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SCHIELE Pierre

Ancien sénateur du Haut-Rhin

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 22 septembre 1968
  • Réélu le 25 septembre 1977
  • Réélu le 28 septembre 1986
  • Fin de mandat le 1er octobre 1995 (ne se représente pas)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Questeur du Sénat

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires culturelles
  • Membre du Groupe de l'Union Centriste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

SCHIELE (Pierre)

Né le 5 juillet 1925 à Dombasle-sur-Meurthe (Meurthe-et-Moselle) Décédé le 27 juillet 2011 à Ottrott (Bas-Rhin)

Sénateur du Haut-Rhin de 1968 à 1995

Pierre Schielé, élève au lycée de Thann jusqu'en 1939, termine ses études à Nancy, où il est licencié ès lettres. Revenu en Alsace après la guerre, il enseigne au collège d'enseignement technique et commercial de Mulhouse à partir de 1948, puis poursuit sa carrière, de 1953 à 1968, comme professeur de lettres au collège d'enseignement technique de Thann.

Maire de cette commune de 1956 à 1989, il publie à l'occasion de ses 25 ans de mandat municipal une plaquette intitulée Thann ou vivre sa ville. De 1959 à 1989, il dirige le syndicat intercommunal à vocations multiples de Thann et de ses environs, berceau de la communauté de communes. De 1964 à 1973, il est membre de la commission de développement économique régional d'Alsace. Président du conseil régional de janvier

1977 à février 1980, il oeuvre en faveur de l'emploi et s'attache à préserver le cadre de vie de ses administrés.

Il se présente aux élections sénatoriales du 22 septembre 1968 en troisième position sur la liste centriste d'action économique et régionale, qui obtient au deuxième tour de scrutin les trois sièges à pourvoir. Il est réélu le 25 septembre 1977 dès le premier tour alors qu'il mène la liste d'entente pour les libertés communales et pour le développement régional. En 1986, il fait le bilan de son action parlementaire, avec ses collègues Charles Zwickert et Henri Goetschy, dans un ouvrage collectif intitulé Un bilan aujourd'hui, une détermination pour demain : 1977-1986. Aux élections de septembre, menant une liste pour une Nation forte par des collectivités locales fortes, il retrouve son siège de sénateur dès le premier tour.

Au Palais du Luxembourg, il rejoint le groupe sénatorial de l'Union centriste des démocrates de progrès (UCDP) dont il devient le secrétaire en octobre 1968, puis le trésorier de novembre 1971 à octobre 1974, et le vice-président de 1974 à 1983. Il est membre de la commission des lois constitutionnelles de 1968 à 1989, puis de la commission des affaires culturelles. Il exerce les responsabilités de questeur du Sénat de 1983 à 1989.

Le travail parlementaire de Pierre Schielé porte en grande partie sur les collectivités locales et la décentralisation. En 1974, il dépose une proposition de loi tendant à améliorer le financement par les communes des centres de formation des personnels communaux. Vice-président de l'Association des maires de France, il rapporte en 1972 le projet de loi portant création et organisation des régions. Il complète ce travaille en déposant, en 1978 et 1980, deux propositions de loi tendant à améliorer les conditions d'application de ce texte. Pierre Schielé vote le projet de loi Deferre relatif aux droits et libertés des communes, des départements et des régions, tout en dénonçant la nécessité de clarifier le partage des compétences entre les collectivités locales et l'Etat. Il siège au Conseil national des services publics départementaux de 1986 à 1995.

Les questions scolaires sont également au coeur de ses préoccupations. Lors de la discussion des projets de loi de finances, Pierre Schielé intervient régulièrement sur les crédits consacrés à l'éducation nationale. En

1986, il publie un ouvrage intitulé Ecole publique, école privée : victimes d'une fausse décentralisation ? Analyse critique des nouvelles règles d'organisation et de fonctionnement de l'enseignement et propositions pour l'avenir. De décembre 1990 à mai 1991, il est membre de la commission de contrôle chargée d'examiner les modalités d'organisation et les conditions de fonctionnement du second cycle de l'enseignement public du second

degré. En 1995, rapporteur du projet de loi de programmation du « nouveau contrat pour l'école », il salue le caractère novateur de ce texte et insiste sur la nécessité d'assurer la continuité entre l'enseignement primaire et l'enseignement secondaire.

Pierre Schielé consacre également une partie de son activité parlementaire aux questions relatives au logement. En 1970, il rapporte pour avis le projet de loi visant à faciliter la suppression de l'habitat insalubre. A cette occasion, il dépose plusieurs amendements visant à renforcer les pouvoirs d'action du maire et à assurer un logement décent aux travailleurs étrangers. En séance publique, il intervient en outre sur l'amélioration des relations entre bailleurs et locataires et sur la qualité des constructions scolaires.

En 1972, il rapporte le projet de loi instituant un médiateur de la République puis, trois ans plus tard, dépose une proposition de loi tendant à compléter ce dispositif : il estime en effet que le texte voté ne donne pas de pouvoirs suffisants au médiateur et propose que celui-ci soit élu pour neuf ans, irrévocable et non rééligible afin de garantir son indépendance.

Il profite également de ses prises de paroles au Sénat pour défendre le régime dérogatoire et spécifique dont bénéficient les départements d'Alsace-Lorraine, notamment en matière d'imposition locale. Il soutient les travaux d'aménagement de la liaison Rhin-Rhône et défend la création de la Fondation nationale du musée de l'automobile à Mulhouse.

Pierre Schielé vote la loi Royer d'orientation du commerce et de l'artisanat (1973), la loi fixant à 18 ans l'âge de la majorité (1974), la loi Veil relative à l'interruption volontaire de grossesse (1975), la loi portant réforme du divorce (1975), la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage (1982), la loi relative au revenu minimum d'insertion (1988), la loi constitutionnelle ajoutant à la Constitution un titre : « De l'Union européenne » (1992), et la loi relative aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale (1993). Il vote contre la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes (1980). Il ne prend pas part au vote du projet de loi portant abolition de la peine de mort (1981).

Conseiller municipal de Thann jusqu'en 1995, il ne se représente pas aux élections sénatoriales de 1995 et met un terme à sa carrière politique. Chevalier de la légion d'honneur, des Palmes académiques et du Mérite social, il trouve la mort accidentellement le 27 juillet 2011, lors d'une sortie familiale au Mont Sainte-Odile.

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Photo de M. Pierre SCHIELE, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de l'Union Centriste
Etat-civil
Né le 5 juillet 1925
Décédé le 27 juillet 2011
Profession
Professeur
Département
Haut-Rhin