services de casino

Avis du Gouvernement

M. VERZELEN

44 rect. bis

Réduire le délai dans lequel un héritier peut décider ou non d'accepter une succession de 10 à 5 ans.

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. VERZELEN

45

Permettre aux indivisaires titulaires d'au moins deux tiers des droits indivis de demander le partage d'une succession

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. HENNO

108

Pouvoir de dérogation des préfets pour accélérer la construction et la rénovation de structures d'hébergement d'urgence pour les victimes de violences conjugales

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme Nathalie DELATTRE

133

Pouvoir de dérogation des préfets pour accélérer la construction et la rénovation de structures d'hébergement d'urgence pour les victimes de violences conjugales

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme CUKIERMAN

254

Pouvoir de dérogation des préfets pour accélérer la construction et la rénovation de structures d'hébergement d'urgence pour les victimes de violences conjugales

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme DEMAS

279 rect.

Pouvoir de dérogation des préfets pour accélérer la construction et la rénovation de structures d'hébergement d'urgence pour les victimes de violences conjugales

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article additionnel après l'article 29 (Supprimé)

M. LUREL

200

Demande de rapport sur la mise en place d'une OIN pour le renouvellement des réseaux d'eau de Guadeloupe

Défavorable

Mme JOSENDE

333

Simplifier l'application des plans de prévention des risques d'inondation pour les projets agricoles

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme JOSENDE

332

Simplifier l'application des plans de prévention des risques d'inondation pour les projets agricoles

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. LUREL

122

Possibilité pour les agents assermentés des 50 pas géométriques de constater les infractions à l'occupation du domaine public sur l'ensemble de la ZPG 

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article 29 bis

Le Gouvernement

480

Amendement rédactionnel visant à simplifier l'article L. 121-10 du code de l'urbanisme

Favorable

Article 29 ter

M. BENARROCHE

158

Suppression de l'article 

Défavorable

Article additionnel après l'article 29 ter

Mme BELLUROT

161

Pouvoir de dérogation du préfet de département aux règles applicables à la gestion de certains plans d'eau

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article additionnel après l'article 30

M. LUREL

124

Mesure de lutte contre l'indivision successorale en outre-mer

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article additionnel après l'article 31

Mme LOISIER

475

Précisions relatives aux obligations légales de débroussaillement

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. GILLÉ

49

Extension de la prise en charge de travaux de réduction de la vulnérabilité via le Fonds de prévention des risques naturels majeurs (FPRNM) 

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme CANALÈS

185

Contenu des règlements locaux de publicité en matière d'alcool et de jeux de hasard

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. MICHALLET

389

Déduction de la production d'énergie issue d'une opération d'autoconsommation pour la prise en compte des objectifs de performance énergétique

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. BLEUNVEN

444

Faciliter l'extension des cimetières vis-à-vis des règles de l'urbanisme

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. HAYE

40 rect. bis

Réduction du périmètre de protection automatique des abords

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. VERZELEN

72 rect. bis

Publication des éléments de nature à favoriser la compréhension des décisions des architectes des Bâtiments de France (ABF)

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. HENNO

109

Régime de l'avis des ABF

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme CUKIERMAN

255

Régime de l'avis des ABF

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme BOURCIER

294 rect.

Régime de l'avis des ABF

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. CHASSEING

477

Modalités de consultation des ABF sur les constructions

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. VERZELEN

73 rect. bis

Mise en place d'une commission départementale d'examen des dossiers litigieux

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. ROCHETTE

402 rect.

Devoir d'information des artisans en matière de droit de l'urbanisme

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. MICHALLET

390

Exception à l'interdiction faite aux distributeurs d'eau d'interrompre la fourniture d'eau en cas d'impayés

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme HAVET

363 rect.

Soumettre à simple avis de l'ABF l'implantation d'installations de production de chaleur et d'électricité sur des sites remarquables 

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article 32

Mme BILLON

50

Possibilité pour le maire de procéder à la crémation d'office en cas d'organisation d'obsèques de personnes dépourvues de ressources suffisantes

Défavorable

M. LUREL

128

Possibilité pour le maire de procéder à la crémation d'office en cas d'organisation d'obsèques de personnes dépourvues de ressources suffisantes

Défavorable

Le Gouvernement

375

Rétablissement de la rédaction initiale

Défavorable

Article additionnel après l'article 32

M. Stéphane DEMILLY

34 rect.

Assouplissement des règles pour constater l'absence de renouvellement des concessions funéraires

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. Stéphane DEMILLY

35 rect.

Assouplissement des conditions de publicité dans le cadre de la procédure de reprise d'une concession en état d'abandon

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. LUREL

129

Fixation des plafonds de ressources par décret pour apprécier le droit à une inhumation à titre gratuit

Défavorable

M. Michaël WEBER

189

Cadre légal pour la mise en place de forêts cinéraires avec des urnes biodégradables

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article 33

Le Gouvernement

397

Rétablissement de la rédaction initiale de l'article

Défavorable

M. LUREL

126

Suppression des assouplissements de la législation funéraire prévus par l'article 33

Défavorable

Article additionnel après l'article 33

Mme CANALÈS

187

Possibilité d'instaurer une tarification sociale pour les services funéraires assurés en régie par les communes

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme CANALÈS

186

Possibilité pour la commune de fixer des tarifs différenciés pour les concessions funéraires en fonction de critères sociaux

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. LUREL

411

Impossibilité d'invoquer les circonstances du décès pour refuser la prise en charge des obsèques au titre d'un contrat d'assurance

Avis du Gouvernement

M. CHAILLOU

178

Rapport du Gouvernement au Parlement sur la délivrance des habilitations funéraires

Défavorable

M. DUROX

347

Ré-autorisation de l'utilisation des produits phytopharmaceutiques pour nettoyer les abords du cimetière

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. BLEUNVEN

445

Exclusion des engrais issus de l'économie circulaire des interdictions prévues pour les engrais de synthèse

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article 33 bis

M. LUREL

412

Encadrement des formules de service de formalités après obsèques dans les contrats d'assurance obsèques

Favorable si rectifié

Article additionnel après l'article 33 bis

M. LUREL

202

Autorisation par le préfet de l'inhumation dans un cimetière familial privé en outre-mer

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article 34

Mme BILLON

51

Ajout d'une étape pour l'autorisation de la création d'un crématorium

Avis du Gouvernement

Article additionnel après l'article 34

M. DUROX

348

Accord du maire pour le transfert d'une licence d'exploitation de débit de boissons quittant sa commune

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. THÉOPHILE

79 rect. quater

Faculté de dérogation à l'interdiction d'inhumation sur une propriété particulière dans les départements d'outre-mer

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article 35 bis

M. FARGEOT

6

Suppression de l'article

Défavorable

Mme CUKIERMAN

62

Suppression de l'article

Défavorable

M. MASSET

95

Suppression de l'article

Défavorable

M. BENARROCHE

160

Suppression de l'article

Défavorable

Mme LERMYTTE

272 rect. bis

Suppression de l'article

Défavorable

M. KERROUCHE

298

Suppression de l'article

Défavorable

M. BURGOA

410

Suppression de l'article

Défavorable

Article 36

M. FARGEOT

5

Suppression de la procédure d'évaluation simplifiée pour l'attribution de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé

Défavorable

M. MOUILLER

26 rect. bis

Attribution de la carte "mobilité inclusion" mention "stationnement" par le président du conseil départemental

Favorable

Article additionnel après l'article 36

Mme CUKIERMAN

257

Assouplissement des conditions d'obtention d'une licence d'exploitation d'un débit de boissons dans les communes de moins de 3 500 habitants en étant dépourvues

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme CHAIN-LARCHÉ

434

Assouplissement des conditions d'obtention d'une licence d'exploitation d'un débit de boissons dans les communes de moins de 3 500 habitants en étant dépourvues

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. MENONVILLE

55 rect.

Assouplissement des conditions d'obtention d'une licence pour l'exploitation d'un débit de boissons dans les communes de moins de 3 500 habitants en étant dépourvues

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. ZIANE

188

Possibilité d'ouverture anticipée d'une officine dans le cadre d'une opération comportant la réalisation de logements

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme CUKIERMAN

261

Assouplissement des conditions de mise en commun d'agents de police municipale entre communes membres d'une intercommunalité mettant déjà à disposition une police intercommunale

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. BENARROCHE

317

Assouplissement des conditions de mise en commun d'agents de police municipale entre communes membres d'une intercommunalité mettant déjà à disposition une police intercommunale

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme Nathalie DELATTRE

462

Assouplissement des conditions de mise en commun d'agents de police municipale entre communes membres d'une intercommunalité mettant déjà à disposition une police intercommunale

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. KERROUCHE

473

Assouplissement des conditions de mise en commun d'agents de police municipale entre communes membres d'une intercommunalité mettant déjà à disposition une police intercommunale

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme CHAIN-LARCHÉ

431

Plafond du forfait de post-stationnement

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Le Gouvernement

489

Actualisation du cadre juridique du système d'information unique pour la gestion de l'allocation personnalisée d'autonomie à domicile et report de son déploiement

Favorable

M. ROCHETTE

401 rect.

Assouplissement des conditions de mise en commun d'agents de police municipale entre communes membres d'une intercommunalité

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article additionnel avant l'article 37

Mme PETRUS

450

Possibilité pour le conseil d'administration du service territorial d'incendie et de secours de Saint-Martin de se tenir par visioconférence

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme BELRHITI

32

Assouplissement des conditions de mise en commun d'agents de police municipale entre communes membres d'une intercommunalité

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article 37

M. KERROUCHE

183

Systématisation d'une consultation préalable du CNEN sur les propositions de loi ayant un impact sur les collectivités territoriales au moment de leur inscription à l'ordre du jour

Défavorable

M. KERROUCHE

184

Suppression de l'accord de l'auteur d'une proposition de loi pour qu'elle soit soumise au CNEN par le président de l'assemblée saisie

Défavorable

Article additionnel après l'article 37

Mme HAVET

361

Systématisation dans les avis du CNEN d'une analyse de l'impact des projets de norme sur les communes rurales ou insulaires

Demande de retrait

M. MASSET

91

Systématisation dans les avis du CNEN d'une analyse de l'impact des projets de norme sur les communes rurales

Demande de retrait

Mme DEMAS

282 rect. bis

Systématisation dans les avis du CNEN d'une analyse de l'impact des projets de norme sur les communes rurales

Demande de retrait

Mme BOURCIER

296 rect.

Systématisation dans les avis du CNEN d'une analyse de l'impact des projets de norme sur les communes rurales

Demande de retrait

Mme SCHILLINGER

424 rect.

Systématisation dans les avis du CNEN d'une analyse de l'impact des projets de norme sur les communes rurales

Demande de retrait

M. KERROUCHE

181

Injonction au Gouvernement de répondre aux demandes des collectivités territoriales de modifications ou d'adaptations législatives ou règlementaires

Défavorable

M. LUREL

194

Transmission des demandes de modifications législatives formulées par des collectivités ultramarines aux parlementaires issus des territoires concernés

Sagesse

M. ROHFRITSCH

350 rect. ter

Possibilité pour les collectivités du Pacifique et les Terres australes et antarctiques françaises d'adhérer au Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme BORCHIO FONTIMP

14 rect. quinquies

Information des communes et des EPCI sur les conséquences pratiques d'actes réglementaires créant ou modifiant des obligations qui leur sont applicables

Demande de retrait

Article 38

M. KERROUCHE

177

Suppression de l'article

Défavorable

Le Gouvernement

388

Rétablissement de la rédaction initiale de l'article relatif aux associations professionnelles préfectorales nationales

Défavorable

Article additionnel après l'article 38

Mme FLORENNES

273 rect.

Principe de faveur dans la négociation d'accords en matière de droits syndicaux dans la fonction publique territoriale

Favorable

M. MIZZON

22

Lutte contre les occupations irrégulières du domaine public

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. BOURGI

74

Lutte contre les occupations irrégulières du domaine public

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. CANÉVET

369

Suppression de la responsabilité de la commune lorsqu'il est établi qu'elle a agi de bonne foi

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme HERZOG

11

Obligation de déclaration domiciliaire lors de l'installation dans une commune

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. CANÉVET

138

Assouplissement des conditions d'obtention d'une licence pour l'exploitation d'un débit de boissons dans les communes de moins de 3 500 habitants en étant dépourvues

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. DELCROS

377

Assouplissement des conditions d'obtention d'une licence pour l'exploitation d'un débit de boissons dans les communes de moins de 3 500 habitants en étant dépourvues

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. LUREL

127

Possibilité d'inscrire l'ouverture de casinos dans les schémas d'aménagement régionaux des collectivités régies par l'article 73 de la Constitution

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. LUREL

203

Gouvernance des grands ports maritimes

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. BUVAL

288

Gouvernance des grands ports maritimes ultramarins

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. Vincent LOUAULT

367 rect.

Extinction des contrats conclus par les pays

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme MARGATÉ

247

Prolongation de cinq ans de l'expérimentation par les EPCI du loyer unique dans le parc de logement social

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. CANÉVET

141

Facilitation de l'accès des artisans locaux aux marchés publics de travaux immobiliers dans les communes de moins de 2 500 habitants

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. ROCHETTE

400 rect.

Possibilité pour une commune d'instituer une taxe sur les débits de boissons ne respectant pas les valeurs républicaines

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article 39

Le Gouvernement

387

Supprimer l'article 

Défavorable

M. KERROUCHE

335 rect.

Entrée en vigueur de la majoration de durée d'assurance des élus locaux

Favorable

M. MOHAMED SOILIHI

310 rect. bis

Report de la mise en place du conseil économique, social, environnemental, de la culture et de l'éducation de Mayotte au 1er janvier 2030

Favorable si rectifié

Article additionnel après l'article 39

M. CAPUS

318 rect.

Ouverture le dimanche d'un commerce de détail alimentaire 

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. CAPUS

319 rect.

Ouverture le dimanche d'un commerce de détail alimentaire 

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

M. ROCHETTE

446 rect.

Exclusion de la prise en charge financière de l'enfouissement des réseaux cuivre par les communes ou les EPCI

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme BLATRIX CONTAT

66 rect. bis

Remise d'un rapport sur le rattachement des communes nouvelles à un canton unique

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Mme Patricia Schillinger. - Combien d'amendements avons-nous examinés ? Beaucoup me semblent avoir été déclarés irrecevables...

M. Marc-Philippe Daubresse, rapporteur. - Environ 460.

Mme Muriel Jourda, présidente. - Je rappelle que des amendements émanant de tous les groupes ont reçu des avis favorables lors de notre précédente réunion et ont ainsi été intégrés au texte de la commission. Par ailleurs, un certain nombre d'amendements examinés ce matin étaient contraires à la position de la commission, car ayant reçu un avis défavorable ou s'ils avaient déjà été déclarés irrecevables au titre de l'article 45 lors de notre précédente réunion. Seuls environ 200 amendements étaient nouvellement examinés ce matin.

Je vous rappelle que notre commission se réunira à 14 heures afin d'examiner les avis proposés par les commissions délégataires sur les amendements se rapportant aux articles qui leur ont été respectivement délégués.

La réunion, suspendue à 9 h 55, est reprise à 14 heures.

Projet de loi portant simplification des normes applicables aux collectivités territoriales - Suite de l'examen des amendements au texte de la commission

Mme Muriel Jourda, présidente. - Nous poursuivons l'examen des amendements au texte de la commission.

Je vous propose d'entériner les irrecevabilités proposées par la commission de la culture, de l'éducation, de la communication et du sport sur les articles 9 et 31 qui lui ont été délégués au fond ; par la commission des finances sur les articles 19, 20, 21, 21 bis, 22, 23, 24, 24 bis et 30 qui lui ont été délégués au fond ; et par la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable sur l'article 25 qui lui a été délégué au fond. Nous nous en remettons par ailleurs à leur avis sur les autres amendements ainsi qu'à ceux qui leur ont été délégués.

Les amendements nos  344, 284, 78, 120, 399, 3, 467, 57 rectifié, 4, 469, 486, 487, 488, 380, 123 et 125 sont donc déclarés irrecevables en application de l'article 45 de la Constitution comme le propose la commission des finances.

Les amendements nos  100, 119 rectifié, 99, 118 rectifié, 81, 244 et 363 sont déclarés irrecevables en application de l'article 45 de la Constitution ainsi que le propose la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable.

Les amendements nos  40, 72 rectifié, 109, 255, 294, 477 et 73 rectifié sont déclarés irrecevables en application de l'article 45 de la Constitution comme le propose la commission de la culture.

Par ailleurs, nous avons été saisis de plusieurs amendements supplémentaires sur les articles que nous avons examinés ce matin.

EXAMEN DES AMENDEMENTS AU TEXTE DE LA COMMISSION (SUITE)

La commission a donné les avis suivants sur les autres amendements dont elle est saisie, qui sont retracés dans le tableau ci-après :

Auteur

Objet

Avis de la commission

Article additionnel après l'article 6

Mme SAINT-PÉ

164 rect. quater

Participation conjointe d'une commune et de son EPCI au capital d'une société ayant pour objet la production d'énergies renouvelables

Favorable si rectifié

M. GREMILLET

409 rect.

Participation conjointe d'une commune et de son EPCI au capital d'une société ayant pour objet la production d'énergies renouvelables

Favorable

M. GILLÉ

285 rect. bis

Participation conjointe d'une commune et de son EPCI au capital d'une société ayant pour objet la production d'énergies renouvelables

Favorable si rectifié

M. KERN

321 rect. ter

Participation conjointe d'une commune et de son EPCI au capital d'une société ayant pour objet la production d'énergies renouvelables

Favorable si rectifié

M. SAUTAREL

418 rect. bis

Permettre aux communes et à leur groupement de prendre des participations dans des sociétés dont l'objet social est la production d'énergies renouvelables

Favorable

M. CHAIZE

454 rect.

Participation conjointe d'une commune et de son EPCI au capital d'une société ayant pour objet la production d'énergies renouvelables

Favorable si rectifié

Article additionnel après l'article 7

Mme SCHALCK

1er rect.

Abandon des loyers de chasse en Alsace-Moselle 

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article 8

M. CANÉVET

S/Amt 510

Possibilité pour le maire de déléguer aux conseillers municipaux les fonctions d'officier d'état civil

Irrecevable art. 44 bis, al. 4

La réunion est close à 14 h 05.

Mercredi 24 juin 2026

- Présidence de Mme Muriel Jourda, présidente -

La réunion est ouverte à 8 h 05.

Projet de loi visant à renforcer l'État local, articuler son action avec les collectivités territoriales et sécuriser les décideurs publics - Audition de Mme Françoise Gatel, ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation

Mme Muriel Jourda, présidente. - Nous recevons aujourd'hui Mme Françoise Gatel, ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation, que je remercie d'être présente devant notre commission afin de nous présenter le projet de loi visant à renforcer l'État local, articuler son action avec les collectivités territoriales et sécuriser les décideurs publics.

Ce texte, déposé au Sénat le 20 mai dernier, sera examiné par notre commission mercredi prochain. Il intervient dans le prolongement de l'annonce par le Premier ministre d'un nouvel acte de décentralisation fondé sur une clarification des compétences et un renforcement des libertés locales.

Ce projet de loi, avec ses quatorze articles, est organisé autour de quatre titres qui traitent notamment de l'articulation de l'action de l'État et des collectivités territoriales, du renforcement du rôle du préfet et de la sécurisation de l'action des décideurs publics. Il reprend partiellement la proposition de loi visant à renforcer et sécuriser le pouvoir préfectoral de dérogation afin d'adapter les normes aux territoires, déposée par notre collègue Rémy Pointereau, sans toutefois en reprendre toute l'ambition. S'il se donne pour objectif de clarifier et renforcer la relation dans la conduite de l'action publique de l'État, incarné par le préfet, et les collectivités territoriales en vue d'assurer la continuité et l'efficacité de l'action et du service publics, force est de constater qu'il ne répond pas à la promesse initiale d'un nouvel acte de décentralisation.

Les représentants des élus locaux, au premier rang desquels l'Association des maires de France et des présidents d'intercommunalité (AMF), ont exprimé de fortes réserves, notamment sur le pouvoir général de substitution du préfet en cas de carence d'une collectivité territoriale. Ils ont notamment fait valoir que, plus que renforcer les libertés locales, ce texte propose de renforcer les prérogatives du préfet. Selon eux, ce projet de loi, au lieu de faire confiance aux élus locaux, installe une logique de contrôle, voire de substitution du préfet en cas de carence, qui nourrit un sentiment de défiance à l'égard des collectivités.

Nous partageons bien sûr l'objectif d'une action publique plus efficace, plus lisible et mieux adaptée aux réalités locales. Mais nous serons intransigeants sur un point : cette efficacité ne peut pas se construire au détriment des élus locaux et sous la tutelle renforcée de l'État.

Veillons à ne pas fragiliser le principe constitutionnel de libre administration des collectivités territoriales. Le travail de notre rapporteur nous permettra d'apprécier la portée du texte proposé et d'identifier les ajustements nécessaires.

Cela étant dit, je souhaiterais, à ce stade, vous poser deux questions, madame la ministre. Comment expliquez-vous que les représentants des élus locaux aient pu unanimement percevoir ce texte non comme une marque de confiance, mais comme un motif d'inquiétude et de défiance ? Comment entendez-vous garantir que les dispositifs proposés se traduiront effectivement par davantage d'efficacité à l'échelon local, et non par une simple réorganisation des prérogatives étatiques au niveau local ?

Mme Françoise Gatel, ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation. - Pour emprunter l'expression de l'un de vos collègues, je vous remercie, madame la présidente, de votre scepticisme constructif sur ce texte. Je sais qu'il soulève beaucoup de questions.

Je partirai d'une idée simple, mais qui dit beaucoup de la situation de l'action publique dans les territoires : ce n'est pas l'élan d'action qui fait défaut dans notre pays, mais sa traduction concrète et efficace sur le terrain. Cette réalité, chacun de vous la constate chaque jour dans vos territoires, dans vos communes, dans vos départements. Elle ne tient ni à un manque d'engagement des élus locaux, ni à une défaillance des services de l'État ; elle tient à une chose plus diffuse, plus profonde, à savoir la complexité croissante de notre organisation collective.

Au fil du temps, nous avons empilé des niveaux, des procédures, des dispositifs, des guichets. Une intention légitime a nourri chaque étape des procédures, qui parfois est même définie par la loi, mais le résultat est là : ce qui avait pour objectif de permettre et de faciliter l'action publique l'a parfois rendue difficile à lire, à comprendre, à mobiliser et à réaliser.

Cette complexité a des conséquences très concrètes. Elle décourage essentiellement les élus, les épuise, elle ralentit les projets et elle nourrit surtout une forme de fatigue démocratique, celle d'une action publique perçue comme lente, fragmentée et qui ne permet plus de se projeter collectivement dans l'avenir.

Or, les élus locaux ne demandent pas moins d'État, ils ne demandent pas un État en retrait ; ils demandent un État identifiable, lisible, capable de les accompagner dans leurs projets. Tel est exactement l'objet de ce texte, même si cela ne vous apparaît pas clairement.

Je veux lever d'emblée une ambiguïté et un malentendu que j'entends souvent derrière les facilités du débat public : ce projet de loi n'est pas un texte de décentralisation - je m'en expliquerai de nouveau -, mais ce n'est pas non plus un texte de recentralisation. Nous ne touchons en rien aux compétences des collectivités ni à la réorganisation des compétences. Ce texte ne remet pas en cause les équilibres institutionnels de notre République décentralisée. Il fait autre chose, qui est tout aussi essentiel : il assume que la décentralisation ne fonctionne pleinement que si l'État territorial est lui aussi organisé, cohérent et fiable. Tel était d'ailleurs l'objet du rapport d'information de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation intitulé À la recherche de l'État dans nos territoires et qui nous a beaucoup inspirés. On affirme que la décentralisation ne peut fonctionner pleinement que si l'État territorial est lui aussi organisé, cohérent et fiable.

À cet égard, je prendrai quelques exemples concrets. Lors d'inaugurations, le maire remercie l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), l'agence régionale de santé (ARS), l'agence de l'eau, mais jamais l'État.

L'éparpillement des services et des agences de l'État a pour conséquence un État territorial insuffisamment organisé, cohérent et fiable.

Pour prendre un autre exemple, un préfet a appris dans la presse qu'une agence de l'État avait accordé une subvention visant à soutenir une innovation industrielle à une entreprise, mais là où le bât blesse, c'est que celle-ci était en délicatesse avec la direction départementale du travail (DDT) pour travail dissimulé.

L'État territorial doit être à sa place, ce doit être un État territorial fort, à la disposition des élus locaux et qui parle d'une seule voix. Aujourd'hui, un maire ou une entreprise qui porte un projet a souvent affaire à quatre ou cinq services. Tous sont très compétents, mais ils émettent, au final, des avis contradictoires, ce qui nuit à l'efficacité de l'action publique.

Le premier axe du texte vise à remettre de la clarté dans l'organisation de l'État territorial.

Les services de l'État agissent légitimement dans leur champ d'intervention, mais en silo, sans une coordination suffisamment lisible. Il ne s'agit pas d'un dysfonctionnement volontaire ni d'une remise en cause des fonctionnaires ; c'est le produit d'une construction progressive et d'une accumulation de bonnes volontés, qui ne travaillent pas en mode collaboratif. Aujourd'hui, cette accumulation produit un effet de dispersion, de lenteur et a parfois un coût.

C'est pourquoi nous souhaitons renforcer le rôle du préfet comme point d'ancrage de l'action de l'État dans les territoires. J'ai relu le rapport publié par le Sénat en octobre 2025 intitulé Un nouvel acte de décentralisation : pour redonner aux élus locaux la liberté d'agir ! où figure, à la page 14, l'axe 4 « renforcer le rôle du préfet de département et son autorité sur les services de l'État ». Nous sommes donc, me semble-t-il, en osmose de pensée, si je puis dire.

En tout cas, cela change une logique profonde : ce n'est plus aux collectivités de composer avec la complexité de l'État, c'est à l'État de s'organiser pour être lisible pour les collectivités.

C'est dans le même esprit que nous proposons la création d'un guichet unique pour mettre fin à la multiplication des dossiers que les élus, notamment les maires, adressent aux services et agences de l'État pour solliciter une subvention. Il appartiendra aux services de l'État d'organiser le « back-office ».

Je sais que la création de ce guichet pour les demandes d'ingénierie a soulevé des remarques. Il ne s'agit pas de se substituer à une collectivité quelconque. Pour prendre un exemple, l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) a développé une action assez remarquable en ingénierie de montagne avec les comités de massif pour permettre des adaptations aux évolutions climatiques. L'idée n'est donc pas de faire à la place, ni d'interdire à une collectivité d'assurer de l'ingénierie, mais nous proposons que l'État puisse répondre à une demande des élus. D'ailleurs, cette idée n'est pas nouvelle. Quinze propositions du Sénat pour redonner aux élus locaux leur pouvoir d'agir ont été reprises.

Le deuxième axe du texte touche à une autre réalité bien connue : le rapport entre la norme nationale et les réalités locales.

Chacun demande une adaptation de la norme pour tenir compte des réalités. Hier, dans le cadre du projet de loi portant simplification des normes applicables aux collectivités territoriales, nous avons bien vu combien cette question est importante.

Le Premier ministre d'alors, François Bayrou, avait déjà annoncé le renforcement du pouvoir de dérogation du préfet départemental. Or cela ne fonctionne pas dans la mesure où un préfet de département doit demander au préfet de région, qui doit lui-même demander à l'administration centrale, une adaptation. C'est pourquoi nous vous proposons de sécuriser le pouvoir de dérogation du préfet. Il s'agit d'une dérogation encadrée, motivée par l'intérêt général et par des circonstances locales et objectives, elle sera traçable et contrôlée ; ce n'est en rien un pouvoir de dérogation arbitraire. Peut-être ai-je perdu de vue la réalité des territoires, mais les élus ont toujours réclamé cette mesure.

Je le redis, il ne s'agit ni de fragiliser la norme, ni d'introduire une logique d'exception permanente, ni de créer de l'arbitraire local.

Le troisième axe du texte porte sur une question plus sensible en ce qu'elle touche directement à la responsabilité de l'action publique : la capacité d'intervention en cas de carence locale.

Je vais tenter d'être claire, car il semble que nous nous soyons mal compris. Aujourd'hui, les mécanismes de substitution sont dispersés, sectoriels et difficiles à mobiliser de manière lisible. Nous voulons une clarification. Lorsque la carence d'une collectivité ou d'une autorité locale met en cause la continuité d'un service public essentiel - je pense à l'accès à l'eau, notamment dans les collectivités ultramarines, ou encore à la sécurité des personnes -, l'État doit pouvoir intervenir. En intervenant, il protège ainsi le maire. Cette intervention n'est jamais automatique ; elle est toujours encadrée. Elle suppose une mise en demeure préalable, sauf urgence. Elle est proportionnée. Elle est contrôlée par le juge. L'objectif est donc d'éviter que l'absence d'action ou de décision publique ne mette en cause l'intérêt général. Cela répond donc à une logique de responsabilité et pas de tutelle. Le Conseil d'État a d'ailleurs proposé une écriture resserrée, vous l'aurez remarqué.

C'est aussi le sens de la conférence départementale des réseaux, qui réunit les acteurs de l'eau, de l'énergie et du numérique. Le rapport d'Éric Woerth avait esquissé cette idée parce que nous ne pouvons plus traiter séparément des sujets qui sont liés.

Par exemple, dans le Finistère, un maire d'une commune fortement touchée par une tempête n'avait pas été joignable par la gendarmerie ni par les sapeurs-pompiers. Il importe à un moment donné de partager l'état des lieux pour voir si tout fonctionne bien ou non. Vous l'avez voté dans le cadre de la loi sur l'eau et l'assainissement, le préfet, dans les trois mois qui suivent l'élection des maires, doit organiser, dans le cadre de la commission départementale de coopération intercommunale (CDCI), une rencontre pour s'assurer qu'il n'y a pas de trous dans la raquette. Cela ne veut surtout pas dire que le préfet de département aura autorité pour prendre des décisions sur l'organisation des réseaux. Tous les syndicats d'énergie pensent que nous allons transférer au département la compétence énergie. Il est simplement question de faire la même chose que pour l'eau et l'assainissement.

Enfin, ce texte retient une perspective de long terme : celle d'une stratégie nationale d'aménagement du territoire.

Après la crise des « gilets jaunes », nous avons mis en place un certain nombre de programmes qui montrent leur efficacité : Villages d'avenir, Territoires d'industrie, France Services... Avec les enjeux démographiques - baisse de la natalité, vieillissement de la population -, le réchauffement climatique, la nécessaire souveraineté de notre pays, il importe d'avoir une vision et une cohérence dans l'action de l'État et dans celles qui sont menées en liaison avec les collectivités.

Nous souhaitons non pas imposer cette stratégie, mais la construire avec les élus locaux. Certains d'entre vous ont d'ailleurs participé aux premiers travaux que nous avons lancés dans le cadre du Roquelaure de la simplification de l'action des collectivités. Il est nécessaire de s'accorder sur un certain nombre de défis et d'avoir une vision pour notre pays. Les collectivités doivent connaître les priorités de l'État.

M. David Margueritte, rapporteur. - Tout d'abord, madame la ministre, notre présidente l'a indiqué, le moins que l'on puisse dire est que le décalage entre les annonces du Premier ministre et les deux textes dont nous discutons en ce moment est réel et palpable. Au début du mois d'octobre dernier, le Premier ministre avait annoncé un grand acte de décentralisation, de déconcentration et de simplification, invitant les associations d'élus à produire très rapidement des propositions de simplification et de décentralisation. Le résultat est très éloigné de cette réalité, ce qui explique peut-être en partie l'unanimité des associations d'élus qui, dans le cadre de Territoires unis, ont fait valoir leurs oppositions extrêmement vives.

Le projet de loi portant simplification des normes applicables aux collectivités territoriales comporte un certain nombre de mesures plutôt inoffensives, qui peuvent être utiles à certains égards, même si elles ne sont pas celles qui étaient attendues par les élus. Le projet de loi dont nous discutons ce matin présente, lui, des mesures qui, de mon point de vue, vont à rebours de l'objectif annoncé, en complexifiant et en recentralisant - au moins sur le plan symbolique - un certain nombre de dispositifs.

Ce n'est pas un hasard, madame la ministre, si toutes les associations d'élus vous ont fait connaître leur opposition ferme et si le Conseil national d'évaluation des normes (CNEN) a émis des critiques extrêmement vives sur au moins six articles. Cela me semble relever non d'un simple problème de compréhension, mais bien d'un problème de fond. Même si les élus n'attendaient pas le grand soir de la décentralisation, compte tenu du contexte politique actuel, leur déception est réelle.

Je vous poserai plusieurs questions, madame la ministre. Sous réserve de vos réponses, j'envisage de proposer plusieurs amendements de suppression d'articles lorsque nous élaborerons le texte de la commission.

Nous sommes nombreux ici - j'imagine que vous étiez des nôtres lorsque vous siégiez dans cette assemblée - à réclamer la simplification des schémas qui polluent le quotidien des élus : les CPRDFOP (les contrats de plan régional de développement des formations et de l'orientation professionnelles), les PAT (plans alimentaires territoriaux), les Sresri (schémas régionaux de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation), les SRDEII (schémas régionaux de développement économique, d'innovation et d'internationalisation)... Bref, ces dizaines, voire centaines, de schémas qui, au quotidien, compliquent le travail des élus, et emportent un contrôle implicite de l'État, ce qui crée une dépense publique, dont on ne peut pas dire qu'elle soit d'une utilité totalement décisive.

Or que lisons-nous à l'article 1er du projet de loi ? La création d'une nouvelle stratégie, la stratégie nationale de l'aménagement du territoire. Régions de France, Départements de France et l'AMF ont indiqué que ce n'était pas la réponse de simplification qu'ils attendaient. Nous n'avons d'ailleurs pas bien compris qui allait définir cette stratégie. Le cabinet du ministre, nous a-t-on répondu... Nous n'avons pas bien compris non plus comment elle allait interagir avec les autres schémas, comment elle allait se décliner au travers des contrats d'aménagement du territoire (CAT) et quels contrats de plan État-régions (CPER) allaient découler de cette stratégie. Soit elle est prescriptive, ce qui sous-tend le refus de certains projets, soit elle ne l'est pas, et dans ce cas, elle ne sert pas à grand-chose.

Envoyer un tel message dès l'article 1er est assez symptomatique : toujours proposer la création d'une nouvelle structure, d'un nouveau schéma, d'une norme supplémentaire lorsque se pose un problème.

Concernant l'article 2 relatif aux contrats de réciprocité, le Conseil d'État estime qu'il est dépourvu de toute effectivité normative. Lorsque nous avons demandé des exemples de contrats à vos services, madame la ministre, un seul exemple nous a été donné. Cela ne semble donc pas relever non plus d'une attente majeure des élus locaux.

L'article 5 a trait à la conférence départementale des réseaux, une instance de dialogue forcé, présidée par le préfet, si je vous ai bien entendu. Je ne suis pas convaincu que la création, là encore, d'une nouvelle structure soit de nature à répondre aux problématiques que vous soulevez, notamment à régler le cas pratique de dysfonctionnements. Les comités régionaux de l'énergie (CRE) n'ont d'ailleurs pas bouleversé le paysage institutionnel du pays, et je m'interroge sur la raison pour laquelle les régions sont exclues de cette conférence, alors que l'énergie relève de leurs compétences. La création de cette nouvelle structure est également à rebours de l'objectif de simplification annoncé par le Premier ministre.

Je n'ai pas commencé mon intervention par l'article que l'on pourrait qualifier de chiffon rouge sur le pouvoir de substitution généralisé du préfet. Vous ne pouvez pas parler d'incompréhension lorsque toutes les associations d'élus - et tous les groupes politiques ici en conviennent aussi - estiment qu'il s'agit, à tout le moins symboliquement, d'une défiance à l'égard des élus, qu'ils n'ont en effet pas comprise. Il semblerait que vous ayez indiqué hier à une association d'élus que vous comptiez supprimer cette disposition. Qu'en est-il ?

Mme Françoise Gatel, ministre. - Je n'ai jamais dit cela !

M. David Margueritte, rapporteur. - Mon collègue Damien Michallet, rapporteur pour avis de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable, va vous parler plus explicitement de l'Ademe. Sur ce sujet aussi, vous le savez, le Conseil d'État a adressé une critique assez vive sur la façon dont les contrats allaient être transférés, parlant d'ailleurs d'un montage totalement inédit et un peu baroque. Je ne suis pas convaincu non plus que les dispositions que vous proposez donnent satisfaction.

J'en viens à la question du guichet unique. Nous partageons tous, me semble-t-il, la nécessité de disposer d'un guichet unique. Confirmez-vous que la création de ce guichet unique se fera à moyens constants ? Comment fonctionnera-t-il précisément ? Nous avons compris qu'il s'agirait plutôt d'une boîte aux lettres, c'est-à-dire une adresse électronique unique à laquelle les élus adresseraient leur demande de subvention ou de conseil en ingénierie. Or, lors d'une audition, il nous a été dit qu'il s'agirait plutôt de dire aux élus à qui adresser leur demande ; le guichet unique ferait alors plus office de conseil. Qui plus est, même si la demande est jugée irrecevable, elle serait tout de même instruite, avec une réponse envoyée au guichet unique, puis à l'élu. Je m'interroge sur l'effectivité du principe selon lequel le guichet unique doit apporter une réponse à l'élu qui l'a sollicité. Pouvez-vous nous dire précisément ce qu'il en est ? Et quid des demandes d'accompagnement en ingénierie, qui crispent les départements et certaines intercommunalités ? Pouvez-vous nous expliquer comment tout cela s'articule ? Et, j'y insiste, quels moyens seront affectés à ce guichet ?

Au demeurant, certaines dispositions font en effet consensus. Elles apportent des réponses utiles. Je pense au pouvoir général du préfet sur l'ensemble de ses services, qui est renforcé. Je pense à la responsabilité pénale du préfet, allégée dans le cadre de son pouvoir de dérogation. Aujourd'hui, le pouvoir de dérogation est très peu utilisé ; peut-être est-ce dû en effet à la question de la responsabilité pénale du préfet dans le cadre de l'exercice de ce pouvoir.

Nous n'émettons pas de critiques non plus sur la suppression des conflits d'intérêts public-public pour les agents, ni sur le renforcement de l'élément intentionnel du délit de favoritisme. Le régime de dérogation aux normes dans le domaine du sport ne pose pas non plus de difficultés.

Vous l'aurez compris, une majorité de dispositions ne me semble pas susceptible d'être adoptée en l'état par notre assemblée parce qu'elles vont à rebours des objectifs que nous poursuivons depuis des années. Mais certaines dispositions techniques peuvent être utiles. Ce projet de loi n'est en rien un grand texte de simplification et de déconcentration, mais il ne sera pas dangereux pour les principes fondateurs que nous partageons tous ici.

M. Damien Michallet, rapporteur pour avis de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable. - Je tiens tout d'abord à vous remercier, madame la présidente, de m'avoir proposé de participer à cette audition et de me donner l'occasion de vous donner l'avis de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable sur l'article 7 du projet de loi.

Vous l'avez compris, madame la ministre, nous ne sommes pas critiques. D'ailleurs, pour être critique, il faudrait comprendre, et j'avoue que je ne comprends pas les dispositions prévues. À la lecture de l'article 7, je me suis dit que, vous connaissant, madame la ministre, une subtilité m'échappait : attendez-vous de moi que je supprime l'Ademe ou que je supprime l'article ? Que dois-je faire ?...

Rattacher des contrats de droit privé aux services déconcentrés de l'État compétents pose problème. D'ailleurs, le Conseil d'État a été plutôt critique sur cet article 7. L'Ademe n'est pas non plus favorable à cette disposition, non plus que l'AMF. Comme vous, madame la ministre, je suis allé sur le terrain à la rencontre des élus pour leur demander quelle était leur relation avec l'Ademe. Certes, se posent quelques problèmes de communication et d'instruction de certains dossiers, mais leur perception est plutôt positive. Lorsque je leur ai dit que vous vouliez simplifier l'organisation en rattachant aux directions régionales de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal) une partie des services de l'Ademe, ils en ont eu le souffle coupé...

Quel est l'objectif de cette réforme ? Quid de l'avis du Conseil d'État ? En quoi cette réforme va-t-elle aider les collectivités, les entreprises et tous les porteurs de projets à accélérer l'instruction de leur dossier et, partant, la productivité de l'Ademe ?

Mme Françoise Gatel, ministre. - Je suis très heureuse de démarrer ma journée avec vous, car vos interventions sont teintées d'humour et de malice...

Il n'y a pas de décalage entre la décentralisation et le projet de loi. Ce sont deux choses différentes. Vous attendiez avec impatience et confiance un projet de loi de décentralisation. Je vous réexplique pour quelles raisons il n'en est rien.

Nous avons effectivement engagé un travail avec l'ensemble des associations d'élus et le Parlement. Lors de la restitution des travaux en décembre 2025, les associations d'élus ne sont pas parvenues à un consensus - certains d'entre vous pourront le confirmer. Il n'y a pas de consensus parce que nous ne partageons pas la même idée.

Par ailleurs, vous le savez, le temps nous est compté. Est-il de bon aloi d'ouvrir un grand débat sur la décentralisation alors que nous ne savons pas si le projet de loi pourrait aboutir considérant l'embouteillage des textes, l'examen du projet de loi de finances et du projet de loi de financement de la sécurité sociale, et la configuration de l'Assemblée nationale, qui n'a pas de majorité. Le Premier ministre défend et prône un nouvel acte de décentralisation ; je le soutiens, car j'estime qu'il est nécessaire. Mais nous osons affirmer que ce serait entretenir l'ensemble des parlementaires et des élus dans l'illusion d'un grand moment. D'ailleurs, le texte est prêt, mais connaissant votre lucidité, je suis certaine que vous ne le jugeriez pas opportun. Nous ne reculons pas, nous agissons avec réalisme et pragmatisme.

Je n'ai jamais prétendu vous proposer un texte de décentralisation. La déception passée, avançons...

Vous dites que toutes les associations d'élus sont hostiles au texte, mais je ne partage pas du tout votre point de vue - je ne sais pas si vous les avez toutes rencontrées.

Ce texte a une cohérence, avec pour objectifs l'utilité et l'efficacité : il importe de simplifier le maquis de dispositifs auquel les élus sont soumis et, surtout, de faire en sorte que l'État s'organise mieux.

La stratégie nationale d'aménagement du territoire n'est pas un schéma supplémentaire, pas plus qu'elle n'est prescriptive. Peut-on aujourd'hui préciser la vision de l'État en matière d'aménagement du territoire ? Non. Aussi, proposons-nous, en lien avec les associations d'élus et les universitaires, que l'État définisse l'aménagement du territoire. Pourquoi implanter des usines à la campagne ? Comment organiser les transports ?

Mme Catherine Di Folco. - C'est le schéma de cohérence territoriale (Scot) !

Mme Françoise Gatel, ministre. - Non ! Il ne s'agit pas pour l'État de dire que l'on va implanter telle usine dans la Creuse. Je le redis, ce n'est pas un schéma et ce n'est pas prescriptif, mais je ne vous convaincrai pas.

Ensuite, s'agissant des contrats de réciprocité, je vous invite à relire le rapport d'information de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation commis par Max Brisson. Songez également aux raisons pour lesquelles les métropoles ont été créées. Il s'agissait alors de les considérer comme des locomotives qui allaient tirer l'ensemble d'un territoire en vue d'insuffler vitalité et dynamisme. Chacun de nous le sait, même si les métropoles concentrent souvent des fonctions supérieures en matière de recherche, d'enseignement et d'économie tertiaire, elles ne peuvent se développer que si elles collaborent avec l'hinterland, c'est-à-dire les communes à proximité. La ville ne peut vivre que si elle travaille en bonne intelligence avec le territoire voisin pour ce qui concerne les ressources en eau et pour l'approvisionnement agricole. Le Sénat a d'ailleurs voté un amendement « 1 % métropole ».

Permettez-moi de prendre l'exemple de la métropole du Grand Paris. Elle a un accord de réciprocité avec l'Aube s'agissant de la fourniture en eau. Mais en échange, la métropole accompagne l'Aube dans son développement. Je pourrais également citer en exemples la métropole de Brest, la métropole de Nantes. Si le Sénat ne croit pas à cette forme de solidarité et de péréquation territoriale, cela le regarde...

Concernant la conférence départementale des réseaux, évitons de jeter le bébé avec l'eau du bain.

La création de cette structure vous irrite ; soit ! Mais au fond, ne vous semble-t-il pas utile et nécessaire d'échanger avec l'ensemble des élus sur les défis majeurs qui se présentent à nous ? Il serait souhaitable que nous fassions un état des lieux, car des problèmes se posent dans certains territoires. Et cela ne me choque pas que le préfet en soit le président. Aussi, connaissant la finesse et l'intelligence des sénateurs, je vous demande de bien vouloir distinguer la forme du fond.

Concernant le pouvoir de substitution du préfet en cas de carence d'une collectivité territoriale, vos propos sont excessifs, monsieur le rapporteur. Comment pouvez-vous imaginer qu'il s'agit de l'ingérence ou de la défiance lorsque l'État se substitue à une collectivité qui n'est pas en mesure de fournir l'accès à l'eau et à l'eau potable ?

S'agissant de l'Ademe, j'entends ce que vous dites. Mais là encore, distinguez la forme et le fond. J'ai lu l'appréciation juridique du dispositif ; il y a là un sujet, je vous l'accorde. Cependant, l'Ademe et l'ANCT travaillent sur la même thématique. Je ne doute pas de la compétence des agents de ces deux structures, mais, très sincèrement, je ne connais pas un territoire où personne ne se parle et ne travaille ensemble. Nous essayons donc d'introduire un mode d'action collaboratif.

Madame la présidente, l'État a suffisamment à faire pour ne pas mettre sous tutelle les collectivités. Nous respectons le principe de libre administration. Ce texte contribuera à accroître l'efficacité. Il faudra en passer par un acte de décentralisation, j'en suis convaincue. Mais il est utile et nécessaire que, dès aujourd'hui, l'État se mette en ordre de marche pour mieux accompagner les collectivités locales dans leurs projets et les soutenir dans les démarches administratives.

Concernant le guichet unique, je vous le dis franchement, je ne suis pas en mesure aujourd'hui de vous dire précisément quelle en sera l'organisation. L'idée est d'éviter aux élus des plus petites communes notamment de devoir fournir des pièces en doublon à tel ou tel organisme dans le cadre des demandes de subvention.

Je ne suis pas sûre que la création de ce guichet unique implique des moyens supplémentaires dans la mesure où les dossiers sont aujourd'hui déjà instruits par des agents. Nous n'avons jamais dit que le fonctionnaire qui recevra le dossier décidera de le rejeter dès sa réception. Là encore, dissociez la forme du fond.

M. Michel Masset. - J'aimerais connaître votre position sur le contrat territorial du secours d'urgence (CTSU), soutenu par les représentants des sapeurs-pompiers que je salue. Notre modèle de sécurité civile est sous tension entre la régulation médicale assurée par le service d'aide médicale urgente (Samu), l'engagement opérationnel des sapeurs-pompiers et le concours des transports sanitaires privés.

Les secours d'urgence aux personnes représentent désormais près de 87 % des interventions des services départementaux d'incendie et de secours (Sdis). Faute d'ambulanciers disponibles, nos sapeurs-pompiers sont appelés en carence. Et quelle carence ! La moitié de la facture reste à la charge des collectivités, en particulier des départements. Ce sont autant de moyens immobilisés et autant de disponibilités en moins pour les urgences.

D'un côté, les sapeurs-pompiers demandent la coordination et la reconnaissance ; ils refusent un système où le Samu décide de tout avec des moyens qu'il ne finance pas. De l'autre, la médecine d'urgence estime que dissocier la décision médicale de la mobilisation des moyens fragiliserait la régulation qu'elle tient comme clé de voûte.

Nous sommes tous d'accord sur un point : jamais l'orientation d'un patient ne doit dépendre de la disponibilité d'un véhicule plutôt que de la gravité de son état. Comment garantir, madame la ministre, aux Sdis et aux départements la coordination et l'équité financière qu'ils sont en droit d'attendre, sans affaiblir la régulation médicale que prévoit le Gouvernement ?

M. Louis Vogel. - Loin de moi l'idée, madame la ministre, de vous faire un procès d'intention. Vous vous battez avec férocité pour défendre ce texte, mais il y a un certain décalage, vous le savez bien, avec nos attentes - voire avec les vôtres... Notre collègue David Margueritte l'a évoqué, ce texte suscite des inquiétudes sur le terrain.

J'ai été interpellé par le syndicat départemental des énergies de Seine-et-Marne à propos de la conférence départementale des réseaux. Je partage votre idée de mise en cohérence, mais les élus craignent que les préfets n'aillent au-delà, en tant que représentants de l'État, et programment les investissements des communes. Là est le risque d'atteinte aux libertés communales.

Vous ne savez pas comment tout cela s'organisera concrètement. Mais c'est un point fondamental. Rien ne sert de créer une instance supplémentaire dans ce cas - d'ailleurs, il faudrait plutôt en supprimer ! Les élus de terrain sont inquiets et se demandent donc ce qui va encore leur tomber sur la tête !

Mme Patricia Schillinger. - Le 18 février dernier, alors que le contenu du projet de loi n'était pas encore connu, je vous avais interrogée sur les inquiétudes suscitées par les projets de réforme de l'organisation territoriale des réseaux d'énergie, notamment par l'hypothèse d'une évolution de la compétence de l'autorité organisatrice de la distribution d'énergie (AODE) au profit des départements.

Le 11 juin, lors de votre audition par la délégation aux collectivités territoriales, vous avez indiqué qu'aucun transfert automatique ou général de compétences n'était prévu et vous avez présenté la conférence départementale des réseaux comme un espace de dialogue et de coordination.

Ces assurances ne lèvent cependant pas les inquiétudes de la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) et du Territoire d'énergie Alsace. Ces acteurs estiment que, même en l'absence de transfert formel de compétences, la création, par l'article 5, d'une conférence présidée par le préfet pourrait conduire à une recentralisation de fait et à une forme de mise sous tutelle des AODE, notamment en matière de programmation des investissements sur les réseaux d'électricité et de gaz. Ils s'interrogent également sur la suppression de la conférence existante prévue par le code général des collectivités territoriales, alors que le Conseil d'État considère que la nouvelle instance ne disposerait d'aucun pouvoir normatif ni d'aucun avis obligatoire.

Madame la ministre, quelles garanties concrètes pouvez-vous apporter pour assurer que cette conférence n'empiétera ni sur la libre administration des collectivités ni sur les compétences et la capacité de programmation des AODE ? Êtes-vous prête à faire évoluer la rédaction de l'article 5 afin de lever clairement ces inquiétudes ?

Mme Agnès Canayer. - Je ne peux qu'adhérer aux dispositions que vous avez reprises du rapport d'information, que je vous remercie d'avoir cité. Néanmoins, vous êtes confrontée à deux problèmes, madame la ministre.

Premièrement, l'éparpillement des textes conduit à un manque de cohérence et de lisibilité, ce qui nuit à l'acceptabilité des mesures. La déconcentration et la décentralisation sont deux concepts complémentaires, et il n'y aura pas plus de décentralisation si nous n'avons pas une meilleure déconcentration.

Deuxièmement, l'autre difficulté tient à l'incapacité du corps préfectoral à parler aux élus locaux. Dans mon département, lors de la réunion d'information, les nouveaux maires sont repartis avec plus de questions qu'en arrivant. Certes, certains dispositifs fonctionnent bien, à l'image de Villages d'avenir ou de Petites Villes de demain, par exemple, mais la multiplicité des services de l'État rend l'ensemble de l'action de l'État complètement abscons.

Quelles mesures entendez-vous mettre en place pour que les préfets sachent parler aux élus locaux ? Nous avons d'ailleurs fait des recommandations à ce sujet dans notre rapport d'information.

M. François Bonhomme. - Madame la ministre, sans surprise, je voudrais moi aussi revenir sur l'article 5.

Les élus locaux craignent que vous ne vouliez, sous couvert de rationalisation et d'études qui seront commandées fort opportunément par les préfets, leur imposer des changements. Je sais que vous êtes sensible à l'intelligence collective, et que vous l'invoquez régulièrement. Les compétences en matière de réseaux, qu'il s'agisse du réseau numérique, de l'eau, de l'assainissement, de l'électricité et de l'énergie, s'exercent souvent en bonne intelligence. Cette nouvelle instance obligatoire alourdirait, complexifierait et opacifierait l'organisation générale. Pourquoi modifier une organisation, qui est souvent le fruit d'arbitrages locaux, et qui constitue un point d'équilibre précieux ?

Vous avez parlé d'incompréhensions, madame la ministre - c'est un euphémisme ! Votre projet ne suscite pas un enthousiasme particulier.

M. Jean-Michel Arnaud. - Ma question porte aussi sur l'article 5.

La création d'une nouvelle conférence se justifie par un problème à traiter. Vous avez exprimé des réserves sur le manque d'efficacité des fédérations des services énergie ou des syndicats d'énergie. Quels sont les critères d'appréciation sur lesquels le Gouvernement s'appuie pour déterminer si un syndicat d'énergie est efficace ou non ? À ce jour, aucun manque d'efficacité n'a été objectivé.

Cette conférence serait présidée par un préfet. Et vous suggérez, en fin connaisseur des enjeux territoriaux, une coprésidence avec le président du département. Mais c'est un non-sens.

Mme Françoise Gatel, ministre. - Je n'ai pas dit cela.

M. Jean-Michel Arnaud. - Les présidents des conseils départementaux n'interviennent quasiment plus, à quelques rares exceptions près, pour ce qui concerne les réseaux d'électricité, leur financement. Dès lors, pourquoi demander aux départements de se réinvestir sur un sujet qui ne les concerne plus ?

Enfin, vous avez évoqué la problématique de l'eau et de l'assainissement. Dans une logique de compromis, nous avons en effet accepté qu'une commission départementale de la coopération intercommunale puisse faire, si nécessaire, un bilan dans les trois mois qui suivent le renouvellement général. S'il s'avère nécessaire d'y inclure un bilan sur les réseaux d'électricité à cette occasion, pourquoi pas, mais nous devons le faire dans ce cadre souple et coopératif.

M. Éric Kerrouche. - Madame la ministre, si, un jour, je devais enseigner de nouveau les politiques publiques, je prendrais cette loi en exemple pour expliquer les raisons qui justifient de ne pas légiférer.

Premièrement, la temporalité est mauvaise. Vous proposez des dispositions de recentralisation au moment où la chambre des territoires va se renouveler.

Deuxièmement, le diagnostic est faux. Vous avez cité le rapport d'information que nous avons corédigé avec Agnès Canayer. Or nous y constations la baisse de substance de l'État dans les territoires et la raréfaction de ses moyens, qui amputait sa capacité d'action.

Troisièmement, une confusion sur les sujets à traiter. On part de la décentralisation pour arriver à une déconcentration, qui est en réalité une recentralisation, laquelle entame les principes mêmes de la décentralisation par le retour d'une appréciation par le préfet de l'opportunité d'intervenir, en cas de carence notamment. Il est incompréhensible de raisonner à partir de l'exception pour en faire la norme.

Concernant le guichet unique, on peut également craindre une intervention du préfet.

Pourquoi ne pas avoir intégré les quelques mesures qui pourraient être intéressantes dans le texte portant sur la simplification que nous examinons actuellement ? Quelles dispositions êtes-vous prête à supprimer ?

Mme Cécile Cukierman. - Sans remettre en cause le travail effectué, madame la ministre, le contexte vous a peut-être échappé. Je crains que, à l'issue de l'examen de ce texte, les représentants de l'État dans nos territoires ne soient vilipendés, ce qui alimenterait l'idée selon laquelle il faut moins d'État. Or une présence moindre de l'État conduit à une égalité moindre. Nous ne saurions balayer cette question en arguant que nous n'en sommes pas responsables. Vous portez une responsabilité en présentant un texte qui ne répond pas aux attentes des élus, qui va même à l'encontre de leurs demandes, alimentant ainsi le voeu de certains de donner un grand coup de balai pour tout changer.

Par ailleurs, il y a certes certains problèmes - nous avons tous connaissance de certains dysfonctionnements pour de multiples raisons -, mais, dans l'ensemble, les choses se passent bien. J'espère donc que vous ne présentez pas ce projet de loi dans l'unique objectif de remercier l'État. Oui, lors des inaugurations, chacun se remercie, mais cela ne signifie pas non plus que les élus n'ont pas des griefs à l'encontre de telle ou telle structure : l'Ademe qui n'a pas été au rendez-vous, l'agence de l'eau qui est revenue sur les financements sur lesquels elle s'était engagée à cause du projet loi de finances...

Concernant le guichet unique, voilà deux ans, un tiers des préfectures avaient créé une adresse électronique unique. Si on légifère maintenant pour introduire dans la loi une boîte aux lettres électronique, voilà qui manque de souffle...

Vous l'avez dit, et nous partageons votre constat, ce n'est pas un texte de décentralisation. Mais c'est un changement de paradigme. Pourquoi fait-on de la déconcentration ? Pour donner plus de moyens aux représentants de l'État dans les territoires, afin d'accompagner les politiques publiques mises en place par les élus, animés par la volonté de décentralisation. On part donc du principe que ce ne sont pas de simples gestionnaires. Pour répondre aux enjeux de démocratie, pour mettre en place leurs projets selon la couleur politique de l'équipe municipale, ils doivent être accompagnés par l'État dans sa diversité.

Le fait que vous ne présentiez pas un projet de loi de décentralisation, pour les raisons que vous avez exposées, renforce cette réalité, pour demain, d'une inversion totale de paradigme : après mille ans d'un État très centralisé et une rupture en 1982, nous commençons une longue marche vers un retour en arrière.

Je ne dis pas que vous remettez en place les missi dominici de Charlemagne, ni les préfets de Bonaparte, mais il semblerait que nous fassions marche arrière. Ce sont les raisons pour lesquelles certains articles font débat et laisseront des traces dans le débat public.

M. Hussein Bourgi. - Ma première observation concerne l'Ademe, un organisme que je connais bien pour y avoir siégé dans ses instances régionales. Les agents de l'Ademe m'ont sollicité, et j'ai tout d'abord pensé à un réflexe corporatiste. Aussi, ai-je interrogé les maires. Ces derniers perçoivent les DDT et les Dreal comme des services de contrôle, de coercition, des fabriques de prescriptions et de proscriptions, alors que l'Ademe est identifiée comme une agence qui apporte du conseil et des subventions. C'est pourquoi les agents de l'Ademe sont très fortement soutenus dans les territoires par les élus locaux.

Deuxièmement, vous avez évoqué, madame la ministre, le pouvoir de substitution du préfet à l'égard du maire en cas de carence. Vous avez cité le maire d'une commune du Finistère qui n'était pas joignable lors d'une tempête. Vous le savez bien, l'article L. 2122-17 du code général des collectivités territoriales prévoit que, en cas d'absence, le maire peut être provisoirement remplacé par un adjoint dans l'ordre de nomination.

Troisièmement, le dispositif que vous proposez à l'article 5 est chronophage et coûteux. Les élus passent leur temps à nous dire qu'ils ne savent pas à quoi servent toutes les réunions auxquelles ils sont invités. Vous le savez bien, dès lors que l'on crée une nouvelle structure, on y affecte un agent des services de l'État. Or je croyais que l'État devait dégraisser et faire quelques économies pour montrer l'exemple aux collectivités locales. Nous n'avons donc pas besoin de créer une conférence à laquelle serait affecté un agent de l'État chargé de rédiger les convocations, de prendre des notes et de suivre les sujets.

Quatrièmement, je préfère le dossier unique au guichet unique. Les maires de mon département me demandent tout simplement de pouvoir remplir le même dossier pour la dotation d'équipement des territoires ruraux (DETR), la dotation de soutien à l'investissement local (DSIL) et le fonds vert. Ce que les maires de mon département ne supportent pas, et ce que certains préfets et sous-préfets nous disent à demi-mot, c'est que le fonds vert est géré par le préfet de région, qui arbitre sur des critères que l'on ne connaît pas. Là encore, nous voulons de la simplification, de la décentralisation.

Madame la ministre, je suis confronté à une énigme à laquelle je n'aurai la réponse que dans quelques années, lorsque vous publierez vos mémoires. Qui vous a convaincue de défendre ce projet de loi ? Nous connaissons tous votre ténacité, votre ambition, votre volontarisme et votre expertise en la matière. Je ne peux imaginer un seul instant que Françoise Gatel, sénatrice d'Ille-et-Vilaine, aurait pu déposer une proposition de loi de ce genre. Mais qui donc a bien pu vous vendre ce projet de loi ?

M. Mathieu Darnaud. - Madame la ministre, il reste encore en moi assez de candeur pour penser que, à défaut d'un grand soir de la décentralisation ou même de la déconcentration, nous pourrions avoir un texte utile. Or ce texte ne me semble même pas utile ; surtout, il n'est pas abouti, notamment sur la question des guichets. Il aurait pu bénéficier d'une réflexion, d'un travail plus approfondi.

Pourtant, dès le mois d'octobre dernier, plusieurs groupes politiques du Sénat ont répondu au Premier ministre en transmettant une grande quantité de travaux sénatoriaux, qui doivent aujourd'hui servir à caler des étagères quelque part, parce que l'on n'en retrouve nulle trace dans ce projet de loi. Au moins, dans la loi relative à l'engagement dans la vie locale et à la proximité de l'action publique et la loi relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et portant diverses mesures de simplification de l'action publique locale (3DS), on sentait une inspiration sénatoriale. Ici, rien.

En écho à ce que vient de dire notre collègue Hussein Bourgi, j'ai la naïveté de penser - car, dans ma grandeur d'âme, j'exonère la ministre Françoise Gatel de toute responsabilité - que la source d'inspiration de ce texte n'est pas nécessairement la ministre qui est devant nous ce matin. J'en veux pour preuve les combats que nous avons menés ensemble, madame la ministre, pour supprimer la CTAP, la fameuse conférence territoriale de l'action publique, qui, hors de Bretagne, ne fonctionne nulle part, tout en nécessitant du personnel de l'administration.

Aucun élu - aucun ! - ne demande des schémas, des conférences supplémentaires. Le risque est très clair : non seulement nous n'aurons pas un texte utile, mais nous aurons même un texte dangereux, qui remettra en cause ce qui fonctionne dans nos territoires. Alors, je le dis avec solennité, ce texte mérite une maturation supplémentaire. Je ne reviens pas sur le contexte ni sur l'article 5 - je fais miens tous les propos qui ont été tenus sur ces deux sujets -, mais je le dis, ce texte ne va pas dans le bon sens. Sa philosophie conduit, comme toujours sous les deux quinquennats du président Macron, à une forme de recentralisation qui ne dit pas son nom, et certainement pas à une décentralisation ni à une déconcentration.

Nous n'attendions pas un grand texte de décentralisation, nous sommes lucides, mais nous espérions un texte réellement utile. Or certaines des dispositions de ce texte me mettent en colère, je le dis très clairement, parce qu'elles font fi du chemin que nous avons parcouru ensemble au Sénat et des dispositions que nous avons soutenues, justement parce que les élus demandent une seule chose : qu'on leur simplifie la vie. Or j'ai le sentiment que ce texte va la leur compliquer encore un peu plus...

Mme Muriel Jourda, présidente. - J'ajoute pour ma part que, ce que je retiens de ce texte, c'est une idée générale selon laquelle l'État saurait tout faire mieux que tout le monde. Or cela ne me semble pas avéré à ce jour...

Mme Françoise Gatel, ministre. - Ce texte ne contient aucune disposition sur la sécurité civile ; cela relèverait peut-être d'un texte de décentralisation. En tout cas, un travail est engagé avec le ministre de l'intérieur et la ministre de l'aménagement du territoire qui s'appuie sur toute la réflexion conduite sur la sécurité civile, en lien avec les associations d'élus.

Je vais maintenant parler de l'article 5. Pour ma part, je suis parfaitement à l'aise avec ses dispositions, je l'ai même écrit au président de la Fédération des réseaux, que j'ai reçu, et j'ai répondu à plusieurs d'entre vous sur ce point ; je vous enverrai copie de la lettre. Je ne sais pas comment vous le dire autrement, mais il n'est pas question, il n'a jamais été question de réorganiser les syndicats d'énergie qui fonctionnent très bien ! Lorsque des associations d'élus ont émis ce souhait, je leur ai répondu que nous ne transférerions pas les syndicats qui fonctionnent bien ! Je ne sais que vous dire de plus... Il n'a jamais été question que le préfet puisse décider subrepticement, parce qu'il aura organisé cette réunion, quels investissements doivent être réalisés.

Ce que je comprends mieux, c'est quand vous vous inquiétez que l'on crée une nouvelle commission, mais, si vous connaissez bien le sujet - et vous le connaissez ! -, vous savez qu'il existe plusieurs commissions relatives à l'énergie et à une multitude d'autres sujets. Or nous proposons simplement de n'en faire qu'une. Maintenant, si vous trouvez cette structure inutile, libre à vous de la supprimer ; je ne faisais que répondre à vos propos.

Par ailleurs, je n'ai pas du tout reproché à un maire de ne pas être joignable, pas du tout. J'ai simplement dit que, au bout de la Bretagne, pendant la tempête Ciarán, le Sdis et les gendarmes ne parvenaient pas à joindre un maire et son équipe municipale en raison d'un problème de réseau. Ainsi, un opérateur de réseau, qui détenait la priorité, a été défaillant et personne n'a pu se substituer à lui. Donc, examinons tranquillement les choses. Je vais vous adresser cette lettre, je suis convaincue que nous pouvons lever vos inquiétudes ; et vous pourrez le dire à l'ensemble des élus de vos départements.

Je ne reviens pas sur la décentralisation. Je n'ai rien perdu de mes convictions, et j'aurais été heureuse que nous puissions élaborer ensemble un texte de décentralisation. Néanmoins, reconnaître, de manière raisonnable et réfléchie, que nous ne sommes pas en mesure de le faire adopter dans les circonstances actuelles ne constitue ni un aveu de faiblesse, ni une reculade, ni un reniement. Simplement, le Premier ministre est persuadé, et il a raison, que, dans la situation actuelle, cela n'est pas possible. Du reste, déconcentrer n'empêche nullement de décentraliser par la suite.

En ce qui concerne les préfets et la déconcentration, vous avez raison, un changement de culture s'impose. J'ai examiné la manière dont les préfets, dans plusieurs départements, avaient organisé la journée des élus. Dans certains endroits, les élus sont très satisfaits, le préfet et ses services ont instauré un véritable échange ; dans d'autres, le représentant de l'État s'est contenté de présenter le guide de l'élu. Pour ma part, la première fois que j'ai été élue maire, j'ai été invitée par le préfet et j'ai été noyée sous l'information ; j'ai seulement retenu les éléments importants - les réseaux, l'eau, etc. - et j'ai approfondi les questions de mon côté par la suite.

Au-delà de l'amélioration de cette réunion, il faut que les préfets proposent aux maires, en lien avec les associations d'élus, des réunions thématiques, par exemple avec le procureur. Et cela ne doit pas être une seule réunion, organisée en début d'année. Quand je présidais l'association des maires d'Ille-et-Vilaine, je le dis en toute modestie, il ne se passait pas un mois sans que je propose un évènement aux élus. De nos jours, on organise des webinaires, des conférences, mais il faut améliorer ce dispositif.

Pour approfondir sur la déconcentration, j'insiste sur le fait que les services de l'État sont très éparpillés ; par conséquent, avoir une sorte d'« ensemblier » ou de chef d'orchestre ne serait pas inutile. Mais ce texte ne constitue en rien un texte de recentralisation. Nous ne touchons pas au principe de libre administration, l'État assume simplement son rôle dans le cadre d'une organisation, d'un chaînage. Aujourd'hui, il y a, à Paris, un État très puissant et, chaque fois qu'un préfet a une question, il écrit à l'administration centrale et rien ne bouge. Comme dans toutes les structures - les associations, les collectivités -, il faut une chaîne de commandement, permettant à l'État d'être présent du premier au dernier kilomètre, le préfet se chargeant d'harmoniser les choses sur le territoire. L'État central doit avoir une présence territoriale qui ne soit pas envahissante, mais qui soit forte, puissante, pour aider les élus locaux.

Il ne s'agit nullement de faire de la marche arrière, de recentraliser. Nous souhaitons juste faire du préfet de département le chef d'orchestre de tous les services. Je me suis rendue dans 63 départements et, partout, on m'a dit qu'il fallait une autorité unique à même de hiérarchiser les interventions de la Dreal, des services locaux de l'Ademe ou encore de la DDT, et d'identifier la réponse que l'on va donner aux maires.

Encore une fois, je n'ai jamais critiqué l'Ademe. Simplement, j'ai pu observer que le Sénat avait de nombreuses interrogations sur les agences. Je me rappelle, cher Mathieu Darnaud, une audition de l'Ademe que nous avions faite ensemble.

M. Mathieu Darnaud. - Celle de M. Waserman, président du conseil d'administration de l'Ademe.

Mme Françoise Gatel, ministre. - En effet.

M. Mathieu Darnaud. - J'avais tu son nom par pudeur...

Mme Françoise Gatel, ministre. - Mais d'où viennent les fonds de l'Ademe ? Du budget que vous adoptez ! Ce budget s'élève à environ 3 milliards d'euros ; cela mérite, à mon sens, que l'État demande à cet opérateur de travailler en bonne intelligence avec les Dreal. Je persiste : on ne peut pas maintenir, sur les questions d'environnement, des Dreal et une Ademe qui ne se parlent pas, et même qui émettent des avis contradictoires ! Je ne remets pas en cause les personnes et j'entends qu'il y a un problème d'ordre juridique, mais, sur le fond, j'ai vraiment l'impression de servir la cause des élus en affirmant cela. Et ce n'est pas faire offense au personnel de l'Ademe que de le dire.

L'État a créé des agences pour avoir de l'agilité ou pour obtenir des financements - c'est le cas des ARS -, mais il faut en faire une analyse pertinente. Aujourd'hui, l'État n'est même plus éparpillé : son autorité s'est totalement dissoute dans l'atmosphère, faute d'un contrôle, d'un pilotage de l'État. J'ai répondu à un président de région, qui trouvait que nous faisions des choses épouvantables, que j'attendais avec impatience son coup de téléphone pour m'annoncer qu'il avait appris dans la presse qu'une agence de sa région avait décidé d'une mesure sans qu'il en soit informé. Il n'est pas possible que les agences soient sans contrôle ; elles sont souveraines, elles concluent des contrats d'objectifs, mais il doit y avoir un pilotage, ce sont des agences de l'État.

Sur le guichet unique, il me semble avoir répondu sans vous convaincre.

Monsieur Bourgi, je le répète, je crois à la décentralisation et il faudra bien la faire, mais vous me demandez qui m'a « vendu » cette idée. Personne ne m'a endormie puis emmenée dans un camp de redressement pour me faire avaler ce projet ; j'ai une parole très libre ! J'aurais aimé, comme vous, que nous fassions plus de décentralisation et, je le répète, si vous en êtes capables, faisons-le. Simplement, les élus ne veulent plus de chamboule-tout. On nous demande d'être utiles, d'être efficaces. Or l'État est en train de balayer devant sa porte, ce qui n'a jamais été fait dans aucune réforme territoriale. On ne peut donc tout de même pas lui en vouloir d'être mieux organisé pour mieux servir.

Je vous assure - vous l'avez d'ailleurs bien vu - que je défends ce texte avec conviction, parce qu'il contient des dispositions utiles. J'entends vos observations, le projet de loi aurait pu être différent, on aurait pu commencer par la décentralisation avec de la déconcentration, mais ce n'est pas possible. Par conséquent, soit nous renonçons et nous ne proposons rien, soit nous essayons de mettre de l'ordre dans la maison de l'État territorial, en renforçant l'échelon départemental.

En effet, je ne vous ai pas beaucoup entendus sur ce sujet. J'ai entendu pendant très longtemps dire que les préfets de région étaient trop loin et cela figure même dans vos propres travaux. Eh bien, nous en prenons acte : nous centrons l'État local autour du préfet de département.

En tout état de cause, je vous remercie de notre échange, de votre exigence, de votre lucidité et même de nos incompréhensions réciproques ; ainsi va la vie...

Mme Muriel Jourda, présidente. - Nous nous retrouvons cet après-midi en séance pour examiner un autre texte, madame la ministre.

Quant aux mémoires de Mme la ministre, ils seront rédigés ultérieurement, monsieur Bourgi...

Ce point de l'ordre du jour a fait l'objet d'une captation vidéo, disponible en ligne sur le site du Sénat.

Projet de loi portant simplification des normes applicables aux collectivités territoriales - Suite de l'examen des amendements au texte de la commission

Mme Muriel Jourda, présidente. - Nous devons examiner de nouveaux amendements au texte de la commission sur le projet de loi portant simplification des normes applicables aux collectivités territoriales, le Gouvernement en ayant déposé tardivement, comme il en a d'ailleurs le droit ; cela a néanmoins permis de « sauver » quelques amendements qui avaient été initialement déclarés irrecevables en application de l'article 40 de la Constitution, car ils portent sur le même sujet.

EXAMEN DES AMENDEMENTS AU TEXTE DE LA COMMISSION (SUITE)

Article 27 (suite)

La commission émet un avis favorable à l'amendement n°  513.

Article 28 (suite)

M. Jean-Michel Arnaud, rapporteur. - Je vous le rappelle, cet article est relatif à l'abaissement à dix ans du délai de droit commun permettant l'acquisition d'un bien sans maître. Je suis très favorable aux amendements identiques nos  212 rectifié, 474 et  519 et favorable aux amendements nos  7, 373 et  476, sous réserve que ces derniers soient rectifiés pour être rendus identiques aux premiers.

La commission émet un avis favorable aux amendements identiques nos 212 rectifié, 474 et 519 et un avis favorable aux amendements identiques nos 373 et 476, sous réserve de rectification.

Article 37 (suite)

M. Jean-Michel Arnaud, rapporteur. - Je suis défavorable à l'amendement n°  518 du Gouvernement, qui va à l'encontre de la position de la commission.

La commission émet un avis défavorable à l'amendement n° 518.

La commission a donné les avis suivants sur les amendements dont elle est saisie, qui sont retracés dans le tableau ci-après :

Auteur

Objet

Avis de la commission

Article additionnel après l'article 17

Le Gouvernement

515

Alignement de régimes des délégations de signature dans les collectivités

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Le Gouvernement

516

Permettre la désignation du médiateur parmi les agents de la collectivité

Irrecevable art. 45, al. 1 C (cavalier)

Article 27

Le Gouvernement

513

Permettre l'application dans les départements et régions d'outre-mer du bail spécial pour les jeunes de moins de trente ans

Favorable

Article 28

M. KERROUCHE

212 rect.

Abaisser à dix ans le délai de droit commun d'acquisition des biens sans maître

Favorable

Mme LOISIER

474

Abaisser à dix ans le délai de droit commun d'acquisition des biens sans maître

Favorable

Le Gouvernement

519

Abaisser à dix ans le délai de droit commun d'acquisition des biens sans maître

Favorable

M. FARGEOT

7

Abaisser à dix ans le délai de droit commun d'acquisition des biens sans maître

Favorable si rectifié

M. CANÉVET

373

Abaisser à dix ans le délai de droit commun d'acquisition des biens sans maître

Favorable si rectifié

M. GREMILLET

476

Abaisser à dix ans le délai de droit commun d'acquisition des biens sans maître

Favorable si rectifié

Article 37

Le Gouvernement

518

Suppression d'ajouts de la commission concernant la prise en compte des avis du CNEN et l'amélioration de ses conditions de travail

Défavorable

La réunion, suspendue à 9 h 35, est reprise à 9 h 45.

Mission d'information sur le pilotage de la politique pénale et la prévention de ses dysfonctionnements - Audition de représentants d'associations d'accompagnement de victimes(sera publié ultérieurement)

Le compte rendu sera publié ultérieurement.

Ce point de l'ordre du jour a fait l'objet d'une captation vidéo, disponible en ligne sur le site du Sénat.

La réunion est close à 12 h 35.