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BRUN Raymond

Ancien sénateur de la Gironde

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 26 avril 1959
  • Réélu le 23 septembre 1962
  • Réélu le 26 septembre 1971
  • Réélu le 28 septembre 1980
  • Fin de mandat le 1er octobre 1989 (ne se représente pas)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Vice-Président de la commission des affaires économiques

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre du Groupe du Rassemblement pour la République

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

BRUN (Raymond, Charles)

Né le 18 mars 1915 à Audenge (Gironde)

Décédé le 29 décembre 2006 à Bordeaux (Gironde)

Sénateur de la Gironde de 1959 à 1989

Né le 18 mars 1915 à Audenge, sur les rives du Bassin d'Arcachon, Raymond Brun effectue sa scolarité à Bordeaux. A la veille de la Seconde guerre mondiale, il est docteur en droit de l'université de Bordeaux.

Sous-lieutenant au 16e bataillon de chars, il sert au début du conflit dans les rangs de la 2e division polonaise de chasseurs portés, et obtient deux citations pour sa bravoure au combat. Placé en captivité en Suisse avec quelques rescapés de son unité détruite, il parvient à regagner la France en février 1941 avant d'embarquer pour l'Afrique du Nord, dès le mois de mars. En 1943, entré en résistance, il est intégré au corps franc Pommiès. L'année suivante, il rejoint la 1re Armée du général de Lattre et prend part, à la tête d'un commando, à la campagne des Vosges où il est grièvement blessé. Son comportement sur les différents champs de bataille lui vaut de nombreuses distinctions françaises et étrangères : Légion d'honneur à titre militaire, Croix de guerre 1939-1945, Médaille de la résistance, Médaille des blessés, Croix de la valeur militaire, ordre des Comores et du Ouissam alaouite, Croix de guerre polonaise.

Démobilisé en 1945 avec le grade de capitaine de réserve, il entreprend une carrière politique, poussé par une sensibilité radicale-socialiste. Il est aussitôt élu conseiller général du canton de Belin sous cette étiquette, puis conseiller municipal de Salles deux ans plus tard. Grand propriétaire forestier, il dirige dans ce secteur des Landes girondines une usine de transformation du bois et de distillation de produits résineux. Désigné initialement secrétaire de l'assemblée départementale de la Gironde, il en devient président à la suite du socialiste Fernand Audeguil en octobre 1951. Agé de 36 ans, il est le plus jeune président de Conseil général de France et va continuer à exercer cette fonction pendant un quart de siècle. Reconduit à sept reprises par les électeurs du canton de Belin, toujours au premier tour hormis aux élections de mars 1979, il conserve son siège jusqu'en 1992. Maire de la commune de Salles pendant trente ans (1965-1995) et vice-président du conseil régional entre 1986 et 1998, il cumule ainsi les mandats aux différents échelons territoriaux.

Cet ancrage local facilite son entrée au Sénat après la chute de la IVe République. Élu le 26 avril 1959, il représente le département de la Gironde à la Haute assemblée jusqu'en 1989, année où il décide de ne pas solliciter son renouvellement. Durant cette période, il glisse progressivement à droite de l'échiquier politique. Proche des gaullistes, il reste cependant fidèle au radicalisme jusqu'au début des années 1970, pour se retrouver ensuite du côté des modérés. Inscrit au groupe parlementaire de la Gauche démocratique jusqu'en 1971, puis à celui des Républicains indépendants d'action sociale (RIAS), il rejoint en 1977 le Centre national des indépendants et paysans (CNIP) dont il préside la fédération girondine en 1992. Apparenté dès 1980 au groupe RPR du Sénat, il est partisan de l'union de la droite et soutient les candidatures successives de Jacques Chirac à la présidence de la République. Il se conforme fidèlement aux votes de la majorité lors des grands scrutins des années 1960-1970, qu'il s'agisse de valider la loi du 4 février 1960 autorisant le Gouvernement à prendre des mesures d'exception en Algérie, et celle du 2 février 1981 relative à la sécurité des personnes, ou d'impulser des avancées sociales comme la réforme des régimes matrimoniaux (1965) et des procédures de divorce (1975), l'abaissement de l'âge de la majorité (1974) ou la légalisation de l'interruption volontaire de grossesse (1975). Après la victoire de la gauche, il s'oppose toutefois à l'abolition de la peine de mort en 1981, mais se prononce en faveur de la loi Deferre du 2 mars 1982 sur la décentralisation.

Ses travaux parlementaires sont nombreux et variés. Au départ membre de la commission des lois, il rejoint dès le mois d'octobre 1959 celle des affaires économiques et du plan, dont il est vice-président entre 1970 et 1974. Il montre un vif intérêt aux questions relatives au commerce et à l'artisanat. En 1983 notamment, il interpelle à plusieurs reprises le Gouvernement sur les revenus, les congés annuels et la couverture sociale des employés de ces secteurs.

Ses domaines de prédilection sont cependant l'agriculture et la forêt comme en témoigne sa participation à diverses instances : comité supérieur d'aménagement foncier, conseil supérieur de l'aménagement rural et conseil supérieur des forêts et produits forestiers. Président du groupe forestier du Sénat et vice-président du parc naturel des Landes de Gascogne, il est le porte-parole attitré des sylviculteurs, étant lui-même issu de ce milieu d'exploitants. C'est donc en toute logique qu'il est le rapporteur, en 1966, d'un projet de loi relatif à la protection et à la reconstitution du massif forestier. Il se révèle en effet particulièrement vigilant à la structure foncière des forêts. Le 15 juin 1979, il questionne le Gouvernement sur la politique qu'il compte mener en faveur de la filière bois. Mais il est aussi un relais des inquiétudes des chasseurs, nombreux en Gironde. Le 30 mars 1989, il interroge le ministre des Affaires étrangères sur les conséquences de l'Acte unique européen en matière de chasse et insiste à cette occasion sur « les spécificités culturelles » de cette pratique.

Cependant, l'activité parlementaire de Raymond Brun ne se limite pas à la défense d'intérêts catégoriels. En 1967, il siège à la commission de contrôle chargée d'examiner les problèmes de l'ORTF. Désigné juge à la Haute Cour de justice dès 1959, il exerce de surcroît des fonctions au conseil national des services publics départementaux et communaux, mais aussi à celui de la statistique.

Président du comité départemental du tourisme, administrateur du CHU de Bordeaux, président de plusieurs syndicats intercommunaux, il parvient encore à s'investir largement dans le tissu social local. En 1951, il reçoit, pour son action à la tête de l'union sportive de Salles, la médaille d'or de l'éducation physique. Il est en effet, tout comme son ami Jacques Chaban-Delmas, un sportif accompli, passionné de rugby, de hockey, d'athlétisme et de navigation de plaisance. Officier du Mérite agricole et des Palmes académiques, cet homme dévoué, robuste et énergique, poursuit son activité politique jusqu'à l'âge de 83 ans. Il ne met un terme à son dernier mandat électif au conseil régional d'Aquitaine qu'en 1998, à l'issue d'une carrière longue de plus de 50 ans. Il s'éteint à l'âge de 91 ans.

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Photo de M. Raymond BRUN, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe du Rassemblement pour la République
Etat-civil
Né le 18 mars 1915
Décédé le 29 décembre 2006
Profession
Industriel
Département
Gironde