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COMPTES RENDUS DE LA COMMISSION DES AFFAIRES SOCIALES


Mercredi 22 mai 2019

- Présidence de M. Gérard Dériot, vice-président -

La réunion est ouverte à 8 h 30.

Projet de loi relatif à l'organisation et à la transformation du système de santé - Examen du rapport et du texte de la commission

M. Gérard Dériot, président. - Nous examinons ce matin le rapport et le texte de la commission sur le projet de loi Santé. Je remercie M. Longeot, rapporteur pour avis de la commission de l'aménagement du territoire pour sa présence. Nous serons rejoints plus tard par M. Lafon, rapporteur pour avis de la commission de la culture.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'intitulé du projet de loi que nous examinons signe une ambition riche de promesses : il entend non seulement réformer l'organisation de notre système de santé, mais également le transformer. Le contexte a par ailleurs fait naître de nombreuses attentes : les chantiers ouverts dans le cadre de la « stratégie de transformation de notre système de santé » ont fait émerger une volonté commune des acteurs de refonder un modèle décrit à juste raison comme à bout de souffle.

En dix ans, c'est le troisième texte législatif qui entend répondre à un même constat, en s'inscrivant cependant dans la continuité des précédents textes. Continuité par rapport à la réforme structurante engagée en 2009 par la loi « Hôpital, patients, santé, territoires » (HPST) pour renforcer la territorialisation des politiques de santé autour des agences régionales de santé (ARS), ou pour rénover la gouvernance hospitalière dans le prolongement du rapport de notre président Gérard Larcher. Continuité également par rapport aux outils de structuration des soins mis en place par la loi « Touraine » de 2016 - sur lesquels nos collègues Yves Daudigny, Catherine Deroche et Véronique Guillotin sont revenus en détail la semaine dernière en présentant les conclusions de leurs travaux sur l'organisation territoriale de la santé.

Le plan « Ma Santé 2022 », dont le projet de loi traduit certains engagements, se réapproprie ce mode de gouvernance et ces leviers. Il faut reconnaître le pragmatisme d'un plan d'action cherchant à consolider l'existant, quand l'instabilité juridique de politiques publiques peut conduire à décourager les porteurs de projets. Cependant, si le projet de loi traduit certaines inflexions positives, ses lacunes sont frappantes et conduisent à douter de sa capacité à opérer une réelle transformation.

Nous allons discuter en effet d'un texte d'organisation et de transformation du système de santé qui n'évoque à nul moment sa gouvernance ou ses modalités de financement. Peut-on ériger en priorité le décloisonnement des acteurs du système de santé sans remettre en cause un pilotage national qui contribue à accentuer des logiques de silos ? Peut-on véritablement adapter les moyens d'action aux besoins des territoires dans une administration de la santé toujours fortement centralisée ?

Je regrette que ce projet de loi, replié sur une ambition plus étriquée, ne pose pas les bases de telles évolutions. A défaut de pouvoir les traduire sous la forme d'amendements en raison des règles de recevabilité constitutionnelle, j'évoquerai en séance deux sujets qui me tiennent à coeur : l'architecture de notre système de prise en charge des soins, avec ses deux étages - assurance maladie de base et complémentaire - qui nous font perdre de vue les exigences d'efficience et de lisibilité ; la confiance à accorder aux acteurs locaux et aux collectivités territoriales dans la conduite des politiques de santé. Le texte échoue, à travers quelques mesures sans véritable portée, à les associer véritablement. C'est tout le lien entre l'État, à travers les ARS, et les élus du territoire, notamment à l'échelon régional, qu'il faudrait repenser.

Notre commission doit rester une force de proposition. Je vous proposerai quelques amendements, pour certains issus de travaux antérieurs, par exemple sur le rôle et la composition des conseils de surveillance des ARS.

Je regrette également que la promesse de transformation aboutisse à un texte qui ressemble à un cadre d'orientation et s'en tient souvent à la proclamation de principes ou d'objectifs généraux, les précisions étant renvoyées à des ordonnances ou décrets ultérieurs.

Désireux d'aller vite, le Gouvernement a présenté un projet de loi comprenant 23 articles, dont sept l'habilitant à légiférer par ordonnances et deux se bornant à ratifier et modifier à la marge plusieurs ordonnances. Si l'on peut comprendre la volonté de poursuivre la concertation sur des sujets majeurs comme le statut des praticiens hospitaliers, le cadre d'organisation des hôpitaux de proximité ou la réforme du régime des autorisations de soins, il eût été préférable de différer de quelques mois l'examen de certaines dispositions, de manière à ce que le Parlement puisse jouer pleinement son rôle en examinant un texte plus abouti. C'est d'autant plus vrai que le calendrier précipité a été initialement justifié par la nécessité d'adopter la réforme des études de santé avant la prochaine rentrée universitaire ; or son entrée en vigueur a été repoussée d'un an à l'Assemblée nationale.

Après son examen à l'Assemblée nationale, le texte a triplé en nombre d'articles, et en comporte désormais 73. Les ajouts consistent essentiellement en des mesures disparates, de portée inégale, qui peinent à former un ensemble structurant. Je vous propose néanmoins d'aborder ce texte dans l'esprit constructif qui caractérise les travaux de notre commission.

Le titre I réforme trois moments-clés de la formation des professionnels de santé : l'entrée dans les études de santé, le choix d'une spécialité et la formation continue au cours de l'exercice. L'article 1er et l'article 2 mettent fin à trois dispositifs emblématiques : la première année commune aux études de santé (Paces), le numerus clausus et les épreuves classantes nationales (ECN). La nouvelle philosophie de la progression dans les études repose sur une orientation plus progressive des étudiants, une plus large place faite à leurs compétences et à leur parcours, ainsi que sur l'organisation d'enseignements interprofessionnels ; elle me paraît satisfaisante et emporte le consensus de la plupart des acteurs.

Ce satisfecit porte cependant sur les seules mesures figurant dans le projet de loi, qui se borne à l'affirmation de grands principes dont la traduction concrète sera faite par décret. Comme je l'ai dit à la ministre la semaine dernière, la communication gouvernementale autour de ces mesures me paraît partiellement trompeuse. Sur le premier cycle par exemple, l'accent a été mis sur la suppression du numerus clausus : mais les effectifs d'étudiants continueront d'être à la fois contraints, ne serait-ce que par les moyens universitaires, et sélectionnés. Je crains donc que la réforme ne fasse de nombreux déçus.

L'article 3 met en place une procédure de recertification à échéances régulières au cours de l'activité professionnelle. Initialement limité aux médecins, le dispositif a été étendu à six autres professions à ordre par l'Assemblée nationale. Si cela me semble indispensable par principe, je ne connais pas la forme que cela prendra, la mise en oeuvre étant renvoyée à une ordonnance.

Compte tenu de la faible portée juridique de ce premier ensemble de mesures, vous comprendrez qu'il n'y ait guère matière à amendements. Ceux que je vous proposerai viseront principalement à améliorer la qualité de la loi en supprimant les dispositions inscrivant certains contenus de la formation des professionnels de santé dans la loi. Outre que cela n'a pas vocation à figurer au niveau législatif, l'effet pourrait en être contre-productif : qu'adviendrait-il de tout ce que nous n'aurions pas cité ?

Un deuxième ensemble porte sur l'organisation des carrières. On y trouve notamment un toilettage du contrat d'engagement de service public et un élargissement de l'exercice en tant que médecin adjoint. L'Assemblée y a ajouté plusieurs mesures ponctuelles, notamment sur les certificats de décès. La principale mesure de cet ensemble est portée par l'article 6, qui réforme l'emploi hospitalier. Ici encore, l'élaboration concrète de la réforme est renvoyée à l'ordonnance. J'ai néanmoins souhaité préciser que l'ordonnance devra aborder l'encadrement des écarts de rémunération entre les personnels titulaires et contractuels.

Je vous présenterai par ailleurs deux amendements plus substantiels : la création d'une incitation fiscale forte à l'installation rapide des jeunes médecins, en même temps qu'une limitation de l'exercice comme remplaçant à une période de trois ans. Vous comprendrez donc que je serai défavorable aux amendements renforçant des dispositifs d'exercice alternatif à l'installation, comme le remplacement ou l'adjuvat : selon moi, la multiplication de ces outils pourrait avoir à terme des effets délétères sur l'installation pérenne des médecins.

Je rattache à cet ensemble les dispositions portant sur les praticiens à diplôme hors Union européenne (Padhue), dont nous connaissons le sort grâce au rapport que nous a présenté Mme Berthet en décembre dernier. L'article 21 entend résorber la situation actuelle par un dispositif transitoire de validation des compétences des Padhue actuellement en exercice. Je vous propose deux amendements sur ce point : la condition de présence un jour donné n'étant pas adaptée à des personnes multipliant les contrats précaires, je propose de la formuler sous la forme d'un intervalle de présence ; je vous propose par ailleurs d'ouvrir le dispositif transitoire aux Padhue qui auront accompli leur condition d'exercice dans le médico-social.

Je vous mets cependant en garde contre un élargissement trop important des conditions d'accès au dispositif de qualification. Au vu des amendements présentés, nombre d'entre nous ont été sensibilisés à la situation particulière de certains Padhue qui ne répondent pas aux exigences fixées par l'article 21. Si je suis également sensible à ces situations individuelles, je vous rappelle que la condition d'exercice vise à protéger les futurs patients de ces praticiens et à garantir la qualité des soins qui leur seront dispensés.

Le titre II porte sur la structuration de l'offre de soins dans les territoires. Il comportait initialement 4 articles ; il en compte 18 de plus après son examen à l'Assemblée nationale. Les priorités affichées s'articulent autour de quelques principes clés dans lesquels nous pouvons nous reconnaître, comme l'objectif de décloisonnement entre ville, hôpital et médico-social par une coordination renforcée des acteurs locaux et à travers un renouveau de l'hôpital de proximité, présenté comme « l'hôpital de la médecine de ville ».

S'il ne participe pas d'une logique de simplification en ajoutant une strate de plus à un édifice de dispositifs déjà lourd, le « projet territorial de santé » (PTS) institué par l'article 7 s'inscrit sur une ligne de crête entre l'incitation à changer les pratiques et la souplesse indispensable à la prise d'initiatives par les acteurs. Les ajustements que je vous propose s'inscrivent dans cet équilibre, en ciblant ce nouvel outil sur sa priorité première de coordination sans en alourdir excessivement le contenu.

Comme pour l'organisation de l'hôpital dans le cadre des groupements hospitaliers de territoire (GHT) à l'article 10, je vous proposerai de privilégier la volonté des acteurs plutôt que des avancées à marche forcée, qui conduisent à imposer des schémas homogènes à des contextes locaux hétérogènes. Si le modèle des hôpitaux de proximité à l'article 8 soulève des interrogations qui se traduiront dans nos débats, il me semble que nous avons intérêt à en faire un pivot essentiel de notre système de santé, à l'interface du monde de l'ambulatoire et en relais des établissements de recours. Leur développement doit être une opportunité de repenser l'articulation des soins à l'échelle d'un territoire, en consolidant des établissements qui jouent un rôle de service public indéniable. Encore faut-il que chacun joue le jeu et que ce modèle traduise l'ouverture sur son environnement et la complémentarité avec les autres acteurs. Je vous proposerai des amendements dans ce sens.

Quant aux dispositions ajoutées à cette partie du texte par l'Assemblée nationale, certaines se limitent à des mesures d'affichage sans réelle portée.

Une autre série de mesures engagent des redistributions de tâches entre professionnels de santé, sans ligne directrice claire, sur des champs souvent très ponctuels et dont la recevabilité paraît fragile. Je vous proposerai cependant de confirmer plusieurs des avancées de bon sens qui sont engagées ; certaines reprennent d'ailleurs des propositions du Sénat comme sur les pénuries de médicaments. D'autres ne me semblent pas relever d'une réflexion cohérente à la hauteur des enjeux.

Le titre III vise à enclencher une nouvelle dynamique dans la transformation numérique de notre système de santé par la mise en place d'une plateforme des données de santé et d'un espace numérique de santé. Celui-ci permettra à l'usager de disposer sur un même portail de l'ensemble des documents et services nécessaires au suivi de son état de santé. Sur ces enjeux, je vous proposerai d'intervenir sur le périmètre des données intégrées au futur système national des données de pensée (SNDS) ainsi que sur les obligations d'interopérabilité applicables aux logiciels et systèmes d'information en santé.

Les titres IV et V contiennent des mesures disparates, parmi lesquelles figurent des simplifications bienvenues, comme la refonte des protocoles de coopération entre professionnels de santé introduite par l'Assemblée nationale, ou des évolutions attendues, comme la création d'une agence régionale de santé à Mayotte.

Vous l'aurez compris, c'est sans grand enthousiasme que je vous invite à voter ce texte, moyennant les améliorations que je vous propose. Nous devrons être attentifs au suivi des ordonnances et des décrets qui seront pris pour son application.

M. Jean-François Longeot, rapporteur pour avis de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable. - Je devrai malheureusement quitter cette réunion peu de temps après mon intervention pour rejoindre ma commission, qui procède à l'audition de M. Augustin de Romanet, pressenti pour diriger Aéroports de Paris.

La commission de l'aménagement du territoire et du développement durable s'est réunie hier pour examiner mon rapport pour avis sur ce projet de loi dont certaines dispositions nous intéressaient pour leurs conséquences territoriales. Nous avions procédé de même en 2016 pour le projet de loi relatif à la modernisation de notre système de santé, dont j'étais également rapporteur pour avis. Après un large débat, la commission a adopté 30 amendements portant sur 18 articles du projet de loi, dans une triple logique : adapter les études de médecine et certains éléments du système de soins à l'exigence de proximité ; réguler l'offre de soins et réaffirmer le principe d'égal accès aux soins sur l'ensemble du territoire ; alléger les contraintes administratives, développer les partages de compétences et mettre le numérique au service des territoires pour libérer du temps médical.

Sur le volet de la formation, la commission a adopté cinq amendements, pour partie identiques à ceux déposés par M. Lafon, rapporteur pour avis au nom de la commission de la culture. Beaucoup de mes collègues ont soulevé des doutes quant à l'impact réel de la suppression du numerus clausus sur la répartition des futurs professionnels de santé sur le territoire. Au demeurant, ses éventuels effets ne pourraient être mesurés que d'ici dix à quinze ans et certains de mes collègues se sont inquiétés des moyens dont disposeront les universités pour mettre en oeuvre cette réforme.

S'agissant du développement des stages dans les zones sous-denses, je n'avais pas proposé d'amendement prévoyant une obligation, mais plutôt des mesures incitatives. À l'issue d'échanges fournis, la commission a cependant souhaité proposer une obligation pour les étudiants de troisième cycle. Concernant l'exigence de proximité que j'évoquais, la commission a adopté plusieurs amendements, notamment sur les articles relatifs aux hôpitaux de proximité et aux groupements hospitaliers de territoires. Certains amendements tendent par ailleurs à supprimer des dispositions faiblement normatives ou d'affichage politique, aux articles 7 B et 7 E notamment.

La commission a également souhaité avancer sur le chemin d'une régulation des installations de médecins avec un changement majeur par rapport à 2016 : notre amendement 377 renvoie d'abord à la négociation conventionnelle entre les médecins et l'assurance-maladie la détermination des modalités selon lesquelles les médecins pourraient participer à la réduction des inégalités territoriales dans l'accès aux soins ; c'est seulement en cas d'échec dans un délai d'un an que la commission propose le conventionnement sélectif en zones sur-dotées. Peut-être que ce premier élément pourra au moins être conservé. Le contexte a changé et le grand débat a montré l'attente des Français sur le sujet de l'accès aux soins.

Concernant les partages de compétences, la commission a adopté des dispositions pragmatiques, tendant à libérer du temps médical. Elle s'appuie sur un constat simple : certaines professions, comme les sages-femmes ou les pharmaciens, sont mieux réparties sur le territoire et bénéficient d'une démographie dynamique. La commission souhaite donc améliorer l'accès aux soins dans les territoires, en s'appuyant sur les ressources humaines disponibles, tout en préservant la sécurité des soins. Les approfondissements de compétences proposés par la commission se veulent donc ponctuels et resserrés, dans la continuité des orientations du rapport du Président Maurey sur les déserts médicaux de 2013. Enfin, la commission propose plusieurs amendements cherchant à mettre le numérique au service des territoires.

Mme Catherine Deroche. - C'est en effet un texte difficile à traiter pour nous, à cause de l'excès d'ordonnances... même si c'est un comble de s'en plaindre, pour un médecin !

Son périmètre est très limité, ce qui nous interdit de déposer des amendements sur bien des domaines, comme certaines filières, les médicaments ou l'innovation. Comme on nous interdit aussi le plus souvent d'amender le PLFSS, je ne sais pas quand nous pourrons aborder ces sujets ! J'apprécie la volonté du président Milon de mettre de la souplesse et de laisser l'initiative au terrain ; les territoires sont très hétérogènes et les professionnels de santé affichent leur volonté de travailler ensemble, en pluri-professionnel. Les données de santé sont un point important. Avec Yves Daudigny et Véronique Guillotin, nous avons vu que tout n'était pas une rupture dans l'innovation, mais qu'on avait besoin de données en vie réelle pour évaluer le prix ou procéder à une inscription sur la liste en sus.

M. Bernard Jomier. - Ce projet de loi porte sur une question importante ; or il n'y aura pas tant d'occasions d'y revenir dans l'agenda législatif. Si nous en partageons les principes, le renvoi massif aux ordonnances et le calendrier trop rapide font qu'il nous est difficile de souscrire à un texte qui devait être la traduction législative du plan « Ma santé 2022 » - que nous avons pourtant approuvé.

Il eût été sage que le Gouvernement sorte de la procédure accélérée pour que le texte puisse continuer à être amélioré. Sur la formation, nous souscrivons à la réforme visant à sélectionner autrement, mais la communication du Gouvernement sur le numerus clausus est complètement fausse : le nombre d'étudiants pourrait en effet baisser !

Concernant le titre II, le recours aux ordonnances, acceptable pour certains points techniques, ne l'est pas pour les articles 8 et 9 conjointement. Ceux-ci donnent en effet au Gouvernement le pouvoir de redessiner totalement le système de soin et l'offre de soin. Cette conjonction des deux articles rend ce projet non recevable. Nous demanderons donc en séance la suppression de l'habilitation établie par l'article 9.

Le numérique en santé porte peu à débat. Les données en santé ont une composante personnelle mais aussi économique. Les dispositifs doivent être sérieusement encadrés. Or les verrous posés par le législateur sont insuffisants : des exemples récents le montrent. Il faudra donc y revenir pour arriver à un équilibre. Des pistes d'amélioration sont possibles ; nous jugerons donc de notre avis en fonction du texte qui sortira du débat en séance.

Mme Laurence Cohen. - Merci à Alain Milon pour l'équilibre qu'il a trouvé dans son rapport : comme souvent, je m'y retrouve... sauf dans sa conclusion, puisqu'Alain Milon, comme souvent, votera le texte malgré tous ses défauts.

Ce qui nous gêne, c'est que nous légiférons à l'aveugle : nous ne discutons pas des financements - mais c'est la règle. Le Gouvernement nous demande de l'habiliter à prendre beaucoup d'ordonnances - contre lesquelles nous sommes par principe - avec la justification suivante : « nous n'avons pas eu le temps de la concertation, mais ne vous inquiétez pas, on vous tiendra au courant. »

Le numerus clausus est une revendication portée depuis longtemps. Mais en fait, le Gouvernement se défausse sur les présidents d'université sans leur donner de moyens. C'est donc une mesure en trompe-l'oeil. Dans les territoires, quels qu'ils soient, il y a un manque criant de médecins, et de la souffrance dans les équipes ; ce texte n'est pas à la hauteur. Les urgences de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) sont partout en grève. Je suis allé apporter mon soutien à l'hôpital Henri-Mondor dans le Val-de-Marne : il y manque sept médecins ! L'AP-HP, fleuron de notre système de santé, perd ses professionnels ; médecins et infirmiers n'ont plus le temps de former les étudiants. Il est difficile dans ces conditions que les professionnels aient envie de rester. Nous sommes donc tout à fait défavorables à ce texte.

Mme Élisabeth Doineau. - La santé a beaucoup été évoquée pendant le grand débat. Ce projet de loi peut susciter beaucoup d'impatience et d'insatisfaction. Bien sûr, il n'apporte pas de solution à tous les problèmes évoqués. Mais la stratégie « Ma santé 2022 », elle, est très bien reçue. Ce projet de loi n'en est pas une traduction législative complète, il est la traduction d'un chapitre de ce plan. D'autres textes traiteront d'autres sujets, comme le bien vieillir, par exemple.

Je comprends l'impatience et la violence des acteurs des territoires. Nous devrions demander à la ministre que la déclinaison soit palpable. Quand on évoque les adjoints médicaux, il faudrait dire combien ils seront par département.

Une remarque : lors des auditions auxquelles nous étions très nombreux à assister autour du président Milon, nous avons pu nous rendre compte à quel point nous étions à la croisée des chemins entre anciens et nouveaux professionnels. Nous avons reçu une véritable claque en nous rendant compte à quel point les jeunes étaient en phase avec ce projet de loi, qui correspond à ce qu'ils réclament. Certes, ils s'affrontent à un corporatisme qui résiste. Mais n'est-ce pas le rôle du législateur de dépasser ce genre d'oppositions ?

On ne trouve pas un médecin sous le sabot d'un cheval. L'impatience est donc naturelle. Mais il n'y a pas d'autre solution que d'attendre la formation de nouveaux médecins et de mieux organiser le système de santé - c'est le rôle du plan d'accès aux soins. Ce qui manque également, c'est la connaissance de tous les dispositifs. Par exemple, le contrat d'engagement de service public, qui rémunère les étudiants en médecine en échange de l'engagement à servir dans des territoires sous-dotés, est tout à fait porteur d'avenir.

Ce projet de loi n'est pas suffisant, mais il dessine le paysage de demain. Il est indispensable, car la médecine d'hier ne pourra pas assurer la santé de demain. Pour ma part, je trouve ce texte incomplet, car les ordonnances ne laissent pas de place aux détails, mais il répond aux défis d'aujourd'hui.

M. Daniel Chasseing. - Dans ce projet de loi, tout n'est pas parfait, mais la suppression du numerus clausus devrait engendrer une augmentation du nombre d'étudiants de 20 % environ. La réforme de l'épreuve classante permettra d'envoyer plus d'étudiants dans les territoires.

L'organisation territoriale et les stages pourraient être davantage orientés vers les généralistes. Après le stage d'internat, ceux qui veulent devenir généralistes pourraient - une année après, par exemple - être placés comme médecins adjoints auprès des généralistes.

Les assistants des hôpitaux devraient pouvoir être embauchés dans les hôpitaux périphériques. L'État devrait financer beaucoup plus que 400 assistants pour les orienter vers les maisons de santé. Voilà ce qui serait un vrai plus ! Une majorité de jeunes médecins veulent être salariés. C'est en réaffirmant le rôle clé de l'hôpital de proximité que l'on mettra des médecins dans les territoires. Le président rapporteur a déposé un amendement interdisant aux médecins de travailler comme remplaçants plus de trois ans d'affilée. C'est un progrès : aujourd'hui, il y en a qui pensent faire des remplacements toute leur vie.

Les Padhue demandent à être reclassés après évaluation et formation ; cela peut apporter un plus dans les territoires. L'important, c'est que davantage d'étudiants deviennent médecins. Mais cela ne suffira pas.

Mme Véronique Guillotin. - Merci au rapporteur pour sa précision. Sur les études médicales, je suis d'accord sur les articles 1er et 2 : il y a une grande attente dans la population qui croit qu'il y aura des médecins partout, que ce sera open bar...

Les précisions n'ont pas lieu d'être dans ce projet de loi. Il est intéressant de limiter la durée de remplacement, mais l'intérim est-il compris dans votre dispositif, monsieur le rapporteur ? Cela a-t-il été étudié ? J'aurais plutôt imaginé une autorisation jusqu'à cinq ans après la fin des études. Je ne vois pas de difficulté sur les incitations fiscales.

Je suis favorable à la signature des certificats de décès par les infirmières dans les établissements spécialisés... Dans des territoires très ruraux, des familles de patients décédés attendent tout le week-end, faute de médecin disponible.

Il y a cependant des oublis dans cette loi : la prévention, qui est le B-A-Ba de la transformation. Mais aussi les carrières professionnelles : c'est bien d'apprendre aux professionnels de travailler en commun, mais cela ne sert à rien s'il continue à y avoir moins d'infirmières dans les hôpitaux et si les formations ne sont pas pleines, tant le travail est difficile et mal rémunéré. Il faut des moyens financiers et humains. Je partage votre frustration concernant certaines ordonnances qui nous empêchent d'aborder certains sujets.

M. Michel Amiel. - C'est le troisième grand texte santé en dix ans après la loi HPST et la loi Touraine. Cela reflète une prise de conscience chez les gouvernants qu'il faut faire évoluer les choses. Le passage d'une responsabilité individuelle vers une responsabilité populationnelle, avec la mise en place des CPTS, ne se fera que si les professionnels de santé eux-mêmes se l'approprient.

Le numerus clausus - la ministre l'a dit - mis à part l'aspect symbolique, ne révolutionnera pas les choses du point de vue quantitatif, mais le fera d'un point de vue qualitatif. Ce sera la fin du bon en chimie et en maths. Mais il faudra rester exigeants et ne pas remplacer les épreuves classantes par des entretiens permettant d'évaluer des pseudo-compétences relationnelles...

Manquons-nous de médecins ? Non, nous manquons de temps médical. La société a évolué : les médecins d'aujourd'hui ont droit à une vie familiale normale. On parle de déserts médicaux : non, il s'agit de déserts tout court. Il est difficile de demander à un médecin de s'installer dans un territoire où il n'y a rien.

Je vois un risque dans les évolutions des pratiques médicales, celle d'un ubérisation de la médecine avec la révolution numérique. Je le vois chez moi, dans une région qui n'a pourtant rien d'un désert médical : des plateformes numériques se multiplient, dans lesquelles la prise en charge n'a plus rien à voir avec la pratique d'il y a quarante ans. On passe à une simple prestation sans lendemain.

Reste l'opposition entre mesures incitatives et coercitives. Nous le voyons aujourd'hui, obliger les médecins à s'installer en zone sous-dense n'est pas efficace. La pénurie de médecins est loin d'être un phénomène franco-français ou européen ; c'est un problème international. Nous voyons ainsi des médecins migrer vers des contrées plus incitatives sur le plan financier, comme le Canada.

M. Laurent Lafon, rapporteur pour avis de la commission de la culture, de l'éducation et de la communication. - La commission de la culture, de l'éducation et de la communication a été saisie à propos de l'entrée dans les études de santé et l'accès au troisième cycle. Nous avons bien perçu que ces réformes étaient attendues et faisaient l'objet d'un assez large consensus ; mais le fait que le texte renvoie à des textes réglementaires qui nous échappent a suscité des interrogations. Nous avons aussi des questions sur le coût de la réforme. La commission de la culture a adopté huit amendements avec deux objectifs : encourager les stages d'étudiants en médecine en zone sous-dense - amendement cosigné avec la commission de l'aménagement du territoire - et la participation des étudiants à des échanges internationaux.

Un amendement reporte d'un an la réforme de la Paces. Cela peut vous sembler étonnant, mais nous soulignons un risque sur la réalité de la réforme, notamment concernant la diversification des profils des étudiants. La mise au point des maquettes entre majeures et mineures prendra du temps ; or elles devront être prêtes pour octobre ou novembre. Nous craignons que la transformation des Paces se borne à ne produire qu'un portail santé.

M. Alain Milon, rapporteur. - La difficulté majeure du texte est le recours massif aux ordonnances. Les sujets qui en sont exempts sont mineurs. Cela limite notre travail de parlementaire. Mais on ne peut guère faire autrement qu'accepter : le Sénat étant la deuxième chambre, une suppression des articles nous amènerait à une commission mixte paritaire non conclusive, qui nous priverait de certaines améliorations. C'est bien dommage car nous avons des propositions. Au stade de l'examen en commission, je souhaite que nous conservions la possibilité de les préserver. J'en ferai qui seront touchées par les articles 40 ou 45 - et qui seront donc à ce titre repoussées soit par le président de la commission des finances, soit par celui de la commission des affaires sociales...

La suppression du numerus clausus devrait a priori entraîner la hausse massive du nombre d'étudiants une dizaine d'années ans après. Mais cela ne se passera pas comme cela. Il sera en effet régionalisé et certaines régions ont d'ores et déjà annoncé la diminution du nombre d'étudiants admis, comme la région Centre, par exemple. J'en ai été alerté hier - je n'en sais donc pas plus.

Mme Véronique Guillotin. - Strasbourg baissera aussi le nombre de places d'internes.

M. Alain Milon, rapporteur. - Je suis heureux de partager mon diagnostic avec Laurence Cohen, même si nous ne recommandons pas le même traitement...

Il y a eu des lois structurantes dans le domaine de la santé : la loi Marcel Cachin, les ordonnances Debré, la loi HPST. Les lois Juppé, Touraine ou celle que nous examinons aujourd'hui sont des lois qui complètent les orientations prises par les lois structurantes. La Loi Touraine n'a que trois ans et n'a pas eu le temps d'être mise en application. Ce n'est pas par hasard : elle ne prévoyait aucun financement, malgré ses bonnes intentions. La loi Buzyn aura le même sort si aucun financement n'est prévu.

Même si je n'ai pas le droit de le faire, je proposerai que l'immobilier de la santé ne fasse plus partie du budget de la santé. Cela dégagerait de l'argent.

Oui, madame Doineau, le plan « Ma santé 2022 » a été bien reçu ; c'est qu'il fait un bon diagnostic, un diagnostic que nous partageons, là encore. Mais le traitement proposé a été moins bien perçu. Les conflits de génération ont toujours existé. Certains jeunes peuvent aller plus loin : ils sont d'accord pour être payés 5 000 euros nets et travailler 35 heures, on les comprend ! Mais si l'on accède à leurs demandes, il faudra trois médecins pour en remplacer un. Je ne suis pas sûr que les jeunes soient opposés par principe à l'exercice libéral. Ils pourraient être intéressés si c'était mieux payé.

Je suis d'accord avec Daniel Chasseing à propos des assistants médicaux : il en faudra plus. Mais pour cela, il faudra de l'argent pour les former, pour trouver des formateurs, leur offrir des emplois et des salaires.

Madame Guillotin, je propose d'autoriser le remplacement pendant trois ans aux docteurs en médecine, donc aux médecins ayant fini l'internat en général depuis deux ans : cela revient donc au même que ce que vous proposez.

La réforme du premier cycle est avantageuse : les étudiants qui n'auraient pas réussi à entrer dans une filière pourront continuer leurs études.

Il faut donner du temps médical aux médecins, oui ; mais en même temps, on leur impose du temps de réunionite pour déterminer le programme territorial de santé. Quand se réuniront-ils ? À 23 heures, après leur journée de travail ? Je doute qu'on trouve des fonctionnaires des ARS pour organiser de telles réunions...

Pour les endroits où l'on ne trouve pas de médecins généralistes, les raisons sont à chaque fois différentes, et méritent des traitements différents.

EXAMEN DES ARTICLES

M. Alain Milon, rapporteur. - Certains amendements sont touchés par l'article 40 que vous connaissez tous... D'autres le sont par l'article 45, car ils ne sont pas en lien direct avec le texte initial. Enfin, d'autres encore sont concernés par l'article 38, selon lequel on ne peut pas étendre le champ d'une ordonnance.

M. René-Paul Savary. - Je lis, concernant l'article 45, que « la commission des affaires sociales a arrêté le 22 mai le périmètre... » Je n'étais pas au courant !

M. Gérard Dériot, président. - C'est notamment l'objet de notre réunion que d'arrêter ce périmètre en déterminant les amendements irrecevables en application de l'article 45.

Article 1er

M. Alain Milon, rapporteur. - Les amendements identiques COM-343 et COM-366 intègrent dans les objectifs généraux des formations de santé l'objectif de répartition équilibrée des futurs professionnels sur le territoire. Je n'y suis pas favorable : le premier - à vrai dire le seul - objectif des études de santé est de former les futurs professionnels, pas de répondre aux carences de l'offre de soins.

Quelle serait par ailleurs la traduction concrète d'un tel principe ? Les étudiants seront-ils assignés à la faculté de leur département d'origine, ou à celle dans laquelle ils ont fait leur première inscription ? Qu'adviendra-t-il alors s'ils souhaitent suivre une spécialité qui n'y est pas enseignée ? Je crains en outre qu'en adoptant un tel principe, nous ne posions les bases d'une formation au rabais. Si demain, nous envoyons un grand nombre d'étudiants en stage dans des zones en déficits, ils ne pourront être aussi bien encadrés qu'aujourd'hui. Par quels médecins voulons-nous être soignés demain ?

M. Laurent Lafon, rapporteur pour avis. - Nous avons utilisé à dessein le mot « favoriser » : il ne s'agit pas d'imposer. Les deux commissions ont considéré que c'était au Sénat d'insister sur ce point.

M. Alain Milon, rapporteur. - Cet argument est valable, mais pas dans tous les domaines. Il ne l'est pas concernant les objectifs de la formation des professionnels de santé.

M. Daniel Chasseing. - Après leur internat, les étudiants se préparant à la médecine générale pourraient faire leur stage dans des maisons de santé.

Mme Catherine Deroche. - Je suis d'accord avec le président Milon. Les étudiants doivent déjà se former dans de nombreux domaines. Nous ne pouvons pas leur demander de répondre aux objectifs d'aménagement du territoire - en particulier dans la loi.

Les amendements identiques COM-343 et COM-366 ne sont pas adoptés.

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement de précision  COM-273 encadre mieux la méthode d'établissement des objectifs pluriannuels d'admission en première année du deuxième cycle des filières de médecine, maïeutique, odontologie et pharmacie (MMOP), qui devra prendre en compte, outre les capacités de formation et les besoins de santé du territoire, l'évolution prévisionnelle des effectifs et des compétences des acteurs de santé de ce territoire.

Mme Élisabeth Doineau. - Je comprends l'intention de collègues à travers les amendements précédents, mais la formulation proposée par notre rapporteur est préférable.

L'amendement COM-273 est adopté et l'amendement  COM-153 devient sans objet.

L'amendement rédactionnel  COM-278 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement  COM-277 définit plus précisément la nature des objectifs nationaux pluriannuels de formation des étudiants en santé.

L'amendement COM-277 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement  COM-276 supprime l'énumération des territoires « notamment » concernés par les inégalités territoriales d'accès aux soins. Il revient au Sénat de veiller à la préservation de la qualité et de la concision de la loi. Or cette précision n'apporte rien sur le plan juridique, et toute énumération de ce type présente le risque d'oublier certains éléments pourtant potentiellement concernés.

L'amendement COM-276 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement  COM-215 rectifié bis inscrit les besoins territoriaux de formation dans des conventions passées entre les universités et des établissements de santé publics et privés. Cette précision, dont l'apport juridique me paraît limité, n'a pas sa place parmi les grands principes de la formation des étudiants en santé fixés par l'article 1er. Avis défavorable.

M. Bernard Jomier. - L'adoption de l'amendement COM-273 ne faisait pas perdre son objet à l'amendement COM-153, car il ne portait pas sur le même alinéa. Mais ce n'est pas grave, nous le présenterons à nouveau en séance. L'idée est de dire que ce sont les besoins en santé qui doivent déterminer le nombre d'étudiants admis, et non les capacités de formation, comme le dit le texte actuel. Il faut mettre l'église au milieu du village.

L'amendement COM-215 rectifié bis n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement  COM-67 rectifié renvoie à un décret la détermination des modalités d'un conventionnement entre les universités et les établissements de santé publics et privés. Rien n'interdit aux établissements de passer de telles conventions : il ne me paraît pas utile d'en faire mention dans la loi - et notamment pas à cet article, qui définit les grands principes de la formation des étudiants en santé. Avis défavorable.

L'amendement COM-67 rectifié n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement  COM-228 prévoit un débat au Parlement sur les moyens alloués aux universités à l'occasion de la fixation des objectifs nationaux pluriannuels de formation par l'État. Il ne me semble pas opportun d'insérer cet élément dans le texte de la loi, qui porte sur la définition des grands principes régissant l'organisation du premier cycle des études de santé.

Nous sommes par ailleurs libres de débattre sur les sujets que nous jugeons importants, sans que la loi nous y oblige ni ne détermine le contenu de échanges. Mais vous pourrez interroger la ministre en séance ...

Mme Victoire Jasmin. - Bien sûr !

M. Alain Milon, rapporteur. - ... sur la question des moyens alloués aux universités - même si elle nous a déjà partiellement répondu sur ce point à l'occasion de son audition par la commission. Avis défavorable

L'amendement COM-228 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement  COM-155 inclut l'égalité des chances des candidats dans les objectifs des modalités d'admission en deuxième ou en troisième année du premier cycle des études de santé.

La réforme proposée est centrée sur la diversification des profils des étudiants en filières santé. Il ne me paraît pas opportun d'y ajouter un objectif général d'égalité des chances des candidats, alors qu'aucune des dispositions figurant à l'article 1er ne le traduit concrètement.

Qui plus est, l'égalité des chances constitue un enjeu de la politique universitaire en général : elle n'est pas limitée aux études de santé. Je vous propose donc de ne pas brouiller encore plus la lisibilité de cet article, qui contient déjà plusieurs grands principes, et donne un avis défavorable, à moins d'un retrait.

M. Bernard Jomier. - Nous ne voulons pas que la ministre retire ce qui est déjà dans la loi.

L'amendement COM-155 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement  COM-344 vise à conditionner l'accès en deuxième cycle de santé dans une université à la validation du premier cycle dans cette même université. Cela obligerait les étudiants s'étant inscrits en première année dans une université à y rester jusqu'à la fin de leur deuxième cycle.

Cela ne me paraît pas aussi crucial que si la précision avait porté sur l'accès au troisième cycle ; dans ce cas, les étudiants n'auraient pas été libres de choisir leur spécialité en fonction de leur territoire d'études. En outre, un décret prévoira les conditions dans lesquelles il sera possible de déroger à ce principe.

Je comprends par ailleurs la logique de cet amendement au regard de l'article 1er : si nous voulons que les objectifs pluriannuels d'admission en deuxième cycle, qui remplaceront demain le numerus clausus au niveau régional, aient un sens, il faut pouvoir contrôler les flux d'étudiants qui intégreront le deuxième cycle.

Je suis toutefois perplexe devant cette volonté d'empêcher les étudiants en santé de quitter leur université d'origine. Je ne crois pas que ce soit de cette manière que nous pourrons les fidéliser à un territoire. Avis défavorable.

L'amendement COM-344 n'est pas adopté.

L'amendement rédactionnel  COM-275 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement  COM-122 rectifié bis vise à préciser la nature des diplômes étrangers en santé permettant de postuler aux diplômes français correspondants : ils doivent permettre un exercice « licite et effectif » dans le pays de délivrance.

Une telle précision n'apporte rien sur le plan juridique, car cette condition fait déjà partie de la formulation retenue par l'alinéa 9. Je ne vois pas bien ce que serait un diplôme qui permettrait un exercice illicite de la médecine ! Avis défavorable.

L'amendement  COM-122 rectifié bis n'est pas adopté.

L'amendement  COM-274, tendant à corriger une erreur matérielle, est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - Les amendements identiques COM-345, COM-14 et COM-216 rectifié bis visent à reporter à 2021 la réforme du premier cycle des études médicales.

La réforme a déjà fait l'objet d'un report d'un an à l'Assemblée nationale. En outre, dans la mesure où elle a été annoncée depuis plusieurs mois, les universités ont déjà commencé à réfléchir à sa mise en oeuvre. Même s'il peut être profitable de disposer de plus de temps pour la conception et l'application de la réforme, il ne semble pas opportun de sacrifier une classe d'âge supplémentaire. Avis défavorable.

M. Laurent Lafon, rapporteur pour avis. - Si nous adoptions cet amendement, la réforme des études médicales coïnciderait avec la mise en application de la réforme du baccalauréat.

J'ai une autre préoccupation : rien n'empêche que le portail Santé soit une nouvelle Paces, avec tous ses défauts. En effet, nous ne savons pas comment se répartiront majeures et mineures. Si l'on ne veut pas voir se reconstituer une voie royale, il faut sans doute apporter des corrections.

M. Alain Milon, rapporteur. - Je comprends vos arguments en faveur du report, mais cela retarderait la mise en place d'une réforme attendue avec beaucoup d'impatience par tous, hormis peut-être les facultés de médecine.

Les amendements identiques COM-345, COM-14 et COM-216 rectifié bis ne sont pas adoptés.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement  COM-115 vise à intégrer l'origine géographique des étudiants parmi les éléments figurant dans l'évaluation gouvernementale de la réforme du premier cycle.

Ce n'est pas exactement l'objet de l'évaluation qui est proposée à cet alinéa : celle-ci doit plutôt porter sur l'origine universitaire des étudiants, pour vérifier que la politique de diversification des profils académiques dans les études de santé a bien atteint son but. À ce stade, j'émets donc un avis défavorable.

Mme Véronique Guillotin. - Je voterai cet amendement. Il est intéressant de mettre en avant le lycée d'origine. En effet, les nouveaux médecins reviennent souvent s'installer dans leur territoire d'origine.

Mme Élisabeth Doineau. - L'intention est louable, mais ce serait une sorte de discrimination. MM. Cardoux et Daudigny ont produit un rapport très riche sur le parcours géographique de ces étudiants. Il serait en revanche intéressant de déconcentrer les études de médecine et, notamment, la première année, afin de les ouvrir à davantage d'étudiants qui s'inquiètent de leur coût et de leur longueur. Cela permettrait également de les attacher à un territoire par le biais des stages.

L'amendement COM-115 n'est pas adopté.

L'article 1er est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Articles additionnels après l'article 1er

M. Alain Milon, rapporteur. - Les amendements COM-80 rectifié et COM-37 rectifié bis visent à exclure, pour le premier, les masseurs-kinésithérapeutes et, pour le second, les orthoptistes de l'interdiction faite aux auxiliaires médicaux maîtres de stage d'accroître leur activité rémunérée à l'occasion des stages.

Mme Laurence Cohen. - En exploitant les stagiaires !

M. Alain Milon, rapporteur. - Je ne suis pas favorable à ces exclusions. En effet, il ne me paraît pas opportun de réserver cette mesure aux seuls masseurs-kinésithérapeutes et orthoptistes, pour des raisons évidentes d'équité entre les professions de santé. En outre, l'interdiction de l'accroissement de l'activité rémunérée à l'occasion d'un stage a une finalité protectrice vis-à-vis des patients comme vis-à-vis des étudiants. Le code de la santé publique prévoit que les actes remboursés par l'assurance maladie sont réputés être accomplis par des professionnels diplômés. En outre, nous ne voudrions pas placer les étudiants, qui sont là avant tout pour être formés, en situation d'exercice illégal de l'orthoptie ou de la kinésithérapie.

J'ai donc un avis défavorable sur ces deux amendements.

Les amendements COM-80 rectifié et COM-37 rectifié bis ne sont pas adoptés.

Article 2

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement  COM-154 vise à conditionner la validation du deuxième cycle des études médicales à la réalisation d'un stage en zone sous-dotée.

Je suis favorable à ce que les étudiants en médecine puissent faire des stages d'observation en milieu ambulatoire, le cas échéant en zone sous-dense. Pour autant, l'obligation posée par cet amendement me paraît trop contraignante à l'heure actuelle. Nous manquons de maîtres de stages en milieu libéral, et ce plus encore en zones sous-dotées. Qui plus est, l'organisation de la formation universitaire ne permet pas aux étudiants de se déplacer raisonnablement du lieu où ils reçoivent leurs cours à leur lieu de stage si celui-ci est éloigné de l'université. Je me demande d'ailleurs si cela n'obligerait pas les pouvoirs publics à prendre en charge des solutions de transport, voire de logement, ce qui aurait un coût certain. Nous risquerions de faire redoubler des étudiants faute d'avoir pu leur proposer des stages correspondant à leur maquette obligatoire de formation.

J'attire par ailleurs votre attention sur un point qui me paraît important : il ne faut pas tout mélanger. L'objectif des études de médecine est de former des praticiens qui prendront en charge des patients, pas de combler des besoins en zones sous-denses. Nous devons donc veiller à leur offrir le meilleur cadre de formation. Or envoyer les étudiants dans des zones qui manquent de maîtres de stage aboutirait à dégrader leur encadrement et donc leur formation, ce qui me paraît inacceptable.

Gardons en outre à l'esprit que les étudiants de deuxième cycle sont encore jeunes et dans l'incapacité de prendre en charge un patient : si nous voulons que les stages en zones sous-denses aient une véritable utilité pour les étudiants comme pour la santé publique, il me paraît plus judicieux qu'ils aient lieu à la fin du troisième cycle. Mon avis est donc défavorable.

M. Bernard Jomier. - C'est au cours du deuxième cycle que se structurent le futur parcours professionnel des étudiants et leurs lieux d'exercice. Il est donc important que, pendant cette période, l'un des stages se déroule dans une zone sous-dotée. Des CHU, comme celui de Clermont-Ferrand, ont déjà mis en place un tel dispositif, avec les aménagements nécessaires aux emplois du temps ; les organisations étudiantes apportent leur soutien à cette initiative, à condition que les questions d'hébergement soient réglées.

M. Gérard Dériot, président. - En tant que président de conseil départemental, j'ai été obligé de mettre en place des financements pour aider les étudiants à se loger. Ce dispositif laisse les stagiaires très près des CHU.

Mme Élisabeth Doineau. - M. Jomier admet que cela ne peut se faire que par consensus entre tous les acteurs de la santé et des territoires. Il faut que les jeunes soient accompagnés pour leur hébergement, mais aussi pour leur mobilité. Une véritable implication des collectivités territoriales est nécessaire. Dès lors, si l'on impose un tel stage dans la loi, que se passera-t-il si les moyens ne suivent pas ou s'il n'y a pas assez de maîtres de stage ?

M. Daniel Chasseing. - Il est utile de trouver des solutions pour faire découvrir aux étudiants l'exercice de la médecine en milieu rural, en lien avec les collectivités locales. Les maisons de service au public (MSP) offrent souvent des hébergements. Je suis donc plutôt favorable à cet amendement.

Mme Laurence Cohen. - Je comprends l'esprit de cet amendement : c'est durant le deuxième cycle que se créent des liens durables. En même temps, la réussite d'un tel dispositif dépend de nombreux facteurs, le rôle des collectivités territoriales est essentiel et on risque de créer de nouvelles inégalités. Il faut sans doute le peaufiner. En l'état, je m'abstiendrai.

M. Jean-Louis Tourenne. - Nous voulons tous qu'on puisse accéder aux soins où que l'on habite, mais aucune des incitations mises en place n'a donné les résultats escomptés. Or, à chaque fois qu'une proposition nouvelle est faite, on la taxe d'irréalisme ! Certes, les médecins ne sont pas chargés d'aménager le territoire, mais nous le sommes. Quant au prétendu manque de maîtres de stage, ne laissons pas entendre qu'il n'y a pas de médecins en zones rurales, ou qu'ils ne sont pas capables d'être maîtres de stage ! Enfin, l'argument de l'éloignement ne me convainc pas : comment font les apprentis qui préparent un CAP de mécanique ou de maçonnerie ?

Mme Véronique Guillotin. - Ils sont salariés !

M. Jean-Louis Tourenne. - Les étudiants en médecine ont tout de même des capacités supérieures. Il faut proclamer ce que nous voulons et nous donner les moyens d'assurer la présence de médecins en zones rurales. La coercition n'est pas si lourde !

M. Yves Daudigny. - La question des lieux de stage est fondamentale. Je regrette que M. le rapporteur refuse d'inscrire ce principe dans le texte. Que la mise en oeuvre soit compliquée ne devrait pas être un obstacle.

M. Michel Amiel. - Je suis pour la sensibilisation des étudiants en deuxième cycle. Je rejoins en revanche les arguments de M. le rapporteur sur les modalités pratiques. Sur qui faire peser les coercitions ? Régions et ARS doivent mettre en place les moyens nécessaires pour ce stage de sensibilisation. Je voterai pour l'amendement.

M. Alain Milon, rapporteur. - On n'oblige pas les apprentis en maçonnerie à aller dans les zones sous-denses !

On fait un constat similaire dans tout le monde occidental, où il manquera au total, en 2025, 1,2 million de médecins. Nous ne sommes pas les seuls à chercher des solutions. En Allemagne, des coercitions importantes ont été mises en place, qui ont mené à des déconventionnements d'honoraires. Cela a mené au développement d'une médecine à deux vitesses.

Cet amendement tend à imposer aux étudiants une obligation d'accomplir un stage en milieu sous-dense. Que feront-ils s'ils ne peuvent trouver un maître de stage ? En l'état de la rédaction, ils ne pourraient accéder au cycle suivant. Je serais plus favorable à une incitation, mais il est inacceptable de bloquer ainsi leurs études.

Mme Laurence Cohen. - Il ne faut pas s'étonner du manque de médecins observé dans tous les pays occidentaux, puisque les mêmes politiques libérales y sont menées : partout, on considère la santé comme une marchandise ! Peut-être l'amendement pourrait-il être rectifié pour le rendre incitatif ?

M. Bernard Jomier. - Les effets de la coercition, c'est tout de même un autre débat ! La contrainte existe dans le système actuel : en troisième cycle, on doit faire un stage en CHU, ce qui pose parfois problème, auquel cas l'université procède aux ajustements nécessaires. Enfin, nous ne proposons pas de limiter ces stages aux cabinets libéraux ! Il y a plein d'établissements de soins en zones sous denses. La contrainte me semble donc minime. Il faut poser un principe ; les détails relèvent du domaine réglementaire.

L'amendement COM-154 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement  COM-123 rectifié bis vise à donner aux étudiants ayant échoué aux épreuves nationales pour l'accès au troisième cycle des études de médecine le droit à la réinscription universitaire.

J'ai demandé à la direction générale de l'offre de soins (DGOS) des précisions sur le sort qui sera réservé aux étudiants concernés. Il sera effectivement nécessaire de régler la situation de ces étudiants, dans la mesure où, dans le régime actuel, la notion d'échec aux ECN n'existe pas : celles-ci servent à classer les étudiants, mais ne conditionnent pas le passage en troisième cycle.

La DGOS a l'intention de régler cette question par la voie réglementaire, ce qui paraît logique au vu de la construction de l'article 2. Il est envisagé de prévoir un droit à une première réinscription, et éventuellement à des réinscriptions ultérieures. Il n'est donc pas nécessaire d'inclure cette précision dans la loi. Avis défavorable.

L'amendement COM-123 rectifié bis n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement  COM-116 vise à renvoyer au décret la détermination des modalités de la réalisation de stages extrahospitaliers au cours du troisième cycle des études de médecine.

Cela est couvert par l'article 2 ter, qui prévoit la possibilité pour les étudiants de troisième cycle de réaliser leurs stages auprès de praticiens libéraux. Avis défavorable.

L'amendement  COM-116 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement  COM-124 rectifié bis a le même objet que le précédent ; il est donc lui aussi satisfait, et mon avis est défavorable.

L'amendement COM-124 rectifié bis n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - Les amendements identiques COM-346 et COM-367 visent à préciser que le décret en Conseil d'État prévu à l'article 2, qui doit déterminer les modalités d'organisation du troisième cycle des études de médecine, déterminera également l'organisation de stages en zones sous-denses.

Les études de médecine, je le répète, servent à la formation des futurs médecins, et non à répondre aux carences de l'offre de soins. L'article 2 ter ouvre à l'ensemble des étudiants de troisième cycle la possibilité de faire un stage en milieu ambulatoire ; cela me paraît suffisant. Obliger tous les étudiants à aller en zones sous-denses signifie nécessairement que nous dégraderons leur encadrement et donc leur formation. J'ai donc un avis défavorable sur ces amendements.

Les amendements identiques COM-346 et COM-367 ne sont pas adoptés.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement  COM-347 vise à préciser que le décret en Conseil d'État qui déterminera l'organisation du troisième cycle des études de médecine devra notamment déterminer l'organisation d'échanges internationaux. J'y suis favorable.

L'amendement COM-347 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement  COM-125 rectifié bis vise à imposer une concertation avec les représentants professionnels pour la répartition des postes ouverts aux étudiants de troisième cycle. Cet amendement pose plusieurs problèmes rédactionnels ; l'avis est donc défavorable.

M. Daniel Chasseing. - Il faut offrir aux étudiants la possibilité de faire des stages chez des médecins généralistes après l'internat. C'est ainsi qu'on parviendra à augmenter le nombre de médecins. Je voterai pour cet amendement.

M. Alain Milon, rapporteur. - La rédaction de l'amendement n'est pas claire : on ne sait ni de quels représentants il s'agirait ni de quel territoire.

M. Gérard Dériot, président. - Vous pourrez en présenter une version améliorée en séance.

L'amendement COM-125 rectifié bis n'est pas adopté.

L'amendement de coordination  COM-282 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement  COM-15 vise à renvoyer au décret la mise en place d'une formation théorique à la gestion et à l'installation de l'entreprise médicale à destination des internes en médecine générale.

Cet amendement présente une erreur manifeste d'imputation, de sorte que la rédaction qui en résulterait serait illisible. Par ailleurs, il ne revient pas à la loi de déterminer le contenu des études de médecine, mais seulement d'en fixer les grands principes. En outre, si nous commençons à énumérer le contenu de ces études, nous oublierons nécessairement des éléments, ce qui aura un effet contre-productif. L'avis est donc défavorable.

L'amendement COM-15 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement  COM-380 vise à prendre en compte la réalisation d'un stage en zone sous-dense pour l'affectation des étudiants par spécialité et par subdivision territoriale à la fin du deuxième cycle.

Avoir fait un stage en zone sous-dense ne me paraît pas devoir orienter le choix d'une spécialité par les étudiants. Un étudiant qui souhaiterait s'orienter vers une spécialité très pointue et présente des aptitudes en la matière devrait-il être défavorisé par rapport à un autre qui aurait fait un stage volontaire de médecine générale en zone sous-dense ? Encore une fois, posons-nous la question du profil des médecins que nous souhaitons pour nous soigner demain.

Je suis en revanche tout à fait favorable à ce que l'on favorise, dans l'affectation vers une spécialité, la réalisation volontaire de stages en milieu ambulatoire ou de stages hospitaliers supplémentaires. C'est d'ailleurs ce que le décret devrait faire, selon les orientations que m'a données la DGOS. En revanche, du strict point de vue de la formation médicale, je ne suis pas certain de l'apport d'un stage spécifiquement fait en zone sous-dense. C'est pourquoi j'émets un avis défavorable.

M. René-Paul Savary. - Ne pourrait-on pas préciser, à cet article, que le décret sera pris après consultation d'instances régionales à définir ? Cela offrirait plus de souplesse aux territoires. La définition des zones sous-denses change très souvent. Il faut que les critères ne soient pas trop restrictifs, sinon ce sera contre-productif.

M. Gérard Dériot, président. - Je vous invite à présenter un amendement en séance à cette fin.

M. Alain Milon, rapporteur. - Le décret prévu à l'article 2 est pris au niveau national, et non régional ; de ce fait, des consultations régionales me semblent impossibles.

L'amendement COM-380 n'est pas adopté.

L'amendement rédactionnel  COM-280 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - Les amendements identiques COM-279 et COM-200 visent à supprimer la précision selon laquelle il est renvoyé au décret en Conseil d'État pour la détermination des modalités d'évaluation de la réforme de l'accès au troisième cycle des études médicales, précision introduite par l'Assemblée nationale lors de l'examen du présent texte en commission.

La préoccupation exprimée est en effet couverte par l'alinéa 33 de l'article 2, introduit par l'Assemblée nationale en séance publique, qui prévoit la remise au Parlement, en 2024, d'un rapport gouvernemental d'évaluation de la réforme du deuxième cycle des études de médecine résultant de l'article 2. Il est précisé que ce rapport porte notamment sur l'apport des nouvelles modalités d'évaluation des connaissances et des compétences des étudiants, sur le processus d'orientation progressive des étudiants, la construction de leur projet professionnel et le choix de la spécialité et de la subdivision d'affectation.

Je vous invite donc à adopter ces amendements.

Les amendements identiques COM-279 et COM-200 sont adoptés.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement  COM-36 rectifié bis vise à offrir aux étudiants de troisième cycle la possibilité de faire des stages auprès de praticiens exerçant dans des associations de prise en charge de soins non programmés.

Cela me semble couvert par la rédaction de l'article 2 ter, qui ouvre la possibilité à ces étudiants de faire des stages en milieu ambulatoire et n'interdit pas aux praticiens visés par l'amendement d'être maîtres de stages agréés. L'avis est donc défavorable.

L'amendement COM-36 rectifié bis n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement  COM-381 vise à imposer la réalisation d'un stage en zone sous-dense au cours du troisième cycle des études de médecine.

L'article 2 ter ouvre la possibilité pour l'ensemble des étudiants de troisième cycle de réaliser un stage en milieu ambulatoire. Pour l'ensemble des raisons déjà évoquées, cela me paraît suffisant. Parmi l'ensemble d'une promotion d'étudiants qui feront un stage en milieu ambulatoire, certains rejoindront nécessairement une zone sous-dense sans qu'il soit nécessaire de les y obliger.

Encore une fois, l'objectif des études de médecine est de former les futurs médecins, pas de répondre aux carences territoriales de l'offre de soins. De ce point de vue, les zones sous-denses ne présentent pas de spécificités qui les rendraient plus intéressantes qu'une autre pour la formation des futurs médecins. Il est en revanche certain que nous aboutirions à dégrader l'encadrement et donc la formation des futurs praticiens. J'émets donc un avis défavorable.

L'amendement COM-381 n'est pas adopté.

L'amendement rédactionnel  COM-281 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement  COM-201 vise à supprimer le rapport d'évaluation de la réforme du deuxième cycle des études médicales.

Je tiens à apporter une précision sur la politique de la commission en matière de rapports, ainsi que l'objet de cet amendement m'y invite : nous avons en effet pour habitude de supprimer les demandes de rapport ; il n'en va pas de même, cependant, pour les évaluations des expérimentations ou des réformes prévues par les projets de loi.

7Par ailleurs, cette évaluation avait été proposée à l'Assemblée par plusieurs membres du groupe La République en marche et avait été acceptée par la commission comme par le Gouvernement.

Enfin, si c'est parce que le champ de l'évaluation proposée vous paraît insuffisant que vous souhaitez écarter cette évaluation, je vous invite à le compléter en séance publique.

Pour toutes ces raisons, mon avis est défavorable.

L'amendement COM-201 n'est pas adopté.

L'article 2 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Articles additionnels après l'article 2

M. Alain Milon, rapporteur. - Les amendements COM-68 rectifié et COM-222 visent à renvoyer à un arrêté la détermination du nombre de postes d'internes et, notamment, leur répartition entre les secteurs public et privé

Cette rédaction n'est pas compatible avec celle de l'article L. 632-2 du code de l'éducation que nous venons d'adopter à l'article 2. En conséquence, l'avis est nécessairement défavorable.

Les amendements COM-68 rectifié et COM-222 ne sont pas adoptés.

Article 2 bis (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement  COM-202 vise à supprimer la mention de la participation des patients dans les études médicales. Il est satisfait par l'amendement COM-285, qui tend par ailleurs à améliorer la rédaction de l'article L. 632-1 du code de l'éducation. Je vous demande donc de retirer cet amendement au profit de l'amendement COM-285.

L'amendement COM-202 est retiré.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement  COM-285 vise tout d'abord à supprimer la mention de la participation des patients dans la formation des professionnels de santé, introduite par l'Assemblée nationale. Cela ne traduit pas une opposition de fond à cette participation, qui peut en effet être encouragée à chaque fois que son utilité peut être démontrée. Pour autant, il ne paraît pas opportun d'en faire expressément mention dans la loi, qui n'a pas vocation à définir précisément le contenu des formations en santé. Il semble en outre que l'absence de cette mention n'a pas empêché les universités qui le souhaitaient d'adapter leurs formations en ce sens.

L'amendement vise par ailleurs à apporter une précision rédactionnelle à l'article L. 632-1 du code de l'éducation. Je vous invite donc à l'adopter.

L'amendement COM-285 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement  COM-348 est satisfait par l'amendement COM-285, dont la rédaction me paraît préférable. Je vous invite donc à le retirer.

L'amendement COM-348 est retiré.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement  COM-284 tend à préciser que l'évaluation triennale prévue par le 2° de l'article 2 bis portera, non pas sur le déploiement d'une offre de formation et de stage répondant aux besoins des zones sous-denses, mais sur le déploiement d'une offre de stage dans les zones sous-denses.

Le premier objectif de la formation des médecins doit en effet résider dans l'acquisition de savoirs et de compétences en vue de l'exercice professionnel, et non dans la réponse aux carences territoriales de l'offre de soins.

Il est en revanche indispensable de pouvoir disposer d'une évaluation du développement des stages proposés en zones sous-denses, notamment en ambulatoire: outre qu'ils permettent aux étudiants de se familiariser avec différents territoires de santé et modes d'exercice, ils constituent un moyen privilégié de faire connaître ces zones et de renforcer leur attractivité auprès des futurs professionnels de santé. Je vous invite donc à l'adopter.

L'amendement COM-284 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - Les amendements COM-349 et COM-368 visent à offrir aux étudiants de deuxième et troisième cycle de médecine la possibilité de réaliser des stages en zones sous-dotées.

Au moins cette proposition est-elle rédigée sous la forme d'une possibilité, et non d'une obligation. Cela signifie toutefois que la portée juridique de la disposition est limitée : rien n'interdit en effet aux étudiants qui le souhaitent de faire un stage en zone sous-dense.

Je vous propose de ne pas retenir cette rédaction au stade de la commission ; nous aurons cependant sans doute l'occasion d'en rediscuter en séance. À ce stade, l'avis est donc défavorable.

M. Laurent Lafon, rapporteur pour avis. - J'ai perçu une lueur d'espoir dans les propos de M. le rapporteur !

Les amendements COM-349 et COM-368 ne sont pas adoptés.

M. Alain Milon, rapporteur. - J'émets un avis favorable sur l'amendement  COM-350, qui vise à inscrire dans les objectifs des études de médecine la possibilité de participer à des échanges internationaux au cours des deuxième et troisième cycles.

L'amendement COM-350 est adopté.

L'article 2 bis est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article 2 ter (nouveau)

L'amendement de simplification rédactionnelle  COM-286 est adopté.

L'article 2 ter est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article additionnel après l'article 2 ter

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement  COM-107 rectifié est couvert par l'article 2 ter ; je vous invite donc à le retirer, ou avis défavorable.

L'amendement COM-107 rectifié est retiré.

Article 3

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement  COM-287 vise à procéder à quelques aménagements rédactionnels et à introduire la notion de valorisation des parcours professionnels dans la définition des objectifs de la procédure de recertification, conformément aux recommandations formulées par le professeur Uzan. Je vous invite donc à l'adopter.

L'amendement COM-287 est adopté.

L'article 3 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article 3 bis A (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement  COM-288 vise à supprimer l'alinéa 2 de l'article 3 bis A. L'article L. 1110-1-1 du code de la santé publique fixe le principe d'une formation spécifique des professionnels de la santé et du secteur médico-social au handicap, qui doit porter sur trois aspects : l'évolution des connaissances relatives aux pathologies à l'origine des handicaps et les innovations thérapeutiques, technologiques, pédagogiques, éducatives et sociales les concernant ; l'accueil et l'accompagnement des personnes handicapées ; l'annonce du handicap. Le deuxième alinéa de l'article 3 bis A y ajoute un quatrième aspect relatif au rôle des aidants et à leur impact sur la santé.

S'il revient à la loi de fixer les principes fondamentaux encadrant la formation des différents professionnels de santé, il ne lui échoit en revanche pas de déterminer avec précision le contenu de ces formations. Une telle entreprise pourrait en outre avoir un effet contre-productif dans la mesure où l'intégralité du contenu des formations ne pourra de toute façon pas être énuméré dans la loi, ce qui pourrait générer des effets d'a contrario.

Il semble du reste que la préoccupation exprimée dans cet alinéa sera satisfaite en pratique. Mme la ministre des solidarités et de la santé s'est en effet engagée à adresser un courrier aux doyens des facultés de médecine pour leur demander d'intégrer les enjeux associés aux aidants des personnes handicapées dans la formation initiale et continue des professionnels de santé. Je vous invite donc à l'adopter.

M. Bernard Jomier. - Les positions de M. le rapporteur sur cette question sont cohérentes, mais il demeure un problème : le deuxième cycle est crucial pour l'avenir des étudiants. On nous demande de modifier les modalités d'entrée dans ce cycle, de supprimer le verrou de l'ECN - nous y souscrivons -, mais on refuse de discuter de la nature du deuxième cycle. La directive européenne sur ce sujet ne nous est pas soumise par le Gouvernement ; c'est intentionnel. Nous nous abstiendrons sur cet amendement.

L'amendement COM-288 est adopté.

L'article 3 bis A est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article 3 bis B (nouveau)

L'article 3 bis B est adopté sans modification.

Article 3 bis (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - Par l'amendement  COM-289, je vous propose une rédaction nouvelle de cet article, réduite à l'adjonction de l'adjectif « continue » dans l'objectif de formation des professionnels de santé.

Il n'apparaît pas opportun, dans un souci de qualité de la loi, de complexifier encore la rédaction de l'article L. 1411-1 du code de la santé publique, qui définit les objectifs de la politique de santé de la Nation et doit à ce titre conserver la rédaction la plus large possible.

La référence proposée au contenu des études de santé apparaît à ce titre inutile, la formation au progrès technologique constituant une obligation déontologique des professionnels de santé, mais encore potentiellement limitative, dans la mesure où ce contenu ne pourra être entièrement précisé dans le cadre de cet article de portée générale.

Dans la même logique, il apparaît superfétatoire de conserver la référence aux effectifs de professionnels de santé dans la définition d'un objectif relatif à leur formation.

Il n'en va pas de même de l'introduction d'une référence à la formation continue des professionnels, qui prendra une importance croissante et indispensable dans les prochaines années avec l'entrée en vigueur de l'obligation de recertification.

L'amendement COM-289 est adopté.

L'article 3 bis est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article 4

M. Alain Milon, rapporteur. - L'article 4 inclut une disposition visant à sécuriser le choix de leur futur lieu d'exercice par les bénéficiaires d'un contrat d'engagement de service public (CESP). En effet, les zones sous-denses ne sont pas figées ; il se peut qu'un étudiant élabore son projet professionnel dans un territoire qui n'est plus, au terme de ses études, considéré comme une zone sous-dense. Le texte de loi prévoit donc la possibilité de maintenir sur la liste des lieux d'exercice proposés aux signataires à l'issue de leurs études des lieux qui y figuraient deux ans auparavant, mais qui ne sont plus considérés comme des zones sous-denses. Il s'agit ainsi de sécuriser les projets professionnels des étudiants.

L'amendement  COM-156 vise à figer les futurs lieux d'exercice au moment de la signature du CESP. Je ne suis pas favorable à cette solution. La rédaction proposée par l'article constitue un équilibre entre la sécurisation du projet professionnel des étudiants et la garantie que le CESP, outil coûteux, bénéficiera bien aux territoires qui en ont besoin. Dans la mesure où le CESP peut être signé dès le début du deuxième cycle, il pourrait dans certains cas s'écouler plus de six ans entre le choix du lieu d'exercice et le début de l'exercice effectif. Ce délai me semble trop long.

Les amendements COM-30 rectifié et COM-365 visent, quant à eux, à offrir au centre national de gestion (CNG) la possibilité de conserver sur la liste des lieux d'exercice proposés ceux qui y figuraient trois ans auparavant, et non pas deux. Il s'agit ainsi de s'aligner sur la durée de l'internat. Je serais plus favorable à cette solution. Pour autant, je souligne que l'article 4 prévoit que le choix du futur lieu d'exercice ne se fait plus nécessairement au cours de la dernière année des études : il pourrait se faire au début du troisième cycle, auquel cas la modification proposée aurait moins de sens.

Je demande donc le retrait de l'amendement COM-156. Quant aux deux autres, ils pourraient être présentés en séance afin que nous puissions demander des précisions à Mme la ministre. Il me semble en effet prématuré d'inscrire ces modifications dans le texte de la commission.

Mme Élisabeth Doineau. - Pourquoi ne pas les inscrire dans le texte ? Cette proposition me paraît intéressante.

M. Alain Milon, rapporteur. - Nous ne disposons d'aucune étude sur la portée de ces amendements.

Mme Élisabeth Doineau. - Parfois, on n'a pas d'étude d'impact sur un texte entier !

M. Bernard Jomier. - Je précise que la durée de l'internat passera bientôt à quatre ans du fait de l'harmonisation européenne.

Les amendements COM-30 rectifié et COM-156 sont retirés.

L'amendement COM-365 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement  COM-290 vise à reporter à la rentrée universitaire 2020 l'application des modifications relatives aux modalités du choix de leur poste de troisième cycle par les signataires d'un CESP, par coordination avec le report de l'entrée en vigueur de la réforme de l'accès au troisième cycle des études de médecine souhaité par l'Assemblée nationale. Je vous invite à l'adopter.

L'amendement COM-290 est adopté.

L'article 4 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Articles additionnels après l'article 4

M. Alain Milon, rapporteur. - Je vous invite à adopter l'amendement  COM-291, qui vise à inciter les jeunes médecins à une installation rapide en leur ouvrant droit à une exonération de cotisations sociales sur leurs revenus d'activité dès lors qu'ils s'installent dans les trois ans suivant l'obtention de leur diplôme. Le bénéfice de cette exonération sera conditionné à une durée minimale de cinq ans d'activité continue à la suite de cette installation. Son barème sera défini par voie réglementaire de manière dégressive en fonction du délai d'installation : un médecin installé dans la première année suivant l'obtention de son diplôme bénéficiera d'un barème plus avantageux que celui qui s'installe au cours de la troisième année.

Il s'agit ainsi d'inciter les jeunes praticiens à s'ancrer dans un territoire et auprès d'une patientèle, dans la même logique incitative que celle portée par le CESP.

M. Gérard Dériot, président. - Dans les zones de revitalisation rurale (ZRR), ils sont déjà exonérés !

M. René-Paul Savary. - Comment êtes-vous passé à travers les mailles de l'article 40 de la Constitution, monsieur le rapporteur ?

M. Alain Milon, rapporteur. - Ce n'est pas une dépense supplémentaire, c'est une perte de recettes gagée.

Mme Élisabeth Doineau. - Je veux revenir sur les ZRR. On manque partout de médecins. Des frontières s'érigent : certains bénéficient de mesures fiscales et sociales très accommodantes dans les MSP, d'autres non. Cela met les élus à bout : cette concurrence déloyale ne devrait pas exister. Ces exonérations ne me paraissent pas justes.

M. Gérard Dériot, président. - On généralise ces exonérations !

Mme Laurence Cohen. - Nous sommes opposés à cet amendement. Des exonérations fiscales existent déjà, et vous voulez rajouter des exonérations de cotisations, mais ces mesures se sont avérées inefficaces. Et puis, l'article 40 est un véritable couperet, mais à géométrie variable !

M. Gérard Dériot, président. - Certes, ces aides ne sont pas déterminantes, mais elles viennent compléter d'autres dispositifs.

M. Yves Daudigny. - J'ai travaillé dans un secteur concerné par les avantages liés aux ZRR, dans le cadre de l'installation d'une MSP. Ces avantages sont loin d'être marginaux dans le revenu de tous les professionnels de santé, au-delà des médecins. Je suis un peu réservé sur cet amendement : ses modalités d'application peuvent produire de fortes injustices entre professionnels de santé. Parfois, le médecin ayant consacré le plus d'énergie à la mise en place d'une MSP ne peut bénéficier de la mesure, parce qu'il était déjà installé dans ce territoire !

M. Michel Amiel. - Je suis favorable aux exonérations en zones sous-denses, mais les médecins qui y triment depuis des années n'en bénéficient pas ; cela me paraît injuste.

M. Gérard Dériot, président. - On fait toujours face au problème des effets de seuil.

M. Alain Milon, rapporteur. - Cette proposition s'adresse aux nouveaux docteurs en médecine, dans les trois années qui suivent l'obtention de leur doctorat. En outre, ils doivent rester cinq ans dans la zone. Nous voulons les inciter à s'y installer le plus vite possible.

M. René-Paul Savary. - Une partie des cotisations sociales est prise en compte par les caisses d'assurance maladie pour les médecins de secteur 1. Votre proposition touche-t-elle aussi les cotisations vieillesse ? Si tel est le cas, il faut faire attention à ne pas priver les médecins de trois ans de points. Ce ne serait pas leur rendre service ! Quant à leur octroyer des points gratuits, ce serait une dépense nouvelle... L'intérêt de cette mesure est en tout cas qu'elle n'est pas limitée aux zones sous-denses, qui sont trop souvent modifiées par les ARS.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'article 40 interdit d'augmenter les dépenses. Il s'applique à tous les amendements.

L'amendement COM-291 est adopté et devient article additionnel.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement  COM-292 vise à limiter à trois années la durée totale des remplacements de médecins installés et salariés pour les praticiens répondant aux règles de l'exercice régulier de la médecine. Si le recours à la qualité de remplaçant peut être utile de manière ponctuelle, dans le cadre d'un parcours professionnel ou pour un territoire spécifique, ce mode d'exercice dérogatoire ne doit pas devenir la règle à la sortie des études de médecine. Je vous invite à l'adopter.

Mme Élisabeth Doineau. - Environ 20 % des étudiants en médecine choisissent de devenir remplaçants, parce qu'ils n'ont pas encore construit leur projet professionnel ou qu'ils ne connaissent pas encore bien les territoires et les différentes pratiques qui s'y exercent. Ils ont besoin de temps. Des régions les aident à élaborer un projet professionnel. En outre, il y a un besoin de remplaçants ! En limitant cette possibilité à trois ans, on risque d'aggraver cette pénurie.

M. Michel Amiel. - Il y a peut-être une solution : si le troisième cycle passe à quatre ans pour la médecine générale, les deux dernières années pourraient être professionnalisantes : l'étudiant pourrait alors effectuer des remplacements. Je présenterai un amendement en séance à cette fin.

M. Daniel Chasseing. - Je suis favorable à cet amendement. Les remplaçants rendent service, mais il est important qu'ils n'y passent pas toute leur vie. Certains médecins retraités font aussi des remplacements. Il ne faudrait pas que cette mesure les en empêche. Enfin, en dernière année de troisième cycle, la possibilité d'être médecin adjoint serait aussi une forme de professionnalisation.

M. René-Paul Savary. - Il faudrait rectifier cet amendement : il doit avoir pour objet les étudiants en sortie d'études, et non les médecins retraités. En outre, le terme de « praticien » n'est pas clair : est-il question seulement des titulaires d'un doctorat, ou aussi de ceux qui n'ont pas encore défendu leur thèse, qui peuvent aujourd'hui effectuer des remplacements ?

Mme Catherine Deroche. - Je voterai pour cet amendement ; on pourra toujours améliorer sa rédaction. Il arrive que les remplaçants ne prodiguent des soins que la moitié de l'année, ils font des pauses assez longues et, pendant ce temps, il n'y a personne sur le terrain.

M. Yves Daudigny. - Avez-vous une idée du nombre de médecins concernés ?

M. Alain Milon, rapporteur. - Un millier.

M. Michel Amiel. - Cet amendement risque-t-il d'affecter les médecins retraités qui souhaitent donner un coup de main ?

M. Alain Milon, rapporteur. - Dans sa rédaction actuelle, oui. Pour répondre à M. Savary, l'article que nous entendons modifié ne concerne que les docteurs en médecine.

Mme Véronique Guillotin. - Et le problème des intérims ?

M. René-Paul Savary. - Et si on ne l'appliquait qu'à la sortie des études ?

Mme Laurence Cohen. - Ce serait discriminatoire.

M. Bernard Jomier. - Il y a des problèmes ; clairement, il faudra rectifier la rédaction en séance.

M. Alain Milon, rapporteur. - Adoptons-le : nous le modifierons en séance.

L'amendement COM-292 est adopté et devient article additionnel.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement  COM-377 vise à permettre à la convention médicale de déterminer les modalités du conventionnement en zones sur-denses ; en cas d'absence de négociation dans les douze mois suivant la promulgation de la loi, le conventionnement serait limité dans ces zones. J'y suis défavorable.

L'amendement COM-377 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement  COM-378 vise à préciser que le principe déontologique fondamental de la liberté d'installation du médecin doit être interprété au regard du principe d'égal accès aux soins.

L'article L. 162-2 du code de la sécurité sociale fait référence à des principes déontologiques fondamentaux. Or le principe d'égal accès aux soins ne figure pas dans le code de déontologie médicale. L'avis est donc défavorable.

L'amendement COM-378 n'est pas adopté.

Article 5

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-224 aligne le régime du remplacement et celui de l'adjuvat. Pour être efficaces, les dispositifs permettant de renforcer l'offre de soins doivent demeurer ciblés. Par ailleurs, l'article du code de la santé publique visé règle l'adjuvat et le remplacement uniquement pour les étudiants de troisième cycle et non pour les médecins thésés. J'insiste enfin sur la nécessité de ne pas ouvrir trop largement les possibilités d'exercice alternatives à l'installation. Si la majorité des jeunes médecins venaient à exercer comme remplaçants ou comme assistants sans s'installer, ils n'auraient bientôt plus personne à assister ou à remplacer ! Le développement de l'intérim médical à l'hôpital a eu les conséquences que nous connaissons ; ne le laissons pas s'implanter en ville. Avis défavorable.

L'amendement COM-224 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-226 substitue au régime d'autorisation un régime déclaratif pour l'exercice au titre de médecin adjoint ou remplaçant. Afin de ne pas ouvrir trop largement les régimes alternatifs à l'installation, je n'y suis pas favorable. J'estime, en outre, qu'il doit subsister un contrôle de l'ordre des médecins pour prévenir les abus et s'assurer de la compétence des candidats au remplacement et à l'adjuvat. Enfin, l'amendement présente un problème majeur de rédaction, puisqu'il modifie des dispositions supprimées par l'article 5.

L'amendement COM-226 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-225 détermine des zones sous-denses ouvrant la possibilité de recourir à l'adjuvat par le biais d'une concertation avec les collectivités territoriales concernées. Il ne me paraît pas opportun d'alourdir la procédure, au risque de rendre le dispositif moins incitatif. Avis défavorable.

L'amendement COM-225 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-108 rectifié supprime le caractère ponctuel de la carence dans l'offre de soins ouvrant la possibilité du recrutement d'un médecin adjoint et prévoit la constatation de la condition de carence par le directeur général de l'ARS, et non plus seulement par l'ordre des médecins.

Les conditions prévues par l'article 5 pour le recours aux médecins adjoints sont déjà très larges : il sera possible dans les zones sous-denses en cas d'afflux exceptionnel de population ou de carence ponctuelle dans l'offre de soins. Je crains que nous ne dénaturions le dispositif en l'ouvrant à l'ensemble des situations de carence. Les mesures permettant de préserver l'offre de soins doivent rester ciblées pour être incitatives. Or, la rédaction proposée ouvrirait la possibilité de recourir à un médecin adjoint sur l'ensemble du territoire et pas seulement dans les zones sous-denses. Elle alourdit, par ailleurs, le formalisme de la constatation d'une situation de carence, rendant le dispositif moins maniable et donc moins incitatif. Avis défavorable.

L'amendement COM-108 rectifié n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-364, de même que les amendements identiques COM-40 rectifié bis et COM-227, suppriment également le caractère ponctuel de la carence dans l'offre de soins ouvrant la possibilité du recrutement d'un médecin adjoint. Pour les raisons précédemment évoquées, j'y suis défavorable.

L'amendement COM-364, ainsi que les amendements identiques COM-40 rectifié bis et COM-227, ne sont pas adoptés.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-16 élargit aux maires la capacité de constater une carence ponctuelle dans l'offre de soins permettant de recruter un médecin adjoint. Mon avis est favorable.

L'amendement COM-16 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - Je suis, en revanche, défavorable à l'amendement COM-223 qui ouvre aux établissements de santé publics et privés la possibilité de recourir à un médecin adjoint. Ils peuvent déjà recruter des médecins par voie contractuelle, ce qui conduit d'ailleurs au développement de l'intérim hospitalier. Il n'apparait donc pas nécessaire de leur ouvrir une faculté supplémentaire.

L'amendement COM-223 n'est pas adopté.

L'article 5 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article 5 bis (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - L'article 5 bis du projet de loi précise que la détermination des zones sous-denses par les ARS doit être opérée, d'une part, pour chaque profession de santé et, d'autre part, pour chaque spécialité ou groupe de spécialités médicales. L'objectif poursuivi est louable : la répartition des professionnels sur le territoire différant fortement selon les spécialités, disposer d'un outil de zonage permettant de prendre en compte ces disparités, en réalisant des zonages ciblés par profession de santé et par spécialité médicale, constitue une réelle nécessité. Pour autant, la rédaction proposée soulève deux difficultés pratiques. En premier lieu, inscrire dans la loi le principe rigide d'un zonage pour chaque profession et chaque spécialité nécessiterait un travail colossal pour l'administration, qui serait contrainte de produire une méthodologie ad hoc pour chacune des quarante-quatre spécialités médicales et des vingt-cinq professions de santé, sans qu'il soit possible de prioriser les spécialités connaissant les tensions les plus fortes. Le texte renvoie, par ailleurs, la mise en oeuvre des zonages à un décret simple, alors que les principes généraux communs aux zonages sont fixés par décret en Conseil d'État, les méthodologies étant ensuite précisées par arrêté ministériel pour chaque profession et spécialité.

Mon amendement COM-293 propose une rédaction alternative permettant de traduire effectivement dans la loi l'objectif de zonage spécifique en prenant en compte les conditions pratiques de son application. L'ajout des termes « de santé » à la mention de « profession » circonscrit le champ concerné, en excluant les professions non reconnues par le code de la santé publique. Le renvoi au 4° du I de l'article L. 162-14-1 du code de la sécurité sociale limite, par ailleurs, la portée de l'article aux professions ou spécialités qui bénéficient d'aides inscrites dans leur convention avec l'Assurance maladie. Le zonage spécialiste est, en outre, replacé dans l'architecture juridique du zonage fixée par décret en Conseil d'État. Une disposition permettant de garantir aux spécialités médicales qui ne font pas l'objet d'un zonage l'accès aux aides applicables assises sur le zonage de la profession de médecin, le temps de la conception d'une méthodologie propre à chaque spécialité médicale est enfin proposée.

L'amendement COM-293 est adopté.

L'article 5 bis est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article additionnel après l'article 5 bis (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-232 crée des zones franches médicales dans les zones rurales et en outre-mer, dans lesquelles les médecins retraités seraient partiellement exonérés de cotisations sociales pendant les deux années suivant leur installation. Je m'interroge sur la possibilité de donner compétence aux ARS en matière fiscale, ainsi que sur les conditions dans lesquelles des médecins retraités s'installeraient, sachant que la réinstallation d'un praticien n'est pas considérée comme une nouvelle installation. Je propose donc un retrait, d'autant que mon amendement COM-291 relatif à l'incitation fiscale à l'installation des jeunes médecins poursuit des objectifs similaires. À défaut, mon avis sera défavorable.

L'amendement COM-232 n'est pas adopté.

Article 5 ter (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-294 étend aux praticiens à diplôme hors Union européenne (Padhue) en parcours de consolidation des compétences la faculté de réaliser des certificats de décès. Il est en discussion commune avec l'amendement COM-105 qui élargit ladite faculté aux infirmiers, dans les cas où le décès était prévisible et où la personne décédée était suivie par un infirmier au cours de la maladie qui a entraîné la mort. La rédaction des certificats de décès doit demeurer une compétence médicale. Leur établissement constitue, en effet, un enjeu administratif, médico-légal, de santé publique et de veille sanitaire. En outre, les élargissements opérés par l'article 5 ter et par mon amendement COM-294 permettront d'apporter des réponses dans les territoires qui rencontrent des difficultés. Un décret de 2017 a, par ailleurs, prévu une rémunération plus incitative de l'examen médical permettant l'établissement d'un certificat de décès, sur la base d'un forfait de 100 euros. Je suis, en conséquence, défavorable à l'amendement COM-105.

L'amendement COM-294 est adopté.

L'amendement COM-105 n'est pas adopté.

L'article 5 ter est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article 5 quater (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-295 supprime l'article 5 quater instaurant une révision obligatoire tous les deux ans du zonage réalisé par les ARS pour déterminer les zones sur-denses et sous-denses. Cette contrainte nouvelle apparaît inutile dans la mesure où, en pratique, le zonage est révisé au moins tous les trois ans, voire plus fréquemment sur décision du directeur général de l'ARS. Elle remettrait, en outre, en cause la stabilité et la lisibilité des mesures incitatives associées au zonage, ce qui serait contre-productif par rapport à l'objectif poursuivi.

L'amendement COM-295 est adopté et l'article 5 quater est supprimé.

Article 6

Les amendements COM-69 rectifié, COM-31 rectifié et COM-157, irrecevables au titre de l'article 38 de la Constitution, sont retirés.

L'amendement de précision COM-296 est adopté.

L'amendement COM-97, irrecevable au titre de l'article 38 de la Constitution, n'est pas adopté.

L'article 6 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article additionnel après l'article 6

M. Alain Milon, rapporteur. - L'article 6 renforce l'exercice partagé entre la ville et l'hôpital, afin d'améliorer l'attractivité de l'exercice hospitalier et de renforcer les coopérations entre la ville et l'hôpital. Ses objectifs ne peuvent qu'être partagés, mais il convient de rester prudent quant aux effets de concurrence éventuels induits par le dispositif au détriment de l'hôpital public. Mon amendement COM-297 propose de compléter l'article L. 6152-5-1 du code de la santé publique, qui interdit aux praticiens démissionnaires d'un établissement public d'entrer en concurrence avec cet établissement pendant les deux ans suivant la fin de leurs fonctions. Les modalités d'application seront définies par décret en Conseil d'État. L'amendement procède, par ailleurs, à un toilettage rédactionnel de l'article L. 6152-5-1 précité, dont le décret d'application n'a jamais été publié faute d'une base législative suffisamment solide.

L'amendement COM-297 est adopté et devient article additionnel.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-194 supprime le plafond de l'exonération de l'impôt sur le revenu pour le temps de travail additionnel des agents de la fonction publique hospitalière. La mesure paraît intéressante et s'inscrit en cohérence avec les dispositifs visant à renforcer l'attractivité de l'exercice hospitalier. Il me semble cependant indispensable de disposer d'un chiffrage du coût qu'elle représenterait pour les finances publiques. Je m'interroge aussi sur son impact sur l'intérim : certains intérimaires sont embauchés sur des périodes de congés ; je pense que l'incitation au temps de travail additionnel ne changerait pas grand-chose à de telles configurations. Il pourrait être prématuré d'intégrer une telle mesure dans le texte de la commission. Je propose que nous interrogions la DGOS, puis la ministre en séance publique pour en évaluer la portée. Dans cette attente, mon avis est défavorable.

M. Bernard Jomier. - Vous remarquerez que, lorsque amendements sont issus d'échanges avec des organismes - la Fédération hospitalière de France (FHF) en l'espèce - nous le signalons dans l'objet dans un souci de transparence.

Mme Laurence Rossignol. - N'hésitez pas à faire de même, monsieur le rapporteur !

M. Alain Milon, rapporteur. - Le groupe Les Républicains a, pour sa part, réservé ses amendements pour la séance publique.

L'amendement COM-194 est retiré.

Article 6 bis (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-340 modifie la rédaction de l'article L. 6151-3 du code de la santé publique pour tenir compte du report de la limite d'âge des professeurs des universités-praticiens hospitaliers (PU-PH) de soixante-cinq ans à soixante-sept ans et pour actualiser le renvoi aux dispositions relatives au maintien en activité en surnombre universitaire prévues par la loi du 23 décembre 1986 et abrogées par l'ordonnance du 15 juin 2000 relative à la partie législative du code de l'éducation.

L'amendement COM-340 est adopté.

L'amendement rédactionnel COM-337 est adopté.

L'article 6 bis est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article additionnel après l'article 6 bis (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-2 crée une dérogation à la limite d'âge pour les praticiens présentant des compétences et une expertise scientifique de haut niveau. Il présente plusieurs problèmes rédactionnels qui ne permettront pas d'atteindre l'objet qu'il se fixe. En outre, diverses dérogations à la limite d'âge des PU-PH existent déjà. Avis défavorable.

L'amendement COM-2 n'est pas adopté.

Article 6 ter (nouveau)

L'article 6 ter est adopté sans modification.

Article additionnel après l'article 6 ter (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-87 rectifié ouvre aux praticiens salariés à temps plein des établissements de santé privés d'intérêt collectif (Espic) la possibilité d'exercer une activité libérale intra-établissement. Ce type d'exercice n'est ouvert qu'aux praticiens statutaires exerçant à plein temps au sein des établissements publics de santé. Ce choix a historiquement été fait en raison du régime encadrant la rémunération des praticiens des hôpitaux publics et des Espic : le statut qui s'applique aux PH est beaucoup plus rigide que les contrats de droit privé et la convention collective applicables dans les Espic. Je ne suis donc pas certain qu'un tel aménagement soit nécessaire. Nous pourrons cependant interroger la ministre en séance publique. Dans cette attente, il serait préférable de retirer l'amendement.

L'amendement COM-87 rectifié est retiré.

Article 7 A (nouveau)

L'article 7 A est adopté sans modification.

Article 7 B (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - L'article 7 B précise que les collectivités territoriales sont associées à la politique de santé et peuvent définir des objectifs particuliers en matière de promotion de la santé. Si l'intention est louable, la portée du dispositif proposé est discutable. Il se limite en effet à reformuler, sans s'y substituer, des dispositions qui figurent déjà dans le code de la santé publique, à l'article L. 1423-2 s'agissant des départements ou à l'article L. 1424-1 concernant les régions. Les collectivités territoriales sont associées à la mise en oeuvre de la politique de santé, comme à son élaboration et à son évaluation au sein de la Conférence régionale de la santé et de l'autonomie (CRSA) ou des différentes instances au sein desquelles elles sont représentées. Elles définissent des actions, par exemple dans le cadre de contrats de santé locaux, y compris au-delà du champ de la promotion de la santé. L'article 7 B apparaît donc en-deçà du droit en vigueur et, surtout, des attentes exprimées par les représentants des collectivités territoriales. Mon amendement COM-298, identique à l'amendement COM-359, le supprime.

Les amendements identiques COM-298 et COM-359 sont adoptés et l'article 7 B est supprimé.

Article 7 C (nouveau)

L'article 7 C est adopté sans modification.

Article 7 D (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - L'article 7 D prévoit la participation des parlementaires au conseil territorial de santé, instance consultative créée sur décision des ARS et chargée de participer à un diagnostic des besoins sanitaires, sociaux et médico-sociaux de la population d'un territoire. Il ressort de la même philosophie que deux autres articles introduits par l'Assemblée nationale pour prévoir la participation de parlementaires au sein du conseil de surveillance respectivement des ARS et des établissements publics de santé. Il s'agit d'instances au sein desquelles siègent déjà des représentants des collectivités territoriales. Ces initiatives illustrent les limites de la suppression du cumul des mandats pour les parlementaires, sans constituer pour autant une réponse opérante. Mon amendement COM-240, identique à l'amendement COM-203, supprime l'article 7 D. La même proposition sera présentée, par cohérence, s'agissant des autres dispositions visant au même objet.

Les amendements identiques COM-240 et COM-203 sont adoptés et l'article 7 D est supprimé.

Les amendements COM-75 rectifié et COM-74 deviennent sans objet.

Article 7 E (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - L'article 7 E relatif à la responsabilité populationnelle a une portée consensuelle, mais déclaratoire : la vocation même des professionnels de santé est d'oeuvrer à la bonne prise en charge des patients... L'amendement COM-360 le supprime. Avis favorable.

L'amendement COM-360 est adopté et l'article 7 E est supprimé.

Article additionnel après l'article 7 E

L'amendement COM-158 est déclaré irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution et de l'article 48, alinéa 3, du Règlement du Sénat.

Mme Laurence Rossignol. - Mon amendement ne traite pas de la prévention des violences faites aux femmes et aux enfants, mais de la prise en charge des victimes.

M. Gérard Dériot, président. - Représentez-le en séance publique dans une rédaction améliorée.

M. Alain Milon, rapporteur. - Le terme « repérage » ne convient pas.

Article 7

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-98 crée un comité territorial des élus. Le texte prévoit déjà explicitement la participation des collectivités territoriales et des associations d'usagers à l'élaboration des PTS. Par ailleurs, le conseil territorial de santé comporte un collège des collectivités territoriales de quatre à sept membres d'après les dispositions réglementaires qui en précisent la composition. L'amendement, satisfait, introduirait une procédure de consultation parallèle et redondante. Avis défavorable.

L'amendement COM-98 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-199 prévoit la représentation des conseils locaux de santé mentale dans les conseils territoriaux de santé et précise que le diagnostic territorial partagé s'appuie, lorsqu'ils existent, sur les travaux et propositions desdits conseils locaux de santé mentale. Il présente l'intérêt d'établir un lien entre des structures et des outils qui ne doivent pas rester étanches les uns par rapport aux autres. Son objet paraît toutefois satisfait : le conseil territorial de santé comprend, d'après l'article L. 1434-10 du code de la santé publique, une commission spécialisée en santé mentale réunissant les membres du conseil local de santé mentale. Par ailleurs, le projet territorial de santé devra tenir compte du projet territorial de santé mentale. Il pourrait néanmoins être utile d'évoquer le sujet en séance pour obtenir des précisions de la ministre sur la façon dont ces outils s'articulent. Je propose un retrait et, à défaut, y serai défavorable.

L'amendement COM-199 est retiré.

M. Alain Milon, rapporteur. - Si le texte établit les conditions d'élaboration du PTS par les CPTS, établissements et services de santé, sociaux et médico-sociaux, il ne précise pas qu'ils sont également responsables de sa mise en oeuvre. Mon amendement COM-242 répare cet oubli.

L'amendement COM-242 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-299 souligne le rôle des unions régionales des professionnels de santé (URPS) dans l'élaboration des PTS. Par leurs compétences techniques et leur connaissance des territoires et des besoins, les URPS ont en effet, conformément à leur vocation, un rôle essentiel à jouer en soutien aux professionnels de santé libéraux dans leurs démarches de coopération territoriale.

L'amendement COM-299 est adopté.

L'amendement rédactionnel COM-241 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-66 rectifié concerne la procédure en cas de carence d'initiative des professionnels pour l'élaboration des PTS. Le texte supprime l'intervention de l'ARS en cas de carence d'initiative des professionnels dans la constitution de CPTS. Il apparaît de même préférable, s'agissant des PTS, de privilégier l'initiative des professionnels de santé, afin de conserver une souplesse au dispositif. La réussite des PTS repose sur l'engagement volontaire des acteurs du territoire, l'ARS devant en être le facilitateur. Par ailleurs, la loi ne précisant pas la durée de validité du diagnostic territorial, il ne parait pas utile d'aligner la durée du PTS sur celle du diagnostic. Je propose un retrait et, à défaut, y serai défavorable.

L'amendement COM-66 rectifié est retiré.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'Assemblée nationale a prévu la participation des associations d'usagers et des collectivités territoriales à l'élaboration, à la mise en oeuvre et à l'évaluation des PTS. Elle a parallèlement prévu une évaluation desdits PTS par le conseil territorial de santé au sein duquel ces acteurs sont représentés. Mon amendement COM-243 supprime une disposition devenue redondante.

L'amendement COM-243 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-41 rectifié bis prévoit la participation des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel à l'élaboration des PTS. Les enjeux d'attractivité de la médecine libérale soulevés par l'objet de l'amendement sont importants, mais le fait d'associer ces établissements ne constitue pas une réponse adaptée ; cela alourdirait la mise en oeuvre des PTS par les professionnels de santé. Avis défavorable.

L'amendement COM-41 rectifié bis n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'Assemblée nationale a complété le contenu des PTS pour y ajouter la prise en compte des questions d'accès aux soins des personnes en situation de précarité ou de handicap et l'amélioration de la continuité des soins, qui renvoie notamment aux enjeux de l'accès à des soins non programmés. Dans un souci de lisibilité, mon amendement COM-244 réunit la notion de continuité des soins avec celle, plus générique, d'accès aux soins, et supprime la précision, redondante avec l'objet des PTS, selon laquelle elle doit être définie en lien avec l'ensemble des parties prenantes et des professionnels de santé concernés. Il resserre, en outre, la définition du contenu des PTS qui doivent rester des outils souples à la main des acteurs et non redondants avec les documents existants. À cet égard, les enjeux d'accès aux soins des personnes en situation de précarité ou de handicap n'ont pas lieu d'être spécifiquement mentionnés, étant déjà pris en compte dans la notion d'accès aux soins et à la prévention. Il appartiendra aux professionnels de santé de décliner ces priorités selon les besoins du territoire.

L'amendement COM-244 est adopté et les amendements identiques COM-3 et COM-161 deviennent sans objet.

M. Alain Milon, rapporteur. - Les amendements identiques COM-65 rectifié et COM-160 prévoient la prise en compte du dépistage et de l'accès aux soins non programmés dans le PTS. Ils sont satisfaits : j'en demande le retrait et, à défaut, y serai défavorable.

Les amendements identiques COM-65 rectifié et COM-160 sont retirés.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-42 rectifié bis propose la prise en compte du développement de la formation et de la recherche en soins primaires dans le PTS. Cet outil doit rester souple, ciblé dans un premier temps sur quelques priorités et sur les enjeux majeurs d'articulation entre les soins de ville et l'hôpital. Il n'a pas vocation à se substituer aux dispositifs existants destinés à répondre à d'autres enjeux. Le développement de la recherche en soins primaires peut être réalisé, par exemple, grâce au déploiement de maisons ou de centres de santé universitaires. Avis défavorable.

L'amendement COM-42 rectifié bis n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-56 rectifié complète également le contenu des PTS : demande de retrait ou, à défaut, avis défavorable.

L'amendement COM-56 rectifié est retiré.

M. Alain Milon, rapporteur. - La logique de mon amendement COM-244 est de recentrer le PTS sur ses enjeux prioritaires, pour qu'il reste un outil souple à la main des professionnels de santé. Nul besoin d'en alourdir le contenu comme, ainsi que le propose l'amendement COM-159, la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants. J'en demande le retrait ou, à défaut, y serai défavorable.

L'amendement COM-159 est retiré.

M. Alain Milon, rapporteur. - Le projet de loi pose le principe d'une approbation formelle des PTS par les ARS. Il paraît préférable de s'en tenir à une procédure plus souple, d'ailleurs retenue par l'Assemblée nationale pour les projets de santé des CPTS. Tel est l'objet de mon amendement COM-245.

L'amendement COM-245 est adopté.

Les amendements COM-43 rectifié bis et COM-361, ainsi que les amendements identiques COM-4 et COM-162, deviennent sans objet.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-206 rétablit l'intervention des ARS dans la constitution de CPTS en cas de carence d'initiative des professionnels de santé, supprimée par l'Assemblée nationale. Il semble préférable de privilégier l'initiative des professionnels ; telle était d'ailleurs la position de notre commission lors de l'instauration des CPTS par la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé. Avis défavorable.

M. Michel Amiel. - Je suis ravi que notre rapporteur se rallie à la position de l'Assemblée nationale... Soyons réalistes ! Les professionnels de santé ne participeront à des réunions après douze heures d'exercice.

M. Alain Milon, rapporteur. - Les ARS devront accepter de travailler le soir sur ces sujets...

M. Michel Amiel. - Cela me conviendrait !

M. Gérard Dériot, président. - Compte tenu de l'agrandissement des régions et de l'éloignement de certains professionnels de santé du siège des ARS, une telle organisation semble difficile.

L'amendement COM-206 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - Outre une coordination et une modification formelle, mon amendement COM-246 autorise la conclusion de contrats territoriaux de santé sur la base des PTS. Pour accompagner les professionnels qui s'engageront dans l'élaboration des PTS et soutenir la mise en oeuvre des projets les plus matures, il parait intéressant d'ouvrir aux porteurs de projets une faculté actuellement réservée aux équipes de soins primaires et aux CPTS. Les contrats conclus avec les ARS permettent de fixer des engagements et de bénéficier, éventuellement, de financements correspondants par le biais du fonds d'intervention régional (FIR) dans le cadre de son champ d'intervention sur l'organisation et à la promotion de parcours de santé coordonnés.

L'amendement COM-246 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-204 supprime la participation des parlementaires à la réunion de concertation avec l'ARS : avis favorable.

L'amendement COM-204 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-113 impose la participation des maires à la réunion de concertation avec l'ARS. J'y suis favorable.

L'amendement COM-113 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-112 apporte une précision sans doute utile aux modalités désignation des maires appelés à participer à la réunion de concertation précitée : avis favorable.

L'amendement COM-112 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-358 renvoie à la négociation conventionnelle l'organisation des services de garde dans le cadre des CPTS. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 a ouvert la voie à des négociations pour déterminer des modes de financement pérennes des CPTS et préciser leurs missions en accord avec les professionnels de santé concernés. Elles sont en cours. D'après les indications du directeur général de la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM), l'accès à des plages de soins non programmés ferait partie des missions socles des CPTS, conditionnant l'accès aux financements prévus. Il n'est donc pas opportun de préciser le contenu de l'accord en cours de signature. Le sujet des services de garde renvoie, par ailleurs, à celui de la permanence des soins qui répond à d'autres modes de planification à valeur opposable dans le cadre, notamment, du schéma régional. Avis défavorable.

L'amendement COM-358 n'est pas adopté.

L'article 7 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article additionnel après l'article 7

Les amendements identiques COM-44 rectifié bis, COM-76 rectifié et COM-163 modifient la définition des équipes de soins primaires, actuellement qualifiées comme un ensemble de professionnels de santé constitué autour de médecins généralistes de premier recours. Cette définition paraît plus ouverte et plus souple que celle d'un triptyque médecin généraliste/pharmacien/infirmier. Elle peut, certes, sembler trop médico-centrée, mais elle correspond à la logique du parcours de soins qui demeure articulé autour du médecin généraliste. Demande de retrait ou, à défaut, avis défavorable.

M. Yves Daudigny. - Je maintiens mon amendement.

Mme Élisabeth Doineau. - Je fais de même : le triptyque que nous proposons à tout son sens dans le présent projet de loi.

Les amendements identiques COM-44 rectifié bis, COM-76 rectifié et COM-163 ne sont pas adoptés.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-70 rectifié associe les présidents des commissions médicales d'établissements (CME) aux CPTS. Rien n'empêche les acteurs hospitaliers et les CPTS de se rapprocher ; il s'agit bien entendu d'une évolution souhaitable que l'élaboration en commun de PTS devra favoriser. Il paraît préférable de conserver des CPTS souples. Retrait ou, à défaut, avis défavorable.

L'amendement COM-70 rectifié est retiré.

L'amendement COM-114 est déclaré irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-166 prévoit la désignation d'un infirmier référent. J'y suis favorable.

L'amendement COM-166 est adopté et devient article additionnel.

Article 7 bis A (nouveau)

L'article 7 bis A est adopté sans modification.

Article 7 bis (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - L'article 7 bis prévoit que l'adaptation de certains traitements par l'infirmier doit s'inscrire dans un exercice coordonné dans le cadre d'une équipe de soins primaires ou d'une CPTS. Il serait préférable de viser aussi un exercice coordonné en maison ou centre de santé pluridisciplinaire, comme cela est prévu à l'article 7 quater pour le dispositif de pharmacien correspondant. Tel est l'objet de mon amendement COM-300.

L'amendement COM-300 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-234 supprime le renvoi des conditions d'application à un décret. Ce dernier permettra de définir, par exemple, le contenu générique du protocole à établir par l'équipe de soins et les modalités d'information des patients, pour assurer un déploiement homogène de l'adaptation des traitements par les infirmiers. Avis défavorable.

L'amendement COM-234 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-247 sécurise la faculté ouverte aux infirmiers d'adapter la posologie de certains traitements sur la base des résultats d'analyse biologique. Un même traitement pouvant s'appliquer à différentes situations cliniques, l'arrêté pris après avis de la Haute Autorité de santé (HAS) devra préciser les pathologies associées aux traitements pour lesquels l'adaptation par l'infirmier est autorisée.

L'amendement COM-247 est adopté.

L'amendement rédactionnel COM-248 est adopté.

L'article 7 bis est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article additionnel après l'article 7 bis (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-57 rectifié étend la prescription de médicaments, de produits et de prestations par les infirmiers. L'article 7 bis s'en tient à une évolution plus ciblée sur certains produits jugés utiles à l'exercice de la profession. La rédaction proposée par l'amendement paraît très large, en supprimant par ailleurs la condition selon laquelle le droit de prescription s'inscrit dans le cadre d'une intervention de l'infirmier sur la base d'une prescription médicale. Les conditions d'information du médecin ne sont par ailleurs pas prévues. J'en demande le retrait ou, à défaut, j'y serai défavorable.

L'amendement COM-57 rectifié est retiré.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-60 rectifié concerne la réalisation d'actes médicaux par des infirmiers. Les infirmiers de pratique avancée (IPA) permettent d'organiser un partage des tâches entre médecin et infirmier, dans un cadre qui garantit la qualité des soins et des prises en charge. Les textes réglementaires parus en juillet 2018 ciblent trois domaines d'intervention : les pathologies chroniques, l'oncologie et les maladies rénales. Par ailleurs, les protocoles de coopération permettent déjà aux professionnels de santé d'organiser entre eux des délégations de tâches, par exemple avec le dispositif Asalée. L'amendement me semble satisfait : demande de retrait ou avis défavorable.

L'amendement COM-60 rectifié est retiré.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-231 propose d'expérimenter la possibilité d'habiliter des infirmiers libéraux exerçant en zones rurales et sous-denses à administrer du glucose à des patients diabétiques en cas d'urgence. Les ampoules de glucose à 30 %, classées sur la Liste I des substances vénéneuses, ne peuvent pas être délivrées aux infirmiers libéraux, car elles ne sont pas visées par l'arrêté du 23 décembre 2013 fixant la liste des médicaments que les pharmaciens peuvent délivrer sur commande à l'usage professionnel d'un infirmier. La mesure proposée relève donc du domaine règlementaire. De plus, elle ne s'inscrit pas dans le cadre prévu pour les expérimentations. Demande de retrait ou avis défavorable.

L'amendement COM-231 est retiré.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-219 rectifié ter autorise l'accès direct et la prescription d'actes d'imagerie par les masseurs-kinésithérapeutes. Il poursuit des objectifs similaires aux amendements identiques COM-81, COM-229 rectifié bis et COM-18. Dans un objectif de pertinence des soins, il parait utile que le médecin traitant reste le pivot de la prise en charge des patients et de la régulation de l'accès aux soins. Avis défavorable.

L'amendement COM-219 rectifié ter, ainsi que les amendements identiques COM-81, COM-229 rectifié bis et COM-18, ne sont pas adoptés.

M. Alain Milon, rapporteur. - Les amendements identiques COM-19 et COM-82 autorisent la prescription de produits de santé par les masseurs-kinésithérapeutes. Avis défavorable.

Les amendements identiques COM-19 et COM-82 ne sont pas adoptés.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-38 rectifié bis propose d'intégrer des professionnels de la relation d'aide dans les centres de santé. Il traduit une demande de reconnaissance dans le collectif de soins émanant notamment des hypnothérapeutes. Il assigne, par ailleurs, aux centres de santé une mission de prévention déjà explicitement prévue. Avis défavorable.

L'amendement COM-38 rectifié bis n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-39 rectifié bis poursuit le même objectif ; mon avis est identique.

L'amendement COM-39 rectifié bis n'est pas adopté.

Article 7 ter (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - L'article 7 ter supprime une formulation obsolète dans la définition des missions des pédicures-podologues dans le code de la santé publique. Celui-ci exclut, en effet, les interventions provoquant l'effusion de sang, ce qui ne correspond pas à la pratique quotidienne de ces professionnels car certains traitements relevant de leur domaine de compétence provoquent couramment des saignements. La rédaction adoptée par l'Assemblée nationale est toutefois problématique en ce qu'elle exclut certaines affections de leur champ d'intervention. À titre d'illustration, l'ongle incarné pourrait dans certains cas être considéré comme une affection nécessitant un traitement chirurgical alors qu'il est soigné, la plupart du temps, par un pédicure-podologue. Mon amendement COM-249 exclut donc strictement des missions de pédicures-podologues les interventions chirurgicales qu'ils ne sont pas en mesure de réaliser.

L'amendement COM-249 est adopté.

L'article 7 ter est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article 7 quater (nouveau)

L'amendement COM-379, tendant à corriger une erreur matérielle, est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-351 autorise la prescription d'actes de biologie par le pharmacien correspondant. Le dispositif de pharmacien correspondant permet au pharmacien, à la demande du médecin ou avec son accord, de renouveler périodiquement des traitements chroniques et d'ajuster au besoin leur posologie. Il correspond aux prérogatives du pharmacien qui est un expert du médicament. L'amendement lui reconnait, en revanche, un droit de prescription dévolu au seul médecin. L'opportunité de la mesure paraît discutable, d'autant que le dispositif de pharmacien correspondant n'est pas encore installé sur l'ensemble du territoire. Avis défavorable.

L'amendement COM-351 n'est pas adopté.

L'amendement de coordination COM-301 est adopté.

L'article 7 quater est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article 7 quinquies (nouveau)

L'article 7 quinquies est adopté sans modification.

Article additionnel après l'article 7 quinquies (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-64 rectifié autorise la prescription de substituts nicotiniques par les pharmaciens. Avis défavorable.

M. Daniel Chasseing. - Je souhaitais en réalité traiter de la délivrance de ces produits.

M. Alain Milon, rapporteur. - Le pharmacien ne peut, en effet, être à la fois vendeur et prescripteur.

L'amendement COM-64 rectifié est retiré.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-164 actualise la définition des missions des officines. Les évolutions proposées sont cohérentes : avis favorable.

M. Gérard Dériot, président. - Excellente initiative !

L'amendement COM-164 est adopté et devient article additionnel.

Article 7 sexies A (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-302 étend à Wallis-et-Futuna les dispositions de l'article 7 sexies A.

L'amendement COM-302 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-352 assure la participation des sages-femmes aux soins de premier recours. Il est satisfait par l'article L. 1411-11 du code de la santé publique : avis défavorable.

L'amendement COM-352 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-353 étend le pouvoir de prescription des sages-femmes. Il s'écarte de la délégation d'acte entre professionnels de santé circonscrite à un périmètre défini pour faciliter la coordination des soins et aborde les conditions d'exercice d'une profession de santé alors que tel n'est pas l'objet du projet de loi. L'avis de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) sur les médicaments prescriptibles par les sages-femmes me semble constituer un moyen de sécurisation pertinent. En outre, les sages-femmes sont déjà autorisées à pratiquer les actes nécessaires à l'exercice de leur profession, précisés dans la partie réglementaire du code de la santé publique. Elles peuvent en réaliser certains d'office et d'autres sur prescription du médecin en cas de grossesse pathologique. S'il s'agit de prescrire des actes réalisés par d'autres personnes, il faut un cadre, a fortiori en cas de grossesse pathologique. Avis défavorable.

L'amendement COM-353 n'est pas adopté.

L'article 7 sexies A est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article 7 sexies B (nouveau)

L'article 7 sexies B est adopté sans modification.

Article additionnel après l'article 7 sexies B (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-218 rectifié bis concerne les compétences vaccinales des infirmiers. Depuis le décret du 25 septembre 2018, ils sont autorisés à pratiquer des primo-injections de la vaccination antigrippale. L'amendement, en excluant la première injection, constituerait donc un recul. Par ailleurs, le Gouvernement a saisi la HAS sur l'extension des compétences vaccinales des infirmiers, des pharmaciens et des sages-femmes. Il semble préférable d'attendre son avis pour envisager un dispositif plus global de renforcement des opportunités vaccinales. Avis défavorable.

L'amendement COM-218 rectifié bis n'est pas adopté.

Article 7 sexies C (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - L'article 7 sexies C poursuit le mouvement d'extension des compétences des auxiliaires médicaux de la filière optique, en l'occurrence des orthoptistes. Le dispositif proposé est toutefois en-deçà des recommandations formulées en 2018 par la Cour des comptes qui observait que les extensions de compétences autorisées depuis 2007 avaient eu des effets marginaux. Ainsi, la délivrance d'équipements d'optique médicale continue à reposer pour l'essentiel sur les ophtalmologues. Compte tenu des difficultés croissantes d'accès aux soins dans plusieurs régions, l'organisation de la filière doit impérativement être clarifiée. Il convient, en particulier, de mieux préciser les compétences respectives des différents métiers et d'adapter, le cas échéant, les formations. Alors qu'une réflexion se poursuit sur la répartition des compétences entre les métiers, il ne semble pas opportun d'adopter une mesure ponctuelle, dont l'efficacité et la cohérence avec la réorganisation de la filière ne sont pas démontrées. Mon amendement COM-251 supprime donc l'article 7 sexies C. Je souhaiterais, pour ma part, le dépôt d'une loi relative à la filière visuelle déjà promise par Marisol Touraine comme par Agnès Buzyn.

M. Yves Daudigny. - Pourquoi alors ne pas réécrire l'article ?

M. Alain Milon, rapporteur. - Cela aurait été trop complexe.

L'amendement COM-251 est adopté et l'article 7 sexies C est supprimé.

TABLEAU DES SORTS

Auteur

Objet

Sort de l'amendement

Article 1er
Refonte du premier cycle des études de médecine, maïeutique, odontologie et pharmacie

M. LAFON

343

Intégration de l'objectif de répartition équilibrée des futurs professionnels sur le territoire dans les objectifs généraux des formations de santé

Rejeté

M. LONGEOT

366

Intégration de l'objectif de répartition équilibrée des futurs professionnels sur le territoire dans les objectifs généraux des formations de santé

Rejeté

M. MILON, rapporteur

273

Amendement de précision visant à mieux encadrer la méthode d'établissement des objectifs pluriannuels d'admission en première année du deuxième cycle

Adopté

M. JOMIER

153 rect.

Modification rédactionnelle conduisant à faire primer le critère des besoins de santé du territoire sur celui de la capacité d'accueil de l'université dans la définition des objectifs pluriannuels d'admission en deuxième cycle

Rejeté

M. MILON, rapporteur

278

Précision rédactionnelle

Adopté

M. MILON, rapporteur

277

Amendement de précision visant à mieux définir la nature des objectifs nationaux pluriannuels de formation des étudiants en santé établis par l'État

Adopté

M. MILON, rapporteur

276

Suppression de l'énumération des territoires « notamment » concernés par les inégalités territoriales d'accès aux soins prises en compte pour la définition d'objectifs nationaux pluriannuels de formation des étudiants en santé

Adopté

M. KAROUTCHI

215 rect. bis

Inscription des besoins territoriaux de formation dans des conventions passées entre les universités et des établissements de santé publics et privés

Rejeté

M. CHASSEING

67 rect.

Renvoi au décret pour la détermination des modalités d'un conventionnement entre les universités et les établissements de santé publics et privés

Rejeté

Mme JASMIN

228

Tenue d'un débat au Parlement sur les moyens alloués aux universités à l'occasion de la fixation des objectifs nationaux pluriannuels de formation par l'État

Rejeté

M. JOMIER

155

Ajout de l'égalité des chances des candidats dans les objectifs des modalités d'admission en deuxième ou en troisième année du premier cycle des études de santé

Rejeté

M. LAFON

344

Conditionnement de l'accès en deuxième cycle de santé dans une université à la validation du premier cycle dans cette même université

Rejeté

M. MILON, rapporteur

275

Rédactionnel

Adopté

M. MALHURET

122 rect. bis

Précision sur la nature des diplômes étrangers en santé permettant de postuler les diplômes français correspondants: ils doivent permettre un exercice « licite et effectif » dans le pays de délivrance

Rejeté

M. MILON, rapporteur

274

Correction d'une erreur matérielle

Adopté

M. LAFON

345

Report de la réforme du premier cycle des études médicales à 2021

Rejeté

Mme RAIMOND-PAVERO

14

Report de la réforme du premier cycle des études médicales à 2021

Rejeté

M. KAROUTCHI

216 rect. bis

Report de la réforme du premier cycle des études médicales à 2021

Rejeté

Mme SOLLOGOUB

115

Intégration de l'origine géographique des étudiants parmi les éléments figurant dans l'évaluation gouvernementale de la réforme du premier cycle

Rejeté

Article(s) additionnel(s) après l'article 1er

M. MARSEILLE

80 rect.

Exclusion des masseurs-kinésithérapeutes de l'interdiction faite aux auxiliaires médicaux maîtres de stage d'accroître leur activité rémunérée à l'occasion des stages

Rejeté

M. DECOOL

37 rect. bis

Exclusion des orthoptistes de l'interdiction faite aux auxiliaires médicaux maîtres de stage d'accroître leur activité rémunérée à l'occasion des stages

Rejeté

Article 2
Réforme des modalités de l'accès au troisième cycle des études médicales

M. JOMIER

154

Conditionnement de la validation du deuxième cycle des études médicales à la réalisation d'un stage en zone sous-dotée

Rejeté

M. MALHURET

123 rect. bis

Droit à la réinscription universitaire des étudiants ayant échoué aux épreuves nationales pour l'accès au troisième cycle des études de médecine

Rejeté

Mme SOLLOGOUB

116

Renvoi au décret pour la détermination des modalités de la réalisation de stages extra-hospitaliers au cours du troisième cycle des études de médecine

Rejeté

M. MALHURET

124 rect. bis

Renvoi au décret pour la détermination des modalités de la réalisation de stages hors établissements hospitaliers publics pour les étudiants de troisième cycle

Rejeté

M. LAFON

346

Précise que le décret en Conseil d'État par l'article 2, lorsqu'il déterminera les modalités d'organisation du troisième cycle des études de médecine, déterminera également l'organisation de stages en zones sous-denses

Rejeté

M. LONGEOT

367

Précise que le décret en Conseil d'État par l'article 2, lorsqu'il déterminera les modalités d'organisation du troisième cycle des études de médecine, déterminera également l'organisation de stages en zones sous-denses.

Rejeté

M. LAFON

347

Précise que le décret en Conseil d'État qui déterminera l'organisation du troisième cycle des études de médecine devra notamment déterminer l'organisation d'échanges internationaux

Adopté

M. MALHURET

125 rect. bis

Concertation avec les représentants professionnels pour la répartition des postes ouverts aux étudiants de troisième cycle

Rejeté

M. MILON, rapporteur

282

Coordination

Adopté

Mme RAIMOND-PAVERO

15

Renvoi au décret pour la mise en place d'une formation théorique à la gestion et à l'installation de l'entreprise médicale à destination des internes en médecine générale

Rejeté

M. LONGEOT

380

Prise en compte de la réalisation d'un stage en zone sous-dense pour l'affectation des étudiants par spécialité et par subdivision territoriale à la fin du deuxième cycle

Rejeté

M. MILON, rapporteur

280

Rédactionnel

Adopté

M. MILON, rapporteur

279

Suppression du renvoi au décret en Conseil d'État pour la détermination des modalités d'évaluation de la réforme de l'accès au troisième cycle des études médicales

Adopté

M. THÉOPHILE

200

Suppression du renvoi au décret en Conseil d'État pour la détermination des modalités d'évaluation de la réforme de l'accès au troisième cycle des études médicales

Adopté

M. DECOOL

36 rect. bis

Possibilité pour les étudiants de troisième cycle de faire des stages auprès de praticiens exerçant dans des associations de prise en charge de soins non programmés

Rejeté

M. LONGEOT

381

Réalisation obligatoire d'un stage en zone sous-dense au cours du troisième cycle des études de médecine

Rejeté

M. MILON, rapporteur

281

Amendement rédactionnel et procédant à la suppression de la notion d'orientation progressive des étudiants

Adopté

M. THÉOPHILE

201

Suppression du rapport d'évaluation de la réforme du deuxième cycle des études médicales

Rejeté

Article(s) additionnel(s) après l'article 2

M. CHASSEING

68 rect.

Renvoi à un arrêté pour la détermination du nombre de postes d'internes, et notamment leur répartition entre les secteurs public et privé

Rejeté

Mme NOËL

222

Renvoi à un arrêté pour la détermination du nombre de postes d'internes, et notamment leur répartition entre les secteurs public et privé (avec un minimum de 20 % des postes par secteur)

Rejeté

Article 2 bis (nouveau)
Objectifs de l'organisation des études médicales et évaluation triennale
du déploiement de l'offre de formation et de stage en zones sous denses

M. AMIEL

202

Suppression de la mention de la participation des patients dans les études médicales

Retiré

M. MILON, rapporteur

285

Suppression de la mention de la participation des patients dans les études médicales et modifications rédactionnelles

Adopté

M. LAFON

348

Suppression de la mention de la participation des patients dans les études médicales et modifications rédactionnelles

Retiré

M. MILON, rapporteur

284

L'évaluation triennale prévue par le 2° de l'article 2 bis portera non pas sur le déploiement d'une offre de formation et de stage répondant aux besoins des zones sous-denses, mais sur le déploiement d'une offre de stage dans les zones sous-denses

Adopté

M. LAFON

349

Possibilité pour les étudiants de deuxième et troisième cycles de médecine de réaliser des stages en zones sous-dotées

Rejeté

M. LONGEOT

368

Possibilité pour les étudiants de deuxième cycle de médecine de réaliser des stages en zones sous-dotées

Rejeté

M. LAFON

350

Inscription parmi les objectifs des études de médecine de la possibilité de participer à des échanges internationaux au cours des deuxième et troisième cycles

Adopté

Article 2 ter (nouveau)
Élargissement aux spécialités autres que la médecine générale
de la possibilité d'effectuer leurs stages de troisième cycle auprès de praticiens agréés

M. MILON, rapporteur

286

Simplification rédactionnelle

Adopté

Article(s) additionnel(s) après l'article 2 ter (nouveau)

M. LUREL

107 rect.

Possibilité pour les étudiants de troisième cycle de médecine de réaliser leurs stages auprès de spécialistes dans les outre-mer

Retiré

Article 3
Habilitation à intervenir par ordonnance
pour créer une procédure de recertification des professionnels de santé

M. MILON, rapporteur

287

Introduction de la notion de valorisation des parcours professionnels dans la définition des objectifs de la procédure de recertification

Adopté

Article 3 bis A (nouveau)
Sensibilisation au handicap des professionnels de santé et du secteur médico-social

M. MILON, rapporteur

288

Suppression de l'ajout du rôle des aidants dans la formation des professionnels de santé sur le handicap

Adopté

Article 3 bis (nouveau)
Objectifs de la politique de santé relatifs à la formation des professionnels

M. MILON, rapporteur

289

Rédaction nouvelle de l'article, réduite à l'adjonction de l'adjectif « continue » dans l'objectif de formation des professionnels de santé

Adopté

Article 4
Rénovation du cadre juridique du contrat d'engagement de service public (CESP)

M. LONGEOT

365

Extension de la possibilité de sécurisation du choix de lieu d'exercice fait par le signataire d'un contrat d'engagement de service public (CESP) : le CNG aurait la possibilité de maintenir sur la liste des lieux d'exercice proposés aux signataires des lieux qui y figuraient trois ans (au lieu de deux ans) avant la publication de la liste des lieux d'exercice

Rejeté

M. CHASSEING

30 rect.

Extension de la possibilité de sécurisation du choix de lieu d'exercice fait par le signataire d'un contrat d'engagement de service public (CESP) : le CNG aurait la possibilité de maintenir sur la liste des lieux d'exercice proposés aux signataires des lieux qui y figuraient trois ans (au lieu de deux ans) avant la publication de la liste des lieux d'exercice

Retiré

M. JOMIER

156

Extension de la possibilité de sécurisation du choix de lieu d'exercice fait par le signataire d'un contrat d'engagement de service public (CESP) : le CNG aurait la possibilité de maintenir sur la liste des lieux d'exercice proposés aux signataires des lieux qui y figuraient au moment de la signature du CESP (et non pas deux ans avant la publication de la liste des lieux d'exercice)

Retiré

M. MILON, rapporteur

290

Report à la rentrée universitaire 2020 des modifications relatives aux modalités du choix de leur poste de troisième cycle par les signataires d'un CESP

Adopté

Article(s) additionnel(s) après l'article 4

M. MILON, rapporteur

291

Exonération de cotisations sociales sur les revenus d'activité des jeunes médecins dès lors qu'ils s'installent dans les trois ans suivant l'obtention de leur diplôme

Adopté

M. MILON, rapporteur

292

Limitation à trois années de la durée de l'exercice en tant que remplaçant pour les médecins diplômés

Adopté

M. LONGEOT

377

Possibilité pour la convention médicale de déterminer les modalités du conventionnement en zones sur-denses ; en cas d'absence de négociation dans les douze mois suivant la promulgation de la loi, application d'une limitation du conventionnement dans ces zones

Rejeté

M. LONGEOT

378

Le principe déontologique fondamental de la liberté d'installation du médecin doit être interprété au regard du principe d'égal accès aux soins

Rejeté

Article 5
Recours au statut de médecin adjoint

Mme NOËL

224

Alignement du régime du remplacement et de l'adjuvat

Rejeté

Mme NOËL

226

Substitution d'un régime déclaratif au régime d'autorisation pour l'exercice à titre de médecin adjoint ou remplaçant

Rejeté

Mme NOËL

225

Détermination des zones sous-denses ouvrant la possibilité de l'adjuvat par le biais d'une concertation avec les collectivités territoriales concernées

Rejeté

M. LUREL

108 rect.

Suppression du caractère ponctuel de la carence dans l'offre de soins ouvrant la possibilité du recrutement d'un médecin adjoint ; constatation de la condition de carence par le directeur général de l'ARS

Rejeté

M. LONGEOT

364

Suppression du caractère ponctuel de la carence dans l'offre de soins ouvrant la possibilité du recrutement d'un médecin adjoint

Rejeté

M. DECOOL

40 rect. bis

Suppression du caractère ponctuel de la carence dans l'offre de soins ouvrant la possibilité du recrutement d'un médecin adjoint

Rejeté

Mme NOËL

227

Suppression du caractère ponctuel de la carence dans l'offre de soins ouvrant la possibilité du recrutement d'un médecin adjoint

Rejeté

Mme RAIMOND-PAVERO

16

Élargissement aux maires de la capacité de constater une carence ponctuelle dans l'offre de soins ouvrant la possibilité du recrutement d'un médecin adjoint?

Adopté

Mme NOËL

223

Ouverture de la possibilité de recourir à un médecin adjoint pour les établissements de santé publics et privés

Rejeté

Article 5 bis (nouveau)
Détermination des zones sous-denses pour chaque profession de santé
et pour chaque spécialité ou groupe de spécialités médicales

M. MILON, rapporteur

293

Rédaction alternative de l'article 5 ter permettant de traduire effectivement dans la loi l'objectif de zonage spécifique voté par l'Assemblée nationale, mais de mieux prendre en compte les conditions pratiques de son application

Adopté

Article(s) additionnel(s) après l'article 5 bis (nouveau)

Mme JASMIN

232

Création de zones franches médicales dans les zones rurales et en outre-mer, dans lesquelles les médecins retraités seraient partiellement exonérés de cotisations sociales pendant les deux années suivant leur installation

Rejeté

Article 5 ter (nouveau)
Élargissement de la compétence d'établissement des certificats de décès
aux médecins retraités et aux étudiants de troisième cycle

M. MILON, rapporteur

294

Élargissement de la compétence d'établissement des certificats de décès aux Padhue

Adopté

Mme MORHET-RICHAUD

105 rect.

Élargissement de la possibilité d'établir des certificats de décès aux infirmiers dans les cas où le décès était prévisible et où la personne décédée était suivie par un infirmier au cours de la maladie qui a entraîné la mort

Rejeté

Article 5 quater (nouveau)
Révision tous les deux ans des zonages relatifs à la répartition de l'offre de soins effectués par les ARS

M. MILON, rapporteur

295

Suppression de l'article

Adopté

Article 6
Habilitation à légiférer par ordonnance pour modifier les statuts
et conditions d'exercice des personnels médicaux hospitaliers

M. CHASSEING

69 rect.

Extension de l'habilitation à adapter les statuts des personnels hospitaliers par ordonnance aux personnels exerçant en établissements privés d'intérêt collectif, en établissements privés à but lucratif, dans les centres de santé et les maisons de santé
Irrecevable au titre de l'article 38 C

Retiré

M. CHASSEING

31 rect.

Extension de l'habilitation à adapter les statuts des personnels hospitaliers par ordonnance aux personnels exerçant en établissements privés d'intérêt collectif
Irrecevable au titre de l'article 38 C

Retiré

M. JOMIER

157

Extension de l'habilitation à adapter les statuts des personnels hospitaliers par ordonnance à l'objectif de mieux répondre aux besoins des établissements dans les territoires où des difficultés de recrutement sont rencontrées ; précise les objectifs de l'habilitation relatifs au renforcement de l'attractivité des carrières hospitalières en indiquant que l'ordonnance devra aborder l'encadrement des écarts de rémunération entre les personnels titulaires et contractuels
Irrecevable au titre de l'article 38 C

Retiré

M. MILON, rapporteur

296

Précise les objectifs de l'habilitation relatifs au renforcement de l'attractivité des carrières hospitalières en indiquant que l'ordonnance devra aborder l'encadrement des écarts de rémunération entre les personnels titulaires et contractuels

Adopté

M. GRAND

97

Extension de l'habilitation à adapter les statuts des personnels hospitaliers par ordonnance à l'objectif de mieux répondre aux besoins des établissements dans les territoires où des difficultés de recrutement sont rencontrées
Irrecevable au titre de l'article 38 C

Rejeté

Article(s) additionnel(s) après l'article 6

M. MILON, rapporteur

297

Encadrement des situations de concurrence entre les activités des praticiens hospitaliers exerçant à temps partiel

Adopté

M. JOMIER

194

Suppression du plafond de l'exonération de l'impôt sur le revenu pour le temps de travail additionnel des agents de la fonction publique hospitalière

Retiré

Article 6 bis (nouveau)
Obligation pour les professeurs des universités praticiens hospitaliers
en consultanat de réaliser une partie de leurs activités hospitalières
en dehors des centres hospitaliers universitaires

M. MILON, rapporteur

340

Coordination

Adopté

M. MILON, rapporteur

337

Rédactionnel

Adopté

Article(s) additionnel(s) après l'article 6 bis (nouveau)

M. CAZEAU

2

Dérogation à la limite d'âge pour les praticiens présentant des compétences et une expertise scientifique de haut niveau

Rejeté

Article(s) additionnel(s) après l'article 6 ter (nouveau)

M. VANLERENBERGHE

87 rect.

Possibilité d'une activité libérale intra-établissement pour les praticiens salariés à temps plein des établissements de santé privés d'intérêt collectif (Espic)

Retiré

Article 7 B (nouveau)
Association des collectivités territoriales à la mise en oeuvre de la politique de santé

M. MILON, rapporteur

298

Suppression d'article

Adopté

M. LONGEOT

359

Suppression d'article

Adopté

Article 7 D (nouveau)
Intégration des parlementaires à la composition des conseils territoriaux de santé

M. MILON, rapporteur

240

Suppression d'article

Adopté

M. AMIEL

203

Suppression d'article

Adopté

M. GRAND

75 rect.

Encadrement du nombre de parlementaires participant au conseil territorial de santé

Satisfait ou sans objet

M. GRAND

74

Encadrement du nombre de parlementaires participant au conseil territorial de santé

Satisfait ou sans objet

Article 7 E (nouveau)
Affirmation de la responsabilité populationnelle des acteurs de santé d'un territoire

M. LONGEOT

360

Suppression d'article

Adopté

Article(s) additionnel(s) après l'article 7 E (nouveau)

Mme ROSSIGNOL

158

Institution dans les hôpitaux d'un médecin référent chargé du repérage des violences

Irrecevable (48-3)

Article 7
Projets territoriaux de santé et conditions d'approbation
des projets des communautés professionnelles territoriales de santé

M. GRAND

98

Consultation d'un comité territorial des élus

Rejeté

M. JOMIER

199

Représentation des conseils locaux de santé mentale dans les conseils territoriaux de santé

Retiré

M. MILON, rapporteur

242

Précision sur la mise en oeuvre des projets territoriaux de santé

Adopté

M. MILON, rapporteur

299

Appui des unions régionales des professionnels de santé à l'élaboration des projets territoriaux de santé

Adopté

M. MILON, rapporteur

241

Cohérence rédactionnelle

Adopté

M. CHASSEING

66 rect.

Procédure en cas de carence d'initiative des professionnels pour l'élaboration des projets territoriaux de santé

Retiré

M. MILON, rapporteur

243

Suppression d'une disposition redondante

Adopté

M. DECOOL

41 rect. bis

Participation des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel à l'élaboration des projets territoriaux de santé

Rejeté

M. MILON, rapporteur

244

Recentrage de la définition des projets territoriaux de santé

Adopté

Mme MICOULEAU

3

Prise en compte de la permanence des soins dans le projet territorial de santé

Rejeté

M. DAUDIGNY

161

Prise en compte de la permanence des soins dans le projet territorial de santé

Rejeté

M. CHASSEING

65 rect.

Prise en compte du dépistage et de l'accès aux soins non programmés dans le projet territorial de santé

Retiré

M. DAUDIGNY

160

Prise en compte du dépistage et de l'accès aux soins non programmés dans le projet territorial de santé

Retiré

M. DECOOL

42 rect. bis

Prise en compte du développement de la formation et de la recherche en soins primaires dans le projet territorial de santé

Rejeté

M. CHASSEING

56 rect.

Prise en compte des conditions d'accueil de stagiaires dans le projet territorial de santé

Retiré

Mme ROSSIGNOL

159

Prise en compte de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants dans le projet territorial de santé

Retiré

M. MILON, rapporteur

245

Assouplissement des modalités d'approbation des projets territoriaux de santé

Adopté

M. DECOOL

43 rect. bis

Avis conforme du conseil territorial de santé sur le projet territorial de santé

Rejeté

M. LONGEOT

361

Transmission du projet territorial de santé pour avis à l'ARS

Rejeté

Mme MICOULEAU

4

Possibilité de contractualisation sur la base du projet territorial de santé

Rejeté

M. DAUDIGNY

162

Possibilité de contractualisation sur la base du projet territorial de santé

Rejeté

M. AMIEL

206

Intervention des ARS dans la constitution de CPTS en cas de carence d'initiative des professionnels de santé

Rejeté

M. MILON, rapporteur

246

Possibilité de conclure des contrats territoriaux de santé sur la base du projet territorial de santé

Adopté

M. AMIEL

204

Suppression de la participation des parlementaires à la réunion de concertation avec l'ARS

Adopté

M. GRAND

113

Participation des maires à la réunion de concertation avec l'ARS

Adopté

M. GRAND

112

Désignation des maires participant à la réunion de concertation

Adopté

M. LONGEOT

358

Renvoi à la négociation conventionnelle pour organiser dans le cadre des CPTS des services de garde

Rejeté

Article(s) additionnel(s) après l'article 7

M. DECOOL

44 rect. bis

Modification de la définition des équipes de soins primaires

Rejeté

Mme DOINEAU

76 rect.

Modification de la définition des équipes de soins primaires

Rejeté

M. DAUDIGNY

163

Modification de la définition des équipes de soins primaires

Rejeté

M. CHASSEING

70 rect.

Association des présidents de CME aux CPTS

Retiré

M. GRAND

114

Demande d'un bilan d'étape de la mise en place des « salles de shoot »

Irrecevable (AUT)

M. DAUDIGNY

166

Désignation d'un infirmier référent

Adopté

Article 7 bis (nouveau)
Possibilité pour les infirmiers d'adapter la posologie
de certains traitements et de prescrire certains produits en vente libre

M. MILON, rapporteur

300

Inscription du dispositif dans un exercice coordonné en maison ou centre de santé

Adopté

M. LUCHE

234

Suppression du renvoi des conditions d'application à un décret

Rejeté

M. MILON, rapporteur

247

Sécurisation du dispositif

Adopté

M. MILON, rapporteur

248

Précision rédactionnelle

Adopté

Article(s) additionnel(s) après l'article 7 bis (nouveau)

M. CHASSEING

57 rect.

Prescription de médicaments, produits et prestations par les infirmiers

Retiré

M. CHASSEING

60 rect.

Réalisation d'actes médicaux par des infirmiers

Retiré

Mme JASMIN

231

Expérimentation de la possibilité d'habiliter des infirmiers libéraux exerçant en zones rurales et sous-denses à administrer du glucose à des patients diabétiques en cas d'urgence.

Retiré

M. KAROUTCHI

219 rect. ter

Accès direct et prescription d'actes d'imagerie par le masseur-kinésithérapeute

Rejeté

M. MARSEILLE

81

Accès direct au masseur-kinésithérapeute

Rejeté

M. CAPUS

229 rect. bis

Accès direct au masseur-kinésithérapeute

Rejeté

Mme RAIMOND-PAVERO

18

Accès direct au masseur-kinésithérapeute

Rejeté

Mme RAIMOND-PAVERO

19

Prescription de produits de santé par les masseurs-kinésithérapeutes

Rejeté

M. MARSEILLE

82

Prescription de produits de santé par les masseurs-kinésithérapeutes

Rejeté

M. DECOOL

38 rect. bis

Intégration des professionnels de la relation d'aide dans les centres de santé

Rejeté

M. DECOOL

39 rect. bis

Intégration des professionnels de la relation d'aide dans les maisons de santé

Rejeté

Article 7 ter (nouveau)
Clarification des missions des pédicures-podologues

M. MILON, rapporteur

249

Clarification d'une rédaction ambigüe

Adopté

Article 7 quater (nouveau)
Pharmacien correspondant dans le cadre d'un exercice coordonné

M. MILON, rapporteur

379

Correction formelle

Adopté

M. LONGEOT

351

Prescription d'actes de biologie par le pharmacien correspondant

Rejeté

M. MILON, rapporteur

301

Coordination (application à Wallis-et-Futuna)

Adopté

Article(s) additionnel(s) après l'article 7 quinquies (nouveau)

M. CHASSEING

64 rect.

Prescription des substituts nicotiniques par les pharmaciens

Retiré

M. DAUDIGNY

164

Actualisation des missions des officines

Adopté

Article 7 sexies A (nouveau)
Vaccination des enfants par des sages-femmes

M. MILON, rapporteur

302

Coordination (application à Wallis-et-Futuna

Adopté

M. LONGEOT

352

Participation des sages-femmes aux soins de premier recours

Rejeté

M. LONGEOT

353

Pouvoir de prescription des sages-femmes

Rejeté

Article(s) additionnel(s) après l'article 7 sexies B (nouveau)

M. KAROUTCHI

218 rect. bis

Compétences vaccinales des infirmiers

Rejeté

Article 7 sexies C (nouveau)
Adaptation des prescriptions par des orthoptistes

M. MILON, rapporteur

251

Suppression d'article

Adopté

La réunion est suspendue à 12 h 45.

- Présidence de M. Gérard Dériot, vice-président -

La réunion est ouverte à 14 h 30.

Projet de loi relatif à l'organisation et à la transformation du système de santé - Suite de l'examen du rapport et du texte de la commission

Article(s) additionnel(s) après l'article 7 sexies C (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-59 qui vise à élargir les compétences des pharmaciens d'officine, me semble satisfait par l'article 7 quinquies.

M. Daniel Chasseing. - Je le retire pour le retravailler d'ici la séance publique.

L'amendement COM-59 est retiré.

Article(s) additionnel(s) après l'article 7 sexies (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-303 tend à créer un article additionnel pour autoriser les partenaires conventionnels à négocier un avantage financier pour les chirurgiens-dentistes, les sages-femmes, les infirmiers et les masseurs-kinésithérapeutes interrompant leur activité pour cause de maternité ou de paternité, à l'instar de ce qui existe déjà pour les médecins.

L'amendement COM-303 est adopté et devient un article additionnel.

L'amendement COM-22 est déclaré irrecevable au titre de l'article 45 de la Constitution.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-23 vise à donner au pharmacien un pouvoir de substitution en cas de rupture de stock d'un médicament essentiel. Il me semble satisfait par l'article 7 sexies.

M. Yves Daudigny. - Cet amendement, ainsi que d'autres, résulte du rapport que j'ai rédigé avec Jean-Pierre Decool. Il me semble effectivement que le Gouvernement a introduit des dispositions qui permettent de satisfaire son objet.

L'amendement COM-23 est retiré.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-83 poursuit le même objet que l'amendement n° 303, que nous examinerons par la suite et dont la rédaction me semble meilleure.

L'amendement COM-83 est rejeté.

Article 7 septies (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-304 vise à supprimer l'article 7 septies, qui prévoit la possibilité de saisir le conciliateur de la CPAM par un assuré n'ayant pas de médecin traitant, afin qu'il lui en soit désigné un. Cet article met le doigt sur un problème qui concerne près de 10 % des assurés. Toutefois, la réponse apportée n'apparaît pas opérante. D'une part, les assurés ont d'ores et déjà la possibilité de saisir le conciliateur de la caisse d'assurance maladie en cas de difficulté d'accès à un médecin traitant. D'autre part, si des médecins refusent des patients dans les zones où la ressource médicale est rare, c'est qu'ils n'ont pas le temps nécessaire pour une prise en charge de qualité.

M. Bernard Jomier. - Je partage cette analyse, le soin doit reposer sur un accord mutuel. L'absence de médecin traitant constitue toutefois un problème pour un certain nombre de nos concitoyens et il faut apporter des solutions. L'amendement en ce sens que nous avions déposé a été déclaré irrecevable au titre de l'article 40 de la Constitution.

Mme Annie Delmont-Koropoulis. - Lors de son audition, Nicolas Revel, directeur de la Caisse nationale d'assurance maladie nous a indiqué que les sanctions financières n'étaient pas appliquées pour les assurés qui sont dans l'impossibilité de trouver un médecin traitant.

M. Gérard Dériot, président. - Encore faut-il que les consignes données au niveau national soient effectivement appliquées sur le territoire.

Mme Élisabeth Doineau. - L'ordre des médecins proposait de prévoir sa consultation en cas de difficulté.

L'amendement n° 304 est adopté et l'amendement n° 369 devient sans objet.

Article(s) additionnel(s) après l'article 7 septies (nouveau)

Les amendements COM-6, COM-207, COM-198 et COM-63 sont déclarés irrecevables au titre de l'article 45 de la Constitution.

Article 8

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-305 et l'amendement COM-372, présenté par M. Jean-François Longeot, rapporteur pour avis, qui est identique visent à préciser la notion de « responsabilité territoriale » en mentionnant la complémentarité entre les hôpitaux de proximité et l'offre ambulatoire.

Les amendements identiques COM-305 et COM-372 sont adoptés.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-370 vise à exclure les hôpitaux de proximité des GHT, alignant ainsi leur situation sur celle des hôpitaux privés. J'y suis défavorable car cela pourrait fragiliser ces établissements et mettre en question leur attractivité tant pour les professionnels de santé que les patients.

M. Yves Daudigny. - Je suis d'accord avec le rapporteur. Les GHT doivent mailler le territoire de manière fine. Notre groupe suivra donc cet avis défavorable. Toutefois, il existe parfois au sein des GHT des déséquilibres en défaveur des petits hôpitaux.

M. Alain Milon, rapporteur. - Il faut éviter une hégémonie des hôpitaux pivot, mais il me semble que les difficultés évoquées résultent davantage de problèmes locaux ou humains que des dispositions législatives.

Mme Laurence Cohen. - Le problème vient également d'un manque de moyens. Or, le projet de loi ne traite pas cette question et fait des hôpitaux de proximité des coquilles vides. Notre groupe s'abstiendra au stade de la commission.

M. Alain Milon, rapporteur. - Il existe aujourd'hui 243 hôpitaux de proximité correspondant à la définition posée par la loi de 2016. Le Président de la République a annoncé qu'il souhaitait qu'il y en ait 500, sans en construire de nouveaux. Cela veut donc nécessairement dire que certains hôpitaux vont, en quelque sorte, changer de nature.

M. René-Paul Savary. - Que vont devenir les hôpitaux locaux ? A-t-on une liste des hôpitaux qui vont ainsi être déclassés ? Connaît-on les niveaux d'activité qui seront exigés pour le maintien des services existants ?

Mme Corinne Imbert. - On constate déjà ce processus de déclassement. Des hôpitaux deviennent des maisons de retraite.

M. Dominique Théophile. - A l'inverse, certains hôpitaux locaux pourraient devenir des hôpitaux de proximité et donc être surclassés. Ne fermons pas cette possibilité.

M. Michel Amiel. - Évitons de parler de déclassement et de surclassement. On ne connait pas encore les services qui seront présents dans les hôpitaux de proximité, qui doivent constituer des postes avancés au plus près des besoins de santé des citoyens.

M. Bernard Jomier. - On ne sait effectivement pas ce que feront les hôpitaux de proximité. Voilà pourquoi le recours à des ordonnances sur cette question n'est pas satisfaisant. Notre groupe a déposé des amendements visant à préciser davantage les choses.

M. Alain Milon, rapporteur. - Si je partage ce qui vient d'être dit, il me semble nécessaire de rappeler la logique qui a conduit les différents gouvernements depuis les années 2000 à procéder à des fermetures d'hôpitaux. Les progrès de la médecine et l'exigence croissante de nos concitoyens rendent nécessaires des équipements coûteux, qui nécessitent une certaine concentration des moyens pour les soins les plus sophistiqués.

En revanche, nous devons trouver des solutions pour un accès aux soins courants pour la population.

L'amendement COM-370 est rejeté.

Article 8

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-371 rect. prévoit une prise en compte du projet territorial de santé et une coopération de l'hôpital de proximité avec les professionnels de ville. La prise en compte du projet territorial de santé en plus du projet de santé des CPTS devrait aller de soi dès lors qu'il s'agit d'un document conclu entre la ville et l'hôpital ; la cohérence d'ensemble des missions des acteurs est ainsi assurée et il ne paraît donc pas utile de le préciser ; il faut d'ailleurs souhaiter que les établissements de proximité soient particulièrement impliqués dans ces PTS. L'amendement propose par ailleurs de parler exclusivement de coopération entre l'hôpital et les autres partenaires du territoire ; cela fait perdre la notion "d'appui" que ces établissements sont censés apporter à la médecine de ville en leur offrant le cadre hospitalier nécessaire à la continuité des prises en charge. Cette formulation paraît préférable car elle positionne l'hôpital de proximité comme une ressource pour les professionnels de ville. Avis défavorable.

L'amendement COM-371 rect. n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'objet de l'amendement COM-17 et son imputation dans le texte ne sont pas clairs quant à la finalité recherchée de meilleure implication des collectivités territoriales : il s'agirait en l'état de demander un avis des collectivités sur les grandes missions assignées aux hôpitaux de proximité. Sa portée pourra être revue et précisée en vue de la séance. Avis défavorable.

L'amendement COM-17 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-193 apporte plusieurs précisions aux missions des hôpitaux de proximité, de portée diverse. Plusieurs des précisions apportées semblent déjà incluses dans la définition plus générale qui est proposée. Ces sujets pourraient être abordés en séance pour avoir des réponses de la ministre sur les différents points évoqués. Demande de retrait.

L'amendement COM-193 n'est pas adopté.

L'amendement COM-306 rédactionnel du rapporteur est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - La formulation très générale de l'amendement  COM-167 d'une mission de lutte contre la désertification médicale assignée aux hôpitaux de proximité présente une faible portée opérationnelle ; elle paraît également incompatible avec l'absence de services d'obstétrique au sein de ces établissements. Défavorable.

L'amendement COM-167 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'objectif des amendements identiques  COM-7 et COM-62 rect. est en partie satisfait par mon amendement COM-305. Par ailleurs, l'activité de médecine doit recouvrir celle de télémédecine sans qu'il soit besoin de le préciser. Avis défavorable.

Les amendements identiques COM-7 et COM-62 ne sont pas adoptés.

L'amendement COM-168 n'est pas adopté.

L'amendement COM-169 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - Les amendements identiques COM-307 et COM-373, présenté par M. Jean-François Longeot, rapporteur pour avis, soulignent les complémentarités entre offre de soins libérale et offre de soins hospitalière, en précisant que les consultations spécialisées qui devront être obligatoirement proposées au sein des hôpitaux de proximité devront bien entendu être appréciées en complémentarité avec l'offre libérale disponible au niveau du territoire.

Les amendements identiques COM-307 et COM-373 sont adoptés.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement n° 170 prévoit la présence d'un dispositif spécialisé post-accident d'exposition au VIH au sein des hôpitaux de proximité. L'enjeu souligné est important, mais la loi n'a pas vocation à décliner l'ensemble des services proposés par les hôpitaux de proximité. La mission générale de médecine et de prévention assignée à ces établissements, ainsi que la présence ou l'accès à des plateaux de biologie, devraient permettre de prendre en compte ces enjeux spécifiques pour assurer le bon maillage territorial des dispositifs visés. Ce sujet pourrait être plus efficacement évoqué en séance pour avoir une réponse de la ministre sur le déploiement de ces dispositifs et leur maillage territorial. Demande de retrait.

L'amendement COM-170 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'objet de l'amendement COM-117 paraît déjà satisfait par le texte du projet de loi, qui prévoit une possibilité d'autoriser la pratique de certains actes chirurgicaux à titre dérogatoire au sein des hôpitaux de proximité. La liste limitative de ces actes sera fixée après avis conforme de la HAS. Avis défavorable.

L'amendement COM-117 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - Le texte du projet de loi ouvre une dérogation à la pratiques d'actes de chirurgie au sein des hôpitaux de proximité, qu'ils soient avec ou sans anesthésie générale. Cela permettra déjà la pratique d'actes de « petite chirurgie », puisque ce sont des actes plutôt standardisés qui sont visés d'après les indications du ministère. La distinction selon le recours ou non à une anesthésie générale, que souhaite introduire l'amendement COM-192, pourrait être plus difficile à établir. Demande de retrait.

L'amendement COM-192 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - La définition actualisée des missions des hôpitaux de proximité prévoit le maintien possible en leur sein d'une activité de chirurgie, selon une dérogation ciblée sur une liste limitative d'actes qui sera fixée après avis de la HAS. L'amendement COM-309 tend à préciser que seront concernés des actes chirurgicaux programmés, conformément à la vocation de ce dispositif de viser des procédures plutôt standardisées.

L'amendement COM-309 est adopté.

L'amendement COM-308 rédactionnel du rapporteur est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-374 propose la fixation par arrêté de la liste des hôpitaux de proximité. À l'heure actuelle, la liste des hôpitaux de proximité est déjà fixée par arrêté : l'article L. 6111-3-1 du code de la santé publique prévoit que « pour chaque région, les ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale arrêtent, sur proposition du directeur de l'agence régionale de santé, la liste des hôpitaux de proximité au regard des besoins de la population et de l'offre de soins dans la région. » L'amendement vise à préciser dans la loi que la liste des hôpitaux de proximité sera fixée par arrêté ; cela ne fera pas forcément l'économie de l'ordonnance prévue par cet article concernant plus généralement les modalités d'établissements de cette liste et les critères qui pourraient entrer en ligne de compte, ou les autres consultations souhaitables. Ces sujets font l'objet actuellement de la concertation ouverte avec les acteurs concernés. La précision apportée n'a que peu de portée concrète sur le développement des hôpitaux de proximité ou l'évolution de leur modèle. Elle conduit en revanche à figer un aspect du dispositif. Avis défavorable.

Mme Véronique Guillotin. - Il n'y pas très longtemps, les hôpitaux locaux pourraient faire acte de volontariat pour devenir hôpitaux de proximité. Je comprends donc qu'il s'agit d'une liste imposée, malgré ces volontés exprimées.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-375 demande la suppression du renvoi à des ordonnances. Le Gouvernement a déjà fait un pas pour réduire le recours à des ordonnances sur le sujet sensible des hôpitaux de proximité, en inscrivant « en dur » ses missions et en renvoyant au prochain PLFSS la réforme de leur financement. Je ne vous propose pas de retarder les avancées sur le reste, à savoir notamment l'organisation et la gouvernance de ces structures : même s'il est toujours difficile pour le Parlement d'autoriser le renvoi à des ordonnances, le fait de supprimer ici le recours aux ordonnances aurait cet effet concret de reporter la réforme. Avis défavorable.

M. Bernard Jomier. - A ce stade, je tiens à souligner que la commission s'apprête à adopter un article 8 presque identique à la version originelle du texte du Gouvernement. Le groupe socialiste se range par conséquent à cet amendement.

L'amendement COM-375 n'est pas adopté.

L'article 8 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article additionnel après l'article 8

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-217 rect. bis aboutirait à considérer comme équivalents les effectifs de sages-femmes et de gynécologues au sein des établissements de santé sous-dotés en ressources médicales. Les compétences générales des sages-femmes définies à l'article L. 4151-1 du code de la santé publique leur permettent déjà de réaliser, notamment, des consultations de contraception et de suivi gynécologique de prévention, en appui aux médecins. Ces dispositions générales s'appliquent a priori dans le cadre hospitalier. Demande de retrait.

L'amendement COM-217 rect. bis n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-180 propose la suppression de la clause conscience des professionnels de santé pour la réalisation d'une interruption volontaire de grossesse (IVG). La clause de conscience du médecin est contrebalancée par l'obligation qui est faite au médecin qui refuse de pratiquer une IVG de communiquer immédiatement à l'intéressée le nom de praticiens susceptibles de réaliser l'intervention. Or il existe par ailleurs une clause de conscience générale (à l'article 47 du code de déontologie médicale) qui autorise un médecin à refuser de pratiquer tout acte autorisé par la loi s'il l'estime contraire à ses convictions personnelles. Avis défavorable.

Mme Laurence Cohen. - On doit remettre la loi Veil dans le contexte de son adoption. L'amendement dénonce une double clause de conscience pour l'acte spécifique de l'IVG. Nous ne sommes pas favorables à ce que soit maintenu ce surcroît de protection du professionnel de santé.

M. Bernard Jomier. - Personne ne souhaite supprimer la clause de conscience générale de la profession. Nous sommes en revanche plus circonspects quant à la clause spécifique. Près de quarante ans après la légalisation de l'IVG, le maintien de ce double verrou empêche l'inscription de cet acte dans le droit commun de la pratique médicale.

M. Alain Milon, rapporteur. - Supprimer cet alinéa serait contreproductif puisqu'un médecin pourrait toujours refuser de pratiquer une IVG mais n'aurait plus l'obligation de rediriger la patiente vers un autre professionnel. Par ailleurs, l'amendement n'exigerait plus que des seuls établissements privés qu'ils redirigent la patiente vers des praticiens susceptibles de réaliser l'IVG. Or les femmes en situation de détresse sont majoritairement prises en charge dans le secteur public.

M. Bernard Jomier. - Toujours d'après la clause générale de conscience, le médecin est déjà soumis à l'obligation de réorienter la patiente en cas d'urgence. Il faut que l'on soit cependant bien sûr que l'IVG entre dans le cadre d'un acte de pratique urgente.

L'amendement COM-180 n'est pas adopté.

Article additionnel après l'article 9

Les amendements COM- 99, COM-109 rect., COM-110 rect., COM-233 et COM-111 rect. sont déclarés irrecevables au titre de l'article 45 de la Constitution.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-139 demande un bilan de l'application du décret relatif aux praticiens intérimaires dans les établissements publics. Le sujet est bien connu et un nouveau rapport sur le sujet ne changera rien à la situation et à certaines dérives constatées sur le terrain dans un contexte de pénurie de médecins dans certaines zones. Avis défavorable.

L'amendement COM-139 n'est pas adopté.

Article 10

M. Alain Milon, rapporteur. - Le projet de loi prévoit la généralisation des commissions médicales de groupement qui relèvent à l'heure actuelle d'un droit d'option et ne sont mises en place que dans un cinquième des GHT. Le champ de compétences de ces commissions, comme leur articulation avec les commissions médicales d'établissement, sont renvoyées toutefois à des ordonnances ultérieures. Mon amendement COM-310 vise à rétablir un droit d'option pour les CME qui souhaiteraient approfondir l'intégration de leur gouvernance médicale, en conditionnant la mise en place d'une commission médicale de groupement à la délibération en ce sens des CME des établissements parties au groupement.

L'amendement COM-310 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-311 vise à préciser que les membres de la commission médicale de groupement devront être issus des CME des établissements parties au GHT, afin de ne pas aboutir à la constitution d'une instance "hors sol" et de préserver l'attractivité des CME.

L'amendement COM-311 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-171 rect. est satisfait par mon amendement COM-311 et par l'amendement COM-100 de M. Grand.

L'amendement COM-171 rect. est retiré.

L'amendement COM-45 rect. bis est retiré.

M. Alain Milon, rapporteur. - Le projet de loi rend obligatoire un pilotage unifié de la gestion des ressources humaines médicales par l'établissement support du GHT. Cette évolution, corollaire de la généralisation d'une commission médicale de groupement, répond à l'ambition de consolider la gouvernance médicale de ces groupements. Toutefois, compte tenu de la grande hétérogénéité des GHT et de leurs degrés de maturité très divers, le fait d'imposer un schéma d'évolution homogène soulève des interrogations et pourrait s'avérer source de tensions. L'amendement COM-312 vise donc à rendre optionnelle le passage à une gestion des ressources humaines médicales mutualisée au niveau de l'établissement support, par cohérence avec la proposition similaire avancée concernant la mise en place des commissions médicales de groupement.

L'amendement COM-312 est adopté.

L'amendement COM-376 devient sans objet.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-100 vise à affirmer le rôle des CME dans l'élaboration d'une stratégie médicale d'établissement articulée avec celle du groupement. Cela va dans le sens d'une consolidation de ces instances médicales de proximité. Avis favorable.

L'amendement COM-100 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'article 10 rend possible l'élaboration d'un programme d'investissement et d'un plan de financement pluriannuel uniques entre les établissements parties à un même GHT. Mon amendement COM-313 vise à attirer l'attention sur l'inadéquation du financement actuel de ces investissements, qui provient en grande partie des tarifs et donc de l'Ondam. En l'absence de marges de manoeuvre suffisantes, ce poste peut devenir une variable d'ajustement au risque de provoquer une dégradation des équipements hospitaliers, qu'ils soient techniques ou immobiliers. La commission a attiré l'attention à de nombreuses reprises sur ces difficultés, en sollicitant par exemple à l'occasion de l'examen du PLFSS pour 2018 une étude sur les modalités de la mise en place d'un établissement financier dédié à l'investissement immobilier des établissements de santé publics.

L'amendement COM-313 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - Il paraît nécessaire de laisser la concertation se poursuivre avec les acteurs concernés pour décliner les modalités d'une plus large intégration entre les établissements parties à un GHT. Je suis donc défavorable à l'amendement  COM-118 qui propose la suppression du renvoi à des ordonnances.

L'amendement COM-118 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-314 précise que les conditions dans lesquelles les établissements parties à un GHT pourront fusionner certaines instances reposent sur le volontariat.

L'amendement COM-314 est adopté.

L'article 10 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article 10 bis A

L'amendement COM-315 rédactionnel du rapporteur est adopté.

L'article 10 bis A est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article 10 ter

M. Alain Milon, rapporteur. - L'article 10 ter rejoint dans son esprit deux autres articles introduits par l'Assemblée nationale pour prévoir la participation de parlementaires dans différentes instances : le conseil territorial de santé (article 7D), le conseil de surveillance des ARS (article 19 bis A) et, en l'occurrence, le conseil de surveillance des établissements publics de santé. Il s'agit, dans tous les cas, d'instances au sein desquelles siègent déjà des représentants des collectivités territoriales. Toutes ces initiatives illustrent les limites de la suppression du cumul des mandats pour les parlementaires, sans constituer pour autant une réponse opérante.

En outre, sur la forme, cet article restreint la participation à un député et un sénateur « dont le circonscription d'élection est le siège de l'établissement principal », sans préciser les modalités selon lesquelles ils seront désignés. Il est donc proposé de supprimer cet article, par cohérence avec la position proposée sur les deux autres articles visant au même objet. L'amendement n° 362, présenté par M. Jean-François Longeot, rapporteur pour avis, est identique.

Les amendements identiques COM-252 et COM-362 sont adoptés.

Les amendements COM-95 et COM-119 deviennent sans objet.

L'article 10 ter est supprimé.

Article additionnel après l'article 10 ter

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-189 vise à renforcer les prérogatives du conseil de surveillance des établissements publics de santé. Il s'agit d'abord de lui permettre d'accéder systématiquement aux documents nécessaires à l'exercice de ses missions et de se voir communiquer des « documents stratégiques et financiers préparatoires et décisionnels » : cette formulation générale paraît toutefois assez imprécise. Le code prévoit déjà que le conseil de surveillance est saisi de nombre de documents stratégiques et financiers (projet d'établissement, conventions, compte financier, projets de fusion...). La communication du CPOM signé entre l'établissement et l'ARS paraît opportune et conforme à la vocation du conseil de surveillance qui est de se prononcer sur la stratégie et d'exercer le contrôle permanent de la gestion de l'établissement.

L'amendement COM-189 est adopté.

Il est créé un article additionnel après l'article 10 ter.

L'amendement COM-190 est retiré.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-191 va dans le sens d'un renforcement des prérogatives du conseil de surveillance des établissements de santé. Il reprend une préconisation (la première) de la mission conduite par le Comité d'évaluation de la réforme de la gouvernance des établissements publics de santé présidé alors par Jean-Pierre Fourcade, chargé de tirer le bilan des évolutions apportées à la gouvernance hospitalière par la loi HPST de 2009 : ce rapport soulignait que « le conseil de surveillance doit être en mesure de jouer pleinement son rôle d'orientation et de contrôle ». Pour autant, la consultation du conseil de surveillance sur les « orientations stratégiques et financières » est déjà possible de par son rôle général. Il « se prononce sur la stratégie et exerce le contrôle permanent de la gestion de l'établissement » et le champ de sa consultation, qui concerne le projet d'établissement ou encore son compte financier. Parallèlement il faut veiller à l'équilibre de ce rôle avec la responsabilité de la gestion financière de l'établissement de santé et la détermination par exemple de son programme d'investissement qui ont été confiées au directeur dans le cadre du directoire par la loi HPST. J'émets un avis de sagesse.

M. Bernard Jomier, sénateur. - La précision vise le plan global de financement pluriannuel (PGFP) et mon idée n'est bien évidemment pas de réécrire la loi HPST. Alors que le conseil de surveillance est présidé par le maire, son rôle est aujourd'hui déséquilibré. Or, j'estime que les élus qui sont également présents dans ce conseil ont une utilité. Si la commission médicale de l'établissement peut se prononcer sur le PGFP, je pense que le conseil de surveillance doit pouvoir aussi le faire.

M. René-Paul Savary. - Au sein du conseil de surveillance du CHU de Reims dans lequel je siège, il me semble que le PGFP fait l'objet d'une délibération...

M. Gérard Dériot, président. - Tout dépend du directeur de l'établissement !

L'amendement COM-191 est adopté et devient article additionnel.

Article 11

M. Alain Milon, rapporteur. - Alors que nous entamons l'examen du titre III du projet de loi, relatif aux enjeux numériques autour des données de santé, je souhaiterais que soient d'abord clarifiés quelques enjeux généraux. J'aurai, concernant l'article 11, l'occasion d'y revenir en séance publique, mais je désire d'emblée vous indiquer qu'il ne présente pas, à mon sens, les risques que certains de nos collègues députés ont cru identifier. Cet article élargit en premier lieu le périmètre des données versées au système national des données de santé, ce qui, au vu de l'enjeu de santé publique, ne peut qu'emporter notre adhésion. Il intègre certes la possibilité d'employer des personnes de droit privé au comité éthique de la nouvelle plateforme des données de santé, qui examinera le caractère d'intérêt public des demandes d'accès. Néanmoins, l'arsenal législatif prévu par la loi « informatique et libertés » reste tout à fait opérant et l'Assemblée nationale a renforcé les garanties d'indépendance de cette instance.

Deux questions restent cependant en suspens. D'une part, l'éclatement de la gestion du SNDS, qui passe de la CNAM-gestionnaire unique à plusieurs responsables de traitement désignés par décret, pose la question des transferts de compétence. D'autre part, bien qu'elle n'expose pas les données de santé à des risques d'exploitation, je m'interroge sur la suppression de la « finalité d'étude, de recherche et d'évaluation », qui semble ouvrir la voie à d'autres formes de traitement dont on identifie encore mal la portée. Outre ces sujets, l'article 11 me semble aller dans le sens profitable d'une meilleure qualité de nos plateformes de données de santé.

Mon amendement COM-316 a pour objet d'enrichir le contenu du nouveau système national des données de santé (SNDS) en y incorporant les données relatives au GIR des personnes âgées dépendantes. Cette donnée fondamentale, qui n'est pour l'heure compilée que par les équipes médicales des conseils départementaux, présente un intérêt stratégique. Tout d'abord, outre son intérêt strictement thérapeutique, elle se révèlera déterminante pour la conduite d'une véritable politique de la prévention de la perte d'autonomie. De plus, elle permettra un pilotage plus fin des dépenses de santé des personnes dépendantes accueillies en EHPAD, qui bénéficient en même temps du forfait versé à l'établissement et des dépenses de soins de ville qu'elles peuvent encore solliciter.

L'amendement COM-316 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-101 de notre collègue Jean-Pierre Grand contribue à l'alimentation du SNDS. Il suggère que ce dernier s'appuie sur des plateformes de santé déjà élaborées par des établissements de santé volontaires. Or, cet amendement présente une ambiguïté. S'il s'agit d'alimenter le SNDS des bases de données de ces établissements volontaires, l'amendement est satisfait dans la mesure où ces bases de données sont déjà versées au SNDS en vertu de la loi. S'il s'agit de construire le SNDS en référence à ces bases de données particulières, qui sont souvent conçues pour répondre à des besoins précis et circonscrits, cela ne me semble pas compatible avec l'objectif d'exhaustivité du SNDS. J'émets un avis défavorable.

L'amendement COM-101 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-46 rect. bis de notre collègue Jean-Pierre Decool précise les finalités du SDNS. Si l'intention est louable, j'émettrais toutefois un avis défavorable. En effet, la notion d'efficacité « en vie réelle » est faiblement circonscrite. Par ailleurs, l'efficacité d'un traitement revêt une dimension qualitative que les données agglomérées du SNDS ne sont sans doute pas de nature à apprécier.

L'amendement COM- 46 n'est pas adopté.

Les amendements rédactionnels COM-317, COM-318, COM-319, COM-320 et COM-321 sont adoptés.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-209 de notre collègue Dominique Théophile modifie le nom du comité de la permanence des soins chargé de l'examen de l'intérêt public des demandes de traitement. Il ne me paraît pas opportun de supprimer la mention du terme « éthique » pour l'examen des demandes de traitement de données qui n'ont pas trait à la personne humaine. En effet, de nombreuses demandes de traitement adressées au SNDS prennent pour base des questionnaires identifiables remplis par des patients, que les gestionnaires des données de santé recoupent ensuite avec les données « pseudonymisées » du SNDS. Pour garantir la sécurité de ces extractions particulières, qui ne concernent pas toutes la personne humaine mais qui font tout de même appel à l'avis du comité de protection des personnes (CPP), il semble important de maintenir l'examen de la portée éthique de ces demandes. Je demande le retrait de cet amendement.

M. Dominique Théophile. - Il est retiré.

L'amendement COM-209 est retiré.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-146 de notre collègue Nadine Grelet-Certenais concerne le traitement de données de santé à caractère personnel par l'Etat à des finalités de recherche. Si j'en comprends l'intention, cet amendement me paraît contraire à la loi relative à l'informatique et aux libertés. J'en demande le retrait sinon j'émets un avis défavorable.

L'amendement COM-146 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-147 de notre collègue Nadine Grelet-Certenais propose d'instituer un comité de suivi de la réforme portée par l'article 11, ce qui me parait inutile. Les modifications apportées au SNDS ne sont pas d'une ampleur qui nécessite qu'un pareil dispositif soit mis en oeuvre. Avis défavorable.

L'amendement COM-147 n'est pas adopté.

L'article 11 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article 11 bis A (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-210 de notre collègue Dominique Théophile, qui détaille les modalités tarifaires de transmission des copies de dossier de santé à leur titulaire, relève manifestement du domaine réglementaire. Avis défavorable.

L'amendement COM-210 est retiré.

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement propose une coordination pour rendre applicable cet article à Wallis-et-Futuna.

L'amendement de coordination COM-322 est adopté.

L'article 11 bis A est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article 11 bis (nouveau)

L'article 11 bis est adopté.

Article additionnel avant l'article 12

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-253 vise à renforcer les exigences d'interopérabilité dans le numérique en santé. C'est un amendement très technique. Le défaut d'interopérabilité des logiciels, services et outils numériques en santé constitue le principal obstacle à la transformation numérique de notre système de soins. La coordination des soins s'en trouve sérieusement entravée, au détriment du patient comme de la qualité de l'exercice des professionnels.

Il est proposé d'inscrire dans le code de la santé publique une définition de l'interopérabilité des systèmes d'information et services et outils numériques en santé en précisant que les éditeurs devront privilégier, chaque fois que possible, le recours aux standards ouverts afin que les systèmes d'information utilisés dans le secteur public de la santé ne soient plus prisonniers des formats propriétaires pour lesquels les développeurs ont encore tendance à garder secrètes les spécifications de leurs logiciels.

Par ailleurs, cet amendement incite d'une part à l'institution d'une certification de la conformité des logiciels de santé aux référentiels d'interopérabilité. D'autre part, dans le but de différer de deux ans au maximum la mise en application de cette certification, cet amendement propose d'une part, de conditionner son obtention au bénéfice de fonds publics pour l'acquisition du système d'information concerné et d'autre part, d'inclure dans la contractualisation entre les ARS et les professionnels et établissements de santé des engagements sur l'acquisition ou l'utilisation de logiciels certifiés interopérables.

L'amendement COM-253 est adopté et devient article additionnel.

Article 12

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-383 vise à généraliser l'ouverture de l'espace numérique de santé pour tous les usagers du système de santé. Le projet de loi ne prévoit, à ce stade, qu'une ouverture à l'initiative de la personne et, par dérogation, une ouverture automatique uniquement pour les personnes nées à compter du 1er janvier 2022 sauf opposition de leur représentant légal. Pour que l'espace numérique de santé s'impose comme un outil efficace de santé publique et de coordination des parcours de soins, il est indispensable d'accélérer sa généralisation, tout en ménageant la possibilité pour la personne concernée d'exercer son droit d'opposition. Le titulaire de l'espace se verra ainsi informé par la Cnam préalablement à l'ouverture de son espace de la possibilité d'exercer son droit d'opposition, par exemple dans un délai défini par voie réglementaire, avant que cette ouverture soit effective. Il sera également informé de son droit de clôture de l'espace à tout moment.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement   COM-173 rect. bis de notre collègue Nadine Grelet-Certenais précise les modalités d'ouverture et d'accès de l'espace numérique de santé. Je suis défavorable aux I et II de l'amendement qui ne sont pas compatibles avec l'amendement COM-383 que je vous propose. En revanche, le III de l'amendement va dans le bon sens. Les bénéficiaires de l'aide médicale de l'État doivent en effet bénéficier d'un suivi renforcé de leur état de santé et d'une coordination effective de leur parcours de soins et l'espace numérique de santé peut les y aider. Je pourrais émettre un avis favorable sur cette seule partie de l'amendement.

Mme Nadine Grelet-Certenais. - J'entends la position de notre rapporteur et je rectifie mon amendement afin de supprimer ses I et II. Je reprendrai, le cas échéant en séance publique, les dispositions supprimées dans un nouvel amendement.

L'amendement COM-383 est adopté.

L'amendement COM-173 rect. ter est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-47 rect. bis de notre collègue Jean-Pierre Decool vise à intégrer le carnet de vaccination électronique dans l'espace numérique de santé. Cet amendement est satisfait car l'état des vaccinations figure déjà dans le dossier médical partagé, qui est un élément constitutif de l'espace numérique de santé. Avis défavorable.

L'amendement COM-47 rect. bis n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-382 permet de rendre accessibles les données de santé à travers l'espace numérique de santé. L'article 12 du projet de loi prévoit que l'espace numérique de santé pourra permettre à son titulaire d'accéder à ses constantes de santé éventuellement produites par des applications ou des objets connectés. Cette description semble néanmoins présenter des limites : elle exclut certaines données de santé produites actuellement et non répertoriées, telles que les images médicales ou les électrocardiogrammes. Cette rédaction ne tient pas non plus compte de la possibilité que d'autres types de données, non encore connus à la date d'adoption du texte de loi, puissent être produits à l'avenir. L'amendement a donc pour objectif de proposer une définition plus ouverte des données susceptibles d'être accessibles à travers l'espace numérique de santé, en faisant référence à l'ensemble des données utiles à la prévention, la coordination, la qualité et la continuité des soins.

L'amendement COM-382 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-323 vise à intégrer dans l'espace numérique de santé un répertoire des associations d'usagers du système de santé agréées comprenant leurs coordonnées. Les usagers pourraient alors les solliciter dans le cadre de la prévention, de leur accès aux soins et de la connaissance et la défense de leurs droits.

L'amendement COM-323 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-354 de notre collègue Jean-François Longeot, rapporteur pour avis, permet d'intégrer les informations sur la disponibilité des professionnels de santé dans l'espace numérique de santé. Il me parait toutefois satisfait. Il est en effet prévu que les services numériques intégrés dans l'espace numérique de santé doivent renseigner les usagers sur l'offre de soins. Il peut s'agir de services développés par l'assurance maladie ou par des opérateurs privés, comme l'application Doctolib. Il est préférable de ne pas alourdir la loi en déclinant tous les items intégrés dans cet espace. Avis défavorable.

L'amendement COM-54 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-355 de notre collègue Jean-François Longeot, rapporteur pour avis, souhaite intégrer dans l'espace numérique de santé un outil de saisine du conciliateur de l'organisme local d'assurance maladie. Cet amendement est également satisfait. Il est en effet prévu que cet espace numérique comporte tout service visant à informer l'usager sur l'offre de soins et sur ses droits. L'assurance maladie précise sur son site la procédure à suivre pour saisir le conciliateur. L'ensemble de ces outils pourra être reporté dans l'espace numérique de santé, sans qu'il soit besoin de le préciser dans la loi.

L'amendement COM-355 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-196 rect. de notre collègue Nadine Grelet-Certenais vise à intégrer dans l'espace numérique de santé des données relatives à l'accompagnement social et médico-social. Avis favorable.

L'amendement COM-196 rect. est adopté.

L'amendement rédactionnel COM-254 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-255 vise à renforcer les obligations applicables aux autorités publiques dans le déploiement de l'espace numérique de santé et aux services et outils numériques en santé en termes d'accessibilité aux personnes rencontrant des difficultés dans l'accès à Internet ou aux outils informatiques, ou présentant un handicap.

L'amendement COM-255 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement   COM-174  rect. de notre collègue Nadine Grelet-Certenais interdit l'accès à l'espace numérique de santé lors de la conclusion ou de l'application de tout contrat. L'accès au dossier médical partagé est effectivement interdit à l'occasion de la conclusion ou dans le cadre de l'application d'un contrat exigeant l'évaluation de santé d'une des parties, par exemple pour un contrat d'assurance emprunteur. Il est justifié d'étendre cette interdiction à toutes les données de santé figurant dans l'espace numérique de santé. J'émets un avis favorable à cet amendement et demande le retrait de l'amendement   COM-126 rect ter de notre collègue Claude Malhuret dont la rédaction est moins précise.

L'amendement COM-174 rect est adopté et l'amendement COM-126 rect ter est retiré.

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-256 vise à préciser que, lorsque le titulaire de l'espace numérique de santé est une personne mineure mais reste placé sous l'autorité de ses représentants légaux qui peuvent avoir accès à son espace numérique de santé, son DMP ou son dossier pharmaceutique, il ou elle peut s'opposer à la saisie de données relatives aux prises en charge et aux remboursements intervenus dans le cadre d'un parcours de santé sexuelle et reproductive ou de contraception.

L'amendement COM-256 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-102 de notre collègue Jean-Pierre Grand précise les conditions d'accès du mineur à son espace numérique de santé et de confidentialité des données le concernant. Dans l'état actuel du texte, les personnes mineures pourront bien disposer d'un accès direct à leur espace numérique de santé, toujours sous l'autorité de leurs parents. L'identifiant de l'espace sera connu du titulaire comme de son représentant légal. En revanche, s'il s'agit de permettre à tous les mineurs de plus de 15 ans d'avoir accès à leur espace numérique de santé sans l'accord de leurs parents, il faudrait dans ce cas revoir la loi informatique et liberté et tout particulièrement son article 59 ou prévoir une dérogation. Prévoir un accès direct et autonome des mineurs à leur espace pourrait effectivement permettre de les responsabiliser dans une démarche d'éducation à la santé. Je propose à l'auteur de réexaminer ce sujet pour la séance.

En ce qui concerne la confidentialité des données relatives à la prise en charge de la santé sexuelle et reproductive des mineurs, mon amendement COM-256 permet de régler la question de façon plus complète. Avis défavorable.

L'amendement COM-102 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement   COM-175 rect. de notre collègue Laurence Rossignol poursuit le même objet que l'amendement précédent dans une rédaction différente. Avis défavorable également.

L'amendement COM-175 rect. n'est pas adopté.

L'article 12 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article 12 bis

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-103 propose de supprimer l'article 12 bis. Celui-ci participe d'une meilleure traçabilité des dispositifs médicaux implantables ; mon avis est défavorable.

L'amendement COM-103 n'est pas adopté.

L'article 12 bis est adopté sans modification.

Article 12 ter A (nouveau)

L'article 12 ter A est adopté sans modification.

Article 12 ter (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-172 de notre collègue Nadine Grelet-Certenais précise le champ de l'habilitation du Gouvernement à légiférer par ordonnance en matière de services dématérialisés. Cette précision permet de rappeler que les modalités d'identification des usagers du système de santé incluent également celles des bénéficiaires de l'aide médicale de l'État. J'émets par conséquent un avis favorable.

L'amendement COM-172 est adopté.

L'article 12 ter est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article 12 quater (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-177 est un amendement de suppression d'article. Le bénéfice du dossier médical partagé (DMP) en termes de prévention et de coordination des parcours de soins dépend de sa généralisation à l'ensemble des assurés et de sa bonne appropriation, tant par le titulaire que par les professionnels de santé. La création automatique de cet outil pour toutes les personnes nées à compter du 1er janvier 2021 permettra de familiariser les prochaines générations au suivi dématérialisé de leur état de santé et de mieux les sensibiliser aux enjeux de santé publique, tels que l'actualisation de leurs vaccinations. Cette création automatique est, du reste, une des propositions de la mission de Dominique Pon et Annelore Coury sur le virage numérique en santé. Le consentement de la personne sera toujours nécessaire pour le maintien du DMP à sa majorité. Je suis donc défavorable à la suppression de cet article.

L'amendement COM-177 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-384 vise à généraliser l'ouverture du DMP pour tous les usagers du système de santé. La loi ne prévoit, à ce stade, qu'une ouverture à l'initiative de la personne et le projet de loi met en place, par dérogation, une ouverture automatique uniquement pour les personnes nées à compter du 1er janvier 2021 sauf opposition de leur représentant légal.

Après des débuts difficiles depuis la création du DMP par la loi de 2004 sur l'assurance maladie, 4,7 millions de DMP sont aujourd'hui créés. On reste néanmoins loin des 40 millions de dossiers pharmaceutiques auxquels sont connectées 99,9 % des officines. Pour que les patients s'approprient enfin le DMP et que les professionnels de santé le renseignent afin de renforcer la coordination des soins, il importe, comme pour l'espace numérique de santé, d'accélérer sa généralisation, tout en ménageant la possibilité pour la personne concernée d'exercer son droit d'opposition. Le titulaire de l'espace se verra ainsi informé par la Cnam, préalablement à l'ouverture de son dossier, de la possibilité d'exercer son droit d'opposition avant que cette ouverture soit effective.

L'amendement COM-384 est adopté.

L'article 12 quater est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article 12 quinquies (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-127 rect. bis vise à encadrer par voie réglementaire le versement de documents relatifs à la santé au travail au DMP, qui participe pourtant du décloisonnement de la médecine du travail et de la médecine de ville et hospitalière. Il pourrait s'agir de fiches d'exposition professionnelle à des substances toxiques ou des fiches d'aménagement de poste. Faisons confiance au médecin du travail pour identifier les documents qui pourraient éclairer le médecin de ville ou hospitalier sur l'état de santé du patient, voire sur l'origine professionnelle d'une pathologie. Avis défavorable.

L'amendement COM-127 rect. bis n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-128 rect. bis vise à supprimer l'intégration du dossier médical en santé au travail dans le DMP. Celle-ci a pour objectif de permettre aux professionnels de santé, à l'hôpital et en ville, de connaître les éléments de l'environnement professionnel du patient susceptibles d'éclairer son état de santé, notamment l'exposition à des substances toxiques ou la mise en place d'aménagements de poste. J'émets donc un avis défavorable.

L'amendement COM-128 rect. bis n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-257 vise à préciser que les professionnels de santé habilités des établissements de santé ont également accès au dossier médical en santé au travail. Dans sa rédaction issue de l'Assemblée nationale, il est prévu que ce dossier soit consultable par le médecin traitant, le médecin coordonnateur des établissements et services médico-sociaux, le médecin régulateur du centre de réception et de régulation des appels d'aide médicale urgente et les professionnels de santé prenant en charge une personne hors d'état d'exprimer sa volonté. Il convient de préciser également que cet accès est de droit pour les professionnels de santé concernés, sauf opposition du patient.

L'amendement COM-257 est adopté.

L'article 12 quinquies est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article additionnel après l'article 12 quinquies

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-324 vise à préciser la possibilité, pour des professionnels de santé authentifiés et habilités, d'accéder à ou d'échanger des informations dans le DMP d'un patient à l'occasion de soins délivrés sur le territoire d'un autre État membre de l'Union européenne. Il renvoie à un décret la définition des conditions de cette accessibilité et les exigences d'authentification et de consentement correspondantes. Il s'agit de rendre conforme le droit français au droit européen en matière de soins de santé transfrontaliers.

L'amendement COM-324 est adopté et devient article additionnel.

Article 13

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-88 rect. de notre collègue Élisabeth Doineau tend à préciser les conditions d'accès à la psychiatrie par téléconsultation. L'avenant n° 6 à la convention médicale a posé le principe selon lequel le patient doit être connu du médecin qui réalise la téléconsultation, celle-ci ne pouvant être réalisée que si elle a été précédée dans les douze mois d'au moins une consultation physique. Toutefois, la convention prévoit des exceptions à ce principe. Les spécialistes que l'on peut déjà consulter en accès direct, sans passer par son médecin traitant, peuvent être consultés directement en téléconsultation. Cela vaut pour les psychiatres, les neuropsychiatres, les gynécologues, les pédiatres, les ophtalmologues, les stomatologues et les spécialistes de la chirurgie orale ou maxillo-faciale. Considérant que l'amendement est satisfait, je vous propose donc de le retirer ; à défaut, mon avis sera défavorable.

Mme Élisabeth Doineau. - Si j'ai déposé cet amendement, c'est que je considère qu'il n'est pas satisfait. J'ai rencontré des membres de la plateforme Doctoconsult qui m'ont confirmé qu'en pratique, certaines téléconsultations de psychiatrie ne peuvent être prises en charge faute d'une consultation physique. Cet amendement rendrait possible ces consultations. Il y a de véritables carences en matières psychiatrique : dans certains territoires, on ne peut pas obtenir de rendez-vous dans les douze mois.

M. Alain Milon, rapporteur. - Ceci ne résulte pas d'obstacles juridiques mais d'un manque de connaissance de la convention de la part des caisses primaires d'assurance maladie (CPAM).

Mme Élisabeth Doineau. - Je présenterai à nouveau cet amendement en séance afin que la ministre des solidarités et de la santé soit informée de cette situation.

L'amendement COM-88 est retiré.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-140 de notre collègue Véronique Guillotin a le même objet et je considère de même qu'il est satisfait.

Mme Véronique Guillotin. - Les CPAM considèrent que le problème ne relève pas de leur niveau.

M. Alain Milon, rapporteur. - Il faut leur rappeler les dérogations prévues dans la convention médicale.

M. René-Paul Savary. - En matière de télésanté, les décrets d'application vont plus loin que l'intention du législateur et leur interprétation peut varier selon les CPAM.

L'amendement COM-140 est retiré.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-84 vise à élargir aux professionnels médicaux les activités de télésoin. Toutefois, les téléconsultations avec les professionnels médicaux sont d'ores et déjà possibles dans le cadre de la télémédecine. L'article L. 6316-1 du code de la santé publique, relatif à la télémédecine, précise d'ailleurs que la consultation peut inclure, outre le professionnel médical, d'autres professionnels apportant leurs soins au patient, comme par exemple un masseur-kinésithérapeute. Considérant que l'amendement est satisfait, mon avis est donc défavorable.

L'amendement COM-84 n'est pas adopté.

L'amendement rédactionnel COM-258 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-356 de notre collègue Jean-François Longeot, rapporteur pour avis, vise à prendre en compte les inégalités d'accès au haut débit dans le déploiement du télésoin. Comme le précise l'amendement dans son objet, plusieurs solutions opérationnelles sont d'ores et déjà prévues pour permettre aux personnes les plus éloignées du numérique à haut débit de bénéficier des téléconsultations, sans qu'il soit besoin de le rappeler dans la loi. Des dispositifs de médiation sanitaire et numérique sont déjà mis en place, notamment dans le cadre du projet Emmaüs Connect. En outre, des travaux sont actuellement menés pour garantir d'ici 2020 un accès au haut débit partout sur le territoire et généraliser la couverture mobile en 4G. J'émets donc un avis défavorable.

L'amendement COM-356 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-259 modifie par coordination les critères pris en compte dans la mise en oeuvre du télésoin. En effet, l'article 13 bis supprime la mention selon laquelle il est tenu compte « des déficiences de l'offre de soins dues à l'insularité et l'enclavement géographique » dans la définition par décret des actes de télémédecine et de leurs conditions de mise en oeuvre. Il convient donc d'en faire de même pour les activités de télésoin à l'article 13.

L'amendement COM-259 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-104 de notre collègue Élisabeth Doineau vise à préciser les missions des pharmaciens dans le cadre du télésoin. Toutefois, l'entretien d'accompagnement d'un patient atteint d'une pathologie chronique fait déjà pleinement partie du bilan partagé de médication réalisé par le pharmacien. L'avenant n° 12 à la convention pharmaceutique précise en effet que le pharmacien doit évaluer la chronicité des traitements au regard d'une même finalité thérapeutique dans le cadre du bilan partagé de médication. Je vous propose donc de retirer cet amendement ; à défaut, mon avis sera défavorable.

Mme Corinne Imbert. - Je suis du même avis que le rapporteur.

Mme Élisabeth Doineau. - Je réfléchirai à une nouvelle rédaction en vue de la séance publique.

L'amendement COM-104 est retiré.

L'article 13 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article additionnel après l'article 13

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-178 de notre collègue Nadine Grelet-Certenais tend à inscrire dans le code de la sécurité sociale que les sages-femmes peuvent pratiquer des activités de télésanté. Les sages-femmes, en tant que profession médicale, entrent bien dans le champ de la télémédecine défini à l'article L. 6316-1 du code de la santé publique et peuvent donc exercer en cabinet comme en téléconsultation. Il n'y a donc pas lieu de le rappeler également dans le code de la sécurité sociale, même si cela a été fait pour les médecins. Du reste, cela supposerait de le faire également pour les chirurgiens-dentistes et les odontologues pour aller au bout de la logique de l'amendement. Je vous propose donc de retirer cet amendement ; à défaut, mon avis sera défavorable.

L'amendement COM-178 est retiré.

Article 13 bis (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-357, présenté par notre collègue Jean-François Longeot, rapporteur pour avis, précise que le pouvoir réglementaire doit prendre en compte les déficiences de l'offre de soins dans les zones sous-denses pour définir les conditions de mise en oeuvre et de prise en charge financière des activités de télémédecine. L'article 13 bis procède précisément à la suppression d'une mention qui s'est révélée, en pratique, inopérante : on définit le recours à la télémédecine pour une utilisation en tout point du territoire. En outre, les téléconsultations présentent également un bénéfice pour les personnes invalides, qu'elles se trouvent ou non en zones sous-denses. Du reste, l'avenant n° 6 à la convention médicale précise déjà que la mise en place d'organisations territoriales de la télémédecine a pour objectif de permettre aux patients « d'accéder à un médecin, par le biais notamment de la téléconsultation, compte tenu de leur éloignement des offreurs de soins ». En ce qui concerne la prévention de l'exclusion numérique, comme je l'ai rappelé pour un amendement précédent sur l'article 13, elle est d'ores et déjà prise en compte au travers de solutions opérationnelles sans qu'il soit indispensable de le rappeler dans la loi. Mon avis est donc défavorable.

L'amendement COM-357 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-78 rect. de notre collègue Élisabeth Doineau propose de conserver, à l'article L. 6316-1 du code de la santé publique, la mention de la prise en compte des déficiences de l'offre de soins. Or, l'avenant n° 6 à la convention nationale médicale prévoit déjà un développement de la télémédecine dans le souci de faciliter l'accès au médecin en tout point du territoire. L'Assemblée nationale a supprimé la mention de la prise en compte des déficiences de l'offre de soins car il n'y a pas de raison de restreindre le développement de la télémédecine aux zones présentant une telle déficience, les téléconsultations permettant également la prise en charge de personnes isolées et ne pouvant se déplacer alors même qu'elles résident dans une zone où l'offre de soins est satisfaisante. Je vous propose donc de retirer cet amendement ; à défaut, mon avis sera défavorable.

Mme Élisabeth Doineau. - Je réfléchirai à une nouvelle rédaction.

L'amendement COM-78 rect. est retiré.

L'article 13 bis est adopté sans modification.

Article 14

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-129 rect. bis de notre collègue Claude Malhuret tend à maintenir la condition de l'examen clinique préalable à toute prescription électronique. Compte tenu du déploiement de la télémédecine, cette condition n'apparaît plus opérante. Dans le cadre du développement de la téléprescription, il convient donc de supprimer l'article 34 de la loi n° 2004-810 du 13 août 2004 relative à l'assurance maladie. Avis défavorable.

L'amendement COM-129 rect. bis n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-179 de notre collègue Bernard Jomier tend à supprimer la généralisation de la transmission dématérialisée des arrêts de travail. À l'heure actuelle, le médecin prescrivant un arrêt de travail doit remplir non seulement le formulaire papier à transmettre à l'assurance maladie, mais également le dossier médical du patient sur son ordinateur. La dématérialisation permettra précisément de supprimer cette double saisie : les informations saisies sur le formulaire électronique seront automatiquement intégrées au dossier médical. Je vous propose donc de retirer cet amendement ; à défaut, mon avis sera défavorable.

M. Bernard Jomier. - La dématérialisation est déjà mise en oeuvre pour les feuilles de soins, pour lesquelles le taux de dématérialisation est de plus de 90 %. Pour les arrêts de travail, le médecin doit imprimer et remettre au patient le formulaire papier : la procédure est particulièrement longue et chronophage, c'est pourquoi il n'y a qu'un taux de dématérialisation de l'ordre de 30 %. C'est en réalité une question de niveau conventionnel.

M. Alain Milon, rapporteur. - Une négociation est en cours entre la Cnam et les syndicats de médecins pour mettre au point une dématérialisation efficace des arrêts de travail. Je préférerais maintenir cette disposition dans le texte pour les contraindre à aboutir. Nous ferons un bilan de cette mesure dans un an.

M. Bernard Jomier. - C'est la Cnam qui a fait introduire cette disposition par l'Assemblée nationale afin d'être en position de force dans les négociations ; je reste favorable à sa suppression.

M. Alain Milon, rapporteur. - Quand la feuille de soins dématérialisée a été rendue obligatoire, cela a fonctionné. Je pense qu'il faut procéder de la même manière pour les arrêts de travail : si la loi rend la dématérialisation obligatoire, les négociations aboutiront. Je maintiens donc mon avis défavorable.

L'amendement COM-179 est adopté ; l'amendement COM-342 est retiré.

L'article 13 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article(s) additionnel(s) avant le chapitre Ier du titre IV : Dispositions de simplification

Les amendements COM-26, COM-28 et COM-29 sont déclarés irrecevables en application de l'article 45 de la Constitution et de l'article 48, alinéa 3, du Règlement du Sénat et les articles 15 et 16 sont adoptés sans modification.

Article 17

M. Alain Milon, rapporteur. - J'approuve la suppression des bulletins d'interruption volontaire de grossesse prévue par l'article 17. Mon amendement COM-341 vise à supprimer des dispositions de nature règlementaire qui résultent des travaux de l'Assemblée nationale.

L'amendement COM-341  est adopté.

L'article 17 est adopté dans la rédaction issue des travaux.

Article 17 bis (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-339 vise à supprimer l'article 17 bis, qui constitue une demande de rapport.

L'amendement COM-339 est adopté et l'article 17 bis est supprimé.

Article 17 ter (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-130 vise à apporter une précision concernant la rédaction de la lettre de liaison par une sage-femme qui ne me semble pas utile.

L'amendement COM-130 est rejeté.

L'article 17 ter est adopté sans modification.

Articles additionnels après l'article 17 ter (nouveau)

Les amendements COM-181 COM-182 sont déclarés irrecevables en application de l'article 45 de la Constitution et de l'article 48, alinéa 3 du Règlement du Sénat.

Article 18

Les amendements COM-325 et COM-261 de coordination sont adoptés.

L'article 18 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Articles additionnels après l'article 18

M. Alain Milon, rapporteur. - Je suis défavorable à l'amendement COM-48 qui vise à retirer au médecin traitant du résident d'un Ehpad son pouvoir de prescription. L'extension du pouvoir de prescription aux médecins coordonnateurs des Ehpad, pour laquelle notre commission a oeuvré, ne doit pas se faire au détriment de celui du médecin traitant. Je suis également défavorable à l'amendement COM-49 qui, s'il propose un repli par rapport au précédent, n'en est pas moins préjudiciable à la liberté de choix du résident.

Les amendements COM-48 et COM-49 ne sont pas adoptés.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-50 propose des simplifications des modalités de calcul et de transmission du chiffre d'affaires des pharmaciens qui relèvent du domaine règlementaire.

L'amendement COM-50  n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-51 prétend alléger la procédure d'approbation des conventions pharmaceutiques en supprimant la cosignature par les ministres de l'agriculture et de l'économie des arrêtés approuvant ces conventions. Il me semble que ces ministres sont concernés par l'application des conventions pharmaceutiques et que la mesure proposée ne constitue pas une réelle simplification pour les professionnels concernés.

L'amendement COM-51 n'est pas adopté.

L'amendement COM-183 est déclaré irrecevable en application de l'article 45 de la Constitution et de l'article 48, alinéa 3, du Règlement du Sénat.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-205 prévoit la généralisation des EPRD à l'ensemble des structures médico-sociales du milieu du handicap. Il est en grande partie satisfait dans la mesure où les seules exceptions prévues par le droit en vigueur concernent les établissements à caractère expérimental.

Je profite de la discussion de cet amendement pour rappeler que, bien que la commission se soit toujours montrée favorable à l'extension du périmètre des CPOM et des EPRD, elle ne considère pas que cette dernière soit un remède suffisant aux problèmes que rencontre actuellement l'offre médico-sociale à destination des personnes handicapées. En l'occurrence, l'habillage excessif de l'offre médico-sociale en CPOM et EPRD présente le risque d'une offre en silos.

L'amendement COM-205 est retiré.

L'amendement COM-90 est déclaré irrecevable en application de l'article 40 de la Constitution.

Article 18 bis (nouveau)

L'article 18 bis est adopté sans modification.

Articles additionnels après l'article 18 bis (nouveau)

L'amendement COM-89 est déclaré irrecevable en application de l'article 45 de la Constitution et de l'article 48, alinéa 3, du Règlement du Sénat.

M. Alain Milon, rapporteur. - La rédaction de l'amendement COM-220 est ambiguë et s'insère mal dans le texte de l'article. Son objectif est de permettre la représentation d'un membre ordinal « correspondant » dans les URPS, alors que ces instances ont la spécificité d'être élues. Cela ne paraît pas conforme à leur vocation.

L'amendement COM-220 n'est pas adopté.

Article 19

M M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-86 modifie le sens de l'habilitation du Gouvernement à prendre par ordonnance des mesures pour faciliter la constitution des CPTS et définir des structures juridiques permettant la rémunération des personnes qui en sont membres. En ajoutant l'idée d'une rémunération équitable, il introduit un dispositif contraignant alors que l'objectif du texte est de lever les obstacles au développement de l'exercice coordonné. J'y suis donc défavorable.

L'amendement COM-86  n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-262 vise à supprimer l'habilitation donnée au Gouvernement pour déterminer par ordonnance les modalités de rémunération des assistants médicaux des maisons de santé. La création des assistants médicaux fait actuellement l'objet de négociations conventionnelles. Il semble par conséquent prématuré de renvoyer à une ordonnance la question de leur rémunération alors que leur fonction n'est encore définie par aucun texte.

L'amendement COM-262 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-326 vise à préciser que l'ARS de la Réunion doit définir un seul territoire de démocratie sanitaire à l'échelle de cette collectivité.

L'amendement COM-326 est adopté.

Les amendements rédactionnels COM-327 et COM-263 sont successivement adoptés.

L'article 19 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article additionnel après l'article 19

M. Alain Milon, rapporteur. - Conformément à des préconisations émises dans le cadre du rapport de la MECSS sur les ARS publié en 2014, visant à renforcer le rôle du conseil de surveillance de ces agences pour lui permettre d'être un "contre-pouvoir" de son directeur général, mon amendement COM-328 propose :

- de rééquilibrer la composition entre les différents collèges de ce conseil et de supprimer la disposition selon laquelle des membres peuvent disposer de plusieurs voix ;

- de confier la présidence du conseil de surveillance des ARS à un élu local, en lieu et place de la présidence de droit confiée au préfet de région ;

- de renforcer les prérogatives de ce conseil en lui permettant de se saisir de toute question relevant du champ de compétences de l'ARS.

M. Gérard Dériot, président. - En 2009, nous avions obtenu que le conseil de surveillance de l'ARS soit présidé par le préfet de région et non par un de ses directeurs régionaux.

M. René-Paul Savary. - On pourrait préciser que l'élu local président le conseil de surveillance de l'ARS doit être le président du conseil régional.

M. Dominique Théophile. - Les CHU sont présidés soit par un élu soit par une personnalité qualifiée. Ne devrait-on pas prévoir une règle similaire ?

Mme Élisabeth Doineau. - Je m'abstiendrai car je me demande si confier la présidence du conseil de surveillance de l'ARS à un élu régional ne pourrait pas conduire à des conflits d'intérêt.

L'amendement COM-328 est adopté et devient un article additionnel.

Article 19 bis A (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-264 vise à supprimer l'article 19 bis A qui vise à prévoir la participation de parlementaires au sein des conseils de surveillance des ARS. Or, des élus locaux siègent déjà au sein de ces instances. On voit là les limites de la suppression du cumul des mandats pour les parlementaires. Sur la forme, cet article restreint la participation à un député et un sénateur élus dans le ressort de la région, sans préciser les modalités selon lesquelles ils seront désignés.

L'amendement COM-264 est adopté, l'article 19 bis A est supprimé et les amendements COM-96 et COM-363 deviennent sans objet.

Article 19 bis (nouveau)

L'article 19 bis est adopté sans modification.

Article 19 ter (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-265 vise à supprimer la mention d'un avis de la HAS sur les propositions d'intégration d'actes dérogatoires dans les compétences réglementaires des professionnels de santé. En effet, la HAS est déjà représentée parmi les membres du comité national des coopérations interprofessionnelles qui formule ces propositions et les décrets d'actes des professionnels de santé ne relèvent pas de son champ de compétences.

L'amendement COM-265 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-266 vise à préciser que les conseils nationaux professionnels et les ordres des professions concernées sont associés aux travaux du comité national des coopérations interprofessionnelles chargé de piloter le déploiement des protocoles nationaux de coopération, d'en assurer le suivi et l'évaluation.

L'amendement COM-266 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-267 a pour objet de mieux associer les représentants des professionnels de santé à la rédaction des protocoles nationaux et de leur modèle économique :

- en rendant systématique et non plus « éventuel » l'appui apporté par les conseils nationaux professionnels ;

- en impliquant également les ordres des professions concernées dans leur élaboration.

L'amendement COM-267 est adopté.

L'article 19 ter est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article 19 quater (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-268, identique à l'amendement COM-235, vise à supprimer l'article 19 quater. Il apparaît en effet prématuré de chercher à sécuriser les pratiques professionnelles des assistants médicaux alors que les négociations sur les fonctions des assistants médicaux ne sont pas achevées.

Les amendements COM-268 et COM-235 sont adoptés et l'amendement COM-131 devient sans objet.

Article 20

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-208 vise à mettre en place un dispositif d'isolement prophylactique des personnes atteintes d'infections hautement contagieuses. Le code de la santé publique prévoit déjà la possibilité pour le préfet de prendre toute mesure individuelle permettant de lutter contre la propagation internationale des maladies, notamment l'isolement ou la mise en quarantaine. L'amendement est donc satisfait.

L'amendement COM-208 est retiré.

L'article 20 est adopté sans modification.

Article 20 bis (nouveau)

L'article 20 bis est adopté sans modification.

Article 21

M. Alain Milon, rapporteur. - Je demande le retrait des amendements COM-148 et COM-149 au profit respectivement des amendements COM-330 et COM-329 qui ont le même objet, à savoir préciser le dispositif proposé par le Gouvernement pour apporter une solution à la situation des praticiens diplômés hors Union européenne.

M. Bernard Jomier. - Je suis d'accord pour retirer l'amendement n° 148, mais il faudrait préciser si la condition d'exercice s'apprécie de manière continue ou non.

L'amendement COM-148 est retiré.

M. Yves Daudigny. - Je retire également l'amendement COM-149 mais il conviendra de préciser que les praticiens exerçant dans des établissements privés sont également concernés.

L'amendement COM-149 est retiré.

Les amendements COM-330 et COM-329 sont adoptés.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-132 rect. bis ouvre le dispositif transitoire de validation des compétences aux seuls Padhue titulaires d'un diplôme permettant un exercice « effectif et licite » dans le pays d'obtention. L'avis est défavorable.

L'amendement COM-132 rect. bis n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - La rédaction proposée par l'amendement COM-54 rect. bis correspond à un amendement déjà adopté à l'Assemblée nationale, elle est donc satisfaite par le texte que nous examinons. Avis défavorable.

L'amendement COM-54 rect. bis n'est pas adopté.

L'amendement COM-72 rect. est retiré.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-73 rect. propose une extension de la procédure d'autorisation d'exercice aux Padhue exerçant sous contrat administratif. Il ne me paraît pas opportun d'élargir la procédure d'autorisation d'exercice à des praticiens qui, comme l'indique votre objet, effectuent des tâches de contrôle de qualité. Avis défavorable.

L'amendement COM-73 rect. n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - La préoccupation exprimée par l'amendement COM-141 est satisfaite par mes amendements COM-329 et COM-330, dont la rédaction me paraît préférable. Avis défavorable.

L'amendement COM-141 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - Contrairement à ce que l'amendement COM-133 rect. bis suggère, il n'est pas nécessaire de prévenir l'ordre des médecins dans la mesure où les Padhue concernés n'auront pas accès au plein exercice avant la validation de leur candidature par la commission nationale d'autorisation d'exercice. Avis défavorable.

L'amendement COM-133 rect. bis n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-52 rect. bis constitue une solution-balai visant à intégrer dans la procédure d'autorisation d'exercice l'ensemble des Padhue dont le parcours individuel ne leur permet pas de satisfaire aux conditions d'exercice et de présence proposées par l'article 21. J'ai moi-même été sensibilisé à la situation de ces personnes, et je suis bien conscient que le dispositif proposé ne permettra pas de couvrir l'ensemble des situations individuelles. Nous payons aujourd'hui l'absence de choix clair effectué dans les deux dernières décennies. Pour autant, je ne suis pas favorable à un tel élargissement de la procédure d'autorisation d'exercice.

L'amendement COM-52 rect. bis n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-134 rect. traite de la composition des commissions régionales de spécialité chargées d'instruire les demandes d'autorisation d'exercice. Cet amendement semble être de nature réglementaire.

L'amendement COM-338 rédactionnel du rapporteur est adopté.

L'amendement COM-135 rect. bis devient sans objet.

L'amendement COM-136 rect. bis de précision rédactionnelle n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-137 prévoit une audition obligatoire de tous les candidats, ce qui conduirait au ralentissement de la procédure, et viderait de son sens la pré-instruction des dossiers au niveau régional. Avis défavorable.

L'amendement COM-137 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-138 rect. bis soulève la question de la différence entre les autorisations d'exercice temporaire sous supervision des Padhue, sans inscription au tableau de l'ordre, et le régime du fellowship prévu par l'article L. 4111-1-2 du code de la santé publique. Celui-ci permet l'accueil au sein d'établissements de santé français de praticiens étrangers venus se former ou approfondir la maîtrise d'une pratique ou de techniques de pointe ; ces praticiens bénéficient dans ce cadre d'une autorisation temporaire d'exercice, avec inscription au tableau de l'ordre. L'amendement suggère de marquer la différence entre les deux dispositifs en requalifiant les autorisations des Padhue d'autorisations d'exercice « dérogatoire ». L'adoption de cet amendement poserait un problème de cohérence rédactionnelle, car il ne couvre pas toutes les occurrences de l'article.

L'amendement COM-138 rect. bis n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-55 rect. bis est sans objet.

L'amendement COM-55 rect. bis n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-53 rect. bis est semblable à l'amendement COM-52. Avis défavorable.

L'amendement COM-53 rect. bis n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-333 permet de déléguer au directeur général du Centre national de gestion (CNG), dans le cadre de la procédure prévue pour les candidats aux professions de médecin et de pharmacien, la décision du ministre chargé de la santé permettant l'affectation des lauréats des épreuves de vérification des connaissances pour la réalisation de leur parcours de consolidation des compétences.

L'amendement COM-333 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-331 vise à prévoir pour les sages-femmes le même dispositif d'affectation ministérielle que celui proposé au IV de l'article 21 pour les médecins, les chirurgiens-dentistes et les pharmaciens.

L'amendement COM-331 est adopté.

L'amendement COM-58 rect. est retiré.

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-332 vise à mettre en place une mesure transitoire permettant aux lauréats des épreuves de vérification de compétences antérieures à celles qui seront organisées à compter de 2020 de continuer à bénéficier du dispositif en vigueur pour la réalisation de leurs fonctions probatoires.

L'amendement COM-332 est adopté.

L'amendement COM-71 rect. est retiré.

L'article 21 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Articles additionnels après l'article 21

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-334 étend à la Martinique et à la Guadeloupe le dispositif ouvrant aux praticiens à diplôme hors Union européenne un accès dérogatoire à l'autorisation d'exercice afin de répondre à l'insuffisante densité du maillage sanitaire de ces territoires. Ce dispositif en vigueur en Guyane permet au directeur général de l'ARS d'autoriser, par arrêté, un médecin ressortissant d'un pays hors Union européenne ou titulaire d'un diplôme de médecine, quel que soit le pays dans lequel ce diplôme a été obtenu, à exercer dans la région. Cette extension pourrait notamment permettre l'installation sur les territoires antillais de médecins cubains, qui ne disposent plus de la possibilité d'exercer au Brésil dans le cadre des dispositifs conclus avec les précédents gouvernements.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-106 rect. a le même objet que l'article additionnel que je vous propose d'insérer. Il sera donc satisfait à une différence près : je ne propose pas, à ce stade, une extension à l'océan Indien, où l'impact de la mesure doit faire l'objet d'un examen plus poussé dans le contexte de la mise en place d'une ARS de plein exercice et de l'extension du dispositif du médecin traitant à Mayotte. Avis défavorable.

L'amendement COM-334 est adopté et devient article additionnel.

L'amendement COM-106 rect. n'est pas adopté.

Article 22

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-269 vise à augmenter le nombre de membres du collège de la Haute Autorité de santé d'une unité, comme c'était le cas jusqu'en 2017, afin de faire place à un membre issu du secteur social et médico-social. Il semble en effet, a contrario, difficile d'inclure un tel représentant parmi les six membres actuels du collège hors président, au risque de réduire encore le nombre de représentants issus du corps médical.

L'amendement COM-269 est adopté.

L'amendement COM-120 rect. est retiré.

L'article 22 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article additionnel après l'article 22

M. Alain Milon, rapporteur. - La prise en charge de médicaments expérimentaux dans le cadre d'essais cliniques est, depuis le second semestre 2017, subordonnée à l'avis conforme de la HAS et de l'union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam). Or ce dispositif se révèle en pratique fortement redondant avec la procédure d'autorisation des essais cliniques impliquant les comités de protection des personnes (CPP) et l'ANSM qui apprécient d'ores et déjà la pertinence de la recherche pour la santé publique et le rapport bénéfices/risques attendu du médicament. Je propose donc par l'amendement COM-260 de supprimer l'avis conforme de la HAS et de l'Uncam, la décision ministérielle de prise en charge pouvant déjà se fonder sur les observations du CPP et de l'ANSM.

Les amendements identiques COM-260 et COM-211 rect. sont adoptés et deviennent article additionnel.

Article 22 bis (nouveau)

L'article 22 bis est adopté sans modification.

Article 22 ter (nouveau)

L'article 22 ter est adopté sans modification.

Article additionnel après l'article 22 ter

Les amendements COM-185 et COM-186 sont déclarés irrecevables en application de l'article 45 de la Constitution et de l'article 48, alinéa 3, du Règlement du Sénat.

Article 23

M. Alain Milon, rapporteur. - Les amendements COM-9 et COM-187, qui sont identiques, concernent la représentation des usagers dans les instances disciplinaires des ordres. Il paraît discutable d'intégrer des représentants des usagers au sein des juridictions disciplinaires compétentes pour sanctionner les manquements des praticiens à leurs règles déontologiques. L'avis est défavorable.

Les amendements COM-9 et COM-187 ne sont pas adoptés.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-184 traite du rôle des ordres en matière d'égalité homme-femme et de lutte contre les violences sexistes. La définition générale des missions des ordres permet d'intégrer les dimensions spécifiques évoquées par l'amendement. D'après le code de la santé publique, les ordres doivent veiller en effet aux principes de moralité, aux devoirs professionnels et au respect des règles édictées par le code de déontologie. Il n'est pas besoin de décliner dans la loi des principes qui doivent être au coeur de la déontologie des professionnels de santé. L'avis est défavorable.

L'amendement COM-184 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'objet de l'amendement COM-188 est le même mais dans le cadre des relations de soins. La commission de conciliation n'est qu'une procédure préalable de règlement des litiges avant transmission des plaintes. Une victime n'est pas tenue d'accepter la conciliation et peut demander au président du conseil départemental de transmettre sa plainte. Au surplus, une victime peut saisir d'autres autorités (ARS, ministre chargé de la santé, procureur). L'abus d'autorité d'un médecin envers une patiente est un manquement déontologique, et plus particulièrement en cas d'abus sexuels. L'abus constitue également déjà une circonstance aggravante devant les juridictions.

La loi et le règlement prévoient déjà des modes d'information entre les juridictions disciplinaires et le procureur de la République, énoncés par la circulaire du 24 septembre 2013 relative aux relations entre les parquets et les ordres des professions de santé. Ainsi, un ordre qui traite d'un manquement aux règles déontologiques doit informer le procureur dans l'hypothèse où le manquement constitue une infraction pénale, et à l'inverse, le procureur doit également informer les ordres des sanctions pénales infligées. Aussi, si le sujet est grave et mérite d'être traité avec toute l'attention nécessaire par l'ensemble des acteurs, l'amendement peut être considéré comme satisfait. L'avis est donc défavorable.

L'amendement COM-188 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-150 propose de faire passer le nombre de membres du Conseil national de l'ordre des médecins de 56 à 58, afin de renforcer la représentation du conseil interrégional Antilles-Guyane. Celle-ci passerait de 2 à 3 binômes soit au même niveau que la région Auvergne-Rhône-Alpes. Cela entraînerait une surreprésentation, ne serait-ce qu'au regard de la population des régions concernées qui s'inscrivent dans un rapport de 1 à 8. L'avis est défavorable.

L'amendement COM-150 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'ordonnance du 16 février 2017 relative aux ordres des professions de santé, dont le projet de loi envisage la ratification, a introduit un système d'élections des conseillers ordinaux par binômes paritaires, avec des dérogations possibles quand les effectifs de chaque sexe sont trop réduits. Pour les masseurs-kinésithérapeutes, la dérogation n'a pas pris en compte le fonctionnement des élections différencié par collège selon le mode d'exercice salarié ou libéral, ce qui a posé des difficultés pratiques lors des dernières élections départementales, à défaut notamment de candidatures masculines de professionnels salariés.

Mon amendement COM-270 propose donc de restreindre par collège le seuil minimal en deçà duquel il pourrait être dérogé à la règle des binômes paritaires.

L'amendement COM-270 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-335 vise à compléter les missions des ordres des pédicures-podologues et des masseurs-kinésithérapeutes afin de leur confier, à l'instar de celui des infirmiers notamment, une mission de promotion de la qualité des soins. Cela conduit à reconnaître des actions déployées par ces instances pour diffuser des démarches de qualité auprès de chacune de ces professions, par exemple par la diffusion de référentiels de bonnes pratiques.

L'amendement COM-335 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-92 concerne la tenue des audiences des chambres disciplinaires de l'ordre des médecins et des chirurgiens-dentistes. Le code de la santé publique prévoit aujourd'hui que la chambre disciplinaire de première instance de l'ordre des médecins et des chirurgiens-dentistes siège auprès du conseil régional ou interrégional et que les audiences se tiennent dans le département où siège ce conseil.

Cela tient au fait que l'organisation de la juridiction ordinale repose sur une répartition de compétences en fonction de ressorts territoriaux.

De surcroît, l'amendement n'ouvre cette possibilité que pour les ordres des chirurgiens-dentistes et des médecins, ce qui créerait des divergences de pratiques entre professions de santé. L'avis est défavorable.

L'amendement COM-92 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-91 concerne la composition du Conseil national de l'ordre des chirurgiens-dentistes. L'ordonnance de février 2017 dont le projet de loi propose la ratification a porté de 19 à 22 le nombre de membres du conseil national de l'ordre des chirurgiens-dentistes. L'amendement porte ce nombre à 24 en opérant quelques rééquilibrages régionaux entre régions ou inter-régions. C'est une demande de l'ordre qui paraît opportune et ne rencontre pas d'opposition. L'avis est favorable.

L'amendement COM-91 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-94 propose une sanction complémentaire à l'interdiction d'exercer concernant l'interdiction de gérer toute structure. L'avis est défavorable.

L'amendement COM-94 n'est pas adopté.

L'amendement rédactionnel COM-212 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-213 encadre les dispositifs « anti-cadeaux », en apportant des précisions sur la portée des dispositions introduites par l'Assemblée nationale à l'initiative du Gouvernement. L'avis est favorable.

L'amendement COM-213 est adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-93 propose un alignement de la durée des mandats des assesseurs des sections des assurances sociales avec celle des membres du conseil de l'ordre des chirurgiens-dentistes. Il n'y a pas d'incohérence entre les deux codes car dans les deux cas, le renouvellement se fait par moitié tous les trois ans. Conserver le mandat de six ans permet de garantir la stabilité et le fonctionnement pérenne des sections des assurances sociales des chambres disciplinaires. L'avis est défavorable.

L'amendement COM-93 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'objet de l'amendement COM-121 paraît déjà satisfait par la rédaction du IV de l'article L. 5126-4 du code de la santé publique dans sa rédaction résultant de l'ordonnance de décembre 2016 sur les pharmacies à usage intérieur. Par ailleurs les dispositions issues de l'ordonnance de 2016 ne modifient pas les conditions d'autorisation des pharmacies à usage intérieur des services d'incendie et de secours qui restent autorisées par les ARS après avis du conseil de l'Ordre des pharmaciens, à l'instar de la procédure d'autorisation des pharmacies à usage intérieur des établissements de santé. L'avis est défavorable.

L'amendement COM-121 n'est pas adopté.

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-221 traite de la compétence de l'ordre des pharmaciens concernant les pharmacies à usage intérieur des services d'incendie et de secours. L'avis est défavorable.

L'amendement COM-221 n'est pas adopté.

L'article 23 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article additionnel après l'article 23

M. Alain Milon, rapporteur. - L'amendement COM-77 concerne les modalités de remplacements des pharmaciens en charge de la gérance d'une pharmacie à usage intérieur. Les modalités de diplôme précisées par cet amendement sont régies par des dispositions réglementaires. Cette précision ne relève donc pas du champ de la loi. L'avis est défavorable.

Mme Élisabeth Doineau. - Il faut tenir compte du fait que, dans certains territoires, il est difficile de trouver des pharmaciens de ce niveau. Mon amendement proposait d'apporter une réponse à cette difficulté ; je le déposerai de nouveau en séance publique pour alerter le Gouvernement sur ce sujet.

L'amendement COM-77 n'est pas adopté.

Article 24 (nouveau)

L'article 24 est adopté sans modification.

Article 25 (nouveau)

M. Alain Milon, rapporteur. - Mon amendement COM-271 ajuste la rédaction de la disposition insérée par cet article concernant la présidence des réunions communes des conseils départementaux de l'ordre des sages-femmes et de l'ordre des médecins et étend ces mêmes dispositions, par harmonisation, aux réunions conjointes également prévues par le code de la santé publique entre les conseils des médecins et des chirurgiens-dentistes.

L'amendement COM-271 est adopté.

L'article 25 est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

Article 26 (nouveau)

M. Alain Milon. - Mon amendement COM-336 vise à supprimer cet article. Une réflexion sur les perspectives de création d'une faculté de médecine de plein exercice aux Antilles est très attendue et le moment est opportun pour la mener. Toutefois, le Gouvernement ayant déjà engagé des travaux en ce sens, comme les ministres de la santé et de l'enseignement supérieur ont déjà eu l'occasion de l'indiquer au Sénat. Il n'est pas utile d'inscrire une demande de rapport dans la loi.

L'amendement COM-336 est adopté.

L'article 26 est supprimé.

Article 27 (nouveau)

M. Alain Milon. - Mon amendement COM-272 vise à supprimer cet article qui prévoit une demande de rapport. Les obstacles à l'IVG et l'accès à l'IVG dans les territoires ont déjà été traités dans des rapports du Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes et de l'inspection générale des affaires sociales. La demande de rapport prévue par l'article 27 n'apparaît donc pas nécessaire.

L'amendement COM-272 est adopté.

L'article 27 est supprimé.

Le projet de loi est adopté dans la rédaction issue des travaux de la commission.

TABLEAU DES SORTS

Auteur

Objet

Sort de l'amendement

Article(s) additionnel(s) après l'article 7 sexies C (nouveau)

M. CHASSEING

59 rect.

Extension des compétences des pharmaciens d'officine au contrôle de la tension artérielle et la prescription de médicaments monodoses pour une cystite

Retiré

Article(s) additionnel(s) après l'article 7 sexies (nouveau)

M. MILON, rapporteur

303

Négociations conventionnelles sur un avantage maternité au bénéfice de professionnels de santé

Adopté

M. DECOOL

22 rect. ter

Expérimentation de la rétrocession entre officines de stocks de médicaments signalés en rupture ou tension d'approvisionnement

Irrecevable (48-3)

M. DECOOL

23 rect. bis

Pouvoir de substitution du pharmacien en cas de rupture de stock d'un médicament essentiel

Retiré

M. MARSEILLE

83

Possibilité de négociations conventionnelles sur le versement d'une aide financière aux auxiliaires médicaux interrompant leur activité pour cause de maternité ou de paternité

Rejeté

Article 7 septies (nouveau)
Proposition d'un médecin traitant dans les zones sous-dotées

M. MILON, rapporteur

304

Suppression de l'article

Adopté

M. LONGEOT

369

Proposition d'un médecin traitant

Satisfait
ou sans objet

Article(s) additionnel(s) après l'article 7 septies (nouveau)

Mme MICOULEAU

6

Lutte contre les refus de soins

Irrecevable (48-3)

M. AMIEL

207

Lutte contre les refus de soins

Irrecevable (48-3)

M. JOMIER

198

Lutte contre les refus de soins

Irrecevable (48-3)

M. CHASSEING

63 rect.

Libre choix du patient et non-discrimination en matière de transport sanitaire

Irrecevable (48-3)

Article 8
Missions et organisation des « hôpitaux de proximité »

M. MILON, rapporteur

305

Complémentarité entre les hôpitaux de proximité et l'offre ambulatoire

Adopté

M. LONGEOT

372

Complémentarité entre les hôpitaux de proximité et l'offre ambulatoire

Adopté

M. LONGEOT

370

Sortie des hôpitaux de proximité des GHT

Rejeté

M. LONGEOT

371 rect.

Prise en compte du projet territorial de santé et coopération de l'hôpital de proximité avec les professionnels de ville

Rejeté

Mme RAIMOND-PAVERO

17

Avis des collectivités territoriales concernant les missions des hôpitaux de proximité

Rejeté

M. JOMIER

193

Précision des missions des hôpitaux de proximité

Rejeté

M. MILON, rapporteur

306

Amendement rédactionnel

Adopté

Mme ROSSIGNOL

167

Mission des hôpitaux de proximité de lutte contre la désertification médicale

Rejeté

Mme MICOULEAU

7

Mission des hôpitaux de proximité en matière de permanence des soins

Rejeté

M. CHASSEING

62 rect.

Mission des hôpitaux de proximité en matière de permanence des soins

Rejeté

M. DAUDIGNY

168

Mission des hôpitaux de proximité en matière de permanence des soins

Rejeté

Mme VAN HEGHE

169

Accès à des plateaux de télésanté

Rejeté

M. MILON, rapporteur

307

Complémentarité avec l'offre libérale en matière de consultations spécialisées

Adopté

M. LONGEOT

373

Complémentarité avec l'offre libérale en matière de consultations spécialisées

Adopté

M. JOMIER

170

Présence d'un dispositif spécialisé post-accident d'exposition au VIH au sein des hôpitaux de proximité

Rejeté

Mme SOLLOGOUB

117

Réalisation d'activités de chirurgie ambulatoire par les hôpitaux de proximité

Rejeté

M. JOMIER

192

Exclusion des seules activités de chirurgie nécessitant une anesthésie générale

Rejeté

M. MILON, rapporteur

309

Ciblage sur les actes chirurgicaux programmés

Adopté

M. MILON, rapporteur

308

Amendement rédactionnel

Adopté

M. LONGEOT

374

Fixation par arrêté de la liste des hôpitaux de proximité

Rejeté

M. LONGEOT

375

Suppression du renvoi à des ordonnances

Rejeté

Article(s) additionnel(s) après l'article 8

M. KAROUTCHI

217 rect. bis

Conditions d'exercice des sages-femmes en établissements de santé

Rejeté

Mme ROSSIGNOL

180

Suppression de la clause conscience des professionnels de santé pour la réalisation d'une interruption volontaire de grossesse

Rejeté

Article(s) additionnel(s) après l'article 9

M. GRAND

99

Concertation des fédérations hospitalières dans les négociations conventionnelles

Irrecevable (48-3)

M. LUREL

109 rect.

Précision des critères sur lesquels reposent les coefficients géographiques majorant les tarifs hospitaliers outre-mer

Irrecevable (48-3)

M. LUREL

110 rect.

Coefficients géographiques majorant les tarifs hospitaliers outre-mer

Irrecevable (48-3)

Mme JASMIN

233

Possibilité pour les GHT d'outre-mer de soumettre à l'ARS un accord-cadre d'accompagnement et de financement pluriannuel

Irrecevable (48-3)

M. LUREL

111 rect.

Exonération de TVA à l'importation et d'octroi de mer des biens de prévention sanitaire adressés à titre gratuit

Irrecevable (48-3)

Mme GUILLOTIN

139

Demande d'un bilan de l'application du décret relatif aux praticiens intérimaires dans les établissements publics

Rejeté

Article 10
Renforcement de l'intégration au sein des groupements hospitaliers de territoire

M. MILON, rapporteur

310

Mise en place d'une commission médicale de groupement conditionnée à l'accord des CME

Adopté

M. MILON, rapporteur

311

Désignation des membres de la commission médicale de groupement parmi les membres des CME

Adopté

M. JOMIER

171 rect.

Rôle des CME et composition de la commission médicale de groupement

Adopté

M. DECOOL

45 rect. bis

Renforcement de la place des élus locaux au sein du comité stratégique des GHT

Retiré

M. MILON, rapporteur

312

Mutualisation optionnelle de la fonction de gestion des ressources humaines

Adopté

M. LONGEOT

376

Fonctions gérées par le GHT

Rejeté

M. GRAND

100

Compétences de la commission médicale d'établissement 

Adopté

M. MILON, rapporteur

313

Suppression de la mutualisation des investissements

Adopté

Mme SOLLOGOUB

118

Suppression du renvoi à des ordonnances

Rejeté

M. MILON, rapporteur

314

Volontariat des établissements dans les démarches de fusion de leurs instances

Adopté

Article 10 bis A (nouveau)
Intégration de la qualité de vie au travail des personnels
dans le projet social de chaque établissement public de santé

M. MILON, rapporteur

315

Amendement rédactionnel

Adopté

Article 10 ter (nouveau)
Participation des parlementaires au conseil de surveillance d'un établissement public de santé

M. MILON, rapporteur

252

Suppression d'article

Adopté

M. LONGEOT

362

Suppression d'article

Adopté

M. GRAND

95

Élargissement de la participation des parlementaires au conseil de surveillance des établissements publics de santé

Satisfait
ou sans objet

Mme SOLLOGOUB

119

Participation des parlementaires au sein du conseil de surveillance des établissements de santé

Satisfait
ou sans objet

Article(s) additionnel(s) après l'article 10 ter (nouveau)

M. JOMIER

189

Prérogatives du conseil de surveillance des établissements de santé

Adopté

M. JOMIER

190

Précision des missions du conseil de surveillance des établissements de santé

Retiré

M. JOMIER

191

Délibération du conseil de surveillance des établissements de santé sur les orientations stratégiques et financières

Adopté

Article 11
Élargissement du champ du système national des données de santé
et création de la plateforme des données de santé

M. MILON, rapporteur

316

Intégration du GIR au SNDS

Adopté

M. GRAND

101

Contribution à l'alimentation du SNDS

Rejeté

M. DECOOL

46 rect. bis

Précision des finalités du SNDS

Rejeté

M. MILON, rapporteur

317

Rédactionnel

Adopté

M. MILON, rapporteur

318

Rédactionnel

Adopté

M. MILON, rapporteur

319

Rédactionnel

Adopté

M. MILON, rapporteur

320

Rédactionnel

Adopté

M. MILON, rapporteur

321

Rédactionnel

Adopté

M. THÉOPHILE

209

Nom du comité de la PDS chargé de l'examen de l'intérêt public des demandes de traitement

Retiré

Mme GRELET-CERTENAIS

146

Traitement de données de santé à caractère personnel par l'Etat à des finalités de recherche

Rejeté

Mme GRELET-CERTENAIS

147

Suivi du dispositif de l'article 11

Rejeté

Article 11 bis A (nouveau)
Désignation de l'État comme titulaire des droits sur les bases de données anonymisées
et sur le matériel biologique transmis en cas de risque grave pour la santé humaine

M. THÉOPHILE

210

Transmission des données de santé

Retiré

M. MILON, rapporteur

322

Rédactionnel

Adopté

Article(s) additionnel(s) avant l'article 12

M. MILON, rapporteur

253

Renforcement des exigences d'interopérabilité dans le numérique en santé

Adopté

Article 12
Ouverture d'un espace numérique de santé pour chaque usager

M. MILON, rapporteur

383

Principe de l'ouverture automatique de l'espace numérique de santé pour tous les usagers du système de santé

Adopté

Mme GRELET-CERTENAIS

173 rect. bis

Modalités d'ouverture et d'accès de l'espace numérique de santé

Adopté avec modification

M. DECOOL

47 rect. bis

Intégration du carnet de vaccination électronique dans l'espace numérique de santé

Rejeté

M. MILON, rapporteur

382

Données de santé accessibles à travers l'espace numérique de santé

Adopté

M. MILON, rapporteur

323

Intégration dans l'espace numérique de santé d'un répertoire des associations d'usagers du système de santé agréées

Adopté

M. LONGEOT

354

Informations sur la disponibilité des professionnels de santé dans l'espace numérique de santé

Rejeté

M. LONGEOT

355

Intégration dans l'espace numérique de santé d'un outil de saisine du conciliateur de l'organisme local d'assurance maladie

Rejeté

Mme GRELET-CERTENAIS

196 rect.

Intégration dans l'espace numérique de santé des données relatives à l'accompagnement social et médico-social

Adopté

M. MILON, rapporteur

254

Amendement de clarification

Adopté

M. MILON, rapporteur

255

Exigences d'accessibilité applicables à l'espace numérique de santé

Adopté

Mme GRELET-CERTENAIS

174 rect.

Interdiction de l'accès à l'espace numérique de santé lors de la conclusion ou de l'application de tout contrat

Adopté

M. MALHURET

126 rect. ter

Interdiction de l'accès à l'espace numérique de santé lors de la conclusion ou de l'application de tout contrat

Adopté

M. MILON, rapporteur

256

Confidentialité des données relatives aux prises en charge des mineurs en matière de santé sexuelle et reproductive

Adopté

M. GRAND

102

Conditions d'accès du mineur à son espace numérique de santé et confidentialité des données le concernant

Rejeté

Mme ROSSIGNOL

175 rect.

Confidentialité des données de santé du mineur relatives à certaines prises en charge dans son espace numérique de santé

Rejeté

Article 12 bis (nouveau)
Enregistrement des dispositifs médicaux implantables dans le dossier pharmaceutique

M. GRAND

103

Suppression de l'article

Rejeté

Article 12 ter (nouveau)
Identification et authentification des acteurs de santé

Mme GRELET-CERTENAIS

172

Précision du champ d'habilitation du Gouvernement à légiférer par ordonnances

Adopté

Article 12 quater (nouveau)
Ouverture automatique du dossier médical partagé
pour les personnes nées à compter du 1er janvier 2021

Mme GRELET-CERTENAIS

177

Suppression de l'article

Rejeté

M. MILON, rapporteur

384

Ouverture automatique du dossier médical partagé pour tous les usagers du système de santé

Adopté

Article 12 quinquies (nouveau)
Accès au dossier médical partagé par les professionnels de la santé du travail

M. MALHURET

127 rect. bis

Documents susceptibles d'être versés par la médecine du travail au dossier médical partagé

Rejeté

M. MALHURET

128 rect. bis

Suppression de l'intégration du dossier médical en santé au travail dans le dossier médical partagé

Rejeté

M. MILON, rapporteur

257

Accès des professionnels de santé au dossier médical en santé au travail

Adopté

Article(s) additionnel(s) après l'article 12 quinquies (nouveau)
Accès au dossier médical partagé en cas de prise en charge
dans un autre État membre de l'Union européenne

M. MILON, rapporteur

324

Accès des professionnels de santé au dossier médical partagé en cas de prise en charge dans un autre État membre de l'Union européenne

Adopté

Article 13
Définition du télésoin

Mme DOINEAU

88 rect.

Conditions d'accès aux consultations de psychiatrie par téléconsultation

Retiré

Mme GUILLOTIN

140

Conditions d'accès aux consultations de psychiatrie par téléconsultation

Retiré

M. MARSEILLE

84

Professionnels de santé participant aux activités de télésoin

Rejeté

M. MILON, rapporteur

258

Amendement rédactionnel

Adopté

M. LONGEOT

356

Prise en compte des inégalités d'accès au haut débit dans le déploiement du télésoin

Rejeté

M. MILON, rapporteur

259

Critères pris en compte dans la mise en oeuvre du télésoin

Adopté

Mme DOINEAU

104

Missions des pharmaciens dans le cadre du télésoin

Retiré

Article(s) additionnel(s) après l'article 13

Mme GRELET-CERTENAIS

178

Réalisation d'activités de télémédecine par les sages-femmes

Retiré

Article 13 bis (nouveau)
Suppression de la prise en compte de certaines zones géographiques
dans les conditions de mise en oeuvre de la télémédecine

M. LONGEOT

357

Critères dans la définition des conditions de mise en oeuvre et de prise en charge financière des activités de télémédecine

Rejeté

Mme DOINEAU

78 rect.

Développement de la télémédecine dans les zones présentant des déficiences de l'offre de soins

Retiré

Article 14
Moderniser le cadre de la prescription dématérialisée

M. MALHURET

129 rect. bis

Maintien de l'examen clinique préalable à toute prescription

Rejeté

M. JOMIER

179

Suppression de l'obligation de transmission dématérialisée de l'arrêt de travail

Adopté

M. MILON, rapporteur

342

Délai pour la fixation conventionnelle du calendrier de mise en oeuvre de la dématérialisation des arrêts de travail

Satisfait
ou sans objet

Article(s) additionnel(s) avant le chapitre Ier : Dispositions de simplification

M. DECOOL

26 rect. bis

Pouvoir de sanction financière de l'ANSM en cas de manquements des acteurs concernés sur l'approvisionnement continu du marché en médicaments

Irrecevable (48-3)

M. DECOOL

28 rect. bis

Abattement fiscal en faveur des entreprises pharmaceutiques investissant en France dans la production de médicaments ou de substances pharmaceutiques actives essentiels

Irrecevable (48-3)

M. DECOOL

29 rect. ter

Crédit d'impôt sur les sociétés en faveur des entreprises pharmaceutiques investissant en France dans la production de médicaments ou de substances pharmaceutiques actives essentiels

Irrecevable (48-3)

Article 17
Suppression des bulletins d'interruption volontaire de grossesse

M. MILON, rapporteur

341

Suppression des bulletins d'interruption volontaire de grossesse

Adopté

Article 17 bis (nouveau)
Rapport sur l'amélioration de l'accompagnement au cours de la grossesse

M. MILON, rapporteur

339

Suppression d'une demande de rapport

Adopté

Article 17 ter (nouveau)
Rédaction de la lettre de liaison de sortie d'hospitalisation
par la sage-femme responsable du séjour

M. MALHURET

130 rect. bis

Précision concernant la rédaction de la lettre de liaison par une sage-femme

Rejeté

Article(s) additionnel(s) après l'article 17 ter (nouveau)

Mme ROSSIGNOL

181

Prescription par les sages-femmes d'examens de dépistage en santé sexuelle pour les hommes

Irrecevable (48-3)

M. DAUDIGNY

182

Inscription de l'entretien prénatal précoce dans les consultations obligatoires du suivi de grossesse

Irrecevable (48-3)

Article 18
Mesures de simplification

M. MILON, rapporteur

325

Coordination

Adopté

M. MILON, rapporteur

261

Coordination

Adopté

Article(s) additionnel(s) après l'article 18

M. DECOOL

48 rect. bis

Médecin traitant en EHPAD

Rejeté

M. DECOOL

49 rect. bis

Médecin traitant en EHPAD

Rejeté

M. DECOOL

50 rect. bis

Fixation par arrêté des modalités de calcul et de transmission du chiffre d'affaires des pharmaciens.

Rejeté

M. DECOOL

51 rect. bis

Allègement de la procédure d'approbation des conventions pharmaceutiques

Rejeté

M. MARSEILLE

85 rect.

Harmonisation de la reìglementation des bassins et piscines des cabinets libeìraux de masso-kineìsitheìrapie avec celle applicable aux eìtablissements de santeì autoriseìs aÌ dispenser des soins de suite et reìadaptation

Rejeté

M. DAUDIGNY

183

Suppression de la dérogation à l'utilisation de la dénomination commune internationale dans les prescriptions de médicaments biologiques

Irrecevable (48-3)

M. THÉOPHILE

205

Généralisation des EPRD à l'ensemble des structures médico-sociales du milieu du handicap

Retiré

M. GENEST

90

Personnel des GCSMS

Irrecevable (40)

Article(s) additionnel(s) après l'article 18 bis (nouveau)

Mme DOINEAU

89

Exonération des supports relatifs à la localisation de centres ou maisons de santé de la taxe locale sur la publicité extérieure

Irrecevable (48-3)

Mme SOLLOGOUB

220

Participation d'un représentant de l'ordre au sein des URPS

Rejeté

Article 19
Habilitations de simplification

M. MARSEILLE

86 rect.

Garantie d'une rémunération équitable entre les professionnels membres d'une communauté professionnelle territoriale de santé.

Rejeté

M. MILON, rapporteur

262

Réduction du champ de l'habilitation à légiférer par ordonnance sur l'exercice coordonné

Adopté

M. MILON, rapporteur

326

Adaptation des territoires de démocratie sanitaire à La Réunion

Adopté

M. MILON, rapporteur

327

Ajustement rédactionnel

Adopté

M. MILON, rapporteur

263

Rectification d'une référence obsolète

Adopté

Article(s) additionnel(s) après l'article 19

M. MILON, rapporteur

328

Rôle et composition du conseil de surveillance des ARS

Adopté

Article 19 bis A (nouveau)
Participation de parlementaires au conseil de surveillance des ARS

M. MILON, rapporteur

264

Suppression de l'article

Adopté

M. GRAND

96 rect.

Modalités de désignation des parlementaires participant au conseil de surveillance de l'ARS

Satisfait
ou sans objet

M. LONGEOT

363

Présence de deux députés et deux sénateurs aux conseils de surveillance des ARS

Satisfait
ou sans objet

Article 19 ter (nouveau)
Refonte du cadre juridique des protocoles
de coopération entre professionnels de santé

M. MILON, rapporteur

265

Suppression de l'avis de la HAS

Adopté

M. MILON, rapporteur

266

Association des conseils nationaux professionnels et des ordres au comité national

Adopté

M. MILON, rapporteur

267

Implication des conseils nationaux professionnels et des ordres dans la rédaction des protocoles nationaux

Adopté

Article 19 quater (nouveau)
Sécurisation de l'exercice de gestes soignants par des assistants médicaux

M. MILON, rapporteur

268

Suppression de l'article

Adopté

M. LUCHE

235

Suppression de l'article

Adopté

M. MALHURET

131 rect. bis

Réécriture de l'article

Satisfait
ou sans objet

Article 20
Mesures de renforcement de la préparation du système de santé
pour faire face aux situations sanitaires exceptionnelles

M. AMIEL

208

Dispositif d'isolement prophylactique des personnes atteintes d'infections hautement contagieuses

Retiré

Article 21
Mesures relatives aux praticiens à diplôme hors Union Européenne

M. JOMIER

148

Remplacement de la condition de présence en établissement de santé au 31 octobre 2018 par une condition de présence pendant au moins trois mois au cours de l'année 2018

Retiré

M. DAUDIGNY

149

Extension du champ de la validation des compétences aux Padhue ayant satisfait à la condition d'exercice dans un établissement médico-social

Retiré

M. MILON, rapporteur

329

Élargissement de l'accès à la procédure temporaire d'autorisation d'exercice aux Padhue qui auront satisfait à la condition d'exercice dans un établissement social ou médico-social

Adopté

M. MILON, rapporteur

330

Reformulation de la condition de présence un jour donné (au 31 octobre 2018) en une condition de présence sur un intervalle (entre le 1er octobre 2018 et le 31 janvier 2019)

Adopté

M. MALHURET

132 rect. bis

Ouverture du dispositif transitoire de validation des compétences aux seuls Padhue titulaires d'un diplôme permettant un exercice "effectif et licite" dans le pays d'obtention

Rejeté

M. DECOOL

54 rect. bis

Éligibilité au dispositif de validation des compétences des Padhue ayant exercé comme professionnels de santé

Rejeté

M. CHASSEING

72 rect.

Modification des conditions d'accès à la procédure d'autorisation d'exercice : exclusion des Padhue ayant exercé en ESPIC et intégration de ceux ayant exercé en Ehpad

Retiré

M. CHASSEING

73 rect.

Extension de la procédure d'autorisation d'exercice aux Padhue exerçant sous contrat administratif

Rejeté

Mme GUILLOTIN

141

Extension de la procédure d'autorisation d'exercice :

- aux Padhue ayant exercé dans un établissement ou service médico-social public ou privé d'intérêt collectif et dans une structure de soins publique ou privée d'intérêt collectif

- à ceux ayant exercé avant le 31 octobre 2018

- et à ceux ayant exercé comme professionnels administratifs en santé.

Rejeté

M. MALHURET

133 rect. bis

Transmission au conseil départemental de l'ordre des médecins de l'attestation d'exercice temporaire reçue dans le cadre de l'inscription dans la procédure de validation des compétences

Rejeté

M. DECOOL

52 rect. bis

Ouverture de la procédure de validation des compétences aux Padhue médecins ne répondant pas aux conditions d'exercice et de présence

Rejeté

M. MALHURET

134 rect.

Composition des commissions régionales de spécialité chargées d'instruire les demandes d'autorisation d'exercice

Rejeté

M. MILON, rapporteur

338

Rédactionnel

Adopté

M. MALHURET

135 rect. bis

Rédactionnel

Satisfait
ou sans objet

M. MALHURET

136 rect. bis

Rédactionnel

Rejeté

M. MALHURET

137

Audition obligatoire de l'ensemble des candidats par la commission nationale d'autorisation d'exercice

Rejeté

M. MALHURET

138 rect. bis

Requalification des "attestations permettant un exercice temporaire" en "attestations dérogatoires permettant de poursuivre l'activité"

Rejeté

M. DECOOL

55 rect. bis

Insertion du mot "moins"

Rejeté

M. DECOOL

53 rect. bis

Ouverture de la procédure de validation des compétences aux Padhue chirurgiens-dentistes, sages-femmes et pharmaciens ne répondant pas aux conditions d'exercice et de présence

Rejeté

M. MILON, rapporteur

333

Possibilité de déléguer au directeur général du CNG, dans le cadre de la procédure prévue pour les candidats aux professions de médecin et de pharmacien, la décision du ministre chargé de la santé permettant l'affectation des lauréats des épreuves de vérification des connaissances pour la réalisation de leur parcours de consolidation des compétences

Adopté

M. MILON, rapporteur

331

Harmonisation visant à prévoir pour les sages-femmes le même dispositif d'affectation ministérielle que celui proposé pour les médecins, les chirurgiens-dentistes et les pharmaciens

Adopté

M. CHASSEING

58 rect.

Possibilité pour les Padhue sollicitant l'exercice en France d'être temporairement affectés en cabinet libéral

Retiré

M. MILON, rapporteur

332

Mesure transitoire permettant aux lauréats des épreuves de vérification de compétences antérieures à celles qui seront organisées à compter de 2020 de continuer à bénéficier du dispositif en vigueur pour la réalisation de leurs fonctions probatoires

Adopté

M. CHASSEING

71 rect.

Applicabilité des dispositions régissant la procédure pérenne d'autorisation d'exercice à l'ensemble des établissements de santé

Retiré

Article(s) additionnel(s) après l'article 21

M. MILON, rapporteur

334

Extension à la Martinique et à la Guadeloupe du dispositif ouvrant un accès dérogatoire à l'autorisation d'exercice aux Padhue

Adopté

M. LUREL

106 rect.

Extension de la dérogation aux conditions d'accès à l'autorisation d'exercice de la médecine applicable en Guyane

Rejeté

Article 22
Ratification de l'ordonnance relative à la Haute Autorité de santé et de l'ordonnance
portant extension et adaptation outre-mer de dispositions de la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016
de modernisation de notre système de santé

M. MILON, rapporteur

269

Présence au sein du collège de la Haute Autorité de santé d'une personnalité qualifiée dans les secteurs social et médico-social

Adopté

M. POADJA

120 rect.

Modalités d'adaptation et d'extension à la Polynésie française et à la Nouvelle-Calédonie de dispositions du code de la santé publique

Retiré

Article(s) additionnel(s) après l'article 22

M. MILON, rapporteur

260

Procédure de prise en charge des médicaments expérimentaux ou auxiliaires

Adopté

M. THÉOPHILE

211 rect.

Procédure de prise en charge de médicaments expérimentaux ou auxiliaires

Adopté

Article(s) additionnel(s) après l'article 22 ter (nouveau)

Mme ROSSIGNOL

185

Signalement des situations de violences par les professionnels de santé

Irrecevable (48-3)

Mme ROSSIGNOL

186

Expérimentation dans le cadre du FIR de la mise en place de maisons médicalisées dédiées à l'accueil de victimes de violences

Irrecevable (48-3)

Article 23
Ratification d'ordonnances et modifications diverses

Mme MICOULEAU

9

Représentation des usagers dans les instances disciplinaires des ordres

Rejeté

M. JOMIER

187

Représentation des usagers dans les instances disciplinaires des ordres

Rejeté

Mme ROSSIGNOL

184

Rôle des ordres en matière d'égalité homme-femme et de lutte contre les violences sexistes

Rejeté

Mme ROSSIGNOL

188

Lutte contre les violences sexuelles et sexistes dans le cadre des relations de soins

Rejeté

Mme JASMIN

150

Composition du Conseil national de l'ordre des médecins

Rejeté

M. MILON, rapporteur

270

Précision sur les modalités d'élection des conseillers ordinaux des masseurs-kinésithérapeutes

Adopté

M. MILON, rapporteur

335

Mission des ordres en matière de promotion de la santé

Adopté

M. PRINCE

92

Tenue des audiences des chambres disciplinaires de l'ordre des médecins et des chirurgiens-dentistes

Rejeté

M. PRINCE

91

Composition du Conseil national de l'ordre des chirurgiens-dentistes

Adopté

M. PRINCE

94

Sanction complémentaire à l'interdiction d'exercer concernant l'interdiction de gérer toute structure

Rejeté

M. THÉOPHILE

212

Clarifications rédactionnelles

Adopté

M. THÉOPHILE

213

Encadrement des dispositifs "anti-cadeaux"

Adopté

M. PRINCE

93

Alignement de la durée des mandats des assesseurs des sections des assurances sociales avec celle des membres du conseil de l'ordre des chirurgiens-dentistes

Rejeté

M. MALHURET

121 rect. bis

Compétence de l'ordre des pharmaciens concernant les pharmacies à usage intérieur des SDIS

Rejeté

Mme SOLLOGOUB

221

Compétence de l'ordre des pharmaciens concernant les pharmacies à usage intérieur des SDIS

Rejeté

Article(s) additionnel(s) après l'article 23

Mme DOINEAU

77 rect.

Modalités de remplacements des pharmaciens en charge de la gérance d'une pharmacie à usage intérieur (PUI)

Rejeté

Article 25 (nouveau)
Co-présidence des réunions communes
des deux conseils départementaux des sages-femmes et médecins

M. MILON, rapporteur

271

Modification rédactionnelle et harmonisation

Adopté

Article 26 (nouveau)
Rapport sur les perspectives de créer aux Antilles
une faculté de médecine de plein exercice

M. MILON, rapporteur

336

Suppression de l'article

Adopté

Article 27 (nouveau)
Rapport sur l'accès effectif à l'IVG

M. MILON, rapporteur

272

Suppression de l'article

Adopté

La réunion est close à 18 h 05.